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D'étranges jardins

Résumé
Ils sont cadres de banque, étudiants, mères de famille ou retraités, des gens ordinaires. Ils vivent à New York, ou quelque part en Suisse, vont travailler à Londres ou à Riga, se croisent dans un bar à fado de Lisbonne. Gagnés par le train-train quotidien. La banalité même. C'est à eux pourtant que Peter Stamm donne la parole dans son dernier recueil de onze nouvelles. À Henry, l'ancien vacher devenu cascadeur qui sillonne le pays en rêvant de rencontrer une femme. A Inger, la Danoise, qui refuse sa vie étriquée et s'est mise en route pour l'Italie.
Durée: 3h. 26min.
Édition: Paris, Christian Bourgois, 2004
Numéro du livre: 16190
ISBN: 9782267017342

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Durée:5h. 41min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:36249
Résumé: Elle s'appelle Gillian, elle est belle, elle a du succès, elle est aimée. Mais le début du livre renvoie toutes ces phrases au passé, y compris la première. Est-elle en effet encore Gillian au moment où débute le roman ? N'a-t-elle pas tout perdu, jusqu'au reflet d'elle-même ? Une nuit, au retour d'une soirée trop arrosée, après une dispute, Gillian et son mari Matthias, qui travaillent tous deux pour la télévision, ont un accident de voiture en heurtant un chevreuil sur une petite route qui traverse la forêt. Matthias, qui conduisait, meurt sur le coup. Gillian se réveille à l’hôpital et découvre qu'elle n'a plus de visage. Toute la belle façade s'écroule, tout ce qui faisait sa vie a disparu. Gillian doit subir plusieurs opérations de chirurgie plastique. Elle qui était toujours entourée, admirée, sollicitée, découvre la solitude et l’absence de vraie amitié. Même sa mère n'ose plus aller la voir. Pour Gillian, les jours deviennent des nuits. Après cette première partie, Peter Stamm fait un saut en arrière et raconte la rencontre entre Gillian et Herbert, un artiste qui peint des nus à partir de photos. Croisé sur un plateau de télévision, il finit, après quelques échanges de mails, par photographier et peindre Gillian nue dans son atelier. Ce sont en fait les photos de ce travail qui ont déclenché la dispute fatale avec Matthias. Ce dernier avait en effet découvert par hasard la pellicule dans un tiroir du bureau de Gillian et l'avait faite développer. Outre un fort sentiment de culpabilité, Gillian en retire l'idée que l'art peut tuer, mais aussi la conviction que sa vie n'était jusque-là qu'une simple mise en scène fondée sur les apparences. La troisième partie nous emmène sept ans plus tard. Herbert traverse une crise existentielle. Incapable de peindre depuis plusieurs années, il a finalement accepté un poste de professeur aux Beaux-Arts. Un jour, il reçoit l'invitation d'une fondation culturelle dans les montagnes de l'Engadine, qui lui donne carte blanche pour faire une exposition. Après de longues hésitations, il finit par accepter, d'autant plus que sa compagne, avec qui il a un petit garçon de sept ans maintenant, vient de le quitter. C'est là qu'il retrouve Gillian qui, après sa guérison, a fui le monde des médias et a trouvé un travail d'animatrice culturelle, loin de la ville et de ses attraits, dans le centre de loisirs qui jouxte la fondation. Peter Stamm est trop bon romancier pour confier cette rencontre au hasard : c'est en fait Gillian (qui se fait désormais appeler Jill) qui a convaincu le directeur du centre culturel d'inviter Hubert et de lui proposer de faire une exposition. Si tous les jours sont des nuits quand l'amour disparait, les nuits peuvent devenir des jours quand le bonheur d'être ensemble est là, pour reprendre les dernières lignes du sonnet de Shakespeare mis en exergue au début du livre. Mais Peter Stamm sait aussi éviter les pièges des réconciliations prématurées, c'est le prix de la liberté de ses personnages qui ne réagissent pas toujours comme on l'attend. Ici, la vie n'est pas un songe, elle est un jeu dont on doit maitriser les règles pour ne pas se faire rejeter. Mais dont on peut aussi rejeter les règles, si on en a le courage.
Durée:3h. 7min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:16972
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Durée:7h. 54min.
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Durée:4h. 49min.
Genre littéraire:Nouvelle
Numéro du livre:16320
Résumé: Une vieille fille rêve de scènes d'amour torrides avec son voisin du dessus. La Heidi de notre enfance revisitée avec humour. Un jeune prêtre attend désespérément un signe du Ciel et découvre... la paternité. Captés dans leur instantanéité et leur infinie solitude, les personnages de Peter Stamm illuminent ce nouveau recueil de douze nouvelles où, parmi une majorité d'anonymes, on croise aussi Camille Corot...
Durée:4h. 24min.
Genre littéraire:Nouvelle
Numéro du livre:18622
Résumé: Avec ces dix récits, ancrés dans la région du lac de Constance, Peter Stamm renoue avec le genre de la nouvelle, dans lequel il excelle. Variations autour du couple et de la solitude, ces textes conçus comme des instantanés photographiques cadrent un moment de vie sans jamais imposer de jugement ou de résolution définitive : ils capturent quelques pensées et événements flottants au sein d'existences en perpétuel état de tension et d'incertitude.
Durée:5h. 17min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:34732
Résumé: C'est la fin de l'été dans une petite bourgade suisse. Une famille rentre de vacances, elle s'apprête à reprendre le cours d'une existence paisible : Astrid est une mère dévouée, Thomas est un père aimant, Ella et Konrad, élèves de collège, semblent épanouis. Rien ne semble présager la situation à laquelle ils vont se trouver confrontés. Lorsque Astrid se réveille le matin suivant, Thomas est parti. Commence alors une longue errance à travers les montagnes, vers une nouvelle vie.Le roman de Peter Stamm, qui s'ouvre sur une vie de famille et un retour au quotidien décrit à l'unisson, alterne progressivement les points de vue de Thomas et d'Astrid, comme pour trouver un sens au départ, à la disparition - thème majeur de l'œuvre de l'auteur - ce, jusqu'à la chute de Thomas dans une crevasse. À la vie à la maison, avec les enfants peu compatissants et un irrépressible désir de revenir en arrière, s'oppose la vie sur les routes, la nature et la volonté de se confronter à son hostilité.Avec un style dépouillé et sobre, sans jugement de valeur ou de résolution définitive, l'écrivain suisse s'interroge encore une fois sur la notion de couple et de solitude propre à chaque être humain. Qu'est-ce qui lie deux personnes entre elles et jusqu'à quel point ? Quelles sont les limites de notre compréhension de l'autre ?
Durée:4h. 48min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:74106
Résumé: Ancien documentaliste, le narrateur passe son temps à découper des articles de presse, qu'il archive dans sa cave – tous soigneusement rangés dans des dossiers. L'un d'entre eux est dédié à Franziska, alias Fabienne, une ex-chanteuse de variétés à succès. Il ne pèse pas moins de deux kilos, un poids à la mesure de l'amour que le narrateur lui porte depuis l'enfance. Ils se sont connus sur les bancs de l'école et ont même été de proches amis. Le temps passant, ils se sont perdus de vue. Mais un jour, le narrateur décide de reprendre contact avec elle et, après s'être procuré son adresse mail, lui envoie un message. Avec humour et tendresse, la voix du narrateur se déploie ici pour déjouer les codes du roman sentimental, et nous conter une histoire d'amour singulière. Est-il possible de conserver intacts les sentiments pour l'être aimé, de les mettre à l'abri du temps comme on classe un dossier ? La réponse à ces questions ne manque ni de charme ni de poésie.
Durée:3h. 26min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:38884
Résumé: Un homme – appelons-le le narrateur – donne rendez-vous à une femme prénommée Lena dans le grand cimetière de Stockholm. Cette femme est une inconnue (nous apprendrons plus tard qu’elle est comédienne et a joué Mademoiselle Julie au théâtre), mais elle rappelle intensément au narrateur la jeune femme dont il a été très amoureux il y a une vingtaine d’années. Cette dernière s’appelait Magdalena, était aussi comédienne et elle aussi avait joué Strindberg. Après leur rupture, le narrateur a écrit un livre sur les trois années qu’ils ont vécu ensemble et il veut en donner les détails à l’inconnue de Stockholm. Lena accepte de l’écouter, mais se moque des similitudes qui lui semblent forcées entre sa vie et celle de Magdalena, invoquant à chaque détail troublant une coïncidence et ne cessant de répéter qu’elle ne peut être Magdalena puisqu’elle a vingt ans de moins. Ce récit de Peter Stamm, ciselé en 37 petits chapitres et dont le titre rappelle « la tendre indifférence du monde » évoquée par Camus à la fin de L’Étranger, est d’une vertigineuse intelligence. Tout en conservant sa part épique qui n’en fait pas un livre sec, cette réflexion sur les confusions de la vie, les obsessions de l’existence, la portée de la littérature, la différence entre le vécu et le récit qui en est fait, frôle sans cesse les abîmes sans jamais tomber dans la confusion, encadré qu’il est par deux chapitres qui mettent encore ce kaléidoscope en perspective. Poursuivant la recherche sur la vérité et l’imaginaire et le jeu avec la réalité initiée dans L’un l’autre, Peter Stamm nous donne un livre diablement virtuose
Lu par:Madiana Roy
Durée:5h. 2min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:76031
Résumé: Fin de l'été 1950, au large des côtes turques. L'île grecque de Saint Spyridon vit au ralenti. Après les quatre années de guerre civile qui ont bouleversé le pays, la misère est partout, les gens ont faim. Odile, photographe à Paris, y possède une maison. Elle a appris le grec, aime profondément l'endroit, photographie ses habitants avec passion. Ils ont développé une affection d'abord méfiante puis sincère pour I Gallida, la Française, comme ils la surnomment. Une jeune fille de l'île, Clio, l'aide au ménage. Se développe entre la Française et la jeune Grecque une amitié complice. Pénélope, la fille d'Odile, la vit douloureusement. Du même âge que Clio, elle lui voue une détestation violente. Arrivée à l'âge où tant de filles de l'île prennent le voile, Clio entre au monastère de l'île. L'higoumène y tient ses ouailles d'une main de fer. L'irruption d'un appareil photographique au sein du monastère bouleversera la vie des moniales dans un sens inattendu.
Durée:4h. 27min.
Genre littéraire:Essai/chronique/langage
Numéro du livre:68053
Résumé: Treize histoires de fantômes, d’amour et d’amitié, d’admiration et de stupeur. Treize portraits subjectifs, mais vrais, rigoureux, qui ressuscitent des êtres que j’ai rencontrés et aimés, quelquefois malgré eux. Des peintres Marc Jurt, René Feurer, des éditeurs Simone Gallimard, Vladimir Dimitrijevic, Bernard de Fallois, des écrivains Michel Butor, Nicolas Bréhal, Jacques Chessex, Aragon, un philosophe, Jacques Derrida, des gens célèbres ou inconnus, Roger Dragonetti, André Dalmas, Juste Olivier, disparus dans les couloirs du temps. Ne pourchassons pas ces fantômes qui nous hantent, ne les trahissons pas et aimons-les : ce sont les seuls à savoir qui nous sommes.
Durée:8h. 11min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:73533
Résumé: C'est à l'ambassade de Suisse à Paris que Damien Maistre, comédien, rencontre Leslie Nott, journaliste américaine. Début d'une histoire d'amour. Un enfant naît de l'union. Mais la carrière de Damien s'enlise. Quant à l'élection de Donald Trump, elle entraîne la rupture du couple. Les deux amoureux se séparent et se partagent la garde de l'enfant. Damien devient dès lors un père du dimanche. Qui parfois s'adonne aux amours tarifés, notamment d'une Selma. Or une nuit où il sort de chez elle, il est attiré par les cris qui sortent d'une cave, se trouve confronté à deux dealers agonisant qui abandonnent à Damien un sac de sport bourré de billets de banque. Un jour de la Fête des Pères, Damien ramène son enfant chez sa mère, qui n'est pas là. Il décide alors de partir à l'aventure avec l'enfant. S'ensuit une longue équipée qui les mène jusqu'à l'île d'Aran, sur les traces de Nicolas Bouvier, ami et écrivain qu'il vénère et a chanté la beauté rude de l'île.
Durée:2h. 55min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:30310
Résumé: Les jours s'égrainent inlassablement du 2 au 20 avril. Au fil des pages, nous découvrons la vie quotidienne de la clinique de montagne où l'on vient se reconstruire. Du bal des infirmières, médecins ou autres soignants à la circulation intense des couloirs, nous vivons au rythme de la progression de la remise sur pied. Les distinctions sociales de la cafétéria nous montrent que la maladie ne met pas tout le monde sur un pied d'égalité. La touche persillées est un privilège. A travers le journal de bord de l'accompagnante, nous suivons la vie palpitante de celle qui ne vit plus qu'à travers le malade. L'écriture est rythmée, saccadée, presque angoissante. Elle permet aux émotions de s'exprimer au mieux. Cette lecture sera assurément une aide pour celles et ceux qui suivent un malade, une sucrerie pour les autres.