Contenu

Le bunker de Tbilissi

Résumé
Tbilissi, Géorgie, 9 avril, jour de commémoration nationale. C'est l'anniversaire de mariage entre Guéna, d'origine arménienne, et l'Azérie Mila, qui, follement amoureux, se sont mariés il y a vingt ans. C'est aussi l'anniversaire de Mila, même si tous semblent l'avoir oublié tant ils sont obnubilés par leurs soucis. Guéna essaie de surmonter une nouvelle journée dans sa vie ratée. Mila, qui ne lui fait plus confiance, tente de planifier un avenir sans lui. Zéma, leur fille, qui travaille pour la police, a décidé que la vengeance était le seul but qu'elle se fixait dans la vie. Le fils, Lazaré, déteste les riches et se sent des idéaux socialistes. Il rêve de devenir un rappeur célèbre tout en étant livreur. Tous doivent survivre à cette journée, qui convoque les conflits, les drames et les espoirs ainsi que les démons et les fantômes du passé, dans Tbilissi où ils ont cru pouvoir bâtir une vie meilleure mais où ils se heurtent à l'histoire soviétique, gangrénée par la corruption, la violence et les magouilles politiques, et où ils sont déçus par l'Occident dont ils ont tant rêvé. D'une rare actualité, Le Bunker de Tbilissi d'Iva Pezuashvili est un roman explosif, au ton rageur, cynique et déjanté, sur la période post-soviétique où les liens intrinsèques avec la Russie sont, comme en Ukraine, extrêmement complexes et privent la Géorgie d'un avenir serein alors qu'elle se trouve aux portes de l'Europe.
Durée: 4h. 5min.
Édition: Paris, Collas, 2023
Numéro du livre: 75494
ISBN: 9782490155729

Documents similaires

Lu par : Xavier Clément
Durée : 5h. 37min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 79128
Résumé:Tbilissi, 1992. Après la fuite du président au pouvoir, l’anarchie et la guerre civile règnent en Géorgie. Deux jeunes gens, Gio et Gogliko, veulent profiter du chaos pour aller acheter de la drogue en Azerbaïdjan, à quelques heures de voiture de Tbilissi. Gio essaie d’oublier son amour perdu : sa famille a refusé qu’il épouse la femme qu’il aime, et a voulu la forcer à avorter. Ils ne se reverront pas… Les deux amis quittent Tbilissi à bord d’une vieille Lada et arrivent dans la zone de guerre du Karabakh, où ils sont faits prisonniers. Ils perdent rapidement tous leurs repères : d’abord arrêtés par des Azéris, les jeunes gens sont séparés. Gio, le narrateur, est alors kidnappé par des Arméniens. Pendant tout le récit, la question de la liberté et de la captivité le hante : est-il réellement prisonnier ? Il est pourtant bien traité, mais peut-être vat- il servir de monnaie d’échange… Que signifie être libre ? Et d’ailleurs, que vaut vraiment cette vie qu’il pourrait retrouver à Tbilissi ? Le grand écrivain géorgien écrit sur une génération perdue, à la recherche de la liberté.
Lu par : Lisette Vogel
Durée : 5h. 52min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 75965
Résumé:Le Verger de poires se passe dans les années 1990, appelées aussi « les années sauvages », à Tbilissi, la capitale de la Géorgie tout juste devenue indépendante. « L’École des idiots », une institution héritée du passé soviétique, accueille des enfants handicapés mentaux, ainsi que d’autres élèves, qui sont orphelins ou ont été abandonnés par leurs parents pour des raisons économiques. Lela, une adolescente de 16 ans, décide un jour d’assassiner Wano, le prof d’histoire. Au fil du récit, la raison de cette haine apparaît : Lela a été agressée et violée. Malgré tout, elle ne se laisse pas dévorer par son désir de vengeance : elle endosse le rôle de protectrice, réconfortant les plus jeunes et les encourageant à étudier, pour quitter au plus vite cet endroit – pour traverser le verger de poires et rejoindre la liberté.... Lela prend ainsi sous son aile le jeune Irakli, qui ne parvient pas à accepter que sa mère ne viendra jamais le chercher. Un jour, un couple d’Américains leur rend visite à l’internat, et le rêve d’un avenir meilleur paraît sur le point de se réaliser, de la plus étrange des manières…
Durée : 21h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 78200
Résumé:Elles sont quatre : il y a Nene la romantique, Ira la cérébrale, Dina l'idéaliste et Keto l'observatrice. Voisines depuis l'enfance, elles grandissent ensemble à Tbilissi, en Géorgie, au moment où l'Union soviétique s'effrondre et où se pose la question de l'avenir de leur pays. Chacune à leur manière, les quatre amies vont faire l'expérience de l'amour, de l'espoir, de la déception, de la trahison, et être confrontées aux conséquences, dans leur vie privée, de ces événements politiques et historiques qui feront bifurquer à jamais leurs existences. Très attendu après le succès de La huitième vie, ce nouveau roman au souffle épique confirme que Nino Haratischwili est l'une des autrices les plus talentueuses de sa génération. La lumière vacillante nous entraîne aux côtés de personnages féminins inoubliables, mus par la passion et habités par des idéaux qui se heurtent à la cruauté de l'Histoire.
Lu par : Sabine Marais
Durée : 3h. 23min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 75625
Résumé:1995. Il n'existe aucun traitement contre le sida. Les malades tombent les uns après les autres dans l'indifférence générale. Parmi ceux qui sont touchés, donc condamnés, certains n'ont plus la force d'attendre le remède qui pourrait les sauver. Plutôt que de crever comme des chiens dans un lit d'hôpital, ils optent pour une solution radicale : ils préfèrent partir en beauté. Le cocktail est toujours le même, encore plus de fête, plus de drogue et plus de sexe. L'apothéose, et puis la chute finale. Un dimanche midi, après une nouvelle nuit infernale, Alex et Lucien rentrent et s'endorment sur le canapé. Cette fois, Alex ne se réveille pas, il fait un arrêt cardiaque dans son sommeil. La semaine qui suit, Philippe, Willy, Léon, Hervé, Adam et Denis, les copains défilent auprès de Lucien. Le temps est suspendu par la mort d'Alex, et pourtant la vie suit son cours, imperturbable, Philippe fête son anniversaire, il prend un nouvel appartement... Le samedi, toute la bande part enterrer Alex en Normandie. Ils se chauffent avant le départ pour se donner du courage, et débarquent à l'église fins saouls. Quand ils découvrent ce que la famille a fait des obsèques de leur fils, le choc est brutal. La cérémonie vire au supplice. Cinq ans plus tard, Philippe s'adresse à ses amis. Willy, Léon, Hervé, Adam, Denis... à chacun, il pose deux questions : Comment as-tu connu Alex ? Quels souvenirs as-tu gardés de cette semaine ? Entremêlé de leurs paroles, Quatre-vingt-quinze est le récit de ces folles journées, mélange d'euphorie et de désespoir. C'est l'histoire d'une fin de partie qui fut aussi une fête permanente, une célébration de l'amitié, une philosophie de l'urgence vitale. Un tombeau poignant et sublime pour tous les disparus, pour un quartier, une culture, une époque révolue.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 9h. 22min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 69671
Résumé:Bobitza dresse un bilan mitigé de sa vie. Désabusé par son métier d’agent littéraire, divorcé et condamné à des relations toxiques, il tente de se sevrer de l’alcool. Souvent il se remémore son enfance dans le Bucarest des années quatre-vingt, les plus dures du règne de Ceausescu, et sa jeunesse après la révolution de 1989. Le véritable « itinéraire d’une mauvaise graine », à l’image de l’orphelin célèbre du XIXe siècle, Gaspard Hauser, figure de proue de toute une génération sacrifiée, mais dotée d’une incroyable force de vie. Souvent drôle, impertinent et toujours intelligent, ce roman a connu un vif succès dans son pays d’origine, la Roumanie, où il a été couronné de plusieurs prix prestigieux.
Durée : 5h. 24min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 66879
Résumé:Exposé au bruit des autres dans un espace public genre tram, café, train, bus ou avion, vous pourriez vivre cette situation comme une malédiction. Mais alors, comment réagiriez-vous aux agressions sonores répétées dans votre espace privé ? C’est à cette question que tente de répondre Ramdam dont les séquences et les situations s’inspirent de faits bien réels. Sachant que ce genre d’agressions peut conduire aux pires extrémités, l’auteur de ce roman tente d’imaginer les circonstances dans lesquelles un individu peut, subitement, basculer dans l’irréparable. Harcelé par un voisin musclé et sans scrupule, proche des mouvements identitaires, un fils de viticulteur algérien sent le sol se dérober sous ses pieds.
Durée : 12h. 38min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 78194
Résumé:Une saga qui se déroule sur deux continents et trois générations. Deux voix alternent pour raconter tour à tour l’histoire familiale de Ray à New York et celle d’Elena dans le delta du Danube, en Roumanie. Un hymne fulgurant à la grandeur de la vie et un voyage inoubliable?!
Lu par : Caroline de Rham
Durée : 5h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 79184
Résumé:De la chaîne du Jura à Uranium City dans la forêt boréale, trois promenades à la fois proches et lointaines aux allures d’investigation. Les histoires défilent mais sont toutes étrangement contenues par la même dorsale : un massif de calcaires. Une montagne grignotée par une carrière, des squats transformés en immeubles au béton clinquant, une ville dévastée par l’exploitation minière sont autant de lieux explorés par l’écrivain Antoine Rubin, qui interroge notre lien à la terre, nos façons de faire société au milieu de paysages abîmés. Avec une narration poétique et photographique, il capte des tentatives de vies collectives ainsi que des instantanés aux prises avec la mémoire et l’oubli. Comment habiter un monde, dès lors qu’il semble promis aux ruines ?
Durée : 10h. 30min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 78476
Résumé:Artemio Cruz, député, propriétaire d'un grand journal de Mexico, est brutalement atteint d'une grave maladie. Ce personnage puissant, qui a exploité à son profit des moeurs politiques corrompues dont les grands bouleversements sociaux favorisent l'épanouissement, s'efforce, sur la frontière de la mort, d'établir le bilan de sa vie désormais achevée. Combattant de la Révolution, il a passionnément aimé, à vingt ans, une jeune fille, Regina, qu'il a retrouvée massacrée après un combat. Ce choc a marqué toute son existence, et l'idéal de sa jeunesse a fait place à une implacable volonté de puissance. Mais est-ce seulement de ce fait qu'a surgi l'Artemio Cruz de la réussite ?Une peinture sans concessions d'une bourgeoisie issue d'une Révolution dont elle a trahi l'esprit. Mais aussi une méditation sur le destin de l'homme coincé entre la liberté et la fatalité.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 8h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 36994
Résumé:Par une chaude nuit d’été, Dante Loredano s’accoude au balcon de sa chambre de l’hôtel Metropol et engage la conversation avec son voisin de palier, Federico Nietzsche. Ils contemplent la ville de Mexico et devisent de la situation d’un pays désormais parcouru par une violente révolution sociale. Au fil des pages, leur dialogue accueille les récits de plusieurs personnages fort singuliers : Saúl Mendés, l'idéaliste, Aarón Azar, l’épicurien, Andrea del Sargo, le révolutionnaire, ainsi que le mystérieux couple que forment Leo et la belle Gala, sans oublier la jeune Elisa, l’enfant qui tue ses protecteurs...
Durée : 2h. 46min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 35488
Résumé:Ce texte s’enracine au coeur de l’onirisme, à la frontière du visible et de l’invisible, entre la mémoire, le rêve et le cri d’une femme ayant été enfermée dans le “Bâtiment de pierre”. Dans cette prison, cet enfer, grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants décrétés opposants au gouvernement turc sont morts sous la torture. Des militants politiques (de gauche en particulier), des intellectuels récalcitrants à la censure, des gosses des rues petits voleurs de misère, s’y sont trouvés pris au piège. De ce monde de terreur véritable, la narratrice de ce récit est pourtant revenue. Mais elle ne survit qu’en apparence. Car depuis, le choeur des hommes et celui des ombres ne la quittent plus. Et sa voix, telle une étrange élégie, conte l’angoisse des nuits passées dans un espace toujours plus réduit par l’obscurité, la solitude, les sons de plus en plus identifiables, l’avancée de l’angoisse, l’imminence de la chute dans le plus effroyable des labyrinthes existentiels. En ces lieux de vertige, la jeune femme va néanmoins croiser un ange, un homme qui au matin s’est éteint en lui laissant ses yeux : comme si la mort était un point d’éternité, toi tu es resté au beau milieu d’une phrase que l’aube n’a pas pu t’arracher. A la croisée de la culpabilité, de la conscience de l’avancée inexorable du temps, du désir de mémoire, de l’amour et de la douleur du souvenir, ce livre est un chant qui, malgré la dureté de son sujet, dégage une inconcevable et paradoxale douceur. Comme toujours chez Erdogan, la langue possède cette qualité de pureté et de tranchant qui permet d’exprimer la conscience troublée et troublante d’une âme livrée à la sauvagerie de la torture mais qui s’en échappe pour planer telle une âme errante au-dessus des humains. Un texte qui s’étire et se déploie entre pureté, poésie et horreur du corps souffrant. Un texte rare sur l’un des non-dits de la vie turque
Lu par : Claude Yersin
Durée : 3h. 12min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 69043
Résumé:C’est le dernier soir à L’Helvezia, le bistrot du village racheté par des investisseurs. Tous les habitués sont là: la Tante, hôtesse de tout son monde, la Silvia, l’Otto, le Luis, l’Alexi, et les autres aussi, encore vivants ou déjà morts. L’alcool coule à flots et ça fume à tout-va. On est en janvier et il ne neige pas. Il pleut comme vache qui pisse. C’est quoi cette bizarrerie climatique ? Le déluge ? On cause de ça, de tout, sans discontinuer. Ressurgissent alors les histoires enfouies de ce village qui pourrait bien être le centre du monde. La fin est proche, mais tant qu’il y a quelqu’un pour raconter, on reprend un verre. Ce Prix suisse de littérature 2012 s’avale cul sec !