Petite histoire de la langue française: le chagrin du cancre
Résumé
Aujourd'hui, dit-on, la déficience de l'orthographe, l'invasion de l'anglais, l'appauvrissement du vocabulaire menaceraient notre langue de faillite. Moins précise, plus relâchée, elle perdrait sa légendaire aptitude à la clarté et sa prétention à traduire l'universel : le bon usage se meurt, le respect n'est plus, le cancre se rebiffe et fait école, la décadence est à nos portes... Mais, nous rappelle Karin Ueltschi, notre prestigieux français, jouissant certes d'un rayonnement inégalé durant l'âge classique, parlé dans les cours royales et source d'une brillante littérature, n'a jamais cessé d'engendrer inquiétudes et polémiques, et constamment, les disputes du clerc et du jongleur, du savant et du peuple, des anciens et des Modernes ont resurgi au gré des modes et des générations qui se sont succédé durant des siècles. Dans ce vibrant plaidoyer pour nos humanités, Karin Ueltschi veut aussi affirmer sa foi en la jeunesse, en dépit de ses lacunes souvent irritantes, de ses tournures fautives, de ses détournements ludiques. De la timide émergence du françois jusqu'à nos jours, son ouvrage retrace magistralement cette longue histoire émaillée de conflits et de crises, signes manifestes de la relation passionnelle que nous entretenons depuis toujours avec notre belle langue.
Lu par :
Daniel Martin
Genre littéraire:
Essai/chronique/langage
Durée:
11h. 43min.
Édition:
Paris, Imago, 2015
Numéro du livre:
30786
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782849528211
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Résumé:«Ce livre raconte une rencontre, annoncée, tout au long de la vie, par divers signes énigmatiques. Le plus explicite m’est venu de mon professeur de troisième, Renée Guilloux. À ses élèves adolescentes elle recommandait chaleureusement la fréquentation d’une romancière anglaise, George Eliot, et de ses héroïnes. J’ai mis longtemps à transformer ce conseil en livre. Celui-ci n’est pas une biographie. Mais une promenade dans la forêt des romans, en compagnie d’une femme supérieurement intelligente, assez brave aussi pour affronter, dans la société victorienne, l’ostracisme social que lui vaut sa liberté de mœurs et d’esprit. En gardant, présente à la mémoire, celle qui avait emprunté des chemins parallèles : une George encore, Sand, à laquelle Eliot vouait une affection passionnée. Ce voyage buissonnier m’a réservé la surprise de retrouver les questions qui font toujours le vif de nos débats du jour : Que dit la morale dans un monde déserté par l’intervention divine? Comment, entre appartenances et liberté, se construit une identité? Et peut-on, quand on est une femme, à la fois revendiquer l’égalité et chérir la dissemblance? Ce sont de grandes interrogations. La merveille est qu’en cheminant avec l’autre George, elles n’ont plus rien d’intimidant. Elles portent des noms, elles ont des visages. Elles font entendre des voix, et celles-ci, toutes discordantes qu’elles puissent être, aident à mieux déchiffrer la vie.»