La tête légère
Résumé
Maxime T. Ermakov, publicitaire talentueux, est aussi détenteur d'une tête très particulière. Un jour, les agents d'obscurs services secrets sonnent à la porte de son appartement : son anomalie physique perturbant l'harmonie du monde, il doit se suicider au plus tôt, ce qui sauvera des millions de gens. On lui remet donc une arme en le priant de se conduire en patriote. Mais le suicide n'entre pas dans les projets de Maxime, et les agents doivent insister : ils hantent son immeuble, investissent son bureau... Bientôt Moscou le voit en ennemi social, et un nouveau jeu vidéo fait fureur : il s'agit de tuer Maxime T. Ermakov. Olga Slavnikova entrelace des thèmes comme la responsabilité, l'innocence ou l'arbitraire de la justice dans une prose magnifique mêlant cruauté, absurde et poésie.
Lu par :
Elisabeth Duclert
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature russe
Durée:
14h. 6min.
Édition:
Bordeaux, Mirobole éditions, 2016
Numéro du livre:
36332
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782375610220
Collection(s):
Horizons pourpres,
Documents similaires
Lu par : Jacqueline Duperret
Durée : 1h. 46min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16585
Résumé:Semblable au personnage de Tenguiz, qui se plaît à rêvasser dans le grand fauteuil rouge du salon familial en attendant le passage du train, le lecteur est convié dans Sovki à un voyage où le songe est confronté à la réalité, celle de la Géorgie natale de la Montréalaise Elena Botchorichvili durant l'ère soviétique. Vouant une haine éternelle à Staline qui a fait enfermer sa femme dans les années 30, le docteur Gomarteli détient la recette d'un baume médicinal que sa famille produit en quantité après la guerre et qui a pour effet de transformer les dames en véritables félines amoureuses. Son petit-fils Artchil, homme d'une grande beauté, n'hésite pas à utiliser le remède sur ses conquêtes féminines, plus ou moins indifférent aux conséquences qui s'ensuivent. Un roman non linéaire aux phrases brèves et incisives, dont l'ironie et la poésie de la version originale en russe sont bien rendues par la traduction de Bernard Kreise. (Éric Paquin)
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 7h. 57min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14893
Résumé:Tolstoï adorait le roman de Gontacharov, Oblomov. Il trouvait que l'auteur avait su créer par le biais de son personnage un type de caractère nouveau. Ainsi Oblomov entra dans l'histoire de la littérature et de la vie courante au même titre qu'un Tartuffe ou qu'une Madame Bovary. Oblomov est un propriétaire terrien vivant à Saint-Pétersbourg à qui rien n'arrive tant notre héros est mou, flemmard à un point jamais atteint, pathologiquement paresseux. Rien n'arrive jamais, ou presque. Une chance inespérée se présente un jour dans la vie d'Oblomov. La belle Olga, introduite par l'ami d'enfance d'Oblomov, Stolz, se laisse a priori séduire par le riche propriétaire terrien. Mais notre héros arrivera-t-il à partir vers la conquête amoureuse ou restera-t-il terré dans son vice, l'apathie ?
Lu par : Henri Duboule
Durée : 10h. 37min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18949
Résumé:Adam Krug, professeur de philosophie de renommée internationale, perd sa femme et se retrouve seul tuteur de son fils. Leur amour est au centre de ce récit qui se déroule dans l'univers sombre de la dictature. Car Paduk, un ancien camarade de classe de Krug, a pris le contrôle de l'État. La raison et le sens commun désertent la nation. Brisure à senestre, écrit en 1946, est une fiction inspirée des régimes totalitaires du XXe siècle que côtoya pour son malheur Vladimir Nabokov.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 9h. 23min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19925
Résumé:« Si la vue de la terre noire et nue, des arbres pareils à des squelettes, n'avait rien de réjouissant, ils se sentirent encore plus mal à l'arrivée de la neige. » Les Eltychev, roman de la province russe, raconte la déchéance et la chute d'une famille ordinaire. Il est vrai qu'ils ne tombent pas de très haut... Le père, Nikolaï, est policier dans le chef-lieu de la province ; sa femme, Valentina, a péniblement réussi à s'extraire de son hameau perdu. Un de leurs fils est en prison, l'autre n'est qu'un bon à rien. À la suite d'une bavure, Nikolaï est radié de la police et doit rendre son appartement de fonction. La famille décide de partir s'installer dans le village où a grandi Valentina, à cinquante kilomètres de la ville. Dans une atmosphère minée par l'alcool, la pauvreté et l'absence de travail, les Eltychev passent l'hiver comme engourdis. Le printemps leur apportera quelques bribes d'espoir, vite envolées.
Lu par : Isabelle Lebrec
Durée : 6h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22581
Résumé:"Une accoucheuse qui avait appris son art à la maternité de l'Hôtel-Dieu de Paris sous la direction de la fameuse Louise Bourgeois délivra le 13 janvier 1622 la très aimable madame Poquelin, née Cressé, d'un premier enfant prématuré de sexe masculin. Je peux dire sans crainte de me tromper que si j'avais pu expliquer à l'honorable sage-femme qui était celui qu'elle mettait au monde, elle eût pu d'émotion causer quelque dommage au nourrisson, et du même coup à la France."
Lu par : Janick Quenet
Durée : 14h. 1min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18346
Résumé:La Sibérie du Nord-Ouest, fin des années 80. L'espace de trois jours, Démiane, le chasseur khanty, entreprend le voyage qui le mène de son territoire clanique de la taïga jusqu'au village où ses enfants sont en internat. Héritier d'un imaginaire de la forêt où les hommes tirent sur les joues du vent pour apaiser son souffle, où les morts emportent un soleil et une lune dans leur tombe, où l'Ours enfin est un parent tombé du ciel, Démiane voit dans la vie un traîneau délicat à conduire. L'ouvrage donne une vision holistique du monde où tout est lié et les rennes qui font partie de l'univers des Kanthys de l'Est et du Nord sont avec le chasseur traditionnel les principaux personnages du roman. Mais au-delà de l'apparent huis clos avec la taïga, l'homme qui deviendra à sa mort l'Étoile de l'Aube voyage dans le temps et dans les vies : Efim, le vétéran, qui rêve encore du tank allemand qu'il a affronté à mains nues en 1944, Korneev qui parle de la Révolution aux enfants khantys avec l'art des héritiers de la tradition orale, le face-à-face du chaman Sèm-iki et du redoutable Œil Sanguinaire, " le siècle d'or de l'alcool ".
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 1h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19679
Résumé:"On m'a perdu à l'aéroport, dans la salle d'attente. Et puis, bien des années plus tard, je suis devenu adulte." Dima - " un homme d'une trentaine d'années, d'à peu près un mètre quatre-vingts, des cheveux châtain clair coupés en brosse, des yeux bleus, des lèvres fines et pâles, bref un homme ordinaire" - est-il voué à tout perdre autant qu'il est perdu ? D'abord sa mère, ensuite sa femme, et maintenant ses clefs ; il lui faut changer s'il veut s'en sortir. A travers l'histoire de cet enfant perdu, nous soupçonnons que c'est un peu celle de la jeunesse russe d'aujourd'hui qui nous est racontée... Le bonheur viendra du coup de pied donné dans la routine : il est toujours utile de nous le rappeler.
Lu par : Mousse Reymond
Durée : 4h. 34min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 10414
Résumé:Eugène Onéguine est le chef-d'oeuvre de l'un des plus grands poètes russes. C'est aussi le roman de l'amour à contretemps et de la mort au petit matin, l'histoire d'un jeune homme qui brille dans les salons de Saint-Pétersbourg qui séduit les femmes mais les méprises toutes, et qui s'ennuie, comme savaient s'ennuyer les aristocrates de la Russie des tsars. C'est l'histoire de deux amis qui se retrouvent face à face, pistolet en main. C'est l'histoire de Tatiana, jeune campagnarde qui elle aussi s'ennuie et tout de suite aime Eugène. Lui l'aimera un jour, bien plus tard. Trop tard... Fatalisme, goût du jeu et du tragique, romantisme mais aussi humour, c'est le portrait de l'âme russe et d'un monde fascinant, à jamais disparu.
Lu par : Catherine Morançais
Durée : 3h. 15min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22465
Résumé:Chronique nostalgique de l'âme russe, ténébreuse et lumineuse à la fois, Soukhodol est la saga des Khrouchtchev, petite noblesse de province derrière laquelle se dissimule la famille de l'auteur. Le regard de Bounine se pose avec un calme impitoyable sur un monde en déclin. Dans une langue précise et mélodieuse, hommes et nature composent un poème qui dégage une sobre magie empreinte de spiritualité, où se croisent Natalia, servante et « mémoire » de cette famille, Piotr Petrovich, son amour secret, ou Tante Tonia, qu'un amour déçu a enfermé dans la folie. Car « à Soukhodol, l'amour était singulier, la haine aussi ». Et leur temps nous semble, à nous comme à Bounine, « soit infiniment lointain, soit tout proche ». La Cerisaie de Tchékhov, dont Ivan Bounine fut disciple et admirateur, résonne dans ce récit avec des accents et des prolongements tragiques.
Lu par : Michèle Quellet
Durée : 5h. 11min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13299
Résumé:Pragmatique, Lizka quitte sa mère et son village pour cultiver sa parcelle de bonheur. Ses amants seront les jalons de son initiation: Micha, le beau parleur, Viktor, le politicard ambitieux, Arthur, le mari volage, et d'autres encore. Fustigeant leur inconsistance avec ses amies, Nina et Vera, Lizka passe de l'un à l'autre sans s'impliquer. «Fatiguée des révolutions», cette jeunesse attachante et philosophe observe avec un humour désabusé une Russie qui désormais s'égare pour rattraper l'Occident. (Le Nouvel Observateur)
Lu par : Michèle Quellet
Durée : 5h. 30min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13546
Résumé:Quatrième de couverture : " Depuis quatorze ans déjà, Alexeï Afanassievitch Kharitonov, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, étroitement emmuré dans son corps amorphe, gisait dans le recoin le plus écarté d'un deux-pièces de type standard. " Sa femme Nina et la fille de celle-ci, Marina, prennent soin de lui et, surtout, perçoivent la pension du vieil homme. Ce dernier ne se lève plus de son lit, ne communique plus avec les deux femmes mais reste conscient, et lorsque l'Union soviétique se dissout dans les soubresauts de l'Histoire, sa belle-fille craint que ce changement brutal, s'il parvient jusqu'aux oreilles du grabataire installé dans l'immobilité du temps, ne provoque un choc émotif tel que son coeur ne lâche... Heureusement, l'ambitieuse Marina, qui cherche à profiter des changements pour faire carrière et gagner beaucoup d'argent, travaille pour une nouvelle chaîne de télévision privée : avec la complicité d'un technicien et grâce aux bandes de l'ancienne télévision d'État, un journal télévisé sera ainsi fabriqué tous les jours pour conforter " l'immortel " dans le temps immobile où il est installé depuis son attaque cérébrale... Ce roman tragi-comique sur la Russie d'aujourd'hui frappe par sa densité et son élégance. Il a valu à l'auteur des éloges unanimes de la critique russe et des comparaisons flatteuses avec le grand Nabokov.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 29h. 18min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13381
Résumé:Piotr Stépanovitch passa d'abord chez lui et fit sa valise,soigneusement, sans se hâter. Il avait averti les nôtres qu'il allait pour peu de temps dans le district, mais ses intentions étaient tout autres. Ayant achevé sa valise, il régla sa logeuse qu'il avait prévenu au départ, et se rendit en fiacre cher Erkel qui habitait non loin de la gare. Ce n'est que vers une heure du matin qu'il se dirigea chez Kirilov où il s'introduisit par le passage qu'empruntait Fédka. Trois jours à peine après son départ on reçut ici l'ordre de l'arrêter immédiatement, j'ignore pour quels crimes, pour ceux qu'il avait commis chez nous, ou d'autres encore ? Cet ordre survint à point pour renforcer la terreur épouvantable, quasi mystique, qui s'empara de nos autorités et de notre société toute entière, jusqu'alors obstinément insouciante, quand on découvrit le mystérieux assassinat de Chatov qui combla la mesure de notre chaos, et ses circonstances énigmatiques. Mais l'ordre arriva trop tard : Piotr Stépanovitch était déjà à Pétersbourg où il vivait sous un faux nom.