Dire la Suisse avec (im)pertinence: 111 chroniques parues dans "Le Temps"
Résumé
Observatrice de la vie politique, sociétale et économique, Marie-Hélène Miauton a réuni dans ce livre un choix de chroniques parues dans Le Temps depuis 1999. Ces textes acérés, facétieux, poétiques parfois, dessinent le portrait rafraîchissant d’une Suisse originale et attachante. La première partie, consacrée à la politique, offre un regard sans concession sur les évènements de ces dernières années. La seconde partie met en lumière l’évolution de la société helvétique en ce début du XXIe siècle, à travers les traditions et la culture, les relations entre les hommes et les femmes, les mœurs ou la spiritualité. Ces 111 chroniques peuvent se parcourir par petites touches, mais de nombreux amateurs les dévoreront d’une traite, tant la plume est vive et la pensée cohérente.
Lu par :
Danielle Schwartz
Genre littéraire:
Essai/chronique/langage
Mots-clés:
Actualité
/
Littérature suisse
/
Essai
Durée:
7h. 46min.
Édition:
Lausanne, Favre, 2017
Numéro du livre:
36407
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782828916657
CDU:
949.4
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Lu par : André Cortessis
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Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 33354
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Lu par : Martine Nicollerat
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Résumé:Un politicien bien ancré à droite me disait l’autre jour, entre condescendance et ironie: «Toi dont les convictions n’ont pas changé depuis notre jeunesse, tu n’en as pas marre d’être éternellement dans le camp des perdants? N’as-tu pas le sentiment de t’être trompé toute ta vie? » Sur le moment, je n’ai pas su quoi rétorquer. À la réflexion, voici ce que j’aurais dû répondre: «La première fois que j’ai manifesté, c’était pour marquer mon opposition à l’intervention américaine au Viêtnam. Tu nous traitais de gauchistes, d’ennemis de l’Occident et de la démocratie. Oserais-tu maintenant soutenir que cette guerre n’était pas une saloperie, inutile et cruelle? Entre nous: j’avais raison. Je me souviens d’un samedi à Kaiseraugst, là où tu voulais implanter une centrale nucléaire, indispensable au pays! Nous étions des milliers à dire non. Tu nous accusais de vouloir mettre à bas l’économie, nous étions de mauvais Suisses, des traîtres à la Patrie! Kaiseraugst ne s’est pas construite. Pourtant le pays n’est pas ruiné. J’avais raison. J’ai témoigné plus tard au procès d’un objecteur de conscience. Pour toi, ces idéalistes préparaient le lit des hordes barbares venues de l’Est, et s’apprêtaient à livrer nos femmes aux violeurs de toutes sortes. Maintenant, l’objection de conscience est admise, les convictions différentes respectées. Désolé mais, là aussi, j’avais raison… …La dernière fois que j’ai rejoint des protestataires, c’était pour suivre un cours de fauchage, pour être prêt au cas où Monsanto et toi-même parveniez à imposer les OGM dans nos champs. Il est un peu tôt pour juger, mais je crois hélas que le temps dira que j’ai eu raison. Cela dit, mon vieux, si tu as besoin de conseils, n’hésite pas à me rappeler!» Michel Bühler