Promenades avec Robert Walser
Résumé
... Cette année-là, 1952, Carl Seelig fait deux longues promenades avec Robert Walser : le 6 avril et le jour de Noël. Le 6 avril, un train les emporte d'Herisau, où Robert Walser est interné, à Rorschach d'où ils prennent la route de Staad. " Le ciel, d'un gris sable qui annonce le printemps, et la terre se confondent au bord du lac de Constance. " De colline en colline ils atteignent le village de Buchen puis entrent dans la forêt. " Comme un chien divagant, Robert Walser file devant moi, sans manteau, zigzaguant entre sapins, hêtres et buissons, la tête et les épaules penchées vers l'avant, les bras battant le long du corps, les mains bleuies par le froid. " Ils arrivent à Wienachten-Tobel où ils dégustent du fromage d'Appenzell accompagné de café. Puis ils redescendent à Rorschach où ils déjeunent. Un train les emmène à Romanshorn puis à Saint-Gall. Retour à l'hospice où l'avait conduit sa soeur aînée Lisa vingt ans plus tôt. Le jour de Noël, " il ne neige pas fort mais continûment. Le ciel est couvert comme d'une fine pellicule de charbon ". Ils marchent dans Herisau, évoquent Anna Koch, une meurtrière exécutée en 1849, puis au buffet de la gare de Saint-Gall Rodion Raskolnikov. Ils grimpent sur une hauteur qui fait face au Rosenberg, " d'où l'on jouit, à travers un rideau ajouré de sapins et d'aulnes, d'une splendide vue sur la chaîne enneigée du Säntis et sur Vögelinsegg ", reprennent à Haggen le train pour Herisau
Lu par :
Claude Fissé
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature suisse
Durée:
5h. 41min.
Édition:
Paris, Marseille :, 1992
Numéro du livre:
13927
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782869305397
Collection(s):
Collection littérature étrangère
Documents similaires
Lu par : Marie-Noëlle Bardy
Durée : 6h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17832
Résumé:Mon fils Johann nous narre et nous entraîne au coeur de très mouvementées et trépidentes aventures dans un univers aussi magique qu'un jardin des neiges. Par sa présence au milieu d'une multitudes d'histoires drôles et joyeuses, Johann peut librement observer, réagir et commenter chaque événement avec ses mots et son imagination. Mon garçon transmet l'enthousiasme et le bonheur qui m'animent pour les sports de neige. Il prolonge aussi ma passion pour les montagnes, mise en veilleuse en raison d'une maladie des yeux qui me conduit vers la cécité complète. Les innocentes bêtises de ces petits diables skieurs et les gaffes à répétitions de leurs instructeurs se mélangent dans un cocktail d'humour détonnant et hilarant.
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 3h. 13min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14174
Résumé:Alors qu'il est à Paris pour un concert, Aldo Neri, violoniste virtuose, reçoit à son hôtel une enveloppe. Un certain Docteur Rey, psychiatre et psychanalyste, lui transmet une liasse de feuillets manuscrits, rédigés par sa mère, Anna, pendant son analyse. Ces notes couchées sur papier au hasard des souvenirs, parfois hagardes, détiennent-elles la clé du suicide de sa mère dans une chambre d'hôtel sordide de Berlin, cinq ans auparavant ? Pourquoi Berlin ? Rongé par la curiosité, terrifié, aussi, par ce qu'il pourrait découvrir, Aldo se lance dans une lecture compulsive de ces notes, malgré les mises en garde de Rose, son épouse qui est aussi sa luthière.
Lu par : Jacqueline Duperret
Durée : 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13562
Résumé:Metin Arditi imagine qu'avant de se suicider, Vincent (Van Gogh) a écrit à son frère Théo une dernière lettre... Il propose ainsi une interprétation de la vie de l'artiste dans laquelle le sort de Vincent apparaît comme la métaphore de son art avec, telle une figure de proue, celle du père méprisant, symbole de la société contemporaine qui méconnut le peintre.
Lu par : Claire Philippe
Durée : 6h. 52min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16587
Résumé:T est un acteur de théâtre marginal et fantasque, Efina une de ses admiratrices. Une lettre que T lui avait envoyée et qu'ils avaient tous deux oubliée les pousse à s'écrire et à se revoir. Ils entament alors une liaison faite d'attirance et d'éloignements, de curiosité et d'ennui, qui les obsédera toute une vie.
Lu par : Gilbert Wursten
Durée : 6h. 14min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29726
Résumé:Un père se suicide d'une balle de fusil en plein coeur. On le découvre en possession d'une valise contenant des habits de petite fille. Son fils Adrien revient pour assister aux funérailles, il y retrouve son frère Fabe qui n'a jamais quitté le village natal. Celui-ci se sent responsable du suicide de son père. Tous les deux font un point sur le passé de ce père autoritaire et entier.
Lu par : Jean Frey
Durée : 8h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14762
Résumé:Tantôt présenté à la troisième personne, tantôt s'exprimant lui-même, celui-ci s'avance donc dans la vie, accumulant les expériences intimes et procédant à son propre dévoilement de l'ordre du monde. Par cet aspect, « Peinture avec pistolet » tient indiscutablement du roman de formation. Les chapitres se succèdent, avec toujours en tête l'indication d'une année, depuis la scène, traitée sur le mode tragi-comique, du village frontalier où se trouvait « par hasard » un foyer d'orphelins juifs (« Les temps étaient à la guerre, et mondiale encore »), et le collège chic fréquenté plus tard sur le bord du Léman, jusqu'aux manifestations de mai 1968 à Paris et les débuts d'une carrière dans l'édition. Quelques lignes parfois suffisent, qui rappellent allusivement pour telle année...
Lu par : Michel Joyet
Durée : 6h. 12min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13015
Résumé:Ce douzième roman a pour cadre (et presque pour personnage) une résidence secondaire non loin de Paris. Un homme y revient, au début de la mauvaise saison, et l'observe longuement du dehors. Il se souvient... Bâti en trois temps, le récit fait alterner les réminiscences du narrateur et des scènes dialoguées de sa vie avec Julie dans cette maison, après leur rencontre au cours d'un cocktail littéraire parisien. La description de celui-ci, pièce d'anthologie constituée uniquement de bribes de conversation, occupe une quarantaine de pages au coeur du livre. C'est du Beno de haut vol, qui se livre à une sorte de concentré parodique des Fruits d'or de Nathalie Sarraute, en rapportant les propos d'une micro-société observée sans indulgence à la loupe grossissante. Avec cette devinette, comme une cerise sur le gâteau: quel est le mot de onze lettres se terminant par L dont la définition est do? Dès le départ, le narrateur oscille entre le désastre et la merveille, les mégots calcinés et le souvenir des craquantes galettes saupoudrées de sucre glace de jadis. Cette maison, il l'a aimée et détestée à la fois, comme ses trop nombreux occupants, la famille et les amis de Julie: son père, sa nouvelle épouse et leur affreux chien, son frère, sa soeur et leurs conjoints, ses deux fils, leur femme ou amie et leurs enfants à tous. Bref, il y a toujours du monde à loger et nourrir, des allées et venues, des corvées domestiques et des travaux sans fin dans la maison et le jardin. (Isabelle Martin, Le Temps, mars 2003)
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 24h. 20min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 72154
Résumé:Votre meilleur ami vient de mourir, il vous a laissé en héritage deux cartons de vieux papiers : des lettres, des photographies, des carnets, et un petit mot vous invitant à vous pencher sur «tout ce fatras des jours anciens». Vous vous plongez dans ces archives: vous y retrouvez la présence lumineuse de votre ami; mais vous y découvrez aussi des secrets, des recoins d’ombre qui vous surprennent, parfois vous bouleversent, des énigmes dont vous allez fébrilement tenter de débrouiller le mystère – un étrange médaillon renfermant le portrait d’une jeune fille inconnue, une mort mystérieuse sur un quai de gare désert, un «grand secret» dont il est question – à demi-mots – dans plusieurs lettres… Chemin faisant, c’est aussi votre propre vie et celle de vos amis communs qui ressurgissent au hasard d’une page, d’une photographie, d’une confidence, d’une anecdote; des souvenirs, des épisodes de vos histoires que vous pensiez perdus à jamais dans les sables du temps. Tout un «petit monde» reprend vie sous vos yeux: vous assistez à la grande pantomime de la vie, un bal masqué qui parfois tourne à la danse macabre. Jusqu’à ce que tombe le rideau sur la réplique ultime: È finita la commedia! Merveilleuse comédie de la vie où l’ombre portée de la mort donne aux vivants un air de grandeur et de noblesse qui n’en finit pas de nous inspirer.
Lu par : Jean Frey
Durée : 1h. 23min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16910
Résumé:Ce bref monologue d'une centaine de pages évoque la relation d'un grand-père et de son petit-fils avec, comme fil conducteur, un bisse valaisan.
Lu par : Jean Frey
Durée : 3h. 4min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14057
Résumé:Descendant d'une lignée d'acrobates prestigieux, Frank Stolp, homme en rupture de famille et de domicile, est un personnage en marge comme les aime Paul Nizon. Seul et unique héritier d'une vieille tante qui a eu la drôle d'idée de mourir pendant ses vacances, il s'installe à Paris dans son appartement. De flâneries en rencontres imprévues, Stolp se laisse apprivoiser par la capitale parisienne, tente de se défaire d'un amour perdu et fait la rencontre d'une jeune femme, Carmen, avec qui il noue une relation chaotique et éphémère. Tout semble inciter Stolp au mouvement, presque à la fuite : la prose fluide et rythmée de Paul Nizon accompagne les errances et les pensées souvent impromptues de ce personnage marginal et attachant.
Lu par : Sylviane Tastavi
Durée : 1h. 59min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13435
Résumé:Très jeune, Marie-Lise connaît la douleur du départ d'une mère et le souci quotidien de vivre avec des moyens toujours plus réduits. Pourtant, si le pain est dur à gagner, il est aussi celui du coeur, dont on se nourrit chaque jour. Marie-Lise nous donne à vivre l'espoir malgré tout, sans qu'on sache pourquoi, l'espoir comme une maladie. Un roman lumineux, dont les personnages hanteront longtemps la mémoire des lecteurs.
Lu par : Eline Roess
Durée : 6h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29969
Résumé:Béa, sans travail, vit grâce à l'assistance sociale. Enfermée dans son appartement, elle ne sort que pour acheter des cigarettes et parfois de quoi manger. Au rythme de son inertie, entre les pensées obsessionnelles qui traversent son esprit déprimé, on découvre son passé, les motifs qui l'ont plongée dans cette situation et les personnes qui l'entourent. Peu à peu se révèle la vie de sa mère possessive, de ses voisins - Chloé la toxicomane qui se prostitue, Skate et Ninja deux punks à la dérive qui abritent un zoo dans leur studio, Magali la ménagère qui se retranche derrière ses deux fils, Fulvio l'ouvrier récemment séparé, les da Silva un couple de Portugais et leurs enfants qui se veulent intégrés en Suisse, la famille Djemba des Africains dont on se méfie... - ainsi que la ville où elle habite. Béa tente d'ignorer ce qui se passe autour d'elle, s'en protège, mais elle verra son inertie chamboulée par l'arrivée de Prune, une fillette qui ne parle jamais, ainsi que par Fulvio dont elle tombe un peu amoureuse, deux personnes qui lui redonneront espoir en l'existence. Malheureusement la vie, qui est rarement tendre avec les écorchés, lui rappellera que lorsqu'on a touché le fond, il est difficile de refaire surface.