Contenu

La troisième île

Résumé
Donner une idée des écrits de Fredrik Sjöberg est à la fois facile et très difficile. Facile parce qu'il suffit d'évoquer la prose envoûtante et mélancolique de W G Sebald et de dire : voici la même famille d'esprits, en plus humoristique, plus ludique, mais tout aussi fascinant et profond. Difficile, parce que, comme chez Sebald, c'est une prose inénarrable : la décrire c'est comme décrire un morceau de musique, c'est-à-dire passer à côté de l'essentiel. L'histoire ? Bien sûr, il y a une histoire : le narrateur, un entomologiste (comme l'auteur lui-même) commence à s'intéresser au destin d'un homme à facettes multiples : un scientifique, spécialiste des vers de terre, qui fut également historien d'art, viticulteur de renom, photographe, aquarelliste, mais aussi théosophe, ami de Strindberg et un des pionniers du mouvement écologique aux Etats-Unis. Gustaf Eisen (1847-1940) est le nom de cet étonnant personnage dont Fredrik Sjöberg raconte la vie - et ce faisant, il raconte la sienne propre : sa passion de collectionneur (d'insectes et de destins énigmatiques), son rapport à son travail, scientifique et littéraire, ses méditations sur la nature, sur la collecte et les collectionneurs, l'art et la science... Point de spéculations abstraites, il ne s'agit pas de bâtir un système ; des histoires drôles, des anecdotes, des saynètes constituent la matière première de cette prose à la fois légère et profonde. Une pensée qui vagabonde sans jamais s'égarer ; des rêveries d'un "promeneur solitaire", mettant en scène une foule de personnages, aux destins souvent rocambolesques.
Genre littéraire: Essai/chronique/langage
Durée: 6h. 55min.
Édition: Paris, Corti, 2014
Numéro du livre: 31889
ISBN: 9782714311276
Collection(s): Biophilia
CDU: 844

Documents similaires

Lu par : Sonia Imbert
Durée : 4h. 47min.
Genre littéraire : Poésie
Numéro du livre : 71305
Résumé:Un recueil de poèmes autour de la crise écologique et de la destruction des écosystèmes qui explore les rapports entretenus par l'homme avec les autres espèces, narrant les catastrophes, les prophéties et les combats environnementaux.
Lu par : Jacqueline Grau
Durée : 14h. 1min.
Genre littéraire : Sciences/technologie
Numéro du livre : 74912
Résumé:Une description de l'attachement des humains aux oiseaux ainsi que du rôle de ces derniers dans l'évolution du langage ou de la poésie. L'auteure invite les hommes à les écouter et à prendre leurs responsabilités face à leur disparition progressive depuis le début du XXIe siècle. Grand prix SGDL de la non-fiction 2023.
Lu par : Claude Fissé
Durée : 2h. 25min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 18978
Résumé:Cette série de proses brèves auxquelles Tozzi travailla de 1915 à 1917, constamment republiées depuis cette date, ont un seul point commun : dans chacun des 69 fragments, un animal apparaît, de manière fortuite ou marginale, pour parer le récit de sa signification propre. Chaque segment narratif se trouve ainsi relié à toutes les autres par un subtil fil symbolique. Deux fragments, le premier et le dernier, donnent la clef du texte. Ils se caractérisent par la présence du seul animal qui, au sein du recueil, semble vivre en accord avec la nature : l'alouette. Cet oiseau représente un besoin d'élévation, de sens, d'accord avec la nature. Dans la premier fragment est décrite la difficulté qu'a l'alouette à vivre dans un monde dominé par l'homme ; dans le dernier, un appel à l'animal afin qu'il revienne au sein de l'âme humaine pour la régénérer. Les narrations intermédiaires, dans lesquelles l'alouette n'est pas présente, deviennent des allégories vides. Celles-ci s'attachent à souligner le besoin d'un sens et l'impossibilité de l'obtenir. Les Bêtes est également le portrait d'un homme irrité contre la vie et contre lui-même en polémique avec son temps.
Lu par : Rita Petrelli
Durée : 8h. 32min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 70081
Résumé:Face à la crise écologique actuelle, nos actions semblent impuissantes. Mais c'est peut-être qu'on protège mal ce qu'on comprend mal. Nous ne sommes pas des Humains face à la Nature. Nous sommes des vivants parmi les vivants. Nous ne sommes pas face à face, mais côte à côte face au dérobement de notre monde commun. Que devient l'idée de "protéger la nature" quand on a compris que le mot "nature" nous embarquait dans une impasse dualiste, et que "protéger" était une conception paternaliste de nos rapports aux milieux ? Cela devient «raviver les braises du vivant», c'est-à-dire lutter pour restituer aux dynamiques du vivant leur vitalité et leur pleine expression. L'ancienne protection de la nature était confisquée par les experts et les États ; cet ouvrage se penche sur des initiatives qui révèlent un mouvement puissant, qu'il faut accompagner et nourrir : la réappropriation de la défense du tissu du vivant, du soin des milieux de vie. Nous sommes le vivant qui se défend.
Lu par : Carole Beuron
Durée : 1h. 54min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 67652
Résumé:Essai sur la vision du monde actuel dans l'esprit humain. Auparavent, l'histoire guidait la pensée, les espérances et les peurs. Aujourd'hui, l'angoisse écologique amène un nouvel oeil sur notre civilisation. L'auteur analyse alors la lutte de l'esprit dans ce nouveau jour, ce siècle vert.
Durée : 4h. 6min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 75216
Résumé:L'homme politique partage son goût pour l'oeuvre de François Mauriac. S'intéressant tout autant au romancier qu'à l'écrivain engagé, qui dans ses articles a brossé les portraits de De Gaulle, Mendès-France et Mitterrand et participé à tous les grands débats du XXe siècle, il raconte aussi sa découverte de la littérature et la naissance de sa vocation politique.
Durée : 8h. 12min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 6844
Résumé:Au fil des neuf parties indépendantes de cet essai, les mêmes personnages reviennent et se croisent : Stravinski et Kafka avec leurs curieux amis Janacek et Hemingway ; Rabelais et ses héritiers, les grands romanciers. L'art du roman est le héros principal du livre : l'esprit de l'humour dont il est né ; sa mystérieuse parenté avec la musique ; son histoire qui se déroule (comme celle de la musique) en trois temps ; l'esthétique du troisième temps (le roman moderne). Et la sagesse existentielle du roman. Sous son éclairage sont examinées les grandes situations de notre ère : les procès moraux intentés contre l'art du siècle l'indiscrétion généralisée annonçant le crépuscule de l'individualisme ; les testaments trahis (de l'Europe, de l'art, de l'art du roman, des auteurs).
Lu par : Delphine Horst
Durée : 1h. 40min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 13874
Résumé:Publiée en 1953 aux Éditions de Minuit, La Fausse Parole ne donne à découvrir qu'une partie de son oeuvre, celle consacrée aux investigations radiophoniques. Cette réédition s'enrichit de deux textes ayant trait au travail de l'écoute, et de quelques bulletins ronéotypés, tels qu'il les distribuait à ses abonnés (parmi lesquels figurait l'Élysée). La Fausse Parole peut être tenue pour la lecture théorique et critique que Robin formule après dix ans de pratique sur son propre travail, qui visait à obtenir des renseignements inédits et à tenter de prévoir l'événement (par exemple la dénonciation du culte de la personnalité après la mort de Staline en 1953 et la tension des relations sino-soviétiques).
Durée : 37min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 12792
Résumé:Texte donné en conférence publique le 31 janvier 2003 à Lausanne dans le cadre de la première saison des Manifestations culturelles mises sur pied par la Bibliothèque cantonale et universitaire. Il a été repris le 14 novembre 2003 à La Chaux-de-Fonds, en conférence d'ouverture lors des 13e Journées d'Arole, placées sous le thème "Eloge de la lecture?", à l'occasion du 50e anniversaire de la Bibliothèque des Jeunes et du 20e anniversaire d'Arole
Lu par : Jocelyne Bidault
Durée : 1h. 57min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 31116
Résumé:Comment des académiciens, des journalistes, des artistes, des universitaires d'aujourd'hui peuvent-ils se retrouver, l'espace d'un échange épistolaire, amants ou maîtresses, parents, amis ou ennemis d'illustres auteurs disparus, depuis parfois plusieurs siècles ? Des lettres d'écrivains français disparus sont détournées vers des auteurs contemporains. Que se passe-il ?
Lu par : Serge Vulliens
Durée : 6h. 27min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 9024
Résumé:Un texte est quelque chose d'unique, de non répétable, mais contenant également d'autres textes, offrant une série de traces qui peuvent être développées selon de nombreuses directions. En ce sens, chaque oeuvre littéraire est un « roman noir » dont la solution est toujours ailleurs, dans la capacité de déduction du lecteur-enquêteur. Les grands livres sont, à l'évidence, ceux qui autorisent les chasses au trésor les plus gourmandes. "Pinocchio" possède, justement, une charge symbolique, énigmatique et allégorique inépuisable : il dit « beaucoup plus que l'intrigue serrée de la fable le laisse supposer ». Giorgio Manganello a reparcouru Pinocchio, le « livre parallèle » qui en est résulté n'est pas seulement une prestidigitation d'écrivain origninal à l'excès qui, armé d'imaginatifs paradoxes, parvient toujours à saisir la réalité et les conventions en tout genre. Dans ces pages, il n'est pas seulement question de la marionnette, de Geppetto et de la petite Fée, mais de nous-mêmes, aujourd'hui, travestis et masqués, protagonistes d'un ballet de transgressions, de ruses et de bonnes intentions.
Durée : 4h. 59min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 17534
Résumé:"La lecture est un scandale pour les esprits pratiques." Charles Dantzig sait de quoi il parle. Plus d'une fois, dans sa jeunesse, il a dû subir les moqueries ou le dédain de ceux qui avaient des choses à faire autrement plus importantes et urgentes que de bouquiner. Egoïste est aussi le lecteur. "On ne lit pas pour le livre, on lit pour soi." Pour se comprendre, pour se tester, pour se comparer. Il n'est pas interdit d'avoir un peu d'ambition et de lire aussi pour comprendre le monde. Deux pages seulement pour affirmer "qu'on ne lit que par amour". Et de résumer ainsi son observation: "On commence par être amoureux des personnages; on le devient de l'auteur; on l'est enfin de la littérature." (Bernard Pivot, lejdd.fr)