La république souveraine: la vie politique en France, 1878-1939
Résumé
" Sous la pression de l'histoire qui continue de se faire, et qui revendique sa place dans l'enseignement, la IIIe République ne cesse de céder du terrain devant les périodes plus récentes et l'irruption des civilisations étrangères. En l'absence d'un enseignement raisonné, le sentiment, le préjugé envahissent le champ de la conscience et peuplent la mémoire. Quelques épisodes surnagent du naufrage et prennent une dimension mythique : l'affaire Dreyfus, à laquelle l'intensité des controverses actuelles sur l'antisémitisme confère une importance disproportionnée, le 6 Février, le Front populaire... Quelques noms demeurent : Léon Gambetta, Jules Ferry, Jean Jaurès, Léon Blum, Georges Clemenceau, Raymond Poincaré... Et pourtant ces soixante ans de République méritent infiniment mieux que l'oubli, l'indifférence, le discrédit ou cette histoire qui retourne à la friche. Non seulement son intérêt propre est grand : c'est une leçon de choses qui n'a pas perdu toutes ses vertus. Mais nous en restons tributaires : elle nous lègue tout un héritage dont nous devons faire l'inventaire ; nous tenons d'elle des idées, des pratiques, des habitudes, des traditions sans lesquelles notre vie politique aujourd'hui ne serait pas ce quelle est. On comprendrait mal ce que celle-ci est présentement en ignorant la IIIe République. En inventorier l'héritage, retrouver les traces de ses apports, tel est le propos de ce livre, et telle est l'une de ses raisons d'être. "
Pas disponible en CD.
Lu par :
Philippe Lion
Genre littéraire:
Histoire/géographie
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
11h. 50min.
Édition:
Paris, Fayard, 2002
Numéro du livre:
21285
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782213602042
CDU:
944
Documents similaires
Lu par : Marie-Claire Céreuil
Durée : 3h. 50min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23506
Résumé:D'origine marocaine et de confession musulmane, S. Essabaa, qui enseigne l'anglais en région parisienne (Noisy-le-Sec), prend conscience du racisme et de l'antisémitisme qui règne dans ses classes. Elle décide d'un premier voyage à Auschwitz, en 2005. Au retour, le discours des lycéens n'est plus le même. ©Electre 2015
Lu par : Alain Guillaume
Durée : 19h. 46min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 24358
Résumé:Rien ne prédisposait Jean-Baptiste Colbert, né en 1619, à une carrière politique : il aurait dû prendre la succession de son père Nicolas, riche marchand drapier originaire de Reims, qui vend ses marchandises dans toute l'Europe. Et pourtant. A vingt-quatre ans, Jean-Baptiste entre comme commis au service du puissant Le Tellier, secrétaire d'Etat à la Guerre de Richelieu. A trente-deux ans, il est l'intendant privé de la fortune de Mazarin qui gouverne la France pendant la minorité de Louis XIV. Dix ans plus tard, il est le plus proche conseiller de Louis XIV qui le fait entrer au Conseil d'en-haut comme ministre d'Etat, le nomme surintendant des Bâtiments (1664), contrôleur général des Finances (1665). A sa mort en 1683, seules la Guerre et les Affaires étrangères lui auront échappé, encore s'en sera-t-il occupé en sous-main, se faisant de solides inimitiés avec les titulaires de ces postes, Louvois en particulier. Et pendant plus de vingt ans, il aura incarné l'Etat aux côtés du Roi-Soleil. On connaît l'image consensuelle et convenue de Colbert telle qu'elle a été complaisamment forgée et véhiculée par les historiens de la IIIe République : le ministre mesuré, austère, intègre, pragmatique, serviteur jusqu'au sacrifice personnel de son roi, de l'Etat, du royaume. Au fil de ces pages, celui que Mme de Sévigné appelait "le Nord", craignant "la glace qui l'attendait" juste avant d'entrer en audience avec lui, apparaît tel qu'en lui-même : prêt à tout pour conquérir puis conserver le pouvoir, d'une rare violence devant les obstacles, retors, machiavélique et manipulateur - les épisodes de sa lutte contre Fouquet, le surintendant des Finances qu'il finira par abattre, sont là pour le démontrer -, ne pensant qu'à placer les membres de sa famille aux plus hauts postes et à accroître sa fortune par tous les moyens, même frauduleux.
Lu par : Marion Bello
Durée : 11h. 24min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23396
Résumé:Lucien Febvre s'interroge sur les différents évènements historiques qui ont façonné notre monde actuel.
Lu par : Bernard Bretesché
Durée : 6h. 28min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 68357
Résumé:Une église sans clocher, d'énigmatiques bas-reliefs, une maison d'armateur penchée, les vestiges d'un porte antique, une brasserie Art nouveau, un marais amazonien en pleine ville, un musée dans un escorteur... Nantes, ville de commerce et d'échanges, recèle bien des trésors. Vieilles pierres, curiosités végétales et fragments industriels nous entraînent à la découverte de l'histoire intime d'une cité qui ne se dévoile pas au premier regard.
Lu par : Danielle Netter
Durée : 7h. 45min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 21249
Résumé:De 1480 à 1834, l'Inquisition espagnole a été placée sous l'autorité du pouvoir central. C'est ce qui la distingue des formes d'intolérance qu'on trouve dans d'autres pays à la même époque. Partout ailleurs, le pouvoir civil a prêté son concours au pouvoir spirituel pour punir les attaques contre la religion et il s'est souvent acquitté de cette tâche avec zèle ; il s'est fait, au sens propre, le bras séculier de l'Eglise. En Espagne, le pouvoir civil ne se contente pas de seconder l'Eglise ; il prend l'initiative de la répression, nomme les agents chargés de la mener à bien et leur donne un statut privilégié ; le Conseil de l'Inquisition est l'un des grands corps de l'Etat au même titre que le Conseil des finances ou le Conseil des Indes. La confusion du temporel et du spirituel contient en germe l'une des plus dangereuses tentations du monde moderne : la tendance à faire de l'idéologie le complément obligé du politique.
Lu par : Etienne Maignen
Durée : 11h. 21min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23797
Résumé:La défaite de mai-juin 1940, reste, aujourd'hui encore, une plaie mal cicatrisée dans la conscience nationale : elle évoque la débâcle, l'exode, l'armistice. Au malheur se rajoute la honte, car une opinion très répandue veut que l'armée française ait subi cette déroute sans combattre. De fait, le sujet est tabou, comme s'il s'agissait d'un secret de famille honteux. Et pourtant ... Sait-on qu'en quarante-cinq jours de combats, les pertes quotidiennes allemandes furent supérieures à celles de la campagne de Russie du 22 juin au 10 décembre 1941 ? Que la première bataille de chars de la Seconde Guerre mondiale, à Hannut, fut une victoire française ? Que le village de Stonne, surnommé par les Allemands le « Verdun de 1940 », changea de mains dix-sept fois en trois jours? Qu'à Landrecies, deux chars lourds français détruisirent une centaine de blindés allemands en quelques heures ? Que le général de Gaulle, commandant la 4e division cuirassée, enfonça à Abbeville les positions allemandes, mais ne put exploiter son succès faute de réserves suffisantes? Que l'opiniâtre résistance des troupes françaises à Lille et Dunkerque permit de sauver de la capture 340 000 soldats alliés, et donc de sanctuariser l'Angleterre ? Que sur la Loire, les cadets de Saumur bloquèrent 40 000 soldats ennemis ? Qu'au moment de l'armistice, 45 des 53 ouvrages de la ligne Maginot restaient invaincus ? Et surtout, que près de 100 000 soldats français moururent au champ d'honneur en quarante-cinq jours de combat ??
Lu par : Jeanine Rochand
Durée : 13h. 55min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23238
Résumé:La Russie ne cesse de retrouver son passé impérial. Cette spectaculaire réconciliation a débuté en juillet 1998: lors de l'inhumation des restes de la fusille du dernier tsar, assassinée à Ekaterinbourg en 1918, Boris Eltsine demande publiquement pardon pour " les crimes du bolchevisme, du stalinisme et de leurs successeurs ". Jean des Cars, témoin privilégié de cette cérémonie, raconte coalisent la dynastie des Romanov, de 1613 à 1917, est à nouveau entrée dans l'Histoire. Si quelques hautes figures comme Pierre 1er le Grand ou Catherine II ont toujours été estimées, on assiste au retour dans la mémoire collective de Paul 1er Alexandre 1er ou encore Alexandre III. Le temps des tsars est reconsidéré après la désinformation imposée par la Révolution, la guerre civile et la dictature. Et la Russie d'aujourd'hui découvre enfin ses souverains, ceux qui ont bâti le plus vaste pays du monde.
Lu par : Catherine Jauréguy
Durée : 11h. 21min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23738
Résumé:Jean-Luc Einaudi retrace dans cet ouvrage certains événements marquants qui ont ponctué la guerre française en Indochine, de 1945 à 1954. Dans les Forces françaises et des États associés, il y eut officiellement 106 658 morts et disparus. Côté vietnamien, le nombre dépasserait le million de victimes. Mais au-delà des chiffres, ce conflit marqua une génération et un pays, comme la guerre d'Algérie ensuite. On sait combien la classe politique française fut partagée à propos de cette guerre, qu'il faut bien appeler coloniale ; elle suscita scandales, affaires louches, et se termina pour la France par la défaite humiliante de Dien-Bien-Phu.Une enquête minutieuse, des témoignages étonnants de certains acteurs de cette guerre, le parcours de ce curieux personnage que fut Georges Boudarel (un Français qui, par conviction, se retrouva instructeur politique dans les camps où étaient détenus des soldats français) font de ce livre un document riche et passionnant sur cette période et cette guerre qui, dans l'inconscient collectif français, continue d'être perçue de façon trouble et ambiguë. Une guerre que certains auraient bien aimé jeter "à la poubelle de l'Histoire'.
Lu par : Daniel Schreiber
Durée : 12h. 19min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23952
Résumé:Lorsque Napoléon Bonaparte prend le pouvoir en novembre 1799, il martèle son intention de rétablir l'ordre en France et de restaurer un pays marqué par dix années de crise. Il ne souhaite pourtant pas revenir sur les principes fondamentaux de la Révolution, mais entend la terminer, c'est-à-dire en consolider les acquis sur des bases solides. Le nouvel ordre qu'il impose est donc d'abord politique, et s'accompagne de la mise en place de nouvelles institutions, mais il concerne aussi tous les aspects de la vie en société. II s'incarne alors dans le Code civil qui devient le socle de la France impériale. Les Français n'ont pas tous adhéré à ce nouvel ordre. Pourtant les réactions ne proviennent pas uniquement de ceux qui récusent le régime politique, qu'ils soient royalistes ou jacobins, et que l'on voit à l'œuvre depuis l'attentat de la rue Saint-Nicaise jusqu'à l'affaire Malet. Elles émanent aussi de tous les Français qui refusent le nouvel ordre des choses, les conscrits insoumis ou déserteurs, les vagabonds et les mendiants, les réfractaires au droit rural ou au Code civil, les chouans tombés dans le brigandage. Ce sont eux que le régime décrit comme des fauteurs de désordre. Dès lors le régime cherche à les faire rentrer dans la norme qu'il a fixée. Il dispose pour ce faire de forces de l'ordre particulièrement sollicitées et qui impriment leur marque à l'Empire. Avec la publication du Code pénal en 1810, et le renforcement du contrôle policier sur le pays, l'ordre napoléonien atteint son apogée. Pourtant le régime s'effondre quatre ans plus tard, certes sous les coups des puissances alliées, mais sans que la société reconstruite par Napoléon ait pu servir de rempart pour sauver l'Empire.
Lu par : Alain Guillaume
Durée : 28h. 9min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 24353
Résumé:Voici retracée l’histoire d’une extraordinaire aventure industrielle et humaine, miroir permanent du pays : les aléas des cycles économiques et des crises, les inventions techniques, les lois sociales, les promesses d’une civilisation de loisirs... Appuyé sur les meilleures sources (archives des entreprises, des banques, des ministères), Jean-Louis Loubet retrace une extraordinaire aventure, à la fois industrielle et humaine - miroir permanent d’un pays qui veut garder son rang, malgré les crises et le déclin.
Durée : 1h. 46min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 24250
Résumé:Toute la vérité sur nos ancêtres les Gaulois dans un ouvrage court, précis et exhaustif. On les a dits querelleurs, vantards et indisciplinés, mais aussi courageux, enthousiastes, généreux… Depuis l’Antiquité, les Gaulois suscitent fascination et interrogations. Qui étaient ces hommes qui combattaient sauvagement, à moitié nus ? Ce peuple qui s’empara de la ville de Rome bien avant que César n’envahisse leur pays ? Pratiquaient-ils des sacrifices humains ? Leurs druides avaient-ils de réels pouvoirs magiques ? Croyaient-ils vraiment que le ciel pouvait leur tomber sur la tête ? Et sont-ils authentiquement nos ancêtres ? Un ouvrage indispensable pour tout savoir de la civilisation gauloise, où il est prouvé que les Gaulois nous ont laissé en héritage mille objets du quotidien… et peut-être plus d’un trait de caractère !
Lu par : Claude Rozier
Durée : 10h. 17min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 21992
Résumé:Chaque 1er janvier, le Concert du Nouvel An fait salle comble et sa diffusion en direct, par de très nombreuses chaînes de télévision, rassemble des millions d'amateurs à travers le monde. Et, pour finir, les spectateurs privilégiés scandent de leurs mains le rythme de la célèbre Marche de Radetzky qui, c'est l'usage, clôt cet hommage à la capitale mondiale de la musique, Vienne. Vienne ! Le coeur de l'Europe. Tradition et modernité s'y côtoient depuis des siècles, le classique et l'avant-garde cohabitent avec intelligence et harmonie. Vienne traditionnelle et impériale, Vienne bourgeoise et populaire, Vienne triomphante, Vienne humiliée, Vienne républicaine et socialiste, annexée, vengée, bombardée, occupée et enfin libre depuis 1955, voici les grandes heures d'une métropole où est né l'art de vivre. Elle a survécu à toutes les modes et on vient y respirer un parfum subtil, la civilisation. Les merveilleux cafés, véritables institutions commémorant, à leur façon, les deux sièges des Turcs aux XVIe et XVIIe siècles et où l'on peut passer une journée à lire ou à écrire sans être dérangé ; les musées aux fabuleuses collections des princes mécènes ; la plus grande salle de bal d'Europe et les écoles où l'on enseigne toujours la valse en habit et robe longue ; l'Art Nouveau qui fait sécession avant 1900 pour que les inspirations de Gustav Klimt, d'Otto Wagner et de Joseph Hoffmann puissent éclore ; les églises baroques dont les vitraux ont vibré au génie des plus grands musiciens, de Haydn à Mahler : cette ville est un tourbillon d'Art et d'Histoire.