Des métiers qui s'en vont
Résumé
Au coeur de Genève et dans un village vaudois, des hommes exercent des métiers qui s'en vont : charron, forgeron, bossier, outilleur... Ce livre leur donne la parole. Avec leurs mots à eux, ils racontent une époque où l'argent, même rare, n'avait pas encore acheté le temps, où l'énergie était l'eau et le feu, où l'homme travaillait au rythme des saisons. Leur regard est lucide : «il n'y a rien à regretter», disent-ils à l'unisson, se souvenant que le passé a été souvent pour eux synonyme de privations et de misère. Leur témoignage direct et émouvant a valeur d'exemple : le destin de ces rescapés de l'industrialisation rejoint celui de toute une génération pour qui ce XXe siècle a tout bouleversé.
Lu par :
Gilberte Raeber
Genre littéraire:
Société/économie/politique
Mots-clés:
Artisanat -Suisse
/
Ethnologie
Durée:
4h. 5min.
Édition:
Etoy, J.-P. Clavien, Genève, Musée d'ethnographie, 1984
Numéro du livre:
5573
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782881230011
CDU:
390(4)
Documents similaires
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 6h. 44min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 33363
Résumé:Pourquoi lire encore de nos jours cet essai, que Mauss lui-même reconnaissait comme imparfait, et surtout comment le comprendre ? Dans une introduction essentielle, Florence Weber analyse le travail de Mauss, la synthèse des travaux ethnographiques antérieurs, les réinterprétations théoriques qui en ont été faites, les multiples recherches empiriques qui s'en sont inspirées. « Le lire aujourd'hui, c'est prendre la mesure des perspectives qu'il a ouvertes et retrouver à leur racine les principes de l'approche ethnographique des prestations sans marché, un continent mieux exploré aujourd'hui. C'est aussi [...] apprendre à en finir avec le don. »
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 8h. 20min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 18843
Résumé:Parcourant le Brésil et l'Inde, arpentant la Russie du XIXe siècle et le pays de toutes nos légendes, Catherine Clément nous raconte le suicide sacré des veuves indiennes, les écoles de samba, la lutte pour la survie dans le Nordeste, les bûchers de la Khovantchina... Et pose la question : existe-t-il une loi morale vraiment universelle ? Analysant, comparant, opposant, Catherine Clément montre l'extraordinaire persistance des cultures, y compris celles que l'on dit mortes, et rejoint Claude Lévi-Strauss : la bonne distance" entre les peuples, entre la mère et l'enfant, entre les amants s'établit en tapinois sous le grand tracé tapageur des contradictions et des conflits. Ce n'est pas la raison qui agit mais "la pensée sauvage, bricoleuse, fouineuse, plus féminine que masculine, et qui se moque des belles consciences et de leurs déchirements". Le miel, qu'il soit doux et tendre en Europe, ou violemment enivrant chez les Indiens d'Amérique, est à cette image. Le goût du miel, ce "sweet-and-sour", cet idéal de l'éthique cuisinière, équilibre entre le poivré et le sucré, la cardamome et le safran, l'ail et le gingembre, la vie et la mort...c'est aussi le bonheur."
Lu par : Dorys Pong
Durée : 4h. 5min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 12967
Résumé:« Si l'on se passionne tant pour cette histoire de pieds, de têtes, de torses, de buts, ce n'est pas seulement en raison de ses propriétés scéniques, de ses ressorts pathétiques, mais parce qu'elle met à nu, à la façon d'un drame caricatural, l'horizon symbolique de nos sociétés. » (C. B.) Pourquoi un match de football est-il aussi captivant à regarder qu'intéressant à commenter ? Ce qui se passe dans les gradins n'est-il pas aussi important que ce qui se déroule sur le terrain ? Ce divertissement apparemment « futile » met en scène des valeurs fondamentales et des enjeux majeurs de notre société : la place du mérite, de la chance, de la solidarité, de la justice sur le chemin de la réussite, la construction et la représentation des identités sexuelles, les processus d'indentification collective, le statut des émotions aujourd'hui. À partir d'enquêtes effectuées en France, en Italie et en Iran, Christian Bromberger, ethnologue, livre une réflexion originale et inattendue sur l'univers du football.
Lu par : Stéphane Meuleau
Durée : 15h. 44min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 26452
Résumé:La porte ! Combien de fois ne l'avons-nous pas dit ou entendu et combien de fois la passons-nous par jour ? Savons-nous vraiment ce qu'est une porte et jusqu'où elle nous mène ? Tout le monde s'accordera pour reconnaître que dans sa définition même elle implique l'existence d'un "dehors" et d'un "dedans", de l'ouvert et du fermé, du bien-être et du danger, et que toute porte utilisée déclenche une philosophie du monde. Des Magdaléniens à nos portes actuelles nous n'avons cessé de la réinventer et de l'utiliser pour des causes différentes au point que l'on peut se demander quelle folie nous a pris pour rendre cette barrière à la fois si simple et si complexe. Les portes antiques ont définitivement marqué nos imaginaires, tout comme les ponts-levis du Moyen Âge. Les portes c'est aussi l'incroyable étiquette de la Cour, les octrois, les frontières, tout ce qui nous empêche et nous régule, sans compter les hommes qui les tiennent : Suisses, portiers, concierges, domestiques, mais aussi le décorum, les pompes mortuaires et les terribles portes de prison. Aujourd'hui fini les gonds, et à nos portes rivalisent désormais codes et cambrioles. Par leur essence même, portes, passages et seuils expriment les cultures : c'est ainsi qu'en Afrique les Jnouns font concurrence à Eshou et que les serrures dogons reflètent encore l'âme de leurs maîtres, que la Chine oriente toujours ses portes en s'occupant du Ciel alors que le Japon les construit en papier. En Océanie ce sont surtout les tabous qui gardent les portes pendant qu'en Amérique au-delà des malocas, des tipis et des iglous, elles sont devenues héroïnes de feuilletons télévisés.
Lu par : Marie-Paule Pineau
Durée : 7h. 38min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 70652
Résumé:Le chamanisme est l’un des grands systèmes imaginés par l’homme pour donner sens aux événements et agir sur eux. Étroitement lié au rêve, il suppose une alliance spécifique avec les « dieux ». Le chamane est là pour prévenir tout déséquilibre et répondre à toute infortune : l’expliquer, l’éviter ou la soulager. Véritable « praticien du rêve », il comble à sa manière une béance entre l’esprit humain et le monde mal adapté qui l’entoure. Réunissant des qualités que notre culture sépare, il nous fascine, et parfois nous aveugle. Les questions que se posent les sociétés chamaniques rejoignent souvent les nôtres, mais leurs réponses sont originales. C’est pourquoi elles nous intéressent tous. C’est pourquoi aussi médecins, psychologues, psychanalystes et spécialistes des religions reconnaîtront ici, comme en un miroir déformant, les objets de leurs disciplines. Enraciné dans une expérience vécue sur une période de plus de quinze ans avec un peuple indien d’Amérique qui fait des rêves un grand usage social, intellectuel et religieux, ce livre s’interroge également sur cette dualité qui lie l’ethnologue aux gens avec qui il a longtemps partagé sa vie.
Lu par : Florence Bourqui
Durée : 47min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 78465
Résumé:Lorsqu'on observe le fonctionnement de la justice de plus près, certaines inégalités sautent aux yeux. Que l'on soit riche ou pauvre, noir ou blanc, homme ou femme, chômeur ou chef d'entreprise, français ou étranger, les chances de se retrouver un jour devant un tribunal et les réponses pénales ne sont pas les mêmes. Basile de Bure s'est retrouvé plongé au coeur de la machine judiciaire au contact des condamnés. Il a pu constater les dysfonctionnements d'une institution qui peine à se remettre en question.
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 8h. 12min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 77884
Résumé:Dans un captivant voyage de l'aube de l'humanité à nos jours, l'économiste et penseur Oded Galor s'attaque à deux des grands mystères de l'humanité : pourquoi l'espèce humaine a-t-elle surpassé toutes les autres ? Quelles sont les causes ultimes des inégalités entre les peuples et comment les résorber ? Première partie du voyage : depuis l'émergence d'Homo sapiens en tant qu'espèce distincte il y a environ 300 000 ans, le niveau de vie de l'humanité, proche de la survie, n'a guère varié à travers le monde et les époques. Mais, de façon étonnante, au cours des tout derniers siècles, l'humanité a connu, presque du jour au lendemain, une amélioration spectaculaire et sans précédent de ses conditions de vie. Comment expliquer cet incroyable bond en avant ? Elucider ce " mystère de la croissance " permet de s'attaquer, dans la deuxième partie du voyage, au " mystère des inégalités ", aux sources des différences de développement entre les sociétés, et aux immenses écarts de richesse entre les nations advenus dans les deux derniers siècles. Les facteurs profonds qui sous-tendent ces inégalités mondiales nous amènent à inverser le cours du voyage et à remonter par grandes étapes dans l'histoire, pour finalement revenir là où tout a commencé : l'exode d'Homo sapiens depuis l'Afrique, il y a des dizaines de milliers d'années. Alors que nous sommes confrontés à une crise écologique sans précédent, Le Voyage de l'humanité est un livre de vérités urgentes à dire, à la fois profondes et positives : l'éducation, la tolérance et l'égalité des sexes sont les clés de l'épanouissement de notre espèce dans les décennies et les siècles à venir.
Lu par : Manon
Durée : 4h. 37min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 39632
Résumé:L'auteur analyse l'importance des pays en voie de développement dans les enjeux internationaux depuis la fin de la guerre froide et comment les puissances mondiales sont à l'origine des incertitudes qui pèsent sur l'avenir.
Lu par : Philippe Diserens
Durée : 2h. 27min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20634
Résumé:Ce livre en contient deux : une analyse de l'œuvre de Michel Houellebecq, « grand romancier du capitalisme à l'agonie ». Mais aussi, en filigrane, une exploration de la névrose obsessionnelle généralisée que tend à produire notre société égoïste. Une société basée sur le contrôle (lié à la pulsion anale et à un surmoi cruel dirait Freud), sur la consommation et sur le déni de la mort (avec le fantasme contemporain de la jeunesse éternelle ou du clonage). Dans l'univers dépeint par Houellebecq, saturé de choses qui s'achètent puis se jettent, chacun se débat pour exister, pour ne pas se réduire à son numéro de sécurité sociale ou de passeport. Le sexe est triste, un banal échange de corps. Rêver semble vain. Et le bonheur, dont on nous donne un peu partout les recettes, apparaît comme un bien consommable quelconque, au même titre qu'une lessive. Désirer est interdit, il faut produire, se reproduire. Ces plaintes, les psys les entendent à longueur de séance et ils s'efforcent d'orienter leurs patients vers une manière d'être plus authentique. Mais, collectivement, qu'est-ce qui pourrait nous rendre moins dupes de la dure loi capitaliste de l'offre et de la demande qui régit nos relations ? Peut être réaliser que les économistes qui règnent actuellement sur nos existences, sont encore moins crédibles que le plus nul des marabouts... Comme nous prévient d'emblée Bernard Maris : « L'économie n'est pas une science. » Et la vraie vie est du côté de l'amour, de la beauté et de la poésie.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 8h. 32min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20023
Résumé:Les Chinois sont une vieille civilisation. Leur expérience du monde est celle d'un peuple depuis toujours sédentaire et leur façon de penser qui en découle est très différente de la nôtre - ce qui occasionne nombre de malentendus. Fort de son expérience, notamment d'accompagnateur en Chine, Cyrille Javary nous propose une synthèse ordonnée des principaux aspects de ce " penser " chinois : quel est leur rapport à l'espace et au temps ? Dans quelle mesure c'est le changement, et non l'essence, qui est le pivot de leur philosophie ? En quoi l'écriture idéographique est une des clés essentielles de leur vision du monde ? Quelle est leur conception de la spiritualité ? Et enfin, quelles sont les règles sociales et politiques qui en découlent ?
Lu par : Marie-Anne Salvat
Durée : 3h. 12min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 78206
Résumé:Une analyse des enjeux de la gestion de l'eau : la préservation de l'écosystème, l'alimentation de la population en eau potable et l'utilisation agricole. L'auteur démontre que les conflits liés à cette ressource naturelle ne sont pas les guerres mais la concurrence entre les villes et les campagnes ainsi que le risque de dégradation de sa qualité, accentué par le réchauffement climatique.
Lu par : Henriette Kunzli
Durée : 14h. 2min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 13394
Résumé:J'ai écrit ce livre comme on raconte une histoire, l'histoire d'une rencontre, avec les indiens Kogis, derniers héritiers des grandes sociétés précolombiennes du continent sud américain. Au nombre de 12.000, ils vivent repliés dans les hautes vallées du massif de la sierra Nevada de Santa Marta au nord de la Colombie. En 1985, atteint d'un oedème pulmonaire, j'ai été sauvé par ces indiens dont j'ignorais tout. Depuis, à leur demande, et pour les remercier, je les accompagne pour tenter de retrouver leurs territoires ancestraux dont ils ont été spoliés au cours de l'histoire... A ce jour, grâce au soutien de 3500 personnes, malgré la guérilla, les paramilitaires, les narcotrafiquants, les pilleurs de tombes, ce sont plus de 1500 hectares qui ont été rachetés et qui leur ont été restitués.