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Flora Tristan: La Femme-Messie

Résumé
1803-1844 : Femme de lettres, militante socialiste et féministe, elle fut l'une des figures majeures du débat social dans les années 1840, et participa aux premiers pas de l'internationalisme. Son éducation ayant été négligée, elle tenta de s'émanciper aussi bien sur le plan matériel qu'intellectuel. À Paris lors des Trois Glorieuses, elle adhère au saint-simonisme. Femme battue, elle part un temps au Pérou. De retour à Paris, en janvier 1835, elle est introduite dans les cercles littéraires et socialistes parisiens. Elle publie un écrit de sensibilité utopiste dans lequel elle imagine les statuts d'une association destinée à fournir accueil et logement aux femmes seules. Dans le même temps, elle entre en contact avec Charles Fourier. Utopiste mais soucieuse de la mise en pratique, elle est proche de Robert Owen, militants pour le rétablissement du divorce ou l'abolition de la peine de mort. Elle séjourne à Londres, où elle poursuit des enquêtes sur l'Angleterre industrielle. En 1843, elle publie son ouvrage le plus important, et entame un Tour de France pour en assurer la promotion. Une colonne brisée au cimetière de Bordeaux, fut érigée en 1848.

Pas disponible en CD.

Genre littéraire: Biographie/témoignage
Durée: 9h. 40min.
Édition: Paris, Bernard Grasset, 2001
Numéro du livre: 21708
ISBN: 9782246575610
CDU: 944

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Lu par : Pierre Biner
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Genre littéraire : Biographie/témoignage
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Résumé:Derrière un titre tout ensem­ble beau et distant, qui acquiert à chaque page davantage de sens, c'est un livre d'hommage qu'a écrit Mathieu Lindon. Le mot hommage n'étant pas ici à entendre et à prendre au sens emphatique du terme, mais comme ayant trait à l'intimité, à la sphère privée et sentimentale, à l'amour donné et reçu. A ce mot, trop solennel sans doute, Mathieu Lindon en préfère un autre : reconnaissance. « Je suis reconnaissant dans le vague à Michel, je ne sais pas exactement de quoi, d'une vie meilleure », écrit-il aux premiers instants de Ce qu'aimer veut dire. Une vie meilleure, ce n'est pas rien... Et le prénommé Michel qui lui a fait ce don, c'est Michel Foucault, qui fut son ami et figure, dans ce récit autobiographique, non pas sous les traits de l'homme public, l'intellectuel respecté, voire révéré, mais comme une présence familière, intensément bienveillante et aimante.