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Football, la bagatelle la plus sérieuse du monde

Résumé
« Si l'on se passionne tant pour cette histoire de pieds, de têtes, de torses, de buts, ce n'est pas seulement en raison de ses propriétés scéniques, de ses ressorts pathétiques, mais parce qu'elle met à nu, à la façon d'un drame caricatural, l'horizon symbolique de nos sociétés. » (C. B.) Pourquoi un match de football est-il aussi captivant à regarder qu'intéressant à commenter ? Ce qui se passe dans les gradins n'est-il pas aussi important que ce qui se déroule sur le terrain ? Ce divertissement apparemment « futile » met en scène des valeurs fondamentales et des enjeux majeurs de notre société : la place du mérite, de la chance, de la solidarité, de la justice sur le chemin de la réussite, la construction et la représentation des identités sexuelles, les processus d'indentification collective, le statut des émotions aujourd'hui. À partir d'enquêtes effectuées en France, en Italie et en Iran, Christian Bromberger, ethnologue, livre une réflexion originale et inattendue sur l'univers du football.
Lu par : Dorys Pong
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Édition: Paris, Bayard éd., 2004
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ISBN: 9782227137585
CDU: 796.3

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Résumé:La Ve République, telle qu'elle fonctionne depuis quarante-cinq ans, est beaucoup moins fondée sur la Constitution de 1958 que sur les coutumes constitutionnelles engendrées par les rapports de forces entre les acteurs de la vie politique. Pour comprendre le régime actuel, il est donc important de connaître son histoire et celle des hommes qui l'ont illustrée avec des bonheurs divers. C'est à relater cette histoire - des hommes, des partis et des institutions - que l'auteur s'est employé, avec la volonté d'aller à l'essentiel et de garder une stricte impartialité. Observant in fine que, depuis 1980, tous les gouvernants en place ont perdu les élections, il s'interroge sur les causes de ce phénomène ; et constatant qu'elles sont pour une large part d'ordre institutionnel, il propose une réforme - d'une ampleur très limitée, mais d'une portée radicale - de la Constitution. Cet ouvrage sera lu avec profit par tous ceux - y compris les étudiants - qui s'intéressent à l'Histoire ou à la vie politique.
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Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22476
Résumé:Placée dans le seul contexte économique, la vieillesse n'est plus envisagée qu'en termes de contraintes, de charges et d'inutilité. La grande défausse des Etats permet un véritable génocide gériatrique sans culpabilité, parce que lorsqu'on est vieux on doit mourir. Un génocide silencieux perpétré grâce aux incohérences et aux maltraitances qui font tous les ans plus de morts que la canicule. De la prise en charge défaillante des vieux aux urgences à l'hécatombe des mauvaises orientations, sans parler des euthanasies, " tellement courantes, dit un médecin, que pour s'en convaincre il suffit d'aller dans les hôpitaux ", tout contribue à accélérer leur fin. Ceux qui survivent à l'hôpital se retrouvent dans des maisons de retraite inadaptées à leur prise en charge. Abandonnés sans soins dans des établissements sous-dotés en personnel, les vieux dénutris, sous-médicalisés et surmédicamentés ne font pas long feu. La justice ne condamne que rarement ces " dysfonctionnements institutionnels ". La vie d'un vieux, au pire, ça vaut deux ans avec sursis. L'Etat se désengage d'autant plus volontiers du problème qu'il veut privatiser le secteur. Reste à savoir à qui profite le crime...
Lu par : Benjamin GUY
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Genre littéraire : Société/économie/politique
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Résumé:« Si vous n’êtes romain, soyez digne de l’être. » Pendant quinze siècles, ce vers de Corneille a porté l’ambition française : être reconnue comme l’héritière de Rome, de son Etat, de sa langue, de sa manière unique d’assimiler les étrangers – à la fois hautaine et égalitaire – et même de sa façon d’imposer la paix en Europe. Dans son style à la fois documenté, précis et paradoxal, Eric Zemmour raconte cette obsession autour de laquelle s’est tissé notre roman historique national. Philippe Auguste, Louis XIV, Napoléon, Clemenceau croient toucher au but. Mais à chaque fois un croc-en-jambe les fait chuter, tantôt la puissance anglo-saxonne – notre « Carthage » – ou bien la force allemande – notre meilleure élève. A chaque fois aussi, la France s’invente des raisons d’y croire à nouveau, que celles-ci s’appellent les colonies, De Gaulle ou l’Europe. Sauf qu’aujourd’hui la mécanique impériale est cassée. Comme si nous vivions déjà à l’heure de la chute de l’Empire, submergés par de nouveaux « barbares »…