Les miettes
Résumé
Fille d’immigrés italiens et petite-fille d’un partisan de Mussolini, Adelina naît à Zurich dans les années 50. Elle a dix-huit ans lorsque, à la mort de son père, elle hérite de ses dettes. Forcée d’interrompre son apprentissage pour entrer à l’usine, elle rencontre Toto, un saisonnier italien dont elle tombe amoureuse. Mais peu après la naissance de leur fille, Toto disparaît. En ce début des années 70, dans une Suisse que l’essor économique rend impitoyable, Adelina n’a pas le choix : elle va devoir faire confiance à des hommes qui ne veulent pas tous son bien. En racontant tambour battant la vie quotidienne de son héroïne – cette mère célibataire, précaire et épuisée, mais qui ne se résigne pas –, Lukas Bärfuss brosse une redoutable fresque de la société libérale et signe un grand roman sur l’injustice et la dépossession
Lu par :
André Cortessis
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature suisse
/
Roman SOCIAL
Durée:
5h. 53min.
Édition:
Genève, Ed. Zoé, 2026
Numéro du livre:
80552
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782889075478
Documents similaires
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 4h. 45min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 34887
Résumé:Voici le récit d’un destin, celui d’un homme qui a choisi de se suicider. Et d’une enquête, celle du narrateur qui cherche à savoir pour quelles raisons son frère, sur lequel il sait si peu de choses, a décidé d’arrêter de vivre. Il se retrouve confronté à un important silence, à un sujet qui semble comme dissimulé derrière une immense paroi. Pour contourner cette muraille, l’enquêteur dévide l’un des rares fils qui le rattachaient au défunt : pourquoi son frère était-il surnommé Koala ? Armé d’une implacable volonté de savoir, il suit jusqu’au bout cette piste. En rapprochant l’histoire personnelle de son frère et celle, tragique et haletante, de l’animal australien voué à l’extinction, Bärfuss livre une histoire naturelle sur les rapports de l’homme à ses congénères et à son environnement. Un roman de la violence, envers soi-même ou autrui.
Lu par : Michel Zendali
Durée : 3h. 12min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 36880
Résumé:Hagard raconte une perte de contrôle subite et totale. Philip, promoteur immobilier, la quarantaine, se met à suivre une femme inconnue qui porte des ballerines bleu prune. En trente-six heures, il sacrifie à sa poursuite ses rendez-vous, ses voyages, son assistante, sa voiture et son enfant. Philip emporte à sa suite le narrateur, omniscient mais incapable de percer l’intime motivation de son personnage : la curiosité ou le désir suffisent-ils pour couper un homme du monde réel ? Cette fuite en avant donne l’occasion à Bärfuss de poser son regard acéré sur les travers de notre société contemporaine. Quant au lecteur, il est happé par le rythme insufflé à ce roman haletant.
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 2h. 50min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 76823
Résumé:A la mort de son père, il y a vingt-cinq ans, Lukas Bärfuss refuse l'héritage, constitué essentiellement de dettes. Il ne garde qu'un carton, rempli d'une triste paperasse. Quand, à la faveur d'un grand rangement, il l'ouvre et passe en revue ce qu'il contient, c'est toute son enfance précaire qui défile. A la lumière de la Bible, Darwin, Claude Lévi-Strauss ou Martine Segalen, l'écrivain décortique les notions de famille et d'origine, ces obsessions dangereuses de notre civilisation. Il en profite pour évoquer les "biens jacents" , ces biens sans propriétaires que sont les océans, les animaux sauvages, et surtout les déchets. Dans cet essai qui est sans doute son livre le plus personnel, Lukas Bärfuss démontre une fois encore son esprit critique acéré.
Lu par : Marianne Pernet
Durée : 3h. 59min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 70182
Résumé:Un jeune squatteur, Elias, rencontre un "homme de la forêt" , l'énigmantique Kahru, avec qui il se lie rapidement d'amitié. Elias s'aproche avec fascination et crainte de la limite sociale que constitue la marginalité de cet homme qui vit retiré dans les bois, loin du monde turbulent de notre société. Si le bagage étoffé du sociologue est présent à chaque ligne, la profondeur poétique donne à ce récit de fiction une dimension à la fois épique et humaine.
Lu par : Jacques-André Schneider
Durée : 5h. 34min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 71963
Résumé:On l'appelle la "génération Y " - why generation - et elle est en quête. Une quête de sens acharnée, foisonnante, parfois maladroite. Ce roman est l'histoire de cette quête à travers César, 30 ans. César a trente ans. Community manager chez Philip Morris à Lausanne, il est un jeune urbain hyperconnecté dont la langue est le franglais et la règle de vie une artificialité quasi revendiquée. Un soir, en rentrant chez lui, il découvre son immeuble en flammes. Tout part en fumée, y compris ses certitudes lorsqu'il se rend compte qu'il est incapable de visualiser le visage de sa voisine, une vieille dame qui a péri dans l'incendie. Le sentant très affecté, sa direction lui offre un week-end de détox à la montagne : deux jours dans un chalet isolé sans aucune connexion, pour faire de lui un new man. L'expérience s'avère temporairement profitable. Mais quelques jours après son retour, César part en vrille au point de frapper un de ses collègues. Il comprend qu'il est temps d'agir. C'est le début d'une quête, celle d'un paradis aux contours un peu flous, d'un " angle mort " qu'il va chercher dans des expériences extrêmes : la solitude, le froid, le sauvage, les îles dites désertes. Drôle, émouvant, actuel, ce troisième roman est surtout intelligent et d'une profondeur philosophique, on y rencontre au détour de situations comiques de grands penseurs tels que Nietzsche ou Héraclite et l'indispensable écrivain de la nature Henri David Thoreau.
Lu par : Michel Zendali
Durée : 6h. 9min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 38882
Résumé:« J’ai dribblé les décorations de Noël installées le long du trottoir, poussé la porte du café des Arts. J’ai déchiré la cellophane du paquet neuf, entamé une première cigarette. C’est peut-être ça le secret de l’endurance : l’habitude. » On m’a posé la question du titre : pourquoi Banana Spleen ? Il fait moins allusion à un dessert qu’à une fameuse pochette de disque du Velvet Underground, créée par Wahrol en 67. C’est le point de départ : un spleen mâtiné de culture pop. L’amour, le désir, la pulsion de mort, la chute, la résilience. Autant d’écueils et de grandeurs dans le parcours d’André Pastrella confronté à une société normée, intransigeante, consommatrice au point d’en absorber l’individu. Restent l’homme et ses passions, sa nécessité de se confronter au réel. Maladroitement, ingénument, aveuglément. Je n’aime pas les adverbes, alors voici un récit de vie sur la soif d’exister.
Lu par : Caroline de Rham
Durée : 5h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 79184
Résumé:De la chaîne du Jura à Uranium City dans la forêt boréale, trois promenades à la fois proches et lointaines aux allures d’investigation. Les histoires défilent mais sont toutes étrangement contenues par la même dorsale : un massif de calcaires. Une montagne grignotée par une carrière, des squats transformés en immeubles au béton clinquant, une ville dévastée par l’exploitation minière sont autant de lieux explorés par l’écrivain Antoine Rubin, qui interroge notre lien à la terre, nos façons de faire société au milieu de paysages abîmés. Avec une narration poétique et photographique, il capte des tentatives de vies collectives ainsi que des instantanés aux prises avec la mémoire et l’oubli. Comment habiter un monde, dès lors qu’il semble promis aux ruines ?
Lu par : Christian Chevrolet
Durée : 3h. 25min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 79153
Résumé:Neuchâtel, du côté du port. Christophe et Estelle se donnent rendez-vous au restaurant. Christophe fête son quarante-huitième anniversaire ; Estelle est sa femme. Chacun, par sa propre voie, escompte le bonheur. Tandis que l’automne engourdit ruelles et quartiers, une interrogation demeure : et maintenant, qu’allons-nous faire ? Dans ce roman aux allures de pièce en quatre actes, Julien Sansonnens met en scène deux vies ordinaires et peint les métamorphoses de sa ville natale, à l’aube du nouveau millénaire.
Lu par : Jean-Philippe Deschamps
Durée : 12h. 38min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 78194
Résumé:Une saga qui se déroule sur deux continents et trois générations. Deux voix alternent pour raconter tour à tour l’histoire familiale de Ray à New York et celle d’Elena dans le delta du Danube, en Roumanie. Un hymne fulgurant à la grandeur de la vie et un voyage inoubliable?!
Lu par : Gilbert Wursten
Durée : 4h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 78176
Résumé:Vie de carton ou la fable du déménageur suit l'existence précaire d'un individu qui tente, tant bien que mal, d'avoir une vie stable. On y rencontre les marginaux, dans un décor qui n'exagère aucun relief, sinon par humour, sans posture d'écrivain. Un réalisme touchant de simples vérités. Le narrateur croit en la possibilité de vivre sans aide extérieure. Il tente tout : bitcoins, déménagement, pêche, plantation... Un " qui veut peutA " qui renvoie à la force du vouloir d'une génération milleniale qui tente encore de croire au pouvoir de soi face aux inégalités criantes et systémiques. On y lit aussi la difficulté d'être père, en marge des modèles normatifs. Sans revendiquer quoi que ce soit, la marge se fait humaine dans l'écriture brute, belle et saillante de José Gsell.
Lu par : André Cortessis
Durée : 5h. 11min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 70989
Résumé:La vie d’Aris Gatineaux a été forgée par la pauvreté et la condescendance des nantis, c’est naturellement qu’il est devenu illégaliste, clandestin de la lutte armée et terroriste paisible. Chacune de ses actions de guérilla urbaine, chacune de ses paroles militantes, chaque mensonge pour le besoin de la cause révolutionnaire l’arrachent un peu plus à son père, à sa mère, à ses amours, aujourd’hui en friche. La cellule du Chat Noir est la matrice d’Action Illégaliste. Cinq amis d’enfance ont mis le mouvement en branle avant qu’il ne s’essaime. Ils voulaient, disperser leurs idées comme le vent disperse les graines. Leur amitié a été une évidence dès l’école enfantine. Ils étaient bringuebalants, c’est pourquoi ils se sont tant aimés. Ils appellent ça, « la liberté du vertige » en guerre contre un système qui a comme vocation l’anéantissement de la planète, la mort lente des exploités, la mort violente des révoltés. Chargé d’éliminer le PDG d’une multinationale d’agrochimie, confronté à sa nature profonde, Aris questionne l’assassinat.
Lu par : Gilbert Wursten
Durée : 3h. 45min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 78790
Résumé:Jana, une enfant libre et indocile, court les pâturages, s’allonge dans les fourmilières et voudrait vivre dans la forêt. Elle inquiète ses parents et suscite l’émerveillement d’Ivo, son demi-frère, qui fait de son mieux pour la protéger. Dans la petite ville des montagnes jurassiennes où vit la famille, des centaines d’ouvrières et d’ouvriers assemblent des caméras et boîtes à musique vendues partout dans le monde. Mais à la fin des années soixante, cette industrie de fine mécanique décline, et Jana, adolescente, est enfermée. Implacable, la société menace de broyer celle qui refuse d’en être un rouage. Pour évoquer une page sombre et méconnue de l’histoire suisse, Roland Buti met en scène des personnages hauts en couleur, malmenés par l’existence, auxquels il donne vie par son écriture sensuelle et malicieuse.