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Titus n'aimait pas Bérénice

Résumé
Quand on parle d'amour en France, Racine arrive toujours dans la conversation, à un moment ou à un autre, surtout quand il est question de chagrin, d'abandon. On ne cite pas Corneille, on cite Racine. Les gens déclament ses vers même sans les comprendre pour vous signifier une empathie, une émotion commune, une langue qui vous rapproche. Racine, c'est à la fois le patrimoine, mais quand on l'écoute bien, quand on s'y penche, c'est aussi du mystère, beaucoup de mystère. Autour de ce marbre classique et blanc, des ombres rôdent. Alors Nathalie Azoulai a eu envie d'aller y voir de plus près. Elle a imaginé un chagrin d'amour contemporain, Titus et Bérénice aujourd'hui, avec une Bérénice quittée, abandonnée, qui cherche à adoucir sa peine en remontant à la source, la Bérénice de Racine, et au-delà, Racine lui-même, sa vie, ses contradictions, sa langue. La Bérénice de Nathalie Azoulai veut comprendre comment un homme de sa condition, dans son siècle, coincé entre Port-Royal et Versailles, entre le rigorisme janséniste et le faste de Louis XIV, a réussi à écrire des vers aussi justes et puissants sur la passion amoureuse, principalement du point de vue féminin. En un mot, elle ne cesse de se demander comment un homme comme lui peut avoir écrit des choses comme ça. C'est l'intention de ce roman où l'auteur a tout de même pris certaines libertés avec l'exactitude historique et biographique pour pouvoir raconter une histoire qui n'existe nulle part déjà consignée, à savoir celle d'une langue, d'un imaginaire, d'une topographie intime. Il ne reste que peu d'écrits de Racine, quelques lettres à son fils, à Boileau mais rien qui relate ses tiraillements intimes. On dit que le reste a été brûlé. Ce roman passe certes par les faits et les dates mais ce ne sont que des portes, comme dans un slalom, entre lesquelles, on glane, on imagine, on écrit et qu'on bouscule sans pénalités.
Lu par : Madiana Roy
Durée: 8h. 49min.
Édition: Paris, POL, 2015
Numéro du livre: 30745
ISBN: 9782818036204

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Résumé:"Je suis une femme normale, une femme comme on en croise tous les jours et qu'on remarque... ou pas!" a-t-elle décrété. Sincère ou faussement modeste? En tout cas, cette femme normale ne fait pas l'unanimité. Ses amis, ses parents ou ses médecins affirment la connaître sur le bout des doigts, mieux que personne et comme s'ils l'avaient faite, mais ils se contredisent souvent. Son premier mari, par exemple, voit en elle une femme frigide, au contraire de son amant qui n'a droit de l'aimer que dans les toilettes des cafés chics. Son esthéticienne, elle, est persuadée que cette femme normale vit avec un détraqué sexuel. "Si elle veut que son pubis soit totalement épilé, c'est que son homme est un type qui aurait pu finir devant les sorties d'école!" Pas bête l'esthéticienne... Forcément sublime pour son fils, envieuse selon sa soeur, insignifiante aux yeux de son banquier, l'identité de cette femme normale se construit et se déconstruit à travers les témoignages, pas toujours très tendres, de sa famille, de ses élus, ou de ses intimes. Ils dessinent ainsi le portrait confus mais attachant d'une citadine de trente-quatre ans, travaillant dans la publicité et exerçant une activité émotionnelle relativement normale.
Lu par : Noëlle Baticle
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Résumé:Entre dérision et nostalgie, cette chronique sociale et familiale est avant tout la radiographie d’une époque. Celle des années 70, période d’insouciance qu’Anthony Palou évoque à travers l’essor et le déclin d’une "dynastie fruitière", qui a fui l’Espagne franquiste pour faire fortune en France avec sa soupe catalane. Sur un ton à la fois drôle et lucide, l’auteur de Camille, prix Décembre, exprime avec tendresse la pudeur des déclassés, la fin des illusions et l’apprentissage de la mélancolie.