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À travers tous les miroirs: état des lieux

Résumé
Première oeuvre de Ursula Priess, ce récit est d'une infinie intelligence. Juxtaposé à l'histoire d'une rencontre amoureuse à Venise, il affronte les rapports au père célèbre, aimé et souvent détesté ou incompris. L'auteur se rappelle le théâtre où elle assistait aux répétitions, sa fascination pour la mise en scène, les oeuvres complètes de Brecht reçues du père. Il s'intéressait surtout à lui-même, à la politique, aux femmes qui ont succédé à sa mère. Parmi les souvenirs viennent alors les lieux, comme l'Italie, ou les objets, comme les bijoux dont elle comprend aujourd'hui que si son père ne savait pas ce qui la parait, les perles offertes étaient un signe affectueux puisque Ingeborg Bachmann, le grand amour de Frisch après son divorce, les portait avec grâce. L'auteur : Ursula Priess, fille de Max Frisch (1911-1991), est née en 1943 à Zurich. Elle quitte la Suisse en 1966, vit en Suède, en Écosse, aujourd'hui en Allemagne. Son lieu de prédilection est Istanbul, sur lequel elle vient de publier son deuxième livre.
Durée: 3h. 59min.
Édition: Carouge-Genève, Zoé, 2011
Numéro du livre: 18322
ISBN: 9782881827006

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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 72197
Résumé:Pour Sarah, le hibou représente sa mère: un personnage haut en couleur, tout en contraste, entre drames et joie de vivre. Alors qu’elle patiente dans la salle d’attente de son médecin, inquiète pour l’enfant qu’elle porte, un flot de souvenirs la plonge dans son passé, son enfance, sa relation avec sa mère et son lent déclin. S’ouvre pour Sarah une parenthèse hors du temps, une chance à saisir, un mystère à comprendre, comme si ce parcours intérieur était la clef non seulement de la naissance de son enfant, mais de sa propre renaissance.
Lu par : Claude Fissé
Durée : 7h. 28min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Un jeune garçon s'éveille le matin de son anniversaire dans un village vigneron des années soixante. C'est un grand jour pour lui : il va entrer dans l'âge de raison. Un état qu'il attend avec impatience. On le suit pendant cette journée entre l'école, les vignes, l'église, sa famille et les gens du village. Il affronte le fait de grandir, tente de percer les allusions et les secrets des adultes, de comprendre l'univers qui l'entoure, aidé par des rencontres improbables, par le rêve de l'ailleurs et la magie de l'écrit. Autour de cette initiation se déploie toute une société rurale avec sa hiérarchie, ses règles, son idéologie, sa lutte contre une sauvagerie crainte, sa transformation rapide, ses tensions entre modernité et tradition, ses personnages typiques et antagonistes. Instituteurs, paysans, curé, sorcier détenteur de " secrets ", femmes, immigrés venus d'ailleurs, ouvriers, entrepreneurs actifs. Sur un autre plan, il y a les rêveries, les récits, le livre de leçons de choses utilisé à l'école dans lequel l'enfant voit une version idéale, compréhensible et enchanteresse du monde. Il y a, aussi, les pouvoirs de la langue. Grâce à elle, l'enfant conçoit que le monde n'est pas toujours ce qu'il semble être, qu'il est plus riche et complexe qu'il ne le paraît. Alain Bagnoud est né en 1959 à Chermignon dans les vignobles valaisans. Ancien collaborateur au Nouveau Quotidien. Actuellement, il enseigne le français à Genève. Père de quatre enfants, auteur de quatre romans. En 2005, il publie avec succès Saint Farinet.
Lu par : Eline Roess
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18444
Résumé:Que faire quand on a vingt ans, qu'on rêve de devenir artiste? Que choisir? La musique? La peinture? Ecrire? Tiraillé par les rêves et les espoirs, un jeune homme cherche sa voie. Entre la ville et sa commune natale, il passe des salles de l'université à un vernissage ou à un bal de campagne. Des aventures amoureuses imprévues et des découvertes autour de la sexualité l'attendent tout au long de cette journée d'automne rythmée par un vieux blues de Marclette Honoré. Le Blues des vocations éphémères se passe dans le début des années 80. Il est la troisième étape d'une entreprise d'autofiction, à laquelle appartiennent aussi les deux derniers livres de l'auteur, La Leçon de choses en un jour et Le Jour du dragon.
Lu par : Clélia Strambo
Durée : 6h. 2min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 32329
Résumé:Promeneur par vocation, l'œil acéré et la langue bien pendue, amoureux pour toujours d'Émilie : Lukas Zbinden est un vieux monsieur un peu loufoque et déjà fragile, plein de lucidité, de passion et de délicatesse. Il déteste l'ascenseur et préfère descendre l'escalier au bras de Kâzim, qui accomplit son service civil dans la maison de retraite ; marche après marche, il raconte sa vie au jeune « civiliste » silencieux. Qui lit ce récit ne se promènera plus comme avant: chaque pas peut devenir une promenade.
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:En 2001, le narrateur, 21 ans, fuit ses proches en catimini. Il a bien laissé une lettre qu'il déchire. Ils n'en sauront pas plus. Ni où il est, ni ce qu'il fait. Il quitte son enfance sans regrets. Il fuit Genève pour Lausanne, arguant que ses parents sauront bien faire le deuil de lui comme ils l'ont fait de son frère mort un an auparavant dans un accident de voiture. Ses errances dans la capitale vaudoise lui ouvrent les portes de tous les mondes, des plus alternatifs aux plus communs. La vie de tous les jours défile entraînant des lambeaux d'enfance, des souvenirs du frère défunt, des mots de ses parents qui résonnent encore dans sa tête. Prisonnier de lui-même, le narrateur cherche à se construire. Si le détachement est sa planche de salut, la solitude est le moyen d'y parvenir. Ainsi, le narrateur se met à regarder le monde comme un ethnologue. Les descriptions s'enchaînent, vidant le quotidien de sa substance.
Lu par : Suzanne Bettens
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 12955
Résumé:Il y a bien des raisons pour lesquelles "l'enfant cuisait dans la polenta". Un Dieu cruel le punit et parfois le dévore. Mais, à lire Aglaja Veteranyi, on en vient à se dire qu'il est peut-être mieux, là, bien au chaud, que dans le monde cruel où se déroule l'enfance évoquée dans ce récit largement autobiographique. La petite fille se projette dans ce conte, que lui racontait sa grand-mère, pour échapper au réel. Et de la marmite s'échappent aussi les bonnes odeurs de la cuisine maternelle, toute la nostalgie d'un monde perdu et idéalisé. Aglaja Veteranyi arrive en Suisse à l'âge de cinq ans, avec ses parents, des artistes de cirque qui ont fui la Roumanie de Ceausescu. Depuis l'âge de trois ans, l'enfant participe aux numéros de son père, un homme violent, incestueux - "mon père, de toute façon, il ne veut que ma soeur" - qui ment, triche et finit par disparaître. Tous les soirs, la fillette tremble pour sa mère, "la femme aux cheveux d'acier", dont la carrière se brise d'ailleurs à cause d'un accident. Aglaja, à peine adolescente, devra faire la danseuse de cabaret sous le regard jaloux de cette femme délirante, qui désire à la fois la vendre et la garder intacte... Isabelle Rüf, Le Temps, mars 2004
Durée : 5h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30329
Résumé:Par le plus grand des hasards, Lucas Wanderer récupère un carton de lettres écrites par Félix, son père, à une jeune femme dont il avait jusque-là ignoré l'existence. Hélas, les lettres de la Chère Amie, l'autre pan de cette correspondance, sont introuvables. Déchirées, brûlées ? Tout a disparu. Comment comprendre cet attachement indéfectible s'il manque un morceau du puzzle sur deux ? Que pouvaient se raconter, à longueur de feuillets, un jeune homme et une jeune fille, au début du siècle dernier ? Lucas s'acharne, déchiffre, décrypte, comble les trous noirs, renoue les fils de ce tissu mité. Il traque les indices pour reconstituer les brèves et rares rencontres qui ont jalonné une amitié si incroyable. Elle a survécu au mariage de Félix et duré plus de cinquante ans. Une enquête qui révèle au vieux fils un jeune père imprévu, amoureux des promenades en barque et des soirées dansantes, mais dont l'issue a les accents d'une tragédie grecque.
Durée : 3h. 13min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13725
Résumé:Lou est fille du fleuve. Quand elle était enfant, fascinée par ses eaux changeantes, elle venait se réfugier sur ses rives. Au seuil de l'âge adulte, elle y rencontre André, un vieil homme étrange, captivé par les bois que les flots ont façonnés. Ce roman raconte des histoires d'amour. Malgré la proximité de la mort, le lien profond qui unit Lou et André s'imposera, plus fort que la passion de Lou pour son fleuve, plus puissant que la sensualité partagée avec un garçon venu de nulle part. La nature est au centre de ce roman, le fleuve et la forêt comme un palais de soleil, les pierres que Lou collectionne, et les troncs qu'André sculpte. Une nature à laquelle ces deux êtres en rupture s'abandonnent et qui, peu à peu, les apaise. De ces pages s'élèvent, à travers la prose déliée d'Anne-Lise Thurler, une odeur d'humus, un parfum de limon et de résine de pins.
Lu par : Flory Lambelet
Durée : 2h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13565
Résumé:Kate T.-Strong est mère de quatre enfants. Le 25 novembre 1996, son fils Julien quitte accidentellement la vie à vingt et un ans. Sa douleur lui inspire ces pages, qui respirent l'authenticité en un pur chant d'amour. Ainsi, au travers de Julien disparu, se rejoignent toutes les générations : son grand-père, sa mère, ses soeurs et sa famille tout entière. Aujourd'hui, elle accompagne individuellement des jeunes en souffrance d'être, qu'elle accueille au coeur de sa maison.
Lu par : Madiana Roy
Durée : 5h. 5min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20459
Résumé:Vue du petit écran, la guerre fait écran aux émotions, aux sensations, à la torpeur vécues par les populations. Contée par un auteur tchadien et suisse, les mots ont suffisamment mûri dans sa chair et pris du recul, pour donner le frisson, donner envie de courir très vite, loin, très loin du théâtre du drame ourdi par les dictateurs et les vendeurs d'armes internationaux. Cependant on lit, même tétanisé, on lit. Car la plume de Nétonon Noël Ndjékéry est délicieuse, alerte, élégante, pleine d'humour et d'humanisme. La vie est là, habillée d'une once d'espoir, qui permet de poursuivre la route, au-delà du pire. Mots contre les maux, des nouvelles à lire et à faire lire ciselées dans l'art du récit et la majesté d'une écriture dont la justesse n'a d'égale que la justice, dont est éperdument épris l'auteur.
Lu par : Françoise Kern
Durée : 23h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 3556
Résumé:Cette vaste fresque historique déroule, selon un rythme sûr et une composition rigoureuse, la chronique d'une famille de la grande bourgeoisie zurichoise de 1912 à 1918. Porté par la générosité, le roman suggère à la Suisse un renouvellement de la pensée libérale et un rôle européen exemplaire, attaché au renoncement à la grandeur héroïque et au nationalisme, et privilégiant une démocratie fondée sur un réformisme lent, la tolérance et le dialogue.
Lu par : Michèle Quellet
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17827
Résumé:Une nuit, comme mon adjoint Rodriguez était allé rejoindre une dame, je me suis posté à la réception-bar du garage, où un ordinateur clignotait, et me suis mis à écrire une histoire, comme ça, pour voir ce que ça faisait, un oeil sur les Lamborghini et autres babioles exposées. Au retour du cavaleur, peu après l'aube, j'avais les douze premières pages de Lu Chute à l'envers. Je me sentais bien. Cela faisait un moment que cette histoire me mijotait clans le fond de la tête, et que d'autre part j'épluchais les tourniquets à bouquins du supermarché voisin. Une maison d'édition nommée Weekend, en particulier, présentait une ribambelle de petits volumes souples, aux couvertures pimpantes, deux cents pages aérées, qu'un public divers jetait souvent par deux ou trois dans son caddie, parmi les légumes et les boîtes. Les titres se renouvelaient sans cesse. Il fallait bien des gens pour les écrire, qui évidemment n'étaient pas des écrivains : des amateurs, des débutants, des refusés, des modestes, enfin des gens, quoi, pareils à mes Aînés qui mouillaient vaillamment leur kimono pour obtenir la ceinture jaune. Nom de Dieu, alors pourquoi pas moi ?