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La mise au pas des écrivains: l'impossible mission de l'abbé Bethléem au XXe siècle

Résumé
L'abbé Louis Bethléem publie en 1904 un brûlot intitulé Romans à lire et romans à proscrire, enjoignant les écrivains à se conformer au respect des bonnes moeurs. Devenu une figure incontournable de l'Eglise catholique, il inspira après sa mort la loi du 16 juillet 1949 sur les publications pour la jeunesse. Histoire de la censure d'inspiration catholique et du large écho qu'elle rencontra.
Durée: 20h. 35min.
Édition: Paris, Fayard, 2014
Numéro du livre: 30105
ISBN: 9782213666105
CDU: 200

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Résumé:Le bonheur, c'est un peu comme la communication en entreprise : plus on en parle et plus on s'en éloigne ! Au point que ces deux thèmes très représentatifs de notre société, de ses interrogations, de ses doutes, de ses appréhensions, sont devenus l'objet de toutes les convoitises : on voudrait pouvoir acheter les réponses à ce désarroi des temps modernes comme on irait chez le boulanger pour résoudre le problème de la faim, ou dans les salons pour venir à bout de celui de la solitude. Une quête de satisfaction, en somme, plutôt qu'une volonté de bonheur... Pourtant, l'Homme change si peu au fil des siècles. Il suffit de relire la Bible, Platon, les Stoïciens, Pascal et tous les Anciens pour s'en convaincre. Plus près de nous, prenez Alain (de son vrai nom Émile-Auguste Chartier), philosophe et professeur contemporain de Paul Valéry : entre 1925 et 1928, il publie ses Propos sur le bonheur. Pas de recettes universelles, de méthodes prétendues infaillibles, de vérités opposées au mensonge comme on tend à le démontrer si souvent de nos jours. Par des approches variées, sur le mode d'une conversation entre amis, il ouvre des voies, réduit notre cécité, prodigue çà et là quelques conseils non dépourvus d'humour, sans démagogie ni suffisance. Il s'adresse à l'homme qui ne sait pas : celui qui hésite, qui cherche, laissant à d'autres, heureusement, le mirage des certitudes en toutes choses. Chacun peut y trouver matière à sa réflexion personnelle, qu'il s'agisse de la mélancolie, de la volonté, de la passion, des voyages, de la destinée - cette puissance intérieure qui finit par trouver passage -, de l'avenir ou de la mort, parmi une centaine de chapitres courts consacrés à bien d'autres thèmes encore et qui, ensemble, comme dans un kaléidoscope aux couleurs inestimables saisies dans un rais de lumière, donnent un sens à la vie. Le point commun de ces Propos sur le bonheur ? L'action, toujours, exprimée par la bienveillance, le sourire ou la générosité. Le bonheur serait-il, finalement, plus simple que nous le pensons ? Semblable à un feu qui n'attend qu'une allumette - la nôtre, non celle des autres - pour s'épanouir dans la cheminée et réchauffer toute la maison ? Alain nous montre le chemin : « Ne laisse pas ton bois pourrir dans ta cave... ».
Lu par : Bertrand Baumann
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Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
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Résumé:Les discours religieux fondamentalistes actuels expriment une obsession croissante de la pudeur des femmes. Réduite aux parties de son corps susceptibles d'éveiller le désir, la femme est « génitalisée » à outrance. Faut-il alors couvrir sa nudité ? Faut-il la renvoyer à son destin : le voilement ? Delphine Horvilleur analyse successivement les sens de la pudeur et de la nudité, l'obsession du corps de la femme et sa représentation comme "être orificiel" pour proposer une autre interprétation de la tradition religieuse. Elle met à mal les lectures qui font de la femme un être tentateur, et de la pudeur l'instrument de sa domintation. Ainsi nous montre-t-elle comment la nudité recouverte d'Adam, d'Eve ou de Noé, renvoie à une culture du désir et non à une volonté de le tuer. Comment le voile est à l'origine destiné, non à rejeter, mais à approcher l'autre. Comment le féminin concerne aussi les hommes qui endossent, dans la prière et la pratique judaïques, les attributs des femmes et du maternel. On découvre alors, dans cette plongée au cœur des grands monothéismes, un autre visage de la femme, de la pudeur, et de la religion.