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Lettres neuchâteloises ; suivi de Trois femmes

Résumé
La publication des Lettres neuchâteloises, en 1784, fit scandale. Voilà un petit chef-d'œuvre qui entrelace subtilement un roman d'amour de la bonne société et les mésaventures d'une fille du peuple venue se brûler à la ville, qui fait voisiner la langue de l'élite avec un parler régional, et dont l'auteur est une étrangère, une Hollandaise de haut lignage mariée à un Suisse, douée d'un caractère indépendant et d'une verve caustique. On fut révolté de voir dépeindre sous la plume du héros, un Allemand, la minuscule société mondaine de la ville, avec sa médiocrité intellectuelle et ses petites mesquineries. Le choix antiromanesque des personnages, pris dans les classes inférieures et dans le monde du travail, fit aussitôt condamner cette littérature comme décadente. C'est qu'Isabelle de Charrière opérait une petite révolution littéraire, qui prend aujourd'hui toute sa signification. A la différence de ses illustres contemporains, Prévost, Rousseau, Laclos ou Restif, elle concevait le roman comme une chronique spirituelle de la vie quotidienne, qui se moque des conventions littéraires et tire d'un matériau ordinaire toute la beauté et la signification de l'œuvre d'art.
Durée: 6h. 52min.
Édition: Lausanne, Bibliothèque romande, 1971
Numéro du livre: 29735
Collection(s): Bibliothèque romande
CDU: 846

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Durée : 6h. 25min.
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Lu par : Agnès Baron
Durée : 16h. 14min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 72212
Résumé:Raconte l'épopée d'une famille princière de 1555 à 1850, d'Emmanuel-Philibert, chef de guerre sous les ordres de Charles-Quint, qui reconstitua l'unité territoriale de la Savoie, à Victor-Amédée III. Ecrite entre 1852 et 1856, alors que l'auteur était en exil, l'oeuvre fut oubliée et redécouverte seulement en 1985.
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Résumé:"Le Dit du Genji", ce grand classique de la littérature universelle dont Borges disait qu'il n'a jamais été égalé, fut écrit au début du onzième siècle par dame Murasaki, une aristocrate qui vécut à la cour impériale de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto). Cependant, écrit René Sieffert qui a travaillé à sa traduction près de vingt ans, "pas un instant je n'ai eu le sentiment d'un véritable dépaysement, ni dans le temps ni dans l'espace, mais au contraire me hantait l'impression constante d'être engagé dans une aventure mentale étonnamment moderne. Il m'a semblé découvrir des situations, des analyses, des dialogues qui pouvaient avoir été imaginés hier, si ce n'est demain." Ce "roman-fleuve", qui retrace le destin politique et la riche vie amoureuse d'un prince, le Genji, vaut autant par la vigueur de la narration que par l'évocation d'un climat, une atmosphère, un état d'âme, les accords d'une cithare ou le parfum d'un prunier en fleur - illustration parfaite de l'impermanence de ce monde et de la vanité ultime de toute entreprise humaine.