Le prix Médicis fut fondé par Gala Barbisan et Jean-Pierre Giraudoux le 1er avril 1958 afin de couronner un roman, un récit, un recueil de nouvelles dont l'auteur débute ou n'a pas encore une notoriété correspondant à son talent. [Source : Wikipédia]
Le vainqueur
Lu par :
Bernard Grandjean
Durée :
3h. 34min.
Genre littéraire :
Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre :
82332
Résumé :
Si l'on oublie qu'elles transportent de l'électricité, les lignes à haute tension dessinent sur le paysage une interminable dentelle de figures et de formes. Pour Philippe Vasset, elles ont ouvert des routes : l'auteur s'est mis en tête de suivre, à pied et à travers la France, leur tracé, cheminant pendant de long mois sous les câbles qui nervurent la géographie et coupent à travers le bâti, le réel et l'esprit de celui qui les suit. Ce périple électrifié l'a amené à découvrir les panoramas invisibles de l'électricité, à percuter, en ligne droite, toutes sortes de personnages et de situations, et l'a même entraîné au-delà des frontières, dans le grand désordre des échangeurs mondiaux d'énergie. [Prix Médicis 2026]
Candidats
Lu par :
André Cortessis
Durée :
5h. 52min.
Genre littéraire :
Roman historique/biographique
Numéro du livre :
82274
Résumé :
« Être l’indésiré, né hors du désir du père, voilà mon acte de naissance. J’y réponds par un désir extrême, une surenchère d’histoires vécues… ou racontées.Après tout, le Minotaure est un Forçat du sentiment. Forcé d’aimer tous ceux qu’il rencontre. Avant de les dévorer. »
Lu par :
Josette Adami
Durée :
6h. 36min.
Genre littéraire :
Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre :
82253
Résumé :
Un couple en crise décide de partir quelques jours à la montagne en famille pour se reconnecter à la nature et resserrer les liens. Tandis que Xavier maintient son projet d'ascension au mépris des alertes météo, sa femme Isabelle fête Halloween avec les enfants, tout en flirtant dangereusement avec le menuisier du village. Lorsque la pluie redoublera, et que les digues - physiques et morales - auront cédé, chacun devra faire face à son destin, à sa culpabilité et à sa solitude. A moins que Léon et Noémie, les presque frère et soeur, ne parviennent à tracer ensemble un chemin vers l'avenir ?
Lu par :
Marie-Christine Mével
Durée :
3h. 49min.
Genre littéraire :
Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre :
82268
Résumé :
Au crépuscule, alors que tous fuient un pays en proie à l’apocalypse, Joseph fait du stop à la frontière sud. Maryam s’arrête. Ensemble, le temps d’une nuit, ils filent vers le nord, traversent un territoire qui explose sous leurs yeux. De forêts profondes en villages en ruines, de bien mystérieuses rencontres – un dauphin, un vieillard, un ange peut-être… – ravivent leurs blessures, leurs amours, et les confrontent à la violence qui les habite. Et là-haut, plus ardente que toutes, l’étoile du Nord, la Septentrionale, éclaire leur chemin. Dans une langue sublime, se jouant des registres et des attentes, Karim Kattan signe un roman d’une intense vibration, où s`entrelacent l’antique et le contemporain, le mythe et la merveille.
Lu par :
Corinne Gallagher
Durée :
3h. 10min.
Genre littéraire :
Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre :
82246
Résumé :
1980, une femme se suicide dans un appartement cossu. Dans les années cinquante, elle s’était unie avec un jeune homme à qui tout l’opposait. Explorant son histoire familiale, la narratrice tente de démêler les raisons de ce drame et dresse ce faisant le portrait d’une société aux prises avec ses démons : le patriarcat, la guerre, la colonisation, les injonctions à la réussite et au bonheur. N’efface pas mes cercles remonte le temps à la recherche des destins brisés et restitue avec force l’atmosphère des époques traversées. Cette saga bouleversante confirme le grand art d’Emma Marsantes.
Lu par :
Véronique Ovaldé
Durée :
3h. 42min.
Genre littéraire :
Roman historique/biographique
Numéro du livre :
82196
Résumé :
« Elle passe sa vie à écoper et goudronner les brèches dans la cale afin que la famille ne coule pas. Car si les Petites la chérissent, si elles aiment sa douceur, son indulgence, sa tendresse, elles préféreraient, et de loin, ressembler à leur père. Les enfants peuvent être des animaux cruels. Le Père, fielleux, la surnomme “miss martyre”. Ses belles-soeurs continuent de lui dire gentiment et sottement “tu es une vraie sainte”. Et qui peut bien souhaiter, en toute connaissance de cause, ressembler à une victime ? » Pour la première fois, Véronique Ovaldé s'aventure dans sa biographie pour faire le portrait de sa mère, mais elle le fait à sa façon, avec le recours revendiqué, exquis et inventif à la fiction, se plaisant à rêver pour sa mère à d'intempestives bifurcations et d'improbables autres vies. Ce faisant, elle découvre une femme à la bonté rare et dont l'admirable renoncement n'a pas, malgré tout, éteint la joie.
Lu par :
Xavier Clément
Durée :
6h. 29min.
Genre littéraire :
Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre :
81507
Résumé :
Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l’année 2026. En cours de traduction dans plus d’une vingtaine de langues, C’était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l’Odyssée de Jonas Dorléon. Après l’embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n’emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d’abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d’histoire franchit les frontières tantôt à bord d’un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l’espoir d’atteindre le Canada et le peu de famille qu’il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l’ICE et d’une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Avec la trajectoire de Jonas, c’est une cartographie intime de la survie qui se dévoile. Aussi contemporain qu’universel, ce roman raconte les migrations au présent — non comme un concept, mais comme une expérience physique : marcher, avoir faim, se blesser, rire devant l’horreur pour ne pas abandonner. Thélyson Orélien y déploie une écriture foisonnante, traversée d’humour et de poésie, une langue d’exil qui s’apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Porté par un souffle narratif irrésistible, C’était ça ou mourir est un premier roman bouleversant qui révèle un écrivain majeur de notre temps. [Prix Méduse 2026]
Lu par :
Claire Besençon
Durée :
3h. 40 min.
Genre littéraire :
Roman historique/biographique
Numéro du livre :
82264
Résumé :
« Pas de temps à perdre. Aujourd’hui, je meurs. » C’est par ces mots que, le 8 juin 1927, Victoria Woodhull annonce à son fidèle domestique Ménélas Daisastre, un jeune Marseillais traumatisé par la Grande Guerre, qu’elle entame la dernière journée de sa vie. Ce n’est pas la première fois que la patronne prédit une catastrophe au manoir de Norton’s Park, dans la campagne anglaise où elle finit ses jours. Ses extravagances proverbiales et ses contradictions animent et contaminent le quotidien des domestiques, au même titre que les récits morcelés de son passé, dont il est impossible de démêler le vrai du faux. Première femme candidate aux élections présidentielles américaines en 1872, première tradeuse de l’histoire de Wall Street, voyante, fille d’escrocs de l’Ohio, pionnière de l’amour libre, fervente militante du droit de vote des femmes, actrice, écrivaine – Victoria Woodhull, comme son perroquet sans âge, semble avoir eu plusieurs vies. Tandis qu’elle va minutieusement préparer sa mort, le domestique Ménélas, affolé par ce présage qui pourrait bien être le dernier de la patronne, s’allie à la gouvernante Miss Florence Nixon pour tenter d’inverser le cours des choses. Véritable course contre le temps, cette journée riche en événements chamboulera les croyances du manoir…
Lu par :
Joëlle Loretan
Durée :
4h.
Genre littéraire :
Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre :
82188
Résumé :
Béa vient d’accoucher de son deuxième enfant. Elle trouve du réconfort dans les centres commerciaux, se rase le crâne, s’inquiète à propos de tout, punit trop vite son aîné de quatre ans. Le ménage l’obnubile jusqu’à nettoyer en cachette. Sa pensée se disperse. Les consignes qu’elle se donne à elle-même n’en finissent pas, répondre à cette invitation, repriser les coudes du pull en laine, payer les factures. Ça ne s’arrête jamais, même quand, enfin seule, elle accumule ses longueurs de bassin à la piscine municipale. Les brèches sont rares. Mais il suffit que la montagne de linge se mette à respirer comme une baleine, qu’un nuage noir la captive ou qu’elle trouve la bonne phrase pour le roman qu’elle traduit, alors, la voici ramenée à elle-même. En alternant les points de vue, Anne-Sophie Subilia subjugue. Du couple fragilisé par la maternité à l’émerveillement devant l’enfance, cette mise sous tension poétique de la vie ordinaire est haletante.