Contenu

Notes de ma cabane de moine

Résumé
Récit autrobiographique d'une limpide simplicité, « mémorial plein de fraîcheur et de sentiment que l'on pourrait comparer aux livres de l'américain Thoreau », comme l'a décrit Claudel, les Notes de ma cabane de moine, rédigées en 1212, s'ouvrent par le constat de l'universelle précarité de la vie humaine. Kamo no Chômei, fils d'un prêtre shintoiste, relate les différentes calamités auxquelles il lui a été donné d'assister - ouragan, incendies, transfert de la capitale de Kyoto à Fukuhara, famine, tremblement de terre - autant de raisons de sentir avec intensité « l'impermanence de toutes choses en ce monde et la précarité de sa propre vie ». Que faut-il donc faire pour « goûter un instant le contentement du cœur » ? Il vient à l'idée de Chômei de se construire un ermitage. Ses demeures deviennent plus modestes à mesure qu'il vieillit, jusqu'à la « toute petite bicoque », posée à même le sol, de ses dernières années. Chômei décrit l'existence qu'il y mène, fruste mais agrémentée par la contemplation des paysages, la poésie et la musique. Il possède encore quelques livres, et a emporté son biwa, une sorte de luth. Il ne cache pas les moments de tristesse, et « mouille sa manche de ses larmes » lorsqu'il entend les cris des singes alors qu'il songe à ses amis perdus. Avec une infinie modestie, il témoigne des progrès qu'il accomplit dans la voie du bouddhisme, malgré « un cœur qui reste souillé » : « J'assimile ma vie à un nuage inconsistant, je n'y accroche pas mon espoir et n'éprouve pas non plus de regret. »
Lu par : Madiana Roy
Durée: 2h. 17min.
Édition: Paris, Le Bruit du temps, 2010
Numéro du livre: 19632
ISBN: 9782358730228

Documents similaires

Durée : 3h. 44min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16713
Résumé:Un homme au passé trouble (mais que l'histoire révèle) se retrouve au sein d'une équipe chargée de construire un barrage en pleine montagne. Les travaux vont entraîner l'engloutissement d'un hameau au fond d'une vallée perdue noyée dans la brume, dont les habitants vivent en autarcie, à l'écart de toute civilisation. Yoshimura met en scène le destin d'un homme dont la seule présence - la simple altérité - parmi des ouvriers qui travaillent malgré eux à leur propre destruction, va déclencher un combat tellurique.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 5h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16513
Résumé:Une suite de petits récits, un tableau saisissant du quartier populaire d'Asakusa, à l'est de Tokyo, avec ses maisons de thé, ses prostituées, ses petits truand s, scènes de la vie au quotidien.
Lu par : Janick Quenet
Durée : 5h. 42min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 77465
Résumé:Pour Ryoko Sekiguchi, les odeurs ont la capacité de devenir des personnages, capables de provoquer un drame, délivrer un message, révéler des sentiments et raconter notre passé ou notre avenir. L’Appel des odeurs est un roman composé de plusieurs récits, un peu à la façon des Mille et une Nuits. La narratrice tient un « carnet d’odeurs », au travers d’histoires ou de contes oniriques. On ignore si ces récits ont été inventés par la narratrice, ou si elle les a «?vécus?» en voyageant dans l’espace et le temps, à la manière de l’Orlando de Virginia Wolf. Récits ancrés dans des lieux différents et des époques variées : Grenade en Espagne, Spoleto en Italie, dans un opéra à Ferrare au XVIIIe siècle, au Palais Royal à Paris sur trois siècles consécutifs, en Corse dans l'entre-deux-guerres, au Japon, à Taipei, dans une imprimerie de Téhéran au XIXe siècle, à New York et Los Angeles… Chaque odeur a un corps et un langage, une présence susceptible de bouleverser notre rapport au temps et à l’espace. Puanteurs, miasmes, ou parfums si délicats qu’il faut «?prêter le nez?» pour les remarquer. La narratrice découvre aussi l’expérience douloureuse de la perte de l’odorat, un exil du monde dont souffrent les personnes atteintes d’anosmie.
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 5h. 38min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19423
Résumé:Qui était Nishino, cet homme insouciant et farouche comme un chat, et qui comme lui s'immisçait avec naturel dans la vie des femmes dont il faisait battre le coeur trop fort ? Dix voix de femmes composent ce roman dont un homme est le centre de gravité et dont l'existence nous est progressivement révélée par celles qui l'ont tant aimé aux différentes époques de sa vie. Chacune d'elles à son tour prend la parole : elles tissent un à un les fils séparés d'une existence qui se rejoignent pour dessiner en creux le visage d'un homme plein de charme et de mystère, nonchalant, touchant, insaisissable. Et en faisant son portrait c'est elles-mêmes finalement qu'elles révèlent. Dix variations tissées de poésie, de mélancolie, de drôlerie, pour tenter de comprendre cet étrange sentiment que l'on nomme l'amour.
Durée : 6h. 57min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18592
Résumé:C'est non pas une coupe de saké mais un poisson à la main que l'on pénètre dans ce petit quartier commerçant de Tôkyô. Car c'est surtout dans la boutique du poissonnier amateur de Cocteau que se rencontre la chaleureuse communauté de gens qui l'habitent. Chacun à son tour prend la parole dans une manière de fugue à la composition surprenante, à la fois très structurée et d'apparence aussi aléatoire que le hasard qui enchevêtre ces vies les unes aux autres. De chapitre en chapitre, les fils de ces existences séparées peu à peu se rejoignent et dessinent un motif qui ne deviendra pleinement lisible qu'aux derniers accords de la fin. Il est question de solitude et de rencontres, de passions secrètes, de joies modestes mais délectables, et l'écriture ne se fait jamais plus légère que lorsqu'il s'agit d'évoquer les choses graves.
Durée : 6h. 35min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21014
Résumé:Reiko "n'entend plus la musique", autrement dit, elle est incapable d'éprouver du plaisir sexuel. Mishima, en empruntant la docte apparence de son narrateur-psychanalyste le docteur Shiomi, nous conte son histoire et nous entraîne, avec une joie non dissimulée, dans les chausse-trapes de l'univers mental de la jeune mythomane. De mensonges en coups de théâtre, dans une perspective en trompe l'œil où les situations les plus tragiques sont passées au filtre d'une subtile ironie, l'écrivain nous mène par le bout du nez, comme le fait Reiko avec son trop crédule analyste. Au dénouement, à l'instant où, la vérité s'étant dévoilée, l'on va refermer le livre, on aura aussi découvert un autre masque de Mishima : celui de l'écrivain capable de rire - surtout de ses propres obsessions - et de divertir son lecteur avec des sujets graves, et qui pour ce faire n'hésite pas à recourir à un suspense de roman policier et à un ton parodique jusque-là absent de son oeuvre.
Durée : 18h. 44min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 38926
Résumé:Une jeune fille a disparu. Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l'intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki. Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d'hôpital, apparaît le Commandeur. Le Commandeur est prêt à offrir sa vie pour que la jeune fille soit retrouvée. Il faut faire revivre la scène du tableau, le Commandeur doit être poignardé. Le narrateur lui plante un couteau dans le cœur.
Lu par : Jean Frey
Durée : 2h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17668
Résumé:Œuvre charnière, Le vent se lève (1936-1937) est aussi la transposition d'une expérience vécue. Le héros, un écrivain, accompagne sa fiancée dans un sanatorium des Alpes japonaises. Il tente de fixer dans un récit le bref bonheur qu'il connaît auprès d'elle. Après sa mort, il revient dans le village de montagne où il l'avait connue et trouve enfin l'apaisement. Sur cette mince trame s'élabore un récit d'une grande densité et à l'art très maîtrisé. Œuvre intime dédiée à la fiancée morte, cette médiattion sur la création et la mort, nourrie de Proust, de Valéry, (le titre est emprunté à un vers du « Cimetière marin ») et de Rilke, est aussi un poème très japonais du souffle.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 3h. 12min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 69054
Résumé:Anzu, céramiste, se consacre intensément à son art, surtout depuis son divorce. Elle vit avec son fils et ne souhaite pas se remarier, ayant été déçue les deux fois où elle est tombée amoureuse. C'est alors que sa soeur aînée, célibataire et séductrice impénitente, annonce qu'elle s'est fiancée. "Suzuran" est le premier volume d'un nouveau cycle romanesque d'Aki Shimazaki, qui maîtrise à la perfection la saga familiale minimaliste, le mélodrame sous euphémisme.
Lu par : Martine Moinat
Durée : 1h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14001
Résumé:Lors d'une promenade autour d'un ancien palais impérial, le sanctuaire de Minase, le narrateur rencontre un homme étrange. Est-ce un fantôme, un esprit qui hante les lieux ? Celui-ci lui offre du saké et lui raconte l'histoire de la belle O-Yû, perverse et inaccessible..
Lu par : Brigitte Bahurel
Durée : 5h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 28842
Résumé:Le personnage principal garde, dans une boîte à thé en bois laqué conservée au fond d'un placard, une petite portion des cendres de son père. Il en fera de même pour sa chienne Mélodie, répandant ses restes dans son jardin pour la rendre à la terre.
Lu par : Olivier Rumpf
Durée : 6h. 14min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20960
Résumé:La société civilisée est un champ de bataille où l'on ne voit pas le sang couler. Vous devez vous préparer à faire face. Vous devez vous préparer à tomber. Ceux qui restent debout dans la rue de la vie avec pour seul but la réussite sont tous des escrocs. Rafales d'automne occupe une place à part dans l'oeuvre de Sôseki, par la portée subversive de son propos, l'audace de son jugement moral sur son époque, qui est aussi un jugement politique. Deux jeunes gens, amis très proches depuis leurs études à l'université, font leurs premiers pas dans le monde. L'un est un esthète à la vie brillante d'un fils de famille prospère. L'autre est un aspirant romancier à la santé fragile, qui tire le diable par la queue. Leurs chemins vont croiser celui d'un professeur rebelle et excentrique, chassé pour insoumission à l'autorité de tous ses postes en province et décidé à faire entendre sa voix à Tôkyô. Et le vent qui se lève, ces rafales coupantes de l'équinoxe d'automne, sera celui de la révolte du savant, de l'homme de bien, face à la nouvelle société soumise aux puissances de l'argent qui s'installe en ce début de vingtième siècle au Japon. Une révolte que Sôseki défend avec cette passion teintée d'ironie qui le caractérise.