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Rien que la mer

Résumé
A l'hôtel du Grand Port, en Bretagne, une femme qui n'est plus jeune voit sa vie basculer. Trahison et défaite intimes. A Mers el-Kébir, le "Grand Port", un homme jeune croit vivre son dernier jour, lorsque près de mille quatre cents marins français sans défense sont assassinés A quai par nos "alliés". Trahison et défaite historiques. Une femme et un homme aux destins brisés. Comment se vit le malheur au féminin singulier et au masculin pluriel ? Cette femme détruite et cet homme psychiquement blessé ont plus que des points communs. Un lien très fort les soude. Porté par une écriture puissante, le texte sape parfois la chronologie pour mieux révéler la proximité existentielle des personnages. La mer qu'"elle" et "lui" chérissent autant habite ce roman sauvage de la résistance et du sel de la vie.
Durée: 5h. 8min.
Édition: Paris, La Grande ourse, 2016
Numéro du livre: 33202
ISBN: 9791091416481

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Résumé:Vous qui entrez ici, laissez toute espérance. Ce livre est une autopsie : celle de nos sociétés saisies par la barbarie. En 2006, après des mois de coups tordus et d'opérations avortées, une petite bande de banlieue enlève un jeune homme. La rançon exigée ne correspond en rien au milieu plutôt modeste dont ce dernier est issu. Mais le choix de ses agresseurs s'est porté sur lui parce que, en tant que Juif, il est supposé riche. Séquestré vingt-quatre jours, soumis à des brutalités, il est finalement assassiné. Les auteurs de ce forfait sont chômeurs, livreurs de pizzas, lycéens, délinquants. Certains ont des enfants, d'autres sont encore mineurs. Mais la bande est soudée par cette obsession morbide : Tout, tout de suite. Morgan Sportès a reconstitué pièce par pièce leur acte de démence. Sans s'autoriser le moindre jugement, il s'attache à restituer leurs dialogues confondants d'inconscience, à retracer leur parcours de fast-foods en cybercafés, de la cave glaciale où ils retiennent leur otage aux cabines téléphoniques d'où ils vocifèrent leurs menaces, dans une guerre psychologique avec la famille de la victime au désespoir et des policiers que cette affaire, devenue hautement ´ politique, met sur les dents. Indigence intellectuelle et morale au milieu de l'indigence architecturale et culturelle : il n'y a pas de mot pour décrire l'effroyable vide que la société a laissé se creuser en son sein, et qui menace de l'aspirer tout entière. Pas de mot. Il fallait un roman. Il y a vingt ans, Morgan Sportès signait L'appât, roman dont l'adaptation au cinéma par Bertrand Tavernier reçut l'Ours d'or à Berlin.
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Résumé:« Nos yeux reçoivent la lumière d'étoiles mortes. » Ainsi commence Le dernier des justes, premier roman et chef d'oeuvre d'André Schwarz-Bart qui reçut le prix Goncourt en 1959. Cinquante ans plus tard, L'Etoile du matin, publié à titre posthume, est une dernière offrande sauvée par le travail de Simone Schwarz-Bart qui a veillé à la reconstitution d'un manuscrit que son mari ne pouvait achever, comme si finir eût été trahir le souvenir des dis­parus du « grand Massacre ». Le livre commence par un prologue daté de l'an 3000. Suite à une catastrophe (écologi­que ou nucléaire) ayant entraîné la fin de la planète Terre, des groupes de sur­vivants sont éparpillés dans la galaxie ; en devenant immortels, ils ont perdu le sens de cet attachement profond à la vie que ne peuvent connaître que les mortels... (Nathalie Sarthou-Lajus)
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Résumé:L'Azirie est tombé sous le joug d'une dictature. Lora Sander décide de fuir le pays. Sa vie de comédienne est devenue impossible. Elle prend le chemin de l'exil et rejoint l'Etat limitrophe de Santarie, munie de son colt 45. Depuis son premier roman (Splendid Hôtel, Minuit, 1986), Marie Redonnet poursuit une oeuvre fascinante, qui chemine entre la fable et le scalpel. Ses textes déploient un imaginaire puissant. Ils remettent en question le monde dans lequel nous acceptons de vivre. Après plusieurs années de silence, Marie Redonnet nous offre - avec La Femme au colt 45 - le destin d'une femme qui a choisi de rester libre.
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Lu par : Danielle Netter
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Résumé:Yvetot, un dimanche d'août 1950. Annie a dix ans, elle joue dehors, au soleil, sur le chemin caillouteux de la rue de l'Ecole. Sa mère sort de l'épicerie pour discuter avec une cliente, à quelques mètres d'elle. La conversation des deux femmes est parfaitement audible et les bribes d'une confidence inouïe se gravent à jamais dans la mémoire d'Annie. Avant sa naissance, ses parents avaient eu une autre fille. Elle est morte à l'âge de six ans de la diphtérie. Plus jamais Annie n'entendra un mot de la bouche de ses parents sur cette soeur inconnue. Elle ne leur posera jamais non plus une seule question. Mais même le silence contribue à forger un récit qui donne des contours à cette petite fille morte. Car forcément, elle joue un rôle dans l'identité de l'auteur. Les quelques mots, terribles, prononcés par la mère ; des photographies, une tombe, des objets, des murmures, un livret de famille : ainsi se construit, dans le réel et dans l'imaginaire, la fiction de cette " aînée " pour celle à qui l'on ne dit rien. Reste à savoir si la seconde fille, Annie, est autorisée à devenir ce qu'elle devient par la mort de la première. Le premier trio familial n'a disparu que pour se reformer à l'identique, l'histoire et les enfances se répètent de manière saisissante, mais une distance infranchissable sépare ces deux filles. C'est en évaluant très exactement cette distance que l'auteur trouve le sens du mystère qui lui a été confié un dimanche de ses dix ans.
Durée : 1h. 3min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:L'essai d'Elisabeth Badinter intitulé Le Conflit soulignait, l'an passé, la dureté de l'injonction faite aux femmes par l'obligation non seulement d'être mères, mais de l'être absolument, dans un fantasme de perfection typique d'une société où la sphère privée est devenue un spectacle permanent. En écrivant à l'enfant qu'elle a choisi de ne jamais concevoir, Linda Lê s'affranchit du monde en général pour poser un regard strictement personnel sur sa volonté de ne pas devenir mère. Ce travail autobiographique lui permet d'éclairer les premiers jalons qui, dans l'enfance, préparent l'expression de sa liberté d'adulte. La figure étouffante de la mère et une adolescence passée dans un monde exclusivement féminin contribuent à forger un désir de soi, aussi évident que douloureux à porter dans le regard de l'autre, et plus particulièrement de cet homme, S. Car l'homme qu'elle aime veut avoir des enfants. Chaque jour il tente de lui montrer que son refus se fonde sur l'erreur : erreur d'analyse, trop intellectuelle ; erreur ontologique d'un égocentrisme qui aurait mal tourné ; erreur personnelle, d'une peur jamais confrontée, etc. La narratrice, elle, en lieu et place d'idées toutes faites, voit défiler de simples images, précises et palpables : celle d'un enfant qu'elle ne saurait pas aimer, quelle que soit son identité, et celle d'un écrivain qui perdrait forcément la sienne à l'éduquer. "On ne part pas à la conquête du Graal avec une poussette", écrivait Karen Blixen. Et là où l'expression de la liberté devient intolérable aux yeux des notaires de ce monde exigeant une conversion systématique au modèle de la famille, la narratrice écarte toute forme de dureté, toute prétention à une règle édifiée à d'autres qu'elle-même. Bien au contraire, c'est toute la douceur de son amour qu'elle offre à cet enfant qui n'existera jamais, mais vit sans cesse, à chaque seconde, dans l'imaginaire lumineux de sa conceptrice.
Durée : 1h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19788
Résumé:Est-ce que, moi, la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos - des - Parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire. je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que. sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, " la langue de l'ennemi " comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur ? Depuis le début j'ai été prise dans une tension, un déchirement même, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine. la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés. celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-même. Tout au fond la question est : comment en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue ?
Lu par : Janick Quenet
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Résumé:Quatrième de couverture : A partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi.
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Résumé:Dans son roman, Annie Ernaux fait revivre ses souvenirs d'enfance et reconstruit, par la description de ses habitudes et faits l'image de son père, et son amour qui l'attachait à elle. L'auteur raconte sa vie à elle: on la voit grandir, poursuivre ses études, quitter ses parents, se marier, revenir dans sa famille, jusqu'aux derniers jours à Yvetot, quand son père meurt. Le roman s'ouvre sur l'épreuve pratique du Capes de l'auteur, dans un lycée de Lyon à la Croix-Rousse. Elle est Professeur de français «titulaire» et se trouve dans le train du retour, vers Annecy, où elle habite; elle prend la décision d'écrire...
Durée : 4h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29854
Résumé:Elle a trente ans, elle est professeur, mariée à un " cadre ", mère de deux enfants. Elle habite un appartement agréable. Pourtant, c'est une femme gelée. C'est-à-dire que, comme des milliers d'autres femmes, elle a senti l'élan, la curiosité, toute une force heureuse présente en elle se figer au fil des jours entre les courses, le dîner à préparer, le bain des enfants, son travail d'enseignante. Tout ce que l'on dit être la condition " normale " d'une femme.
Lu par : Virginie Chase
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29687
Résumé:Version révisée et augmentée d'un texte paru dans un supplément du Monde en 2001 et ayant pour thème la jalousie. Celle-ci dévore la narratrice au point de devenir le sujet de préoccupation de chaque instant. Lorsqu'elle disparaît enfin, une nouvelle vie commence, mais moins riche qu'avant.