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La confrontation: roman

Résumé
Samuel M., un activiste politique en rupture de ban, revient sur son engagement, histoire de solder les comptes avant la chute définitive. Sur sa route, défileront un avocat, un juge d'instruction, un dignitaire militaire, des compagnons perdus de vue, ainsi qu'une nageuse croisée dans une station balnéaire, qui lui offrira une rédemption provisoire. La Confrontation est le récit trouble et tendu d'une relation ambiguë avec la violence, d'un va-et-vient entre passé extrémiste et présent carcéral, entre espoirs idéologiques déçus et attentats perpétrés. Dans un demi-sommeil, le narrateur, dont les motivations destructrices deviennent pour le coup de moins en moins évidentes, avance à pas de loup pour se faire à sa nouvelle condition. « Mon silence entraînera ce qui suit. Mon silence éclatera, et la merde que je traîne, après s'être heurtée à des barrages de mensonges, s'écoulera légère dans les égouts de ma mémoire. » Comment assumer ses actes sans avoir à les regretter ? Peut-on reconstruire sur les ruines laissées par sa propre barbarie ? Ni bréviaire idéologique, ni traité du ressentiment, ce roman est avant tout la confession d'un individu déchu de son humanité, qui envisage sur le mode du désespoir ironique le lien défait avec une société dans laquelle il n'a plus sa place.
Durée: 4h. 13min.
Édition: Lausanne, Ed. de l'Aire, 2004
Numéro du livre: 30314
ISBN: 9782881087073

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Résumé:Dans les profondeurs d'une ville décrépie où les concierges font la loi, un ingénieur incapable d'additionner deux chiffres creuse un tunnel, peut-être même un abîme. A cause d'une nouvelle erreur de calcul, il aboutira dans une salle à manger qui sent le pot-au-feu. Ici, les restaurants ne servent que des soupes, les dames dansent sur les tables et sur les ventres, les fleurs sont en plastique, les chaussettes dépareillées, le formol remplace l'eau d'arrosage et les balles de golf disparaissent au dix-huitième trou. Pour corser le tout, il y a cette pension Edelweiss captive d'un noeud autoroutier à six pistes, ces deux soeurs qui n'en font qu'une et cette Mademoiselle Lempereur qui veut absolument se marier. Ecrit avec soin, ce roman poétique et un peu fou brosse le portrait d'un monde chaotique qui voit la vie en rose grâce aux gaz euphorisants d'une usine chimique.
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Résumé:Juliette, jeune orpheline de dix-huit ans, débarque un jour dans un village vaudois, venant de son Cuba natal. Elle cherche refuge chez son oncle, aubergiste de son état, qui reste sa seule famille. Ce roman de Ramuz, paru en 1927, ne laisse pas d'étonner par son thème lui-même. Comment Ramuz a-t-il pu introduire cette fleur exotique dans une oeuvre aussi fermée sur les paysages vaudois et valaisans qu'est la sienne ? Qu'Aimé Pache pousse jusqu'à Paris, certes ! Mais qu'une jeune fille des Caraïbes vienne irradier une auberge campagnarde de sa beauté absolue, voilà qui peut faire penser à un tournant dans l'oeuvre de Ramuz. N'importe quel écrivain aurait traité pareil thème sur le mode sociologique. L'irruption d'un élément étranger dans le vase clos d'habitudes locales : quelles en seront les perturbations au niveau des comportements, jusqu'où iront ces bouleversements ? Mais Ramuz n'est ni sociologue ni psychologue. Ce qui l'intéresse, c'est cette trame souterraine aux choses, invisible et pourtant présente, qui les élève jusqu'à des hauteurs inconnues. La Beauté sur la Terre pourrait s'appeler " La Beauté sous la Terre ", tant elle soulève et transcende tout ce qu'elle touche et fait vibrer. Mais si on rêve de la Beauté, si on peut l'entrevoir ou la frôler, on ne l'aborde pas de face. La Beauté, comme le soleil ou la mort, rend fou ceux qui la regardent en face. Ainsi de Joseph qui, faute de pouvoir s'approprier l'image de son rêve, se met à tout détruire autour de lui. Ainsi de ces hommes qui, après de timides avances, en viennent à exprimer leurs convoitises les plus brutales ou les plus sordides. Juliette finira par fuir le village, l'auberge et son oncle. La vision de Ramuz est pessimiste. Mais en même temps se dessine une morale nouvelle, à mi-chemin du christianisme et du panthéisme, qui fait de certaines forces obscures le levain de ce qui peut constituer, en dépit de tout, la Beauté sur la Terre.
Lu par : Denise von Arx
Durée : 4h. 40min.
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Résumé:L'enfant de huit ans - moi en 1918 - découvre gens et choses du monde d'alors au cours d'un voyage avec sa mère qui vient de divorcer. Il dit ce qu'il entend et croit comprendre. Ces citations donnent le ton : - Je n'étais pas pressé de venir au monde. J'attendais qu'il vint à moi. - On parlait d'un déserteur. Donc, pour moi, il venait tout droit du désert. - On nous recommandait d'être accueillants pour les internés, mais eux nous disaient "Foutez le camp". - Allez savoir en quoi la guerre et la paix diffèrent. On m'avait toujours dit "Fiche-moi la paix" donc je pensais que c'était quelque chose de dangereux. - Le contrôleur annonçait "Terminus ! Tout le monde descend !" Donc tout le monde avait là des connaissances. - Les gens disent "Vous êtes trop gentil". Comprends pas. On est gentil ou méchant. C'est tout. - Si vous demandez à ceux qui ont beaucoup voyagé où se trouve Ailleurs leur réponse est vague. Pour moi Ailleurs c'est quand on est parti et pas encore arrivé. - Les habitants des pays montagneux ont ceci qu'ils vivent en plaine. Les médecins m'envoyèrent à la montagne. Je découvris que la montagne n'était pas seulement pour les gens qui toussaient mais pour les vaches aussi. (Fernand Auberjonois)
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Résumé:Un acteur raté, une musicienne sublime, un informaticien ivrogne : un monde étrange, destructeur, hystérique, guetté par le vertige du gouffre. Antonin Moeri nous emmène aux confins de la normalité.