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L'étang

Résumé
Une femme qui se sent vieillir vit un moment poétique loin de chez elle, devant un étang, avec un prince charmant qui lui serre fugacement le bras. Une autre dame qui visite le Machu Picchu est prise de coliques et savoure le luxe et l’ordre des toilettes pour touristes. Une étudiante ment à son professeur. Un frère se réconcilie avec son jumeau qui a tout réussi. Un jeune homme voit pour la première fois un cadavre.
Genre littéraire: Nouvelle
Durée: 3h. 43min.
Édition: Genève, Metropolis, 2009
Numéro du livre: 66261
ISBN: 9782883401853

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Résumé:" Un soir, après le repas, j'allai encore en hâte au bord du lac drapé de je ne sais plus très bien quelle mélancolie pluvieuse et sombre. Je m'assis sur un banc sous les branches dégagées d'un saule et ainsi, m'abandonnant à des pensées vagues, je voulus m'imaginer que je n'étais nulle part, une philosophie qui me procura un bien-être étrange et délicieux. L'image de la tristesse sur le lac, sous la pluie, était magnifique. Dans son eau chaude et grise tombait une pluie minutieuse et pour ainsi dire prudente. Mon vieux père avec ses cheveux blancs m'apparut en pensées, ce qui fit de moi un enfant timide et insignifiant, et le portrait de ma mère se mêla au doux et paisible murmure et à la caresse des vagues. Avec l'étendue du lac qui me regardait comme je le faisais moi-même, je découvris l'enfance qui me considérait elle aussi, comme avec de beaux yeux limpides et bons..."
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Résumé:"À la fin de l’été, j’ai repris le travail et mes habitudes. Chaque jour, à peine rentrée, je m’allonge, je sombre lentement dans le sommeil. Les liens qui unissent les différentes parties de mon corps paraissent se défaire. Ma main n’est plus, par le bras, rattachée au reste du corps. Bientôt, il ne reste plus que quelques points d’appui tièdes et disséminés dans le noir du lit, mais je ne me souviens pas du lit. Mes pensées se disloquent aussi, comme une porte dont les deux battants bâilleraient de plus en plus, liés qu’ils sont de manière lâche par un fil rouge entrecroisé dont le nœud peu à peu se défait."
Lu par :
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