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Le syndrome de la dictature

Quatrième de couverture
Après le retour à un pouvoir autoritaire en Égypte et l’écriture du roman J’ai couru vers le Nil, consacré aux acteurs de la révolution égyptienne, Alaa El Aswany s’est livré à une réflexion fouillée sur la dictature, qu’il nous expose ici. Inlassable chroniqueur et militant de la cause démocratique, fervent pédagogue, il conduit une analyse clinique de la dictature, tant comme système idéologique que comme réalité persistante et insoutenable pour de nombreux peuples. Il ne s’agit pas d’une autopsie de la démocratie, mais bel et bien de la radiographie d’un mal récurrent à la fois dans notre histoire et dans notre monde contemporain. En neuf chapitres, étayés par de nombreux faits et anecdotes historiques, il étudie le syndrome, ses causes, ses symptômes, sa propagation, la prévention possible. Concret, précis, volontiers provocateur, toujours libre, l’auteur, qui s’attaque aux racines du mal, et rappelle ce faisant que la dictature est loin d’être l’apanage des pays arabes, délivre également un message d’espoir, professant sa confiance en l’humanité. Et fait, en filigrane, une nouvelle déclaration d’amour à son pays, l’Égypte, et à ses compatriotes.
Durée: 5h. 46min.
Édition: Arles (Bouches-du-Rhône), Actes Sud, 2020
N° de notice: 69339
ISBN: 9782330137014
CDU: 300

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Quatrième de couverture:L'auteur retrace l'histoire de la télévision en Espagne depuis les premières diffusions, au cours de l'année 1956. Apparu dans un pays plongé dans la dictature franquiste, ce média a été un témoin et un acteur de la transition démocratique puis de la consolidation des nouvelles institutions, accompagnant l'émergence d'une culture globale et le développement d'un imaginaire collectif.

La polygamie, pourquoi pas ?

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Quatrième de couverture:Pourquoi est-il devenu aujourd'hui impossible de prononcer le mot polygamie sans qu'aussitôt le débat s'enflamme? La polygamie serait à éradiquer, comme un fléau, si l'on écoute certains politiques. En 2010, Brice Hortefeux avait proposé de faire de "la polygamie de fait" un délit pour les personnes naturalisées, puni de la déchéance de la nationalité, installant une nationalité française à deux niveaux, puisque les Français d'origine qui la pratiquent parfois aussi n'auraient pas été concernés par ce "crime". La proposition fut abandonnée, on en fut quitte pour le ridicule. Pourquoi donc cet acharnement contre la polygamie? Parce qu'il n'y a plus aucune once de réflexion censée sur la place publique concernant ce sujet. Ce ne sont qu'amalgames et a priori, ressassements et attaques aveugles. C'est à qui s'indignera le plus vite et le plus fort. La polygamie serait la mère de tous les vices, et la monogamie le garant de l'ordre moral et le fondement de notre société... C'est un fantasme qu'il est temps de dénoncer.
De:Eco, Umberto Lu par:Jacques Zurlinden
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