Extra pure: voyage dans l'économie de la cocaïne
Résumé
«Se plonger dans les histoires de drogue est l'unique point de vue qui m'ait permis de comprendre vraiment les choses. Observer les faiblesses humaines, la physiologie du pouvoir, la fragilité des relations, l'inconsistance des liens, la force colossale de l'argent et de la férocité. L'impuissance absolue de tous les enseignements mettant en valeur la beauté et la justice, ceux dont je me suis nourri. Je me suis aperçu que la coke était l'axe autour duquel tout tournait. La blessure avait un seul nom. Cocaïne. La carte du monde était certes dessinée par le pétrole, le noir, celui dont nous sommes habitués à parler, mais aussi par le pétrole blanc, comme l'appellent les parains nigérians. La carte du monde est tracée par le carburant, celui des moeurs et des corps. Le pétrole est le carburant des moteurs, la coke celui des corps.» Après Gomorra, Roberto Saviano poursuit son travail d'enquête et de réflexion sur le crime organisé. Mais, cette fois, il sort du cadre italien pour penser à l'échelle mondiale. D'où le crime tire-t-il sa force ? Comment l'économie mondiale a-t-elle surmonté la crise financière de 2008 ? Une seule et même réponse : grâce à l'argent de la cocaïne, le pétrole blanc. Pour le comprendre, Extra pure nous convie à un voyage du Mexique à la Russie, de la Colombie au Nigeria, en passant par les Etats-Unis, l'Espagne, la France et, bien sûr, l'Italie de la ndrangheta calabraise. Au fil de cette exploration, l'auteur raconte avec une puissance épique inégalée ce que sont les clans criminels partout dans le monde. Et il va plus loin encore, car c'est tout le fonctionnement de l'économie qu'il démonte impitoyablement. Extra pure n'est ni une enquête ni un essai, ni un roman ni un récit autobiographique, mais tout cela à la fois et bien plus encore. Pour Roberto Saviano, c'est aussi l'occasion de s'ouvrir, de se confier, d'évoquer avec gravité et sincérité le danger et la solitude, le désir de mener une vie comme celle des autres et la détermination à poursuivre son combat.
Lu par :
Philippe Diserens
Genre littéraire:
Société/économie/politique
Mots-clés:
Drogues -Trafic
/
Criminalité
/
Littérature italienne
Durée:
15h. 4min.
Édition:
Paris, Gallimard, 2014
Numéro du livre:
20805
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782070140497
CDU:
343
Documents similaires
Lu par : Henri Duboule
Durée : 14h. 33min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 15343
Résumé:Point de vu de l'éditeur : "Ce ne sont pas les camorristes qui choisissent les affaires, mais les affaires qui choisissent les camorristes. La logique de l'entreprenariat criminel et la vision des parrains sont empreintes d'un ultralibéralisme radical. Les règles sont dictées et imposées par les affaires, par l'obligation de faire du profit et de vaincre la concurrence. Le reste ne compte pas. Le reste n'existe pas. Le pouvoir absolu de vie ou de mort, lancer un produit, conquérir des parts de marché, investir dans des secteurs de pointe : tout a un prix, finir en prison ou mourir. Détenir le pouvoir, dix ans, un an, une heure, peu importe la durée : mais vivre, commander pour de bon, voilà ce qui compte. Vaincre dans l'arène du marché et pouvoir fixer le soleil." Gomorra explore Naples et la Campanie dominées par la criminalité organisée, sur fond de guerres entre clans rivaux et de trafics en tout genre : contrefaçon, armes, drogue et déchets toxiques..."
Lu par : Jacques Zurlinden
Durée : 18h. 50min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 74793
Résumé:Par ses investigations sur la mafia et le crime organisé, par ses prises de parole politiques, Roberto Saviano incarne le courage civique. En puisant dans sa propre expérience, il s'adresse aujourd'hui aux générations futures, les incitant à s'exprimer, à s'engager. En dressant les portraits de trente personnalités, de la Grèce antique à nos jours, il dénonce dans un livre incisif les manipulations, la propagande, la censure, le formatage par le marketing, les dérives du monde contemporain, et invite à réfléchir par soi-même, à ne pas tergiverser sur la défense de nos valeurs fondamentales. La néoplatonicienne Hypatie, Martin Luther King, Giordano Bruno, Emile Zola, Anna Akhmatova, Edward Snowden, Jamal Khashoggi... ces figures choisies comme exemples de courage et de dignité sont, loin de toute héroïsation, présentées avant tout comme des hommes et des femmes ordinaires qui n'ont jamais renoncé à leurs convictions. Autant de cris, d'inspirations audacieuses pour tous ceux qui veulent s'engager pour un monde plus juste.
Lu par : Flory Lambelet
Durée : 1h. 27min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17267
Résumé:Roberto Saviano a enquêté pendant plusieurs années sur les activités de la Camorra, l'organisation criminelle qui règne sur Naples et toute la Campanie. Une organisation moins connue que la mafia sicilienne mais bien plus dangereuse, car la mafia se pose comme un 'contre-Etat', a un code d'honneur et respecte certaines règles, alors que la Camorra est une forme 'd' entreprenariat' criminel dont le seul but est de maximiser ses profits, ses membres étant prêts à tout pour atteindre cet objectif...
Lu par : Jean Frey
Durée : 13h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 38922
Résumé:Naples, quartier de Forcella. Nicolas Fiorillo vient de donner une leçon à un jeune homme qui a osé liker des photos de sa copine sur les réseaux sociaux. Pour humilier son ennemi, Nicolas n’est pas venu seul, il s’est entouré de sa bande, sa paranza : ils ont entre dix et dix-huit ans, ils se déplacent à scooter, ils sont armés et fascinés par la criminalité et la violence. Leurs modèles sont les super-héros et les parrains de la camorra. Leurs valeurs, l’argent et le pouvoir. Ils ne craignent ni la prison ni la mort, mais une vie ordinaire comme celle de leurs parents. Justes et injustes, bons et mauvais, peu importe. La seule distinction qui vaille est celle qui différencie les forts et les faibles. Pas question de se tromper de côté : il faut fréquenter les bons endroits, se lancer dans le trafic de drogue, occuper les places laissées vacantes par les anciens mafieux et conquérir la ville, quel qu’en soit le prix à payer. Après le succès international de Gomorra et d’Extra pure, Roberto Saviano consacre son premier roman, Piranhas, à un nouveau phénomène criminel napolitain : les baby-gangs. À travers une narration haletante, ce roman inspiré de la réalité nous montre un univers sans concession, dont la logique subjacente n’est pas si différente de celle qui gouverne notre société contemporaine.
Lu par : André Cortessis
Durée : 18h. 55min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 78795
Résumé:Le 23 mai 1992, aux abords de Palerme, plusieurs centaines de kilos d’explosifs faisaient sauter la voiture du célèbre juge Falcone, l’ennemi numéro 1 de la mafia sicilienne. Le nouveau roman-enquête de Roberto Saviano reconstitue les étapes qui ont mené à cet assassinat. Tout commence vingt ans plus tôt, lorsqu’un magistrat inconnu rouvre le dossier antimafia. Sous la surveillance d’une escorte grandissante, Giovanni Falcone accumule une infinité de preuves, pleure la mort de collègues tombés avant lui et connaît quelques brèches de bonheur en tant que mari, frère et ami. À chaque instant, il sait ses jours comptés. En plusieurs chapitres haletants qui composent une mosaïque contrastée, Roberto Saviano décrit les multiples tentacules de la pieuvre mafieuse. Il rend aussi un hommage bouleversant à son antidote le plus pur : le courage d’avancer, malgré la peur, jusqu’à obtenir justice.
Lu par : Jean Frey
Durée : 13h. 48min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 66300
Résumé:Après les événements tragiques qui clôturent Piranhas, Nicolas, dit Maharaja, a juré de se venger. Il ne reculera devant rien pour conquérir Naples, enterrer les vieux parrains et être couronné roi. Entouré de son baby-gang, Nicolas n'a jamais semblé aussi proche de son rêve. Le coût du sang est élevé et la course au pouvoir infinie ; les alliances ne durent qu'aussi longtemps que l'argent coule à flots. Désormais craints et respectés, Nicolas et ses frères brûlent leur vie par les deux bouts, au risque de sacrifier ceux qu'ils aiment le plus. Pourtant, ils devront apprendre à perdurer. Après le succès de Piranhas, Roberto Saviano parachève son immersion dans l'univers criminel napolitain par une apothéose digne des plus grands films de gangsters. Grâce à une narration toujours aussi percutante, il nous plonge dans un monde brutal que l'on peut voir comme le reflet de notre société actuelle. C'est bouleversé par la force du récit et des personnages que l'on referme ce roman palpitan
Lu par : Marion Martin
Durée : 5h. 2min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 75215
Résumé:A partir des photographies prises par Spencer Ostrander sur les lieux des tueries de masse des vingt dernières années aux Etats-Unis, l'écrivain retrace l'histoire de la violence par arme à feu et fait l'état des lieux d'une problématique qui divise le pays.
Lu par : Françoise Valterio
Durée : 2h. 8min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 14916
Résumé:Quatrième de couv. : Le phénomène criminel n'est pas facile à comprendre. André Kuhn (Professeur de criminologie et de droit pénal à l'Université de Lausanne) vulgarise ici la thématique, de manière à la rendre compréhensible à chacun. Qu'est-ce que la criminalité? Est-elle toujours un mal? Peut-on la mesurer? Existe-t-il des sociétés sans crime? Peut-on définir un profil type du criminel et de la victime? Les facteurs généralement avancés (comme la nationalité, la pauvreté, le divorce, la télévision, etc.) sont-ils réellement des facteurs explicatifs du crime? Quelles sont les différentes manières de prévenir la commission d'infractions et de sanctionner le crime? Ne sommes-nous finalement pas tous des criminels?
Lu par : Jean-Pierre Delaunoy
Durée : 16h. 27min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 77391
Résumé:Pierre Bellemare a choisi de raconter tous les ans, 80 faits divers qui ont marqué l'année. A travers ces faits, un portrait de notre société.
Lu par : Sonia Imbert
Durée : 4h. 49min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 70654
Résumé:Au début du mois d’avril 2011, un homme de 50 ans disparaissait sans laisser de traces, avant qu’on ne retrouve les corps de sa femme, de leurs quatre enfants et de leurs deux chiens enterrés sous la terrasse de leur maison nantaise. Presque dix ans plus tard, les innombrables mystères qui entourent “l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès” font de celle-ci le fait divers français le plus indéchiffrable et discuté de ce début de millénaire. Ce récit, paru à l’été 2020 en deux volets dans le magazine Society après quatre ans d’enquête, est le plus détaillé jamais publié sur l’affaire. Pierre Boisson, Maxime Chamoux, Sylvain Gouverneur et Thibault Raisse sont journalistes pour le magazine Society.
Lu par : Elvire Philips
Durée : 6h. 52min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 78939
Résumé:Version remaniée d'une thèse, une étude historique, sociale et psychiatrique de la perversion au féminin. L'auteure explore différents avatars de cette perversion : violences sexuelles commises par des mères, sacrifice et meurtre d'enfant, séduction leurrante, cruauté mise en actes par de jeunes adolescentes, etc. La question de l'existence de la perversion chez la femme a longtemps été controversée -voire niée- malgré les figures manifestes historiquement et cliniquement. En lui méconnaissant cette part de destructivité, s'agit-il de préserver une image idéalisée de la femme, et de la mère, indemne de toute haine et de toute violence ? L'enjeu de cet ouvrage est de penser le rapport de la femme à la perversion. C'est une recherche appuyée sur une clinique de psychologue en milieu pénitentiaire auprès de femmes incarcérées pour des faits criminels. Après avoir exposé les différentes évolutions historiques, sociales et psychiatriques du concept de perversion, ce livre présente différentes figures criminelles et actuelles de la perversion féminine : les violences sexuelles commises par des mères, le sacrifice et le meurtre d'enfant, la séduction leurrante de la femme dite fatale et les cruautés barbares mises en acte par de jeunes adolescentes. Au-delà du crime au féminin, il est également question des enjeux du discours de ces femmes, de leur position de complice et de leur posture de défi. C'est pourquoi la clinique du transfert et ses impasses dans les cures seront prises en considération afin de penser et d'enrichir les questionnements quant aux dispositifs de soin dans un cadre judiciaire. Enfin, l'hypothèse centrale développée ici est d'entendre la nécessaire constitution d'un fantasme matricide structurant pour le devenir-femme, la haine offrant la possibilité à la fille de se détacher d'une figure maternelle idéalisée mais aliénante. En cas d'échec, cet affect de haine pourrait se déchaîner dans le réel du crime pervers.
Lu par : Delphine Chartier
Durée : 6h. 1min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 26877
Résumé:Les crimes célèbres laissent une trace indélébile aux endroits où ils ont été commis. On ne peut pas traverser la place de la porte de Clignancourt sans penser à l'exécution de Mesrine, passer dans la rue Montmartre sans revivre l'émotion des Parisiens apprenant l'assassinat de Jaurès, arpenter le quartier de l'Étoile sans imaginer la petite entreprise de mort du Dr Petiot cachée dans la rue Le-Sueur, se balader entre le quartier des Grandes Carrières et de la Goutte d'Or sans avoir envie de replonger dans l'ambiance anarchiste de la bande à Bonnot. Ce livre n'est pas que le récit impressionnant des faits : il révèle les correspondances secrètes entre la vie d'un quartier, l'esprit d'une époque et la personnalité des criminels. Bonnot ne serait pas Bonnot sans le progrès de l'industrie automobile naissante, Petiot ne serait pas Petiot sans l'occupation allemande. Le gang des Postiches nous replonge dans la génération Mitterrand, le clan des Zemmour, dans le Pigalle des années 1970. Il n'y a pas de quartiers plus criminels que d'autres. Il y a simplement des crimes qui hantent à jamais certains lieux, et finissent par dessiner dans la mémoire populaire la carte imaginaire de nos peurs.