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Bleu de chauffe: roman

Résumé
Mon patron s'appelle Dolto. C'est un petit homme suave d'une quarantaine d'années assez rond à l'extérieur mais géométriquement pourri et sans pitié à l'intérieur. Aidé par trois garçons baraqués, il vient de déménager le coffre-fort de l'entreprise. Le coffre-fort de son entreprise. Et cela de nuit, un mardi, alors qu'il était censé être en vacances. J'ai pris des photos. Le coffre a été embarqué dans une camionnette blanche que j'ai photographiée aussi. Il se croit malin Dolto, mais avec moi il a tout faux, il est tombé sur un os, un os de Mamout. Mamout c'est mon nom, moi je ne descends pas du singe comme je dis toujours. Avec ses lunettes à double foyer Dolto vous regarde toujours par en dessous et quand il vous parle on dirait qu'il vous suce. Mais il s'agit juste d'une impression parce qu'en réalité il est en train de vous enculer et ça, vous ne le sentez pas. Vous avez mal après. Mais après il est trop tard... "
Durée: 4h. 37min.
Édition: Paris, Stock, 2006
Numéro du livre: 14238
ISBN: 9782234058606

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Résumé:Marcel Tous a rendez-vous au bureau 44 d'une société d'assurances pour y récupérer des clés. Il a bu, beaucoup. Tout va mal. Depuis qu'il a pris sa retraite, sa femme le fuit. Ivre mort, Marcel se retrouve dans les sous-sols de l'immeuble. Pourquoi un homme en blouse grise pousse-t-il un chariot sur lequel repose un corps couvert d'un drap ? Pourquoi ce dédale de couloirs ? Pourquoi l'attend-on avec malveillance ? Qu'a-t-il fait ? Pour Marcel Tous, la descente en enfer a commencé. Elle ne trouvera d'issue qu'avec la résolution de ces mille questions dont aucune ne demeure sans réponse. Nan Aurousseau entrelace avec maestria trois récits d'individus qui se perdent, dans un immeuble, un livre, un amour. Sans doute, le mal s'avère-t-il avant tout celui des personnages enchaînés à leurs existences mornes, qui arpentent la grise société, en attendant la mort [...]. Une verve abrasive, et parfois célinienne. (Oriane Jeancourt Galignani, Transfuge)
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Résumé:"Un loup dans la jungle, voilà ce que je suis. Un inadapté, un solitaire avec la rage au ventre parce qu'on m'a toujours méprisé. Une gueule un peu en biais, c'est vrai, une carcasse d'oiseau de proie qu'a rien croûté depuis six mois, et alors ? Je suis né dans la mort pour résumer". A Fresnes, où il fait un séjour pour vol avec ruse, François partage sa cellule avec Medhi, un cador du grand banditisme. Ce Medhi, c'est du lourd. D'ailleurs, il ignore superbement François qu'il considère comme de la pure gnognotte. François, de son côté, est tout miel, en rajoute et se fait le serviteur zélé et naïf de Medhi. Peu à peu, le lecteur découvre le plan machiavélique de François... Des coccinelles dans des noyaux de cerise est un roman noir au rythme enlevé. Nan Aurousseau parle en connaisseur du milieu et brosse avec humour le portrait inquiétant d'un meurtrier hors du commun.
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:" On ne renonce jamais vraiment, on a besoin de croire que tout n'est pas perdu, on se rattache à un fil, même te plus ténu, même le plus fragile. On se répète que l'autre va finir par revenir. On l'attend. On se déteste d'attendre mais c'est moins pénible que l'abandon, que la résignation totale. Voilà : on attend quelqu'un qui ne reviendra probablement pas. " Hélène a vu en direct à la télévision les images d'un tremblement de terre dévastateur dans une ville lointaine ; son mari séjournait là-bas, à ce moment précis. Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture. Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se rencontrer par hasard à Lisbonne. Et se parler. Une seule question les taraude : comment affronter la disparition de l'être aimé ? Et le manque ? Au fil de leurs déambulations dans cette ville mélancolique, dont la fameuse saudade imprègne chacune des ruelles tortueuses, ne cherchent-ils pas à panser leurs blessures et à s'intéresser, de nouveau, aux vivants ?
Durée : 4h. 22min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Aucun comédien de sa génération n'a réussi à incarner avec autant de naturel cette jeunesse rebelle prête à faire sauter les tabous de l'Amérique puritaine. Mais qui était vraiment James Dean, cet enfant terrible et surdoué du cinéma américain ? Que cachait-il en réalité derrière cette moue sensuelle et cette chevelure en bataille gravées dans toutes les mémoires ? On raconte souvent James Dean par le prisme de sa mort prématurée. Philippe Besson a fait le choix inverse : décrire une enfance singulière, heureuse, une adolescence tourmentée, une jeunesse fulgurante, tenter de cerner un jeune homme dans toute sa complexité, dans toute son ambiguïté, aussi. A l'inverse d'un documentaire où des vivants rendent hommage à un disparu, dans ce livre, ce sont des disparus qui évoquent un James Dean incarné et vivant. Philippe Besson réalise ici un tour de force en faisant s'exprimer une trentaine de personnages (sa mère, le professeur de théâtre de son lycée, ses colocataires à New York, les metteurs en scène - Nicholas Ray, Elia Kazan - et les actrices - Liz Taylor, Natalie Wood - qui l'ont côtoyé), recomposant par petites touches la personnalité de James Dean, avant tout dans sa dimension privée. Sa mère, qu'il adore, lui transmet le goût des arts, mais elle meurt hélas d'un cancer alors qu'il n'a que neuf ans. Son père l'abandonne alors aux bons soins de sa tante et part sur le front. L'adolescence de James Dean, dans l'Indiana, se partage entre les tâches de la ferme où il grandit et les cours de théâtre de son lycée, qui le passionnent. De New York à Los Angeles, entre ses classes à l'Actors Studio et divers petits boulots, Jimmy poursuit son seul rêve : devenir acteur, pour devenir un autre. Une première apparition dans une publicité pour Pepsi suffit à lancer sa carrière. Dès lors, les plus grands réalisateurs se l'arrachent. Redouté pour ses retards sur les plateaux, ses colères, ses enfantillages, obsédé par la vitesse et collectionneur de voitures de course, couvé par les femmes, adulé par les filles mais attiré par les garçons, il laisse flotter une aura de mystère autour de lui et ne laisse que de rares privilégiés partager son intimité. Jusqu'à ce qu'en 1955, sa Porsche Spyder 550 vienne s'écraser contre un poteau télégraphique, mettant fin à cette trajectoire foudroyante. "Il faut vivre vite, mourir jeune, et faire un beau cadavre" : telle était la formule provocatrice, mais ô combien prémonitoire que James Dean aimait répéter à son entourage. Dans ce portrait kaléidoscopique, on découvre un garçon inconsolable et myope, capable du pire comme du meilleur, et dont le destin semble n'avoir jamais été autre que de filer telle une comète.
Lu par : Robert Catani
Durée : 3h. 50min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29119
Résumé:L'homme qui prend la parole se souvient de sa jeunesse, pas si lointaine. L'été de ses dix-huit ans, il se retrouve seul avec son père dans la maison de vacances de son enfance, quelque part au bord de l'Atlantique. Le père, homme d'affaires sûr de lui et de son charme, ignore que l'y attend un huis clos étouffant. Car la fatalité s'acharne parfois sur certains lieux comme s'ils étaient hantés par le désespoir de ceux qui les ont habités. Et le présent se charge de déterrer les contentieux du passé et de raviver les chagrins inconsolés. Père et fils pourraient dépasser le ressentiment, l'incompréhension mutuelle et peut-être leur rivalité inconsciente, mais, dans la torpeur de juillet, aucun ne fait l'effort. Et lorsque apparaît une jeune femme trop séduisante, affublée d'un mari trop confiant, le drame peut se nouer.
Lu par : Jacques Chabloz
Durée : 4h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14149
Résumé:Eté 1916. Vincent découvre la passion dans les bras d'Arthur, jeune soldat qui tente d'échapper pour quelques jours à l'horreur des tranchées et, dans le même temps, ébauche une amitié amoureuse avec Marcel Proust... C'est le point de départ de ce surprenant roman, le premier écrit par Philippe Besson.
Lu par : Michel Fleury
Durée : 13h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21785
Résumé:Au commencement, il n'y avait qu'un nom, ce nom, musical, exotique, véritable sérénade à l'ombre d'un jardin andalou : Claudio José Domingo Brindis de Salas y Garrido. Qui était-il, ce jeune homme ? D'où venait-il ? Je n'en avais pas la moindre idée. Un citoyen espagnol, sans doute, à en juger par l'étendue de ses noms et prénoms. Au Conservatoire, élèves et professeurs parlaient de lui avec admiration sans donner plus de précisions sur ses origines. C'était déjà un premier signe : le jeune homme s'entourait-il d'un voile mystérieux pour mieux fasciner les autres ?... Dans ce roman librement inspiré de la vie d'un grand violoniste cubain de la fin du XIXe siècle, Eduardo Manet renoue avec les thèmes qui lui sont chers et ont fait le succès de ses précédents ouvrages : l'exil, les mystères de l'amour et de la création.
Durée : 10h. 25min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13425
Résumé:Ils marchaient. Ils ne savaient pas depuis combien de temps ils marchaient. Un matin, ils s'étaient mis à dix pour retirer la caisse de la barque. Dix costauds. De ces gens du Nordeste qui sont tordus, ratatinés et violents, méchants et bons. Ils avaient fourragé une grande heure dans la vase, avec des treuils, des palans, des moufles et des ferrements, et toutes leurs machineries de mulâtres. L'eau remplissait leurs culottes. Leurs derrières ressemblaient à des ballons, mais, à présent, la caisse, le macchabée comme ils disaient, ou encore le colis ou le padrão, était solidement attachée sur la charrette et les porteurs suivaient avec les pirogues.