L'intrus
Résumé
"Dès le moment où l'on me dit qu'il fallait me greffer, tous les signes pouvaient vaciller, tous les repères se retourner. Sans réflexion, bien sûr, et même sans identification d'aucun acte, ni d'aucune permutation. Simplement, la sensation physique d'un vide déjà ouvert dans la poitrine, avec une sorte d'apnée..." Exercice de spéculation philosophique en même temps que confession intime, ces pages embrassent dans un même mouvement d'écriture l'expérience de transplantation cardiaque subie par Jean-Luc Nancy et les bouleversements que cette opération ont induits dans sa manière d'être au monde, c'est-à-dire de le vivre, de le penser, de se le représenter. La réflexion sensible qui en résulte interroge principalement les notions d'étrangeté et de familiarité, de tolérance et de rejet, d'intimité et de dépossession. Percutant et bouleversant, ce texte prolonge d'une certaine manière le Je est un autre de Rimbaud à l'ère de la mutation technologique du monde.
Lu par :
Delphine Chartier
Genre littéraire:
Philosophie/religion/spiritualité
Mots-clés:
Philosophie
/
Témoignage
Durée:
46min.
Édition:
Paris, Galilée, 2010
Numéro du livre:
37174
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782718608211
Collection(s):
Lignes fictives
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Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
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Résumé:L'objet du Gorgias, un des plus importants dialogues de Platon, est la rhétorique, conçue non point seulement comme art de bien parler, mais dans sa signification morale et politique, comme technique de langage et outil de conquête du pouvoir. Platon vise - très durement - la rhétorique sophistique qui ne conduit, à ses yeux, qu'à un pur immoralisme. Le dessein de Platon est donc de souligner l'infériorité de la rhétorique par rapport à la philosophie, en particulier du point de vue moral. Quatre personnages soutiennent la discussion: Gorgias, un des sophistes les plus célèbres de tout le monde hellénique Polos, élève de Gorgias, Calliclès, sophiste imaginaire et personnage fictif inventé par Platon, immoralisme hardi et, enfin, Socrate.