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Le Pavillon des écrivains

Résumé
Comme les voisines qui l'enserrent, Villeneuve-sur-Ourcq est une de ces communes prises dans l'agglomérat de cités-dortoirs et de pavillons individuels qui n'ont rien d'une ville, hormis le nom et la mairie dont on les a pourvues. La commune a été longtemps administrée par un notable, député, ancien ministre. Pour des raisons inconnues, il a été abattu d'une balle dans la tête au pied de l'escalier d'honneur par où, les samedis, les nouveaux époux quittent la salle des mariages sous une pluie de riz. Jeune historien, Lucas Desoubeaux revient dans cette banlieue où fut transférée jadis la faculté dont il a suivi les cours. Avec quatre autres candidats, il a été retenu comme résident pour six mois au Pavillon des Ecrivains. L'enquête de Lucas sur la trajectoire de César Calvi, le maire assassiné, le conduit à interroger divers acteurs de la scène locale. Plutôt que de contribuer à l'élucider, ces témoignages ne font qu'épaissir le mystère entourant le personnage. En contrepoint de cette radiographie d'un pays rhumatisant, parvenu à la fin du second millénaire perclus de guerres avec son proche voisin, avec ses possessions d'outre-mer et avec lui-même, la mémoire du narrateur convoque l'histoire de sa propre famille, celle de Français moyens campés sur des principes conservateurs, mais rattrapés et bousculés par l'évolution des moeurs. S'en dégage un sentiment de perte de repères, de brouillage des identités, sur le plan privé, analogue à celui qu'on éprouve dans la vie publique où, de glissements en dérives, de renoncements en trahisons, les mots semblent devenus les alias de vérités opposées à celle que recelait leur usage premier.

Pas disponible en CD.

Durée: 10h. 28min.
Édition: Paris, Ed. de Fallois, 2013
Numéro du livre: 28274
ISBN: 9782877068307

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Lu par : Gilbert Wursten
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Résumé:«C'était un des petits plaisirs ménagés par la guerre, à sa périphérie, que de pouvoir emprunter le boulevard de Sébastopol pied au plancher, à contresens et sur toute sa longueur. En dépit de la vitesse élevée que je parvins à maintenir sans interruption, entre les parages de la gare de l'Est et la place du Châtelet, j'entendais éclater ou crisser sous mes pneus tous les menus débris que les combats avaient éparpillés : verre brisé, matériaux de construction hachés en petits morceaux, branchettes de platane, boîtes de bière ou étuis de munitions. Ici et là se voyaient également quelques voitures détruites, parmi d'autres dégâts plus massifs. Sur le terre-plein central de la place du Châtelet, à côté de la fontaine, des militaires en treillis, mais désarmés, en application des clauses du cessez-le-feu, montaient la garde, ou plutôt allaient et venaient, autour de l'épave calcinée d'un véhicule blindé de transport de troupes.»