Contenu

Transformer le monde ?: l'efficace de la philosophie en temps de révolution France-Allemagne, 1794-1815

Résumé
La Révolution française, une révolution causée par les écrits des « philosophes » et guidée par leurs principes abstraits ? Ce lieu commun, apparu dès 1789, prévaut encore aujourd’hui. Il est peut-être le fruit d’une erreur d’analyse ou d’une illusion ; mais que signifie-t-il exactement et que nous révèle-t-il d’une portée politique possible de la philosophie ? La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ou le moment robespierriste, généralement privilégiés, sont loin d’épuiser une matière si riche : au contraire, la période qui suit la Thermidor et sur laquelle se penche cet ouvrage se révèle comme une intense période de réflexion sur l’efficace politique qui peut encore être attribuée à la philosophie. Confrontant entre eux des textes d’auteurs français et allemands, cet ouvrage prend à rebours un second lieu commun, hérité du xixe siècle, et selon lequel à une pratique sans théorie du côté de la France ferait écho une théorie sans pratique du côté allemand : en réalité, à cette époque, tous essaient de penser la philosophie comme alliance de la théorie philosophique et de la pratique, selon des modalités il est vrai très hétérogènes. Le « philosophique » ne doit plus nécessairement être considéré comme extérieur au « politique ».
Durée: 17h. 46min.
Édition: Paris, Maison des sciences de l'homme, 2016
Numéro du livre: 79485
ISBN: 9782735120963
Collection(s): Bibliotheque allemande. Serie Dialogiques

Documents similaires

Lu par : Manon
Durée : 3h. 48min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 38040
Résumé:Repartir d’une lecture à nouveaux frais de la Métaphysique d’Aristote en essayant de prêter l’oreille à la manière dont elle parle en grec, tel est le projet de ce livre. Cela veut dire d’abord oublier ce qui nous a été transmis si longtemps dans le latin de la scolastique médiévale. C’est se donner la chance de rencontrer une pensée à même la langue. On comprend alors que le mot eidos ne peut pas se traduire par « idée » : il désigne avant tout le « visage » que quelque chose ou quelqu’un tourne vers nous, de même le mot theoria renvoie, lui aussi, à la vue d’un spectacle qui s’offre à nous. Si les fameuses « catégories » d’Aristote sont dépendantes des structures de la langue grecque, ce n’est pas une limite : c’est une chance dont Aristote se saisit pour avancer dans la pensée de l’être. Ce parcours au plus près de la langue ne se réduit pas à un monologue au sein de la seule parole occidentale mais s’ouvre à une confrontation entre la Grèce et la Chine sur les pas de François Jullien : comment entendre sans conflictualité un tel vis-à-vis entre une pensée non métaphysique du Grand Procès (Tao) ou de la « propension des choses », et une histoire de la métaphysique dont Aristote est une prestigieuse entame et dont le philosophe sinologue voudrait nous délivrer ? [ Source: CNRS Editions, 2018]
Lu par : Gilberte Raeber
Durée : 5h. 44min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 9015
Résumé:Pendant plusieurs années, Andrée Fauchère a donné des cours dans un Centre de Prévention et Santé, sur le thème du "Réveil de l'Homme Nouveau". L'inscription gravée au fronton du Temple de Delphes, et que Socrate avait choisie comme devise: "Homme connais-toi toi-même et tu connaîtras l'Univers" a donné à Andrée Fauchère l'envie d'écrire cet ouvrage. La connaissance de soi apporte l'équilibre, la liberté et la clé pour une meilleure santé. D'où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Et où allons-nous ? Ces trois questions fondamentales ouvrent la porte à la Connaissance. Notre corps physique vit grâce aux champs d'énergie qui l'entourent. Nous sommes donc tissés d'énergie. Mais quels soins apportons-nous à notre vêtement de lumière ? L'auteur rappelle aussi l'interaction que nous avons les uns avec les autres ; elle parle de la naissance, et tout naturellement, de la mort et de la survivance de l'âme. Tous ces thèmes nous servent à découvrir puis à connaître "l'Autre" en nous, permettant le développement d'un nouveau mode du penser. Pouvoir comprendre ce que la maladie (le mal a dit) nous enseigne. La Connaissance n'est pas à réinventer, c'est pourquoi Andrée Fauchère a fait une synthèse des enseignements contenus dans de nombreux ouvrages. Mais c'est grâce à son parcours de vie, que l'auteur offre aux lecteurs, avec des mots simples, la possibilité de se "connaître soi-même".
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 29h. 26min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 19110
Résumé:La nouveauté de la philosophie kantienne, que son auteur appelle philosophie transcendantale, est de s'occuper "moins des objets que de nos concepts a priori des objets". Qualifié d'ouvrage le plus génial et le plus contradictoire de toute la littérature philosophique, ce livre a apporté "une définition nouvelle de la vérité. Les choses ne se soumettent à nos idées que parce que l'esprit leur impose ses cadres"
Lu par : Eric Dubois
Durée : 7h. 5min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 8112
Résumé:Savions-nous que presque tous nos philosophes endurèrent l'exil, la prison, l'interdit ou la condamnation, une forme d'exclusion ? Qu'ils refusèrent, avec courage, de se plier aux idées dominantes ? Qu'ils s'exposèrent à mille risques pour garder leur liberté de penser ? Que leurs vies, aussi diverses que parallèles, garantissent l'authenticité de leurs écrits ?
Lu par : Wanda Asnar
Durée : 7h. 16min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 71328
Résumé:La Rhétorique d’Aristote est considérée encore aujourd’hui comme le texte fondateur de la discipline. Cicéron, Quintilien, Perelman ou Habermas, pour n’en citer que quelques-uns, sont tous ses héritiers. Pourtant, il existe peu de commentaires philosophiques qui s’attachent à rendre compte de cette œuvre dans son intégralité. C’est cette lacune que vient combler ce livre. L’ambition poursuivie n’est pas d’offrir un commentaire littéral, ni une paraphrase du texte d’Aristote, mais de comprendre les questions qu’il cherche à traiter et à harmoniser en un tout cohérent, qui est ce qu’on appelle aujourd’hui la rhétorique. Celle-ci est-elle une branche de l’éthique ou de la politique? Est-elle plutôt raisonnement et argumentation, ou est-elle avant tout discours littéraire, fait de figures de style, ce qui va de l’épopée à la tragédie? De plus, qu’est-ce que persuader et comment le discours y parvient-il? Trois livres composent la Rhétorique, qui semblent à la fois se compléter et parfois se contredire. Michel Meyer démontre, dans son analyse, que l’entreprise est plus cohérente qu’il n’y paraît, malgré certaines ambiguïtés chez Aristote lui-même. Cette approche nouvelle de l’œuvre d’Aristote est enracinée dans la théorie du questionnement (la problématologie), développée par Michel Meyer depuis plusieurs décennies et permet de restituer à la Rhétorique toute sa cohérence et sa fécondité actuelle.
Durée : 3h. 45min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 16826
Résumé:
Durée : 3h. 20min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 73698
Résumé:L’auteure nous prouve une fois encore que tous les sujets méritent une réflexion philosophique. Que se cache-t-il derrière ce paradoxe de la force et du mou? L’impératif de souplesse que nous imposent nos sociétés toujours plus compétitives ou encore l’absence de résistance qui semble parfois la forme de défense la plus efficace? Découvrez l’autre côté de la force grâce à ce texte aussi amusant qu’accessible.
Durée : 28h. 18min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 30744
Résumé:Le renard sait beaucoup de choses différentes, disaient les Grecs, mais le hérisson en sait une, et de la plus haute importance. Dans son ouvrage majeur, le grand philosophe américain Ronald Dworkin soutient que la valeur sous toutes ses formes est une grande chose : ce qu'est la vérité, ce que la vie signifie, ce que la morale exige ou la justice requiert sont divers aspects d'une même question fondamentale. Aujourd'hui, le doute a tout envahi et menace cette unité, dans le sillage d'une révolution galiléenne qui conduit tant de philosophes contemporains à indexer leurs pensées aux méthodes de la recherche scientifique. Contre cette dictature de la remise en question perpétuelle, Ronald Dworkin aborde de très nombreux domaines tels le scepticisme moral, les champs de l'interprétation littéraire, historique et artistique, le libre arbitre ou d'anciens systèmes de valeurs relatifs au bien-être et au bien-vivre. «Nous avons besoin d'une nouvelle révolution, affirme Dworkin. Nous devons ouvrir le monde des sciences à la notion de valeur.»
Durée : 7h. 40min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 31903
Résumé:" D'où peuvent provenir ces perturbations de l'âme, je l'ignore [...] mais qu'elles soient présentes, je le sens et je l'éprouve, et j'en souffre." C'est sur l'expression de ce désarroi que Baptiste, Agnolo et Nicolas se mettent à s'entretenir des moyens de surmonter les troubles de l'âme. Imprégnés de culture antique, les trois amis font écho à la perspective stoïcienne : il s'agit de se défendre des perturbations de l'âme car elles engendrent la faiblesse mais aussi des jugements erronés. La tranquillité peut donc se trouver en se défaisant de nos attachements et en se fiant à la raison, voie de la rectitude et remède à la mélancolie. Pourtant, et c'est là l'originalité et l'authenticité de leur échange, les amis se montrent d'une ironie critique à l'égard des stoïciens - hommes de devoir prisonniers d'idéaux irréalisables, déniant le désarroi et la douleur humaines, hypocrites parfois -, jusqu'à développer un éloge émouvant de la faiblesse humaine, faite de doutes, de besoin de reconnaissance. Interrogeant la prétention des philosophes à éliminer par leurs discours ce qui a tant de pouvoir sur nous, ils développent une sagesse" à portée d'homme", dans une langue belle et sensible. Comment s'éduquer pour interdire aux perturbations d'occuper nos esprits ? Par quelles ressources libérer l'âme ? Quelles recommandations pour dissiper la mélancolie ?
Lu par : Denise von Arx
Durée : 4h. 50min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 31529
Résumé:Face à la violence, que peut la philosophie ? Cette question se pose avec une terrible acuité après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et l'hyper-cacher. Le présent ouvrage prétend y apporter une réponse en prenant du recul et à travers la philo française contemporaine de Sartre à Levinas en passant par Camus, Maurice Merleau-Ponty, Simone Weil, Canguilhem, Cavaillès, Lévi-Strauss, Deleuze, Foucault, Jankélévitch et Derrida. Sartre, c'est à la fois l'être et le néant et toutes les questions politiques de l'après-guerre ; Camus, l'absurde et la révolte avec le refus de la violence ; Merleau-Ponty, la justification du communisme et donc d'une certaine forme de totalitarisme ; Simone Weil, Canguilhem et Cavaillès mettent le pacifisme à l'épreuve et en avant l'expérience de la nécessité ; Lévi-Strauss pose le problème de la violence face à la diversité humaine repensée ; Deleuze confronte la métaphysique à la politique. Foucault souligne l'enfermement intolérable ; Jankélévitch Derrida et Levinas pose le problème de l'éthique et de la métaphysique et de l'impossible pardon face au génocide juif. Ici c'est toute la philosophie c'est-à-dire, l'action et la pensée les oeuvres et les relations, l'histoire et l'actualité qui tentent de répondre à une certaine folie du monde.
Durée : 17h. 4min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 36821
Résumé:Interroger le fanatisme de la vérité qui gouverne la philosophie, reconnaître la vie seule pour source de toute valeur, l'indépendance pour la vertu suprême du philosophe, et rechercher une réconciliation inédite de l'art et de la science : tel est pour Nietzsche le sens du gai savoir, de l'a idée provençale de "gaya scienza", cette unité du troubadour, du chevalier et de l'esprit libre par laquelle cette magnifique culture ancienne des Provençaux se distingue de toutes les cultures équivoques". Unité de l'amor fati et de la philosophie de Dionysos, le gai savoir est la philosophie du oui à la vie, engendrée par la reconnaissance et l'aquiescement, qui culmine dans la pensée de l'éternel retour, présentée ici pour la première fois. Le Gai Savoir, publié en 1882, réédité et augmenté en 1887, constitue donc le prélude de Ainsi parlait Zarathoustra. "Je mets au rang des choses que je n'oublierai pas le fait qu'on m'a envoyé pour ce livre du "gai saber" plus de félicitations que pour tous les autres réunis. "
Durée : 4h. 1min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 76849
Résumé:« C’est beau ». En trois mots, tout est dit. Devant un paysage comme devant un tableau, les mêmes trois mots. Que veulent-ils dire ? Qu’expriment-ils : un plaisir, une préférence, une appréciation culturelle ? Et si c’était tout cela à la fois et bien plus encore ? Et si la beauté, notre capacité à la voir, à la sentir et à l’entendre, était la manière singulière et profonde que nous avons d’être vivants, sur cette Terre ? Au fil d’une trentaine de textes lumineux, mettant en scène ses propres expériences esthétiques, Laurence Devillairs tente d’élucider le mystère de la rencontre avec la beauté et nous invite à réapprendre à voir le beau, qui nous échappe souvent par manque de temps ou conformisme. Elle propose pour cela des « exercices d’esthétiques appliqués » - tenter d’apprécier ce qu’on n’aime pas, voyager comme Bouvier sans attentes ni plans, accomplir non pas une bonne action mais un beau geste. Le jeu en vaut la chandelle ; qu’elle soit naturelle, créée ou bien même morale, la beauté nous fait une grande promesse, celle d’être émerveillés, changés et d’exister de façon plus accomplie.