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L'oiseau sur la table: roman

Résumé
Le récit de Johannes Lips, l'homme aux oiseaux qui erre en ville de Berne en observant ses congénères autant que les volatiles en tous genres qui coexistent avec eux dans "la ville aux palais fédéraux", vous emmène dans une logique plus cohérente que celle des gens dits normaux, vous entraîne, dans cette logique en dérapage, en une spirale semblable à celle de la tour de la cathédrale de Berne, et vous précipite dans un tourbillon d'interrogations sur vos plus chères certitudes quant à la vie en général, à la vie en société, à votre vie en particulier. Walter Vogt déploie une vision incroyablement décapante de notre réalité quotidienne, celle qu'on ne voit plus par habitude... Cet "Oiseau sur la table" ne se laisse pas oublier après qu'on est arrivé à la fin où l'auteur s'explique, où le traducteur François Conod s'explique lui aussi, ces deux postfaces ajoutant encore au plaisir inquiet soulevé par le récit, poussant le lecteur, comme le pigeon bernois, à se remettre à picorer ici et là des passages du texte pour ne pas quitter trop tôt l'univers ironique et tendrement féroce de Walter Vogt. (Jacques Poget, L'Illustré)
Durée: 3h. 11min.
Édition: Yvonand, B. Campiche, 1995
Numéro du livre: 8257
ISBN: 9782882410580

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Résumé:Écrit au scalpel, dans une langue et un rythme remarquablement restitués en français par François Conod, le récit est à première vue une charge des milieux hospitaliers. On se délecte de la sottise attentive des assistants, de cette galerie de personnages que brosse Vogt, mêlant patients et soignants dans une impitoyable comédie humaine, le tout électrisé par un humour féroce. Vogt possédait, si l'on peut dire, le sens du détail qui tue, né d'une observation scrupuleuse et sans doute désespérée de l'espèce humaine : chaque individu est un sujet passant au billard de la table d'opération littéraire...
Lu par : Françoise Golaz
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Résumé:(…) Vogt brille dans ce roman avec une ironie à la portée directe, une plaisanterie frappante, souvent avec des sarcasmes. Ses descriptions, par exemple, de la mentalité des fonctionnaires se lisent comme une analyse généralement agrémentée d’humour. Une autre qualité remarquable, attestée par les ouvrages antérieurs de Vogt, mais dont on constate ici un aspect particulier, est sa tactique du retardement, si l’interlocuteur ne veut pas faire des déclarations importantes. (…) un livre réussi, une histoire criminelle qui n’est pas seulement divertissante, mais qui est un fantasme du quotidien schizophrène.
Lu par : Claude Fissé
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Résumé:Sous-titré Histoires vraisemblables et invraisemblables, le livre contient une quinzaine de récits de longueur fort variable. On y décèle déjà quelques thèmes de Vogt: caricature de la médecine (le professeur Wüthrich, héros du premier roman qui rendra l'auteur célèbre en Suisse alémanique, y fait une apparition); anticléricalisme; dérision, critique sociale... et cet humour grinçant qui deviendra la signature de Vogt.
Durée : 6h. 39min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 13413
Résumé:LA DEDICACE DE L'AUTEUR : Je suis mort. Je suis mort et c'est bien dommage. C'est dommage parce que, si je n'étais pas mort, je pourrais voir qu'on commence à traduire mes livres en français. Moi, n'est-ce pas, je suis Bernois ; alors j'écris en allemand, forcément. Je suis mort et c'est dommage, parce que si j'étais vivant, je pourrais constater que le monde est toujours aussi impitoyable, dérisoire, effrayant, drôle, pathétique, que je le décris dans mes livres. Si j'étais vivant, je pourrais constater que tout se passe comme je l'ai prévu en 1979 : le capitalisme est toujours plus sauvage, la nature toujours plus bafouée. L'homme reste capable de tout et de son contraire pour un petit profit à court terme. La cruauté de l' 'homo' qui se dit 'sapiens' n'a d'égale que sa bêtise. Heureusement, il y avait quelques fous, dont moi. Quelques fous qui avaient raison avant les autres. Quelques fous qui, plutôt que de hurler de peur ou de douleur, avaient pris le parti de rire. Voilà. Je suis mort et c'est tant mieux. Je suis mort de rire.
Lu par : Pierrette Johner
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Lu par : Brigitte Cottens
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Résumé:Irène Lang, peintre renommé, vient de mourir à Bréhat. Une retrospective de son oeuvre est organisée. A cette occasion, on demande à sa fille Sabine de rédiger ses souvenirs et brosser à travers eux le portrait de la disparue. Très vite, la jeune femme s'aperçoit que le mythe de l'artiste célèbre s'est construit sur l'imposture et l'opacité. Poussée par la curiosité, elle traque alors l'ombre d'Irène Lang en Bretagne, à Paris, en Suisse et jusque dans la lointaine Hongrie des années 50, découvrant peu à peu le personnage redoutable que fut sa mère...
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Résumé:C'est une jeune femme, belle, toute mince, aux gestes empreints de douceur. C'est un roman, beau, compact de densité, aux pages gorgées de dureté. L'une semble s'opposer à l'autre. Eternelle question que celle qui confronte l'écrivain à son oeuvre. Mais ici, elle prend tout son sens. Comment Noëlle Revaz, âgée de 32 ans, enseignante de français et de latin, Valaisanne d'origine établie à Lausanne, a-t-elle pu écrire un premier roman aussi rude, pour décrire une vie de couple à la campagne? Racontée à la première personne, la trame est limpide. Paul traite son épouse comme une bête, moins bien que ses vaches, pense-t-on. Sa relation avec sa femme, désignée par le terrible prénom de Vulve, va changer et se teinter d'estime, sinon d'amour, avec l'arrivée de Jorge, le saisonnier portugais. Une histoire simple, qui vous arrive dans l'estomac par sa violence et son réalisme. Qui vous touche au coeur aussi à travers les mots assénés par Paul.
Lu par : Cyrille Caille
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Tout commence lorsque Michaël s'en va, un matin de décembre. Nul ne sait où il est. Nul ne sait où il va. Lorsqu'il ose s'en aller d'un village où la nature, après s'être empourprée, bruine, blanchit, s'engrise, peut-être que Michaël vole au-dessus des nuages. Si l'un des leurs s'en va, ça fait réfléchir ceux qui restent. Et la quête initiatique de prendre des formes diverses. Prélude à autre chose. Et plus rien ne sera complètement comme avant dans la contrée. Les renards tissent leur toile au gré des saisons, où après eux, la nuit fait place au jour, sans lui faire de l'ombre. Des renards, mais aussi des hiboux, des chouettes, des chats, des chiens et des chatons. Les hommes et les femmes et les enfants ne sont jamais très loin de la nature et du paysage: ils lui sont concomitants, en situation de dépendance. La nature est si bouillonnante tout en demeurant figée, si avalante, que les sensations, les sentiments et les états d'âme des personnages se retrouvent en elle sans se décomposer, mais en évoluant, comme elle. Les relations s'entremêlent, elles s'entretissent, elles s'entrechoquent.
Lu par : Gilbert Wursten
Durée : 4h. 43min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18334
Résumé:Matt Ryan est Irlandais. Il est de ce pays de collines aux courbes douces, d'herbe verte et de mélancolie. Il est de ce pays de cris et de fureur où le sang coule à flots continus. C'est un homme de là-bas, un homme que les contradictions façonnent, un homme qui rit de malheur ou pleure de bonheur, un terroriste ou un homme rempli de douceur. "Pétales de cendres" raconte une journée de cet homme. De l'aube au crépuscule, rythmée par les bêlements des moutons qui vont à l'abattoir, la plainte du vent derrière les fenêtres, les souvenirs que Ryan évoque pour son chien, le temps défile lentement, charriant dans ses rideaux de pluie ou ses rayons de soleil toutes les contradictions, les révoltes, les résignations, les menus bonheurs et les souvenirs terribles de l'Irlandais. Par les mots, Ryan le terroriste, à moins que ce soit Ryan l'homme doux, égrène un par un les instants de sa vie, remplissant de souvenirs les minutes de cette journée particulière.
Lu par : François Goy
Durée : 3h. 22min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Peut-être que ma mère Blanche verra la lettre flotter au fil de l'eau et elle viendra la repêcher sur le dos d'un héron. Peut-être, ou bien elle retroussera sa robe avant d'entrer dans l'eau, elle tendra la main pour la cueillir comme une jolie écrevisse. A. B. Le deuxième roman d'André Bucher est un long blues, dont les notes mélancoliques et poignantes trouvent écho dans la nature grandiose qu'il décrit si bien. C'est au bout du monde, dans la cour d'une ferme isolée au cœur de la montagne, qu'échouent les deux repris de justice qui vont tuer la mère de Tristan, sous ses yeux, le jour de ses six ans. De son enfance solitaire et rêveuse dans les arbres et avec ses oiseaux, un merle et une corneille apprivoisés ; de son adolescence habitée par le secret et la nostalgie ; du crime dont il s'est rendu coupable comme en écho à celui qui lui a enlevé sa mère, il tente de dénouer les fils emmêlés dans un récit qu'il achève à dix-neuf ans, au sortir de prison. Au Cabaret des oiseaux, la ferme auberge où il a grandi, l'attendent le vieux Germain et Maryse, figure féminine qui a illuminé ses jeunes années et qui fut naguère recueillie par son père. Entre ces personnages cabossés par la vie, se sont tissés tout au long du roman des liens profonds et durables grâce auxquels s'est construit et se reconstruira Tristan et dont André Bucher a su dire la complexité et la beauté.
Lu par : Nelly Reymond
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13034
Résumé:" Il y a sept ans que je suis morte, sept ans hier, pour être exacte. [...] Depuis, je me trimballe dans le coin, dans cette maison qui a été la mienne. Je ne suis jamais loin de mon enfant, de mon mari, ni de Lily, la jeune femme que je leur ai laissée et qui s'occupe d'eux à ma place. Depuis sept ans, j'ai l'oeuil sur tout, d'une pichenette, je mets de l'ordre, je guide, je donne volontiers un petit coup de main, ce n'est pas forcément facile, ils ne se comportent pas toujours comme prévu, ni elle, ni lui surtout, Frank, mon époux chéri. Mourir, c'est moi qui l'avais décidé, c'est moi qui ai eu l'idée de me chercher une remplaçante, qui soit meilleure que moi. Pour qu'ils puissent être heureux, Frank et mon fils Leo. Du moins, c'est comme ça que j'ai prévu les choses. Et j'ai tout fait pour que ça marche. Depuis sept ans. J'avais les choses en main, complètement. Et maintenant... Ils partent en Amérique ! " Une comédie de moeurs pleine de fantaisie et d'humour, où sont évoqués les problèmes de nos sociétés modernes et qui se transforme au fil de la plume en une intrigue haletante au dénouement bien surprenant...