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L'aveu de toi à moi

Résumé
Un même homme peut-il avoir été tour à tour militant du Front populaire et pétainiste ? Résistant puis engagé volontaire dans la Waffen-SS ? Rubi avait été cet homme-là. En garnison à Prague, à une Tchèque qui s'étonnait de voir un Français parader en uniforme nazi, il répliqua: "Madame, je me déshonore!" Il avait vingt ans. Quel mal secret l'a poussé à retourner ainsi sa veste, à se renier sans cesse ? La haine de soi? La haine des Juifs? C'est que l'Histoire, dans ses aberrations, tend trop de pièges aux hommes pour qu'ils puissent tous les éviter. Que pèse l'individu quand souffle la tempête des événements collectifs ? Rubi a existé, je l'ai connu quand je sortais de l'adolescence, je l'ai écouté et interrogé sans relâche. Mais le mystère de ce "roman" réside peut-être dans cette question: pourquoi ai-je voulu à tout prix le comprendre ? Du moins y aurai-je appris que l'histoire vécue est toujours plus complexe que ce que les idéologies, rétrospectivement, nous en disent.

Pas disponible en CD.

Durée: 7h. 42min.
Édition: Paris, Fayard, 2009
Numéro du livre: 24570
ISBN: 9782213634333

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Résumé:Vous qui entrez ici, laissez toute espérance. Ce livre est une autopsie : celle de nos sociétés saisies par la barbarie. En 2006, après des mois de coups tordus et d'opérations avortées, une petite bande de banlieue enlève un jeune homme. La rançon exigée ne correspond en rien au milieu plutôt modeste dont ce dernier est issu. Mais le choix de ses agresseurs s'est porté sur lui parce que, en tant que Juif, il est supposé riche. Séquestré vingt-quatre jours, soumis à des brutalités, il est finalement assassiné. Les auteurs de ce forfait sont chômeurs, livreurs de pizzas, lycéens, délinquants. Certains ont des enfants, d'autres sont encore mineurs. Mais la bande est soudée par cette obsession morbide : Tout, tout de suite. Morgan Sportès a reconstitué pièce par pièce leur acte de démence. Sans s'autoriser le moindre jugement, il s'attache à restituer leurs dialogues confondants d'inconscience, à retracer leur parcours de fast-foods en cybercafés, de la cave glaciale où ils retiennent leur otage aux cabines téléphoniques d'où ils vocifèrent leurs menaces, dans une guerre psychologique avec la famille de la victime au désespoir et des policiers que cette affaire, devenue hautement ´ politique, met sur les dents. Indigence intellectuelle et morale au milieu de l'indigence architecturale et culturelle : il n'y a pas de mot pour décrire l'effroyable vide que la société a laissé se creuser en son sein, et qui menace de l'aspirer tout entière. Pas de mot. Il fallait un roman. Il y a vingt ans, Morgan Sportès signait L'appât, roman dont l'adaptation au cinéma par Bertrand Tavernier reçut l'Ours d'or à Berlin.
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Résumé:Bienvenue à Town Park, le centre historique d'une capitale de la vieille Europe ! Monuments, rues médiévales, jardins et immeubles, tout a été racheté par la Compagnie, un groupe de loisirs. Les touristes affluent. Les habitants vivent au milieu d'une fête permanente. En échange de certains avantages, ils doivent porter des costumes d'époque : peintres impressionnistes, belles dames du temps jadis... Longtemps réfractaire à la privatisation de sa ville, le héros de La Cité heureuse a pourtant fini, comme les autres, par céder aux sirènes du changement. Figurant résigné du spectacle touristique, il écrit des scénarios pour la télévision et mène une existence tranquille à Town Park. Mais son bonheur est fragile. Dans sa vie comme dans sa ville, tout commence à se déliter. Après La Petite Fille et la cigarette, traduit dans de nombreux pays, Benoît Duteurtre nous offre une fable grinçante et visionnaire. Ce roman, riche en histoires finement articulées, emploie l'arme du rire face à la folie d'un monde (en tout point semblable au nôtre) où son narrateur aimerait trouver un peu de sens.
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Lu par : Bertrand Baumann
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Résumé:Le narrateur, Français exilé au Japon, observe un jardin, celui de Madame Oda, qu’elle ouvre volontiers a` ceux qui s’y intéressent et à ses amis «artistes». Elle-même est entièrement tournée vers ce jardin qu’elle façonne un peu comme on élève un enfant, en lui donnant les impulsions nécessaires pour grandir, puis en lui faisant confiance. Tout est retenue et plaisir dans ce texte où l’on glisse (car il semble que l’écriture nous guide en douceur) dans l’atmosphe`re de ce jardin japonais et de ses occupants, où «sous des aspects parfois anecdotiques, parmi les plaisanteries et les rires, [...] nous parlions de choses essentielles. »
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Germain a tout pour lui : timide, spécialiste de musiques obscures que personne ne connaît, grand amateur de concerts, bègue flanqué de l'orthophoniste la moins efficace de Paris, amoureux transi de cette même effroyable orthophoniste. Pour surmonter tant de handicaps, une seule oasis : le métro. Mieux que ses séances d'orthophonie hebdomadaires, le réseau souterrain (ses couloirs, ses quais pittoresques, ses charmants autochtones) se transforme pour lui en véritable exutoire. Le voilà super héros, redresseur de torts, justicier des temps modernes. C'est au hasard d'un trajet qu'il croise une fille aussi douée que lui pour faire trébucher les passagers. Ainsi donc, il n'est pas le seul ! Sont-ils nombreux à pratiquer ? Se pourrait-il qu'il existe des bandes organisées ? Mais dans le métro comme sur un ring, on ne peut pas bousculer les autres sans risquer de prendre des coups.
Lu par : François Goy
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Résumé:Un prêtre à l'allure de brave curé de campagne, qui hante le faubourg Saint-Germain, fréquente les salons aristocratiques où Proust rêvait d'être reçu, sert de directeur de conscience aux grands de ce monde, intime ami d'écrivains, d'artistes, de poètes prêts à se confier à lui d'autant plus volontiers qu'il comprend tout, excuse tout et pardonne tout : l'abbé Mugnier est, en son temps, aussi connu que Boni de Castellane et, comme lui, sert de modèle aussi bien à des romanciers qu'à des peintres et des caricaturistes. Abbé moderniste et pourtant d'Ancien Régime, épris de liberté, partisan de la messe en français, il est libéral au point d'inquiéter sa hiérarchie avec laquelle il a de douloureux conflits, avant de conquérir son indépendance et d'exercer son ministère à sa façon. Célèbre pour avoir ramené à Dieu Huysmans et bien d'autres, il devient leur familier, apprécié de Proust et de Valéry, de Cocteau et de Paul Morand dont il esquisse les portraits, recueille les mots et note les réactions au fil de ce fameux Journal qui lui assurera dans le monde des lettres la place qu'il ambitionnait depuis sa jeunesse. Grâce à la communication d'archives privées, de correspondances inédites et de la partie non publiée du Journal, Ghislain de Diesbach a pu établir cette première biographie d'un personnage exceptionnel, porté, tout au long de sa vie peu ordinaire, par un enthousiasme qu'il considérait comme le plus beau don de Dieu.
Lu par : Eline Roess
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Présentation de l'éditeur : La cinquantaine séduisante, Florence dirige une agence de communication. Sa vie s'organise entre Paris et un village de montagne, où elle dispose d'une maison perdue. Chaque week-end, elle s'y rend par le train. Attentive à l'évolution de la SNCF - ses tarifs modulables, ses systèmes aberrants de réservation, ses lignes secondaires en décrépitude -, elle y voit le reflet des transformations de l'époque. Un soir de novembre, elle découvre un grand réverbère tout neuf, planté à l'embranchement de son chemin. Elle déteste aussitôt cet éclairage cru, qui marque l'irruption de la " modernité " dans un paysage épargné. L'irrésistible appel du progrès réjouit les villageois. Florence, elle, se désole. Quelques semaines plus tard, trois rutilantes poubelles de tri sélectif, installées au pied du réverbère, signent l'intrusion de l'écologie bureaucratique dans la vie rurale. Attachée à ses souvenirs bucoliques, prise dans les contradictions de sa double vie, Florence sent que le monde lui échappe.
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23250
Résumé:«Le 29 septembre 1990, une vingtaine de descendants de René Coty se retrouvèrent à l'Élysée. Chez les petites-filles du Président, d'ordinaire si ardentes à rompre avec le passé, cette perspective suscita un brin d'amusement. Tout le monde avait oublié le nom de Coty - sauf pour le confondre avec celui d'un parfumeur. L'époque présidentielle ne représentait plus une menace avec ses privilèges. Rien ne pouvait désormais entraver le triomphe de cette vie normale vers laquelle ma famille inclinait depuis trente ans."
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:En me penchant sur cet épisode des "ballets roses", j'ai suivi un itinéraire à la fois historique, anecdotique et personnel, jusqu'à ce moment du xxe siècle où se croisent trois figures : le héros légendaire (Charles de Gaulle), le bourgeois modéré (René Coty) et l'ambitieux humilié (André Le Troquer). J'ai ainsi plongé dans ces "années cinquante" qui précédèrent ma naissance et qui me fascinent comme l'ultime parade d'une France disparue. Sur les pas d'André Le Troquer, j'ai rencontré des starlettes et des modistes devenues reines de Paris, une fausse comtesse roumaine, des politiciens grivois traînant dans les coulisses de l'Opéra, une République encore accrochée à son Empire, une justice paternaliste, des rues sombres et des maisons closes, des music-halls rive-droite où Maurice Chevalier et Damia chantaient encore, des cabarets rive-gauche où Brassens et Ferré chantaient déjà , bref, ce monde en noir et blanc, si proche et si lointain, juste avant les bouleversements de notre modernité. "