Les Thibault: [4]: L'été 1914 2.
Résumé
Il saisit la feuille qu'elle désignait... " Un conseil de guerre a été tenu cette nuit à l'Elysée... Le IIIè Corps d'armée est dirigé en hâte vers la frontière... Les troupes du VIIIè Corps ont reçu leurs effets, leurs munitions, leurs vivres de campagne, en attendant l'ordre de départ... " Elle le regardait, les traits figés par l'angoisse. Enfin, avec la brusquerie d'une hésitation vaincue, elle murmura : - S'il y a la guerre, Jacques... partirez-vous ? Il attendait la question, depuis cinq jours. Il releva les yeux, et, de la tête, résolument, il fit : non.
Lu par :
Roger Messié
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
14h. 41min.
Édition:
Paris, Gallimard, 1964
Numéro du livre:
21910
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782070361656
Collection(s):
Folio
Documents similaires
Lu par : Jacqueline Lefébure
Durée : 15h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21868
Résumé:Cette vaste chronique couvre les années 1905-1918 et nous relate la vie d'une famille bourgeoise d'avant 1914, au travers du destin de deux frères que la première guerre mondiale va opposer. L'aîné, Antoine, est un brillant étudiant en médecine . Interne des hôpitaux de Paris, dévoué aux autres et assez conservateur, il va se vouer entièrement à sa carrière . Le cadet, Jacques, lui, est un écorché vif, un révolté. Les destins opposés d'Antoine et de Jacques Thibault, les feront vivre jusqu'à leur mort dans l'incompréhension l'un de l'autre.
Lu par : Agnès Pelletier
Durée : 11h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21999
Résumé:Il voulait crier " j'ai mené une vie inavouable....je me suis avili... Interprète... guide...j'ai vécu d'expédients...Achmet... Pire encore les bas fonds, la rue aux juifs...Pour amis, des misérables, le père Krûger, Celadonio...Carolina...Une nuit sur le port, ils m'ont assommé d'un coup de matraque, et après, l'hôpital, mes maux de tête, c'était à cause de ça. Et à Naples...et en Allemagne, Rupert et la petite Rosa, ce couple...
Lu par : Roger Messié
Durée : 14h. 34min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21842
Résumé:Après la Première Guerre mondiale, R. Martin du Gard conçoit le projet d'un long roman fleuve ou roman de longue haleine dont le sujet initial s'intitule "deux frères". De fait, le roman en huit volumes ensuite intitulé Les Thibault va l'occuper des années 1920 à 1940, date de publication du dernier volume, Epilogue. À travers l'histoire de Jacques et Antoine Thibault qui sont liés à la famille de Fontanin, le romancier fait le portrait d'une classe sociale, la bourgeoisie parisienne, catholique, protestante, universitaire, mais aussi en révolte dans le cas de Jacques Thibault, apprenti écrivain qui découvre le socialisme. Conçu comme une conclusion à une œuvre dont la réalisation menaçait de durer trop longtemps, les deux derniers volumes sont consacrés à la disparition des deux héros et mettent l'accent sur la Première Guerre mondiale. L'Eté 1914 décrit la marche à la guerre que ne peuvent empêcher ni les socialistes, ni les autres groupes pacifistes : révolutionnaire de cœur, Jacques Thibault ne saura que se sacrifier en lançant sur les tranchées un appel à la fraternisation des soldats allemands et français. Racontant la lente agonie d'Antoine Thibault gazé pendant le conflit, Epilogue évoque la "marche à la paix" et s'interroge sur les propositions du président Wilson qui aboutiront à la création de la SDN.
Lu par : Sabine Marais-Veyrat
Durée : 14h. 41min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21874
Résumé:À travers les destins de Jacques Thibault, idéaliste et révolté, et d'Antoine, sérieux, conservateur, deux frères que tout oppose, Roger Martin du Gard nous entraîne dans une vaste fresque sociale et historique. Dans une famille déchirée par l'autorité d'un père égoïste et brutal, le jeune Jacques vit une amitié passionnée avec Daniel de Fontanin ; la découverte de leur correspondance conduira au drame, tandis qu'Antoine, partagé entre la tendresse qu'il porte à son frère et le respect qu'il voue à son père, tente de trouver sa voie en se consacrant corps et âme à la médecine... Après l'interminable agonie de leur père, Jacques, bouleversé, découvre que l'homme qu'il croyait dur et sans tendresse aimait ses fils. Dans cette famille en deuil, l'Histoire fait soudain irruption lorsque se profile le spectre de la guerre après l'attentat de Sarajevo. Devenu socialiste aux côtés de Jaurès, Jacques tente en vain de convaincre son frère de l'imminence du conflit et de ses répercussions dramatiques... Tandis que la guerre est sur le point de ravager l'Europe, Jacques tente désespérément de sauver la paix, mais l'assassinat de Jaurès précipite le monde dans l'horreur, horreur à laquelle le jeune homme se refuse. Antoine, lui, participe au conflit. En 1918, survivant condamné par les gaz des champs de bataille, il comprend enfin le sens de la vie de son frère et les limites de la sienne.
Lu par : Josette Berclaz
Durée : 3h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17657
Résumé:Condamné à mort, Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu'il faisait chaud. On n'en tirera rien d'autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l'annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin. Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l'universelle équivalence du tout et du rien. La conscience de n'être sur la terre qu'en sursis, d'une mort qui, quoi qu'il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu'indifférent à tout après ça ?
Lu par : Pierre-Bernard Elsig
Durée : 5h. 38min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14289
Résumé:L'Âge d'homme est le premier texte littéraire de Michel Leiris à aborder l'autobiographie tout en renouvelant les règles du genre. Commencé à trente-quatre ans, après une cure psychanalytique, ce récit retrace la vie de son auteur avec le regard rétrospectif de l'autobiographie. Mais le pacte de vérité qu'il sous-entend revêt une forme particulière du fait de l'expérience analytique. En effet, la liberté de ton dont use Leiris n'est pas sans rappeler l'absence de censure du discours analytique à laquelle le patient se prête durant la cure : l'Âge d'homme révèle ainsi les obsessions de l'auteur, morbides et sexuelles, avec une lucidité qui n'exclut pas l'autodérision, comme l'atteste le portrait qu'il trace de lui dès les premières pages. Centré essentiellement sur l'enfance et la jeunesse de Leiris, le récit se veut aussi et surtout une interprétation de l'existence. À l'aune de figures mythologiques qui symbolisent son rapport au monde - Judith et Lucrèce notamment -, Leiris effectue un parallèle constant entre les épisodes de sa vie et ces deux icônes entre lesquelles sa vie balance, celle de la dévoratrice et celle de la femme blessée. Divisée en huit chapitres, l'autobiographie se clôt au moment où Leiris pense avoir atteint l'âge d'homme, qui se confond, pour lui, avec la naissance de sa vocation d'écrivain.
Lu par : Barbara Sauser
Durée : 3h. 13min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13208
Résumé:Quatrième de couverture : Dans cet ouvrage, l'auteur a voulu célébrer ses deux mères : l'esseulée et la vaillante, l'étouffée et la valeureuse, la jetée-dans-la-fosse et la toute-donnée. La première, celle qui lui a donné le jour, une paysanne, à la suite d'un amour malheureux, d'un mariage qui l'a déçue, puis quatre maternités rapprochées, a sombré dans une profonde dépression. Hospitalisée un mois après la naissance de son dernier enfant, elle est morte huit ans plus tard dans d'atroces conditions. La seconde, mère d'une famille nombreuse, elle aussi paysanne, a recueilli cet enfant et l'a élevé comme s'il avait été son fils. Après avoir évoqué ces deux émouvantes figures, l'auteur relate succintement son parcours. Ce faisant, il nous raconte la naissance à soi-même d'un homme qui est parvenu à triompher de la «détresse impensable» dont il était prisonnier. Voilà pourquoi Lambeaux est avant tout un livre d'espoir.
Lu par : Fabienne Weiss
Durée : 6h. 7min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19168
Résumé:Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d'abord à une erreur mais les lettres continuent d'arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu'elle n'est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme. Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspens psychologique.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 21h. 36min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19949
Résumé:Deuxième grand roman de Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, publié en 1936, raconte l'enfance du Bardamu de Voyage au bout de la nuit, paru quatre ans auparavant. Après un prologue situant son présent, médecin dans les années trente, le héros narrateur, Ferdinand, se rappelle ses jeunes années, dans un milieu petit bourgeois, vers 1900. Il est fils unique, élevé dans un passage parisien entre une grand-mère éducatrice fine et intuitive, une mère sacrificielle propriétaire d'un petit magasin de dentelles et objets de curiosité et un père violent et acariâtre, employé dans une compagnie d'assurances. Il grandit maladroitement, sans cesse victime des reproches amers de ses parents, multiplie les apprentissages et les échecs sentimentaux et professionnels, séjourne dans un collège anglais avant de voir son destin basculer avec la rencontre d'un inventeur loufoque, Léonard de Vinci de la fumisterie scientifique, pour vivre des aventures toujours tragi-comiques...
Lu par : Jean Frey
Durée : 8h. 35min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15733
Résumé:Céline a commencé la rédaction du premier volet de Féerie pour une autre fois en 1945. L'ensemble du roman (en incluant le second volet, publié à part sous le titre Normance) n'a été terminé que neuf ans plus tard, en 1954. Féerie 1 a en grande partie été rédigé en prison, lors de l'exil danois de l'écrivain. Pour mener ce projet à terme, il abandonne la seconde partie de Guignol's band entamée quelques temps plus tôt et se consacre tout entier à cette chronique des années 44/45. Du Danemark, Céline renoue à partir de 1947 des contacts avec ses amis de Montmartre, et notamment Gen Paul, afin de se replonger dans la langue et l'univers parisien. Il se fait envoyer un plan de Paris et une grammaire française par Marie Canavaggia. En février 1950, il prend la décision de publier la première partie de Féerie, sans que l'ensemble du roman ne soit encore mis au point, pour d'évidentes raisons financières mais aussi pour renouer avec le public français. Pierre Monnier, son éditeur, hésite et propose à Céline de publier cette partie du roman en différentes livraisons.Ed. folio, 1993 Entre temps, l'écrivain bénéficie d'une mesure d'amnistie et rentre en France. Le contrat signé avec Gallimard le 18 juillet 1951 permet à Féerie 1 de sortir en librairie en juin 1952.
Lu par : Michèle Quellet
Durée : 4h. 28min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14989
Résumé:"On m'avait assez répété que j'étais laid : il me fallait le devenir, et j'avais, à quinze ans, assez de jugeote pour deviner que tout se jouerait dans le domaine amoureux, à tout le moins sexuel, puisque, je le savais déjà, j'étais de ceux à qui l'amour est refusé, et qui, par conséquent, doivent séparer ce sentiment du désir qui en est la dimension incendiaire, et consolatrice."
Lu par : Paula Viala
Durée : 9h. 32min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 32066
Résumé:Le Bout-Galeux est un quartier à l'extrémité de La Palaise, ville de la banlieue Sud de Paris dont la plupart des habitants travaillent dans la capitale et s'en retournent le soir par le métro (ligne de Sceaux) vers leur cité-dortoir. Là vit toute une communauté d'êtres et de «blousons rouges» dont les espoirs et les joies, les travaux et les déceptions, les tragédies et les bonheurs vont nous être révélés.