Contenu

Les volets verts

Résumé
C'était curieux : l'obscurité qui l'entourait n'était pas l'obscurité immobile, immatérielle, négative, à laquelle on est habitué. Elle lui rappelait plutôt l'obscurité presque palpable de certains de ses cauchemars d'enfant, une obscurité méchante qui, certaines nuits, l'attaquait par vagues ou essayait de l'étouffer. Vous pouvez vous détendre. Mais il ne pouvait pas encore remuer. Respirer seulement, ce qui était déjà un soulagement. Son dos était appuyé à une cloison lisse dont il n'aurait pu déterminer la matière et, contre sa poitrine nue, pesait l'écran dont la luminosité permettait de deviner le visage du docteur. Peut-être était-ce à cause de cette lueur que l'obscurité environnante semblait faite de nuages mous et enveloppants ? Pourquoi l'obligeait-on à rester si longtemps dans une pose inconfortable, sans rien lui dire ? Tout à l'heure, sur le divan de cuir noir, dans le cabinet de consultation, il gardait sa liberté d'esprit, parlait de sa vraie voix, sa grosse voix bourrue de la scène et de la ville, s'amusait à observer Biguet, le fameux Biguet qui avait soigné et soignait encore la plupart des personnages illustres.

Pas disponible en CD.

Genre littéraire: Policier/épouvante
Durée: 5h. 55min.
Édition: Paris, Presses de la Cité, 1988
Numéro du livre: 21737
ISBN: 9782258023536

Documents similaires

Lu par : Amélie Ardiot
Durée : 1h. 16min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 16300
Résumé:Pourquoi remettre en état la Marie-Galante, vieille goélette abandonnée dans le port de Fécamp ? Pourquoi lui faire prendre le large en pleine nuit comme un vaisseau fantôme ? Qui est la femme dont on a retrouvé le corps dans le réservoir ? Et qui l'a tuée ? Autant de questions auxquelles doit répondre G.7, pour sa première enquête comme détective privé. Mais un vilain rhume le cloue au lit !
Lu par : Hervé Vernet
Durée : 3h. 45min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 2229
Résumé:Personne ne s'aperçut de ce qui se passait. Personne ne se douta que c'était un drame qui se jouait dans la salle d'attente de la petite gare où six voyageurs seulement attendaient, l'air morne, dans une odeur de café, de bière et de limonade. Il était cinq heures de l'après-midi et la nuit tombait. Les lampes avaient été allumées mais, à travers les vitres, on distinguait encore dans la grisaille du quai les fonctionnaires allemands et hollandais, de la douane et du chemin de fer, qui battaient la semelle...
Lu par : Yvette Millet
Durée : 6h. 47min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 2152
Résumé:Il n'y avait pas cinq minutes qu'il s'était levé pour redresser, dans la cheminée, une bûche qui avait roulé des chenets en émettant une gerbe d'étincelles et, de s'être penché sur les flammes, il en gardait la peau du visage chaude. Profitant de ce qu'il était debout, il était allé sur la pointe des pieds jusqu'à la porte toujours ouverte entre sa chambre et la chambre de sa femme. Ou bien Laurence dormait, ou bien elle feignait de dormir, moitié assise, moitié étendue dans son lit, le haut du corps soutenu par des coussins.
Durée : 3h. 27min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 18620
Résumé:Léonard Planchon est un homme médiocre et faible, disgracié de surcroît (il a un bec-de-lièvre), qui a repris, à la mort de son patron, une petite entreprise de peinture assez prospère. Plusieurs samedis consécutifs, on l'a vu à la P.J. faisant antichambre pour parler au commissaire Maigret, mais repartant toujours avant d'être reçu. Ce « client du samedi », comme on l'appelle au quai des Orfèvres, se présente - un samedi également - à l'appartement du commissaire ; il connaît par les journaux sa compréhension et veut s'ouvrir à lui d'une idée qui l'obsède : tuer sa femme et son amant, Roger Prou, un bel homme, avantageux et costaud, qui travaille chez Planchon où, peu à peu, il prend la place du patron. Celui-ci, qui se sent devenir étranger dans sa propre maison, la déserte pour s'attarder dans les bistrots. Comme il n'est pas résigné à perdre son entreprise et sa petite fille Isabelle, il n'a trouvé d'autre issue que celle qu'il révèle à Maigret. (http://www.toutsimenon.com)
Durée : 4h. 26min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 18917
Résumé:Depuis six mois, Maigret reçoit à son bureau la visite de Cécile Pardon ; celle-ci a constaté que des objets changent parfois de place pendant la nuit dans l'appartement qu'elle occupe avec sa tante veuve et infirme, Juliette Boynet, à Bourg-la-Reine. La maison a été surveillée, mais rien de suspect n'a été découvert. Le 7 octobre, Cécile attend de nouveau que Maigret veuille bien la recevoir. Lorsque celui-ci peut enfin s'occuper d'elle, la jeune femme a disparu, laissant au commissaire un message selon lequel « un drame affreux » a eu lieu. Maigret se rend à Bourg-la-Reine et découvre Juliette Boynet étranglée. Cécile sera retrouvée le même jour, étranglée elle aussi, dans un placard proche du bureau de Maigret. Le commissaire apprend que Cécile vivait très pauvrement chez sa tante qui la traitait en servante. (www.toutsimenon.com)
Lu par : Hervé Detrey
Durée : 3h. 43min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 15989
Résumé:Etrange solitaire, Monsieur Hire passe ses soirées à épier sa voisine d'en face, la jeune Alice. Ainsi voit-il une fois ce qu'il n'aurait jamais dû voir et devient-il le jouet d'Alice, décidée à tout pour sauver son amant que la police soupçonne à juste titre de meurtre.
Lu par : Pierre Biner
Durée : 5h. 17min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 14542
Résumé:Présentation de l'éditeur : Quand on avait quitté Paris, vers trois heures, la foule s'agitait encore dans un frileux soleil d'arrière-saison. Puis, vers Mantes, les lampes du compartiment s'étaient allumées. Dès Évreux, tout était noir dehors. Et maintenant, à travers les vitres où ruisselaient des gouttes de buée, on voyait un épais brouillard qui feutrait d'un halo les lumières de la voie. Bien calé dans son coin, la nuque sur le rebord de la banquette, Maigret, les yeux mi-clos, observait toujours, machinalement, les deux personnages, si différents l'un de l'autre, qu'il avait devant lui. Le capitaine Joris dormait, la perruque de travers sur son fameux crâne, le complet fripé. Et Julie, les deux mains sur son sac en imitation de crocodile, fixait un point quelconque de l'espace, en essayant de garder, malgré sa fatigue, une attitude réfléchie. Joris ! Julie !
Lu par : Marianne Pernet
Durée : 4h. 30min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 18728
Résumé:Vendredi 7 novembre. Concarneau est désert. L'horloge lumineuse de la vieille ville, qu'on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq. C'est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s'entrechoquer les barques dans le port. Le vent s'engouffre dans les rues, où l'on voit parfois des bouts de papier filer à toute allure au ras du sol. Quai de l'Aiguillon, il n'y a pas une lumière. Tout est fermé. Tout le monde dort. Seules les trois fenêtres de l'hôtel de l'Amiral, à l'angle de la place et du quai, sont encore éclairées...
Durée : 7h. 25min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 14076
Résumé:Présentation de l'éditeur : Pour le coup de téléphone de sept heures, il n'y avait pas de doute : Marcel l'avait bien donné de son journal. Germaine venait à peine d'arriver au restaurant Franco-Italien, boulevard de Clichy, où ils avaient l'habitude de dîner et où ils se retrouvaient automatiquement quand ils ne s'étaient pas donné rendez-vous ailleurs. Ils y avaient leur table réservée, près de la fenêtre. Cela faisait partie de leur home. Elle avait eu juste le temps de s'asseoir et de constater qu'il était sept heures moins trois minutes quand Lisette, la petite du vestiaire, qui la regardait d'un air si curieusement ému depuis qu'elle était mariée et qui avait tant de plaisir à l'appeler madame, s'était approchée. - Madame Blanc... c'est Monsieur qui vous demande au téléphone... Elle ne disait pas M. Blanc. Elle disait monsieur, et elle prenait un air si complice que c'était un peu comme si ce monsieur eût été leur monsieur à elles deux.
Durée : 6h. 12min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 1870
Résumé:Marcellin, ancien souteneur, plusieurs fois emprisonné, ne détestait pas évoquer le commissaire Maigret comme «son ami», à Porquerolles où il s'était installé. Et puis un soir, il est abattu à coups de revolver. Maigret, qui en effet l'a bien connu, se rend sur les lieux en compagnie de Mr Pyke, de Scotland Yard, venu à Paris pour s'initier à ses méthodes. L'enquête les mène vers Jef de Greef, un jeune peintre et faussaire... La rivalité des deux policiers, l'agacement de Maigret obligé de modifier sa tactique habituelle donnent au roman une coloration particulière.
Durée : 4h. 4min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 14493
Résumé:Quatrième de couverture : Au lieu de grogner en cherchant l'appareil à tâtons dans l'obscurité comme il en avait l'habitude quand le téléphone sonnait au milieu de la nuit, Maigret poussa un soupir de soulagement. Déjà il ne se souvenait plus nettement du rêve auquel il était arraché, mais il savait que c'était un rêve désagréable : il tentait d'expliquer à quelqu'un d'important, dont il ne voyait pas le visage et qui était très mécontent de lui, que ce n'était pas sa faute, qu'il fallait montrer de la patience à son égard, quelques jours de patience seulement, parce qu'il avait perdu l'habitude et qu'il se sentait mou, mal dans sa peau. Qu'on lui fasse confiance et ce ne serait pas long. Surtout, qu'on ne le regarde pas d'un air réprobateur ou ironique...
Durée : 5h. 23min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 19578
Résumé:Chaque soir au café des Colonnes, à La Rochelle, quelques notables, parmi lesquels le commissaire Pigeac et M. Labbé, le chapelier, se retrouvent pour une partie de bridge. En ce début d'hiver, on ne parle plus que des assassinats de femmes, qui terrorisent la ville et défraient la chronique de l'Echo des Charentes... Comment les paisibles joueurs de cartes se douteraient-ils que le criminel est parmi eux? Seul le petit tailleur Kachoudas, voisin du chapelier, a surpris la vérité. il le paiera lui aussi de sa vie. Peinture de la vie de province, psychologie du meurtrier, monstruosités morales dissimulées sous des apparences respectables...Avec ce roman paru en 1949, et pétri de ses thèmes préférés, Georges Simenon signait un de ses chefs-d'oeuvre.