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La douce indifférence du monde

Résumé
Un homme – appelons-le le narrateur – donne rendez-vous à une femme prénommée Lena dans le grand cimetière de Stockholm. Cette femme est une inconnue (nous apprendrons plus tard qu’elle est comédienne et a joué Mademoiselle Julie au théâtre), mais elle rappelle intensément au narrateur la jeune femme dont il a été très amoureux il y a une vingtaine d’années. Cette dernière s’appelait Magdalena, était aussi comédienne et elle aussi avait joué Strindberg. Après leur rupture, le narrateur a écrit un livre sur les trois années qu’ils ont vécu ensemble et il veut en donner les détails à l’inconnue de Stockholm. Lena accepte de l’écouter, mais se moque des similitudes qui lui semblent forcées entre sa vie et celle de Magdalena, invoquant à chaque détail troublant une coïncidence et ne cessant de répéter qu’elle ne peut être Magdalena puisqu’elle a vingt ans de moins. Ce récit de Peter Stamm, ciselé en 37 petits chapitres et dont le titre rappelle « la tendre indifférence du monde » évoquée par Camus à la fin de L’Étranger, est d’une vertigineuse intelligence. Tout en conservant sa part épique qui n’en fait pas un livre sec, cette réflexion sur les confusions de la vie, les obsessions de l’existence, la portée de la littérature, la différence entre le vécu et le récit qui en est fait, frôle sans cesse les abîmes sans jamais tomber dans la confusion, encadré qu’il est par deux chapitres qui mettent encore ce kaléidoscope en perspective. Poursuivant la recherche sur la vérité et l’imaginaire et le jeu avec la réalité initiée dans L’un l’autre, Peter Stamm nous donne un livre diablement virtuose
Durée: 3h. 26min.
Édition: Paris, C. Bourgois, 2018
Numéro du livre: 38884
ISBN: 9782267030877

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Résumé: Ils sont cadres de banque, étudiants, mères de famille ou retraités, des gens ordinaires. Ils vivent à New York, ou quelque part en Suisse, vont travailler à Londres ou à Riga, se croisent dans un bar à fado de Lisbonne. Gagnés par le train-train quotidien. La banalité même. C'est à eux pourtant que Peter Stamm donne la parole dans son dernier recueil de onze nouvelles. À Henry, l'ancien vacher devenu cascadeur qui sillonne le pays en rêvant de rencontrer une femme. A Inger, la Danoise, qui refuse sa vie étriquée et s'est mise en route pour l'Italie.
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Genre littéraire:Société/économie/politique
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Résumé: L'obligation d'"être soi-même" est le mot d'ordre de la nôtre. Mais, passé l'évidence du droit à l'autonomie personnelle, rien n'est clair. "Soi-même" existe-t-il vraiment ? Jean-Claude Kaufmann, pour avoir perçu le sens de nos comportements les plus anodins, nous connaît mieux que personne. Il inflige ici, mine de rien mais preuves à l'appui, une sévère et utile correction à quelques-unes de nos croyances les mieux ancrées.
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Résumé: A 28 ans, Pierre a quitté Paris pour s'installer dans la Sarthe. Il vit de quelques brocantes, travaille une biographie de Rosa Bonheur, une peintre du XIXe siècle spécialiste des vaches. Un temps mannequin, ancien étudiant en philosophie et homosexuel, il se demande pourquoi il s'est mis ainsi en retrait du monde et commence une quête intérieure. Premier roman.
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Résumé: Emmanuelle est fille de bonne famille. Elle a des parents aimants. Mais ses cheveux sont noir corbeau et sa peau, mate. Emmanuelle a été adoptée. Le temps passe, et elle ressent le besoin profond de retrouver son autre mère. Alors elle décide de faire le voyage jusqu'en Colombie. Emmanuelle se confronte à des impasses, se heurte aux fantômes, aux silences, aux secrets, aux histoires. Une mère, etc. est le cheminement d'une femme en quête de son identité. Il questionne le déracinement. Mais également la maternité. Quel rapport entretenons-nous avec celle qui nous a donné la vie ? Avec celle qui nous a aimés, élevés ? Et qu'arrive-t-il lorsque les mères sont plurielles ?