Contenu

Recherche par auteur : Jean-Charles

2405 résultats. Page 63 sur 121.

Lu par : Danielle Netter
Durée : 15h. 18min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 30602
Résumé:A l'été 1914, l'Europe est très majoritairement monarchique : sur vingt-deux Etats, dix-neuf sont des royaumes, des empires, des principautés ou des grands-duchés. Aujourd'hui, ils ne sont plus que dix sur vingt-huit. Les deux guerres mondiales provoquent l'écroulement de quatre empires pour la première (Allemagne, Russie, Autriche-Hongrie, Empire ottoman) et de quatre royaumes (Italie, Yougoslavie, Roumanie, Bulgarie) pour la seconde. Ces souverains, qui étaient-ils ? Et les femmes qui partageaient leur existence, qui étaient-elles ? De l'ambition à l'aveuglement, du courage à la faiblesse, de la jalousie à l'abnégation, quels furent leurs triomphes et leurs échecs ? Comment vécurent-ils leur gloire, leurs épreuves et la montée des extrêmes de l'entre-deux-guerres marquée par l'avènement des totalitarismes ? Etaient-ils conscients des conséquences de leurs actes ? Ou furent-ils incapables d'arrêter l'engrenage des nationalismes ? Quelles furent leurs vies personnelles, leurs amours et leurs passions secrètes ? Circonstance exceptionnelle : ces monarques, qui vont s'unir, se combattre et parfois se trahir, sont presque tous parents, liés par le sang et leurs mariages respectifs. Ainsi la "guerre des rois" sera-t-elle un incroyable règlement de comptes familial à l'échelle d'un continent puis du monde. Avec le talent qui le caractérise, Jean des Cars raconte un demi-siècle de drames humains (l'errance des Habsbourg), de crimes (l'assassinat des Romanov), de guerres, de défaites, de créations et de disparitions d'Etats.
Lu par : Manon
Durée : 5h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30690
Résumé:"Un roman historique, quel enfer. Quelle idée à la con. Tout a été dit sur Quatorze." Eh bien non : en cette année de tricentenaire, qui sera marquée par de nombreuses célébrations, Jean-François Kervéan, à sa manière iconoclaste et insolente, réinvente la jeunesse du roi en explorant la passion amoureuse qu'il vécut, à vingt ans, avec Marie Mancini, nièce du cardinal Mazarin et soeur d'Olympe, sa favorite officielle. Pour Marie et pour la seule fois de son long règne, Louis voulut abdiquer. C'est aussi à cause d'elle qu'il plongea dans l'unique dépression de sa vie. Et par amour pour elle qu'il lança avec la munificence que l'on sait les grands travaux qui firent de son siècle le Grand Siècle et de son règne, en même temps que la naissance de "l'esprit français", le symbole suprême de la monarchie à la française. Raconter un amour aussi grand que celui de Louis et Marie, princesse insoumise éprise de belles lettres et de sentiments vrais là où la cour n'était qu'ambitions, calculs et trahisons, c'est traquer l'or du temps dans ce qu'il a de plus précieux, sauter par-dessus les siècles parfois à la hussarde pour approcher, ne serait-ce que fugacement, l'âme d'un homme, fût-il roi. Fût-il le Roi-Soleil. Anima rex, l'âme du roi. Quête irrévérencieuse de la vérité intime de Louis XIV, irradiée de désir autant que de solitude, Animarex dépoussière avec une vitalité contagieuse les figures figées et convenues du monarque absolu le plus célèbre de l'Histoire. Un roman détonant, flamboyant, comme ce Grand Siècle dont il ranime sans prendre de gants toute la splendeur et la férocité.
Lu par : Michèle Cheikh
Durée : 7h. 45min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30568
Résumé:Un hiver glacial s'est abattu sur le grand-duché de Sillyrie. Dans la capitale, les enfants des rues disparaissent, enlevés par des hommes-loups. Malgré son agilité de chat et ses talents de voleuse à la tire, la jeune Mimsy Pocket tombe dans un guet-apens. La voilà emmenée avec ses camarades à travers les forêts enneigées vers une destination inconnue. De son côté, son ami Magnus Million chemine en train jusqu'à un monastère haut perché où l'attend une dangereuse mission. Mais des fantômes surgissent bientôt du passé...
Lu par : Gérard Pliquet
Durée : 8h. 8min.
Genre littéraire : Arts
Numéro du livre : 30653
Résumé:Cet hommage à l'oeuvre la plus célèbre de Louis le Vau, premier architecte du roi, d'André Le Nostre, jardinier du roi, et de Charles Le Brun, peintre décorateur : le château de Vaux-le-Vicomte, témoignage de la fécondité artistique du XVIIe siècle.
Durée : 8h. 43min.
Genre littéraire : Sciences/technologie
Numéro du livre : 30566
Résumé:Le Big Bang, une des rares théories savantes ayant accédé à la consécration populaire, fait désormais partie de notre cosmogonie moderne. Son double statut de théorie scientifique et de récit quasi mythologique de l'origine de l'Univers découle très logiquement de sa double origine - chez un mathématicien russe, Alexandre Friedmann, et un chanoine belge, Georges Lemaître. Viendra s'adjoindre à eux, dans les années cinquante, l'éclectique physicien George Gamow, qui fera du Big Bang une théorie respectable. Cette passionnante aventure, encore mal étudiée par l'histoire des sciences, est ici retracée, textes originaux à l'appui, par un astrophysicien qui suit avec succès la voie ouverte par ces valeureux pionniers.
Durée : 8h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30580
Résumé:Chaumont-sur-Dorette, en Auvergne, entouré de bois et de pâturages, à mille mètres d'altitude, mène en hiver avec sa douzaine d'habitants une existence guère plus agitée que celle de son cimetière. L'été change tout. De nombreux Méridionaux occupent son auberge des Rapans, remplissent le hameau auvergnat de leur volubilité, de leurs rires, de leurs parties de pétanque, et font de lui pendant deux mois " Marseille-sur-Dorette ". En même temps, la colonie Vie et Foi amène quatre-vingts jeunes délinquants encadrés d'éducateurs qui s'efforcent de remettre ces enfants dévoyés sur le chemin de la vertu. Tout se complique... Luce Rodary, douze ans, fille des aubergistes, tombe amoureuse de monsieur Jo, le directeur de la colonie. Lorsqu'on lui apprend que, malgré sa casquette américaine et sa guitare, monsieur Jo est prêtre catholique, elle refuse de le croire... Dans le secret des roseaux ou comment des vacanciers bouleversent la vie d'un village sans histoire. Tendresse et humour sont au cœur de ce nouveau roman marqué de la plume inimitable de Jean Anglade.
Lu par : Denis Gey
Durée : 15h. 59min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 30572
Résumé:Rio de Janeiro, début du XXe siècle. Les droits des travailleurs sont malmenés, les luttes féministes s'organisent et le cinéma, la samba et le carnaval émergent. En même temps, l'Exposition universelle a lieu à Marseille où vont s'entrecroiser les destins de Marina, Filomena, de leurs petites-filles Andrea et Josefina et de Jean Dimare et Zumbi, héros de Corcovado, premier volet de la saga.
Lu par : Evelyne Fournier
Durée : 26h. 8min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 30640
Résumé:A cinq ans, en 1715, Louis XV succède à son arrière-grand-père Louis XIV dans une France affaiblie. Après la Régence et le ministère du vieux cardinal de Fleury, ce n'est qu'en 1743 qu'il commence à gouverner. Le "Bien-Aimé" devient rapidement le Mal-Aimé et le restera longtemps aux yeux des historiens, qui lui reprocheront sa faiblesse devant ses ministres et favorites, ses frasques du Parc-aux-Cerfs, la perte du Canada et de l'Inde... "Il faut l'exécrer", disait encore le manuel Lavisse au début du xx` siècle. De nos jours, on ne peut plus soutenir un tel point de vue. Ce souverain timide, secret, eut sans doute du mal à assumer son métier de roi, mais il était bon, sensible, cultivé, ouvert, passionné par les sciences et non dépourvu d'énergie et d'autorité. Cette biographie présente ainsi une approche profondément renouvelée du monarque qui fit face avec intelligence à l'opposition d'une société bloquée, animée par les parlements, les jansénistes et sa propre noblesse. Elle brosse en outre une vaste fresque du royaume de France qui, malgré les lourdes défaites de la guerre de Sept Ans, connut un prodigieux développement économique et s'accrut de deux belles provinces, la Lorraine et la Corse. En ce siècle des Lumières, où l'esprit public évolue fortement, où les idées nouvelles foisonnent, Louis XV, rayonnant à Versailles d'un éclat incomparable, demeure le souverain le plus prestigieux d'Europe jusqu'à sa mort en 1774. Après cinquante-neuf années de règne, la monarchie semble solide, en dépit des nuages menaçants qui s'amoncellent à l'horizon.
Lu par : Manon
Durée : 3h. 38min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 30709
Résumé:Notre époque déserte les livres mais se prend de passion pour Montaigne. Jamais il n'a suscité un pareil flot d'ouvrages, des plus accessibles aux plus érudits, tous pénétrants, alertes, et même, certains estampillés à bon droit succès de librairie. Prudence, néanmoins. Cassandre malgré moi, me reprochant ce que je redoute, j'entends un chant du cygne dans cet enthousiasme. En classe, on n'enseigne presque plus les Essais. Le public célèbre-t-il ce qui va disparaître ? Montaigne incarne le pouvoir créateur du verbe auquel nous ne croyons plus, mais dont, souterraine, la nostalgie nous reste. Dans la serre où prolifèrent les chiffres que nous cultivons comme aucune civilisation avant nous, il nous manque un supplément d'âme. On le loge dans le désir sans bornes de biens superflus : illusion désormais évidente que dénonçait le petit châtelain chauve à la moustache fournie, presque toujours vêtu de noir et de blanc sous sa calotte, qui parlait comme il agissait, écrivait comme il parlait, et s'essayait à vivre selon la nature. Dire adieu à Montaigne serait troquer l'humanisme qui s'attache à son nom contre un futur strictement prosaïque, où l'humanité, enclose dans sa bulle étanche, se penserait maîtresse de l'univers, sans limites à sa toute-puissance. C'est ce qui se joue au-delà des Essais.
Durée : 47h. 29min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 30364
Résumé:Autrefois, ce n'était pas comme maintenant ; les premiers ministres manqués faisaient de grands mémorialistes, et même de grands écrivains tout court : Retz, Saint-Simon, Chateaubriand. Retz a d'ailleurs été cardinal-archevêque de Paris, et l'un des principaux meneurs de la Fronde, l'anti Mazarin. Ses Mémoires, qu'il rédige à plus de soixante ans, vers 1675-1676, à la demande de ses amis (dont Mme de Sévigné), sont l'autobiographie d'un homme politique en pleine guerre civile. Il prend sa revanche sur les déboires d'une existence « agitée par tant d'aventures différentes ». Il en revit les grandes étapes en une sorte de rêve éveillé. L'allégresse du récit, l'évocation colorée des événements, la pénétration psychologique, par-dessus tout, le style varié, drôle, parfois méchant, en font un texte majeur de notre littérature et un modèle pour la pensée et pour l'action.
Lu par : Marianne Pernet
Durée : 13h. 8min.
Genre littéraire : Psychologie/médecine
Numéro du livre : 30365
Résumé:Qu'est-ce vraiment qu'un couple ? Qu'est-ce qui, inéluctablement, nous pousse à chercher une moitié ? Qu'est-ce qui nous attache à l'autre et qui nous en arrache ? Pour mieux comprendre nos élans comme nos écarts, Jean-Didier Vincent fait appel aux sciences du vivant et décrit avec truculence la foisonnante diversité amoureuse que l'évolution naturelle a inventée. Des noces sanglantes de la tique au couple de castors bâtisseurs, du mariage pour tous chez les lézards à la constance monogame du campagnol en passant par le baiser du loup, les espèces animales nous offrent d'étonnantes leçons. Et le couple humain, qu'a-t-il de particulier ? Tout a-t-il autant changé qu'on le croit depuis Homo sapiens ? Une formidable revue des métamorphoses du couple humain, de la préhistoire à l'hypermodernité, par le plus pétillant des biologistes.
Durée : 1h. 35min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 30348
Résumé:
Lu par : Gilbert Wursten
Durée : 12h. 11min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 30345
Résumé:Leonard Cohen aura 80 ans le 21 septembre 2014. Qui est-il ? Quelles sont ses sources d'inspiration ? Comment écrit-il ? Comment compose-t-il ? Quelles sont ses influences poétiques, ses références musicales ? Quel regard porte-t-il sur sa vie, sur ses « frères humains » et leurs sociétés, sur ses propres succès et sa célébrité mondiale, sur l'état de la planète ? Quels sont ses passions, ses colères, ses espoirs ? Il répond à toutes ces questions. Pour mieux le comprendre, les auteurs sont aussi allés chercher dans son œuvre (poèmes, chansons, romans, textes en prose) les échos de ses propos et déclarations. Cette confrontation fait surgir l'autoportrait d'un artiste incomparable : Leonard Cohen par lui-même.
Lu par : Michèle Quellet
Durée : 5h. 57min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 30316
Résumé:Mary Lester est maintenant convaincue que la disparition mystérieuse d'un médecin et de sa famille est liée au triple meurtre. La recherche des disparus ne progressant pas, Mary est instamment priée de s'y atteler, au grand dam du commandant Lemarillé qui ne supporte pas la désinvolture dont font preuve le capitaine Lester et son adjoint, le lieutenant Fortin. Il y oppose le sérieux des gendarmes, ce qui n'impressionne guère Mary, pour qui la fin justifie les moyens; Petit à petit, elle va parvenir à relier des faits qui, apparemment, n'ont rien de commun. Lemarillé ne partage pas sa vision de l'affaire, mais faute de savoir vers où s'orienter son enquête, va finir par collaborer. Retrouvera-t-on le docteur Gaillard et sa famille ? Sont-ils partis en bateau comme tout semble l'indiquer ? Où serait alors passé leur voilier ? L'épilogue de cette longue enquête conduira nos deux flics de Paimpol à Jersey et enfin sur une petite île posée à deux encablures de la Croix des Veuves, où règne en maître un vieillard fort inquiétant......
Durée : 3h. 20min.
Genre littéraire : Humour-satire
Numéro du livre : 30449
Résumé:William Poire est un personnage atypique, salué par la presse, la radio et la télévision, qui a déjà séduit de nombreux lecteurs de tous âges. La réédition de ce deuxième tome vous donnera l'occasion de le découvrir, ou de le redécouvrir. " William Poire a un tel humour, une telle malice que tu en ris très fort " écrivait la revue Okapi. En quelques jours, le sympathique garçon gaffeur, plus doué pour les bêtises que pour les études, était devenu un héros aussi bien pour les élèves que pour les parents et les professeurs. Dans ce second livre, William, "accru à la 6e par la volonté de ses profs et le souhait de ses parents ", constate que l'école n'a toujours pas réussi à s'adapter à lui : "A mon avis, il faudra de la patience, aux profs surtout. Pourtant j'ai fait des efforts, mais ces fichues notes arrivent toujours pas à décoller, et quand le décollage est raté, c'est la suite du voyage qui foire. Imaginez la croisière que je me paie !" La croisière du rire emmènera le lecteur d'un inoubliable cours de musique à une nuit agitée dans un dortoir d'internat, d'un conseil de classe houleux à une partie de chasse au dahu mouvementée, du folklore d'Angleterre à celui d'Afrique, et vers bien d'autres surprises.
Lu par : Thérèse Proust
Durée : 15h.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 30455
Résumé:J'ai d'abord examiné les hommes, et j'ai cru que, dans cette infinie diversité de lois et de mœurs, ils n'étaient pas uniquement conduits par leurs fantaisies.J'ai posé les principes, et j'ai vu les cas particuliers se plier d'eux-mêmes, les histoires de toutes les nations n'en être que les suites, et chaque loi particulière liée avec une autre loi, ou dépendre d'une autre plus générale.Quand j'ai été rappelé à l'antiquité, j'ai cherché à en prendre l'esprit, pour ne pas regarder comme semblables des cas réellement différents, et ne pas manquer les différences de ceux qui paraissent semblables.Je n'ai point tiré mes principes de mes préjugés, mais de la nature des choses. Ici, bien des vérités ne se feront sentir qu'après qu'on aura vu la chaîne qui les lie à d'autres.
Lu par : Manon
Durée : 8h. 14min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30504
Résumé:De 1953 à sa mort en 1978, le peintre Norman Rockwell vit à Stockbridge, une petite ville du Massachusetts. Il y fait notamment de nombreuses couvertures pour le Saturday Evening Post, parfois en prenant des habitants de la ville pour modèles. A en croire l'histoire racontée dans ce roman, vers la fin de sa vie il peint Rebecca, une fillette de Stockbridge. Une fois adulte, Rebecca épouse un autre peintre, Peter Milton, avec qui elle a deux enfants, Tom et Hannah. Tandis que Rebecca rêve de devenir écrivain mais n'arrive visiblement à rien, Peter devient progressivement un grand artiste. Il propose un jour à une jeune Française, rencontrée dans le Vermont, de venir vivre dans sa famille ; en échange, elle devra poser pour lui et enseigner le français à ses enfants. Comme Ulysse est l'histoire de cette Française, racontée par elle-même. De la narratrice, on ne connaît ni l'âge, ni le nom véritable ; elle se fait appeler Lou et se présente le plus souvent en adolescente écervelée, un peu ignare et mal dégrossie. Alors qu'elle ne devait rester aux Etats-Unis que le temps d'un séjour linguistique avec sa soeur, elle y passe plusieurs années, d'abord à New York puis en Nouvelle-Angleterre, et ses souvenirs de France (sa vie à Paris, ses vacances en Bretagne), de plus en plus douloureux, doublent le récit de ses aventures américaines, au point que la côte Est apparaît comme un mauvais reflet de la côte bretonne. La nostalgie est aussi celle de l'enfance. Lou raconte à la fois ses relations avec le peintre, sa femme et leurs amis, et ses longues conversations avec Tom et Hannah. Ces deux enfants un peu fantomatiques semblent évoluer dans un univers qu'elle comprend de moins en moins. Ainsi, de même qu'elle flotte entre deux langues et deux cultures, Lou n'a-t-elle sa place ni dans le monde des adultes, ni dans celui de l'enfance. Quelle que soit la nostalgie qui enveloppe ce roman, il est d'abord un récit d'aventures, conduit légèrement et avec désinvolture. Le langage est familier, parfois vulgaire, les phrases se brisent et partent dans des directions aussi imprévues que la pensée de Lou, qui enchaîne les digressions et préfère toujours se contredire plutôt que de se corriger. Même quand l'histoire tourne mal et que sont racontés des événements tragiques, le style reste vif et entraînant. Si la réalité est décrite de manière simplifiée et enfantine, c'est peut-être que la narratrice, incapable d'appréhender le nouveau, doit toujours ramener l'inconnu au connu (Rebecca devient ainsi un double obscur de sa mère, la plage de Newport se confond avec celle de Sainte-Anne-la-Palud...). Lou, qui se plaint de manquer de vocabulaire et d'avoir perdu son français aux Etats- Unis, aplanit le réel et peine à percevoir les nuances entre les êtres, qu'elle confond ou au contraire oppose violemment. Ses dessins en noir et blanc, qui ponctuent la narration, apparaissent eux-mêmes comme un vague écho, simple et naïf, des tableaux de Peter.
Durée : 3h. 22min.
Genre littéraire : Littérature fantastique
Numéro du livre : 30432
Résumé:Dans La rivière à l'envers, Tomek nous entraînait dans son incroyable quête : trouver la rivière Qjar et son eau qui empêche de mourir. Nous marchions avec lui sur les pas de Hannah. Cette fois-ci, c'est Hannah elle-même qui raconte son voyage sur la vertigineuse Route du Ciel, puis à travers le désert. Son récit nous fait découvrir des contrées nouvelles, mais on y retrouve aussi des paysages connus : la Forêt de l'Oubli, la prairie, l'océan.
Lu par : Agnès Baron
Durée : 6h. 46min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 30435
Résumé:Mary Lester enquête à Trévarez, au coeur de l'Argoat, sur la mort violente d'un conférencier d'un étrange château de briques rouges. Un second meurtre survient parmi les écrivains qui s'y sont réunis.
Durée : 10h. 28min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 30188
Résumé:" Ma chère mère, Si tu possèdes vraiment le génie maternel et si tu n'es pas encore lasse, viens à Paris, viens me voir, et même chercher. Moi, pour mille raisons terribles, je ne puis pas aller à Honfleur chercher ce que je voudrais tant, un peu de courage et de caresses. À la fin de mars, je t'écrivais : Nous reverrons-nous jamais ! J'étais dans une de ces crises où on voit la terrible vérité. Je donnerais je ne sais quoi pour passer quelques jours auprès de toi, toi, le seul être à qui ma vie est suspendue, huit jours, trois jours, quelques heures. [...] Toutes les fois que je prends la plume pour t'exposer ma situation, j'ai peur ; j'ai peur de te tuer, de détruire ton faible corps. Et moi, je suis sans cesse, sans que tu t'en doutes, au bord du suicide. Je crois que tu m'aimes passionnément ; avec un esprit aveugle, tu as le caractère si grand ! Moi, je t'ai aimée passionnément dans mon enfance ; plus tard, sous la pression de tes injustices, je t'ai manqué de respect, comme si une injustice maternelle pouvait autoriser un manque de respect filial ; je m'en suis repenti souvent, quoique, selon mon habitude, je n'en aie rien dit. Je ne suis plus l'enfant ingrat et violent. De longues méditations sur ma destinée et sur ton caractère m'ont aidé à comprendre toutes mes fautes et toute ta générosité. Mais, en somme le mal est fait, fait par tes imprudences et par mes fautes. Nous sommes évidemment destinés à nous aimer, à vivre l'un pour l'autre, à finir notre vie le plus honnêtement et le plus doucement qu'il sera possible. Et cependant, dans les circonstances terribles où je suis placé, je suis convaincu que l'un de nous deux tuera l'autre, et que finalement nous nous tuerons réciproquement. Après ma mort, tu ne vivras plus, c'est clair. Je suis le seul objet qui te fasse vivre. Après ta mort, surtout si tu mourais par une secousse causée par moi, je me tuerais, cela est indubitable. Ta mort, dont tu parles souvent avec trop de résignation, ne corrigerait rien dans ma situation ; le conseil judiciaire serait maintenu (pourquoi ne le serait-il pas ?), rien ne serait payé, et j'aurais par surcroît de douleurs, l'horrible sensation d'un isolement absolu. Moi, me tuer, c'est absurde n'est-ce pas ? [...] Adieu, je suis exténué. Pour rentrer dans les détails de santé, je n'ai ni dormi, ni mangé depuis presque trois jours ; ma gorge est serrée. - Et il faut travailler. Non, je ne te dis pas adieu ; car j'espère te revoir. Oh ! lis-moi bien attentivement, tâche de bien comprendre. Je sais que cette lettre t'affectera douloureusement, mais tu y trouveras certainement un accent de douceur, de tendresse, et même encore d'espérance, que tu as trop rarement entendus Et je t'aime."