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En tenue d'Ève: féminin, pudeur et judaïsme

Résumé
Les discours religieux fondamentalistes actuels expriment une obsession croissante de la pudeur des femmes. Réduite aux parties de son corps susceptibles d'éveiller le désir, la femme est « génitalisée » à outrance. Faut-il alors couvrir sa nudité ? Faut-il la renvoyer à son destin : le voilement ? Delphine Horvilleur analyse successivement les sens de la pudeur et de la nudité, l'obsession du corps de la femme et sa représentation comme "être orificiel" pour proposer une autre interprétation de la tradition religieuse. Elle met à mal les lectures qui font de la femme un être tentateur, et de la pudeur l'instrument de sa domintation. Ainsi nous montre-t-elle comment la nudité recouverte d'Adam, d'Eve ou de Noé, renvoie à une culture du désir et non à une volonté de le tuer. Comment le voile est à l'origine destiné, non à rejeter, mais à approcher l'autre. Comment le féminin concerne aussi les hommes qui endossent, dans la prière et la pratique judaïques, les attributs des femmes et du maternel. On découvre alors, dans cette plongée au cœur des grands monothéismes, un autre visage de la femme, de la pudeur, et de la religion.
Durée: 4h. 47min.
Édition: Paris, B. Grasset, 2013
Numéro du livre: 19605
ISBN: 9782246787457
CDU: 296

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Résumé:Terreur de l’An II, nihilistes russes, régimes nazi et communiste, djihadistes de 2001, millénaristes américains, abdication de la France laïque, l'auteur analyse les conséquences de la sécularisation de la société et du nihilisme ainsi que le nouveau déploiement de la violence au nom de la religion. Un panorama du sacré et du sacrifice où l'histoire ne cesse d'apparaître tragique et meurtrière.
Lu par : Vincent Levesque
Durée : 15h. 40min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
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Résumé:Catherine Labouré (1806-1876) a neuf ans lorsque sa mère décède. Elle entre en 1830 chez les Filles de la Charité. C'est dans la chapelle de la rue du Bac qu'elle aura ses visions tour à tour de saint Vincent de Paul, du Christ et de la Vierge Marie qui lui donne pour mission de faire frapper une médaille, connue aussi sous le nom de médaille miraculeuse.
Lu par : Marc Lévy
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Résumé:Y a-t-il un rapport entre l'amour de la mécanique et l'esprit civique ? Entre le plaisir du risque calculé au volant et les ressorts profonds de notre humanité ? Après avoir chanté dans Eloge du carburateur les beautés de la moto, notre philosophe-mécanicien se penche sur l'avenir de la conduite automobile, les secrets du tuning ou de la glisse sous accélération et les mystères du couplage cognitif et sensorimoteur entre le cerveau, le corps humain et les humeurs subtiles de l'arbre à cames et du moteur à combustion interne. Mêlant les péripéties autobiographiques cocasses de son interminable bricolage d'une VW Coccinelle de 1975 et les réflexions de la philosophie analytique sur la morale des accidents de circulation, passant de l'exploration des sous-cultures automobiles les plus baroques - courses hors-piste dans le désert et derbys de démolition - à l'étude du pilotage de minivoitures par des rats de laboratoire, il offre un plaidoyer en faveur des plaisirs libertaires et des vertus citoyennes de l'art de conduire. L'histoire technologique, économique et sociale de l'automobile débouche aujourd'hui sur une disjonction de plus en plus grande entre l'être humain et ses prothèses mécaniques. A l'horizon des voitures sans chauffeur et de l'automatisation généralisée, l'auteur dénonce une dystopie régressive qui risque de se traduire par une atrophie de nos facultés créatives et une érosion de notre économie de l'attention. Au nom du " toujours plus de sécurité ", la déqualification progressive des conducteurs expose en fait les usagers de l'automobile à de nouveaux dangers tout en les dépossédant d'un ensemble d'aptitudes et de responsabilités cruciales. Le choix entre conduire et être conduit, faire et se laisser faire, est aussi en dernière analyse un choix entre autogouvernement républicain et aliénation bureaucratique.
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Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 10568
Résumé:Comment se fait-il que les hommes combattent pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur salut ? Cette question, qui sera reprise par Spinoza et réactualisée par la domination totalitaire, est au cœur du Discours de la servitude volontaire de La Boétie. Loin d'être un pamphlet d'inspiration libérale et démocratique, comme l'a cru à tort la postérité, ce livre reste à découvrir ; Pierre Clastres et Claude Lefort s'efforcent ici d'arracher La Boétie à la méconnaissance. N'est-il pas le grand antagoniste à la hauteur de Machiavel ? Comme si leurs deux noms symbolisaient le paradoxe du politique : Machiavel pensait le pouvoir avec la liberté ; La Boétie pensait le pouvoir contre la liberté.
Lu par : André Rocher
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Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
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Résumé:Le destin de la philosophie semble depuis toujours lié à celui de la réflexion politique. Cette vocation politique de la philosophie a une origine platonicienne, et c'est dans Le Politique que Platon poursuit conjointement la définition de la "science politique" et celle du philosophe. Il conçoit à cet effet un véritable traité de la méthode philosophique, dont les principaux outils, la "division", le mythe et le "paradigme", sont également définis et mis en oeuvre.