Contenu

Le vin généreux

Résumé
Sur le thème du bavard qui s’enivre, déblatère, perd tout contrôle en perturbant l’assistance, libérant une parole enfouie, Vino generoso est une parfaite petite réussite et anticipe sur le personnage de Zeno dont il est à la fois un double et un précurseur puisqu’il s’agit d’un texte ancien. Plongeant le lecteur dans un univers bourgeois convenu, cette nouvelle dynamite l’ordre établi en exploitant le formidable ressort de l’ivresse, car le vin libère les forces autant que la parole. Les tranquilles fiançailles qu’on nous raconte, moment social par excellence, celui du contrat, éclatent en mille morceaux sous les coups de butoir de celui qu’on n’a pas su empêcher de s’enivrer. Mais là où Svevo est unique et génial, c’est qu’il conclue sa scène par un moment de rêve expiatoire inattendu…
Genre littéraire: Nouvelle
Durée: 44min.
Édition: Bordeaux, L'arbre vengeur, 2023
Numéro du livre: 75974
ISBN: 9782379412226

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Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 26249
Résumé:Longue nouvelle, rédigée en 1925, alors qu'Italo Svevo commençait à rencontrer un succès très tardif, après la publication de La Conscience de Zeno. Comme la plupart de ses personnages, Monsieur Aghios est un avatar de Svevo. Homme respectable à tous points de vue, il prend congé de sa "vieille épouse", pour entreprendre un voyage en train de Milan à Trieste. Ce périple ferroviaire traversant l'Italie d'ouest en est prend des allures d'épopée burlesque, dans laquelle Monsieur Aghios serait une sorte de Don Quichotte qui aurait lu Freud. Il se laisse griser par un sentiment de liberté retrouvée qui lui permet d'échapper à la prison conjugale, à laquelle il retournera pourtant docilement à l'issue de cette escapade.
Lu par : Jean Frey
Durée : 19h. 44min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19808
Résumé:Composé en 1923, La Conscience de Zeno est sans doute le premier grand roman inspiré par la psychanalyse. Mais il est bien plus que cela. Avec la confession de son héros - narrateur qui entreprend d'évoquer pour le médecin qui le soigne les faits marquants de son existence, il demeure l'un des livres fondateurs de la littérature européenne du xxe siècle. C'est Eugenio Montale, Benjamin Crémieux et Valery Larbaud qui révélèrent et imposèrent simultanément, en France et en Italie, pendant l'hiver 1925-1926, le nom d'Italo Svevo, l'écrivain triestin né en 1861, et qui allait mourir en 1928...
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 1h. 1min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Le narrateur, un vieil homme de 70 ans, vit aux côtés de sa femme Augusta. Or, sentant approcher le crépuscule de sa vie, il développe une hypocondrie, qui s'avère chronique. Sur les conseils de son neveu et médecin Carlo, il commence alors, et secrètement, à payer les services amoureux de jeunes femmes, qui égrènent les prénoms allégoriques, de Felicita à Amphore. L'homme espère déjouer ainsi de les pièges de "Mère Nature" et se convaincre qu'il peut encore embrasser la vie et ses illusions. Mais il prend conscience que son temps est passé : il réalise que "Dame Nature" ne maintient un organisme en vie qu'à la condition que celui-ci sache se reproduire. Le narrateur sombre alors dans une paresse qui est une forme de renoncement. Déni du libre arbitre, puissance de la nature sur le Vouloir, lui-même illusion, tous les thèmes de la philosophie de Schopenhauer sont exprimés là. Svevo entraîne ainsi son lecteur dans les abîmes fascinants des réflexions d'un être humain, dont l'abandon à la paresse , aussi désespéré que délibéré, se transforme peu à peu en détachement esthétique...
Lu par : Bertrand Baumann
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 34883
Résumé:La passion, douloureuse et tourmentée, d'Emilio, vieux garçon provincial, pour la jeune et belle Angiolina, et celle d'Amélie pour l'avantageux sculpteur Stefano forment la trame de ce premier « roman d'amour moderne » italien, tant loué par James Joyce, Eugenio Montale et Valéry Larbaud.
Lu par : Clélia Strambo
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Genre littéraire : Nouvelle
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Genre littéraire : Nouvelle
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Résumé:"Dans ces pages, je réunis des histoires extrêmes de parents et d'enfants. J'en suis à moitié étranger : n'étant pas père, je suis resté nécessairement fils". Autour de ce sujet très personnel de la filiation, devenu avec le temps un motif récurrent de son oeuvre littéraire, Erri De Luca compose un thème et des variations pleins de finesse. On y croise de jeunes vagabonds napolitains, la fille d'un nazi en cavale, la jeunesse révoltée de Mai 68 ou encore le directeur d'un orphelinat de Varsovie. Erri De Luca mêle dans ces récits l'intime à l'universel, et pose un regard riche et même poétique sur les rapports entre parents et enfants.
Lu par : Daniel Burnand
Durée : 4h. 18min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 3640
Résumé:Parmi les cauchemars dont les esprits de la nuit s'amusent à tourmenter les humains, le rêve de l'escalier est un des plus efficaces dans sa simplicité. La rampe se dérobe sous la main du dormeur, se fragmente, se pulvérise, les marches hautes comme des tours se creusent en abîmes ou s'amenuisent en barreaux ployant au-dessus du vide - et l'épouvante serre le coeur du dormeur qui s'y croit cramponné. Cette suite d'espoirs déçus, de certitudes anéanties, de vains efforts incessants a d'autant plus de prix, disent les esprits nocturnes, qu'elle renferme une allégorie de la vie. Il en est de même, en vérité, pour les vingt-quatre autres textes (contes, récits, variations) du recueil auquel Le Rêve de l'escalier donne son titre. De la réalité quotidienne et du pseudo-réel qui hante le sommeil au vrai fantastique, la marge est souvent étroite. Dino Buzzati excelle à glisser de l'une à l'autre, à suivre les méandres des distorsions temporelles, à faire résonner le tic-tac de la pendule fantôme annonciatrice de l'avenir, à chausser les lunettes qui révèlent Les Vieux clandestins, à brancher la télévision-vérité des Inventions, à écouter chiens et vieille auto. , L'humour comme dans l'apologue gai de L'Epouse ailée, l'observation désabusée d'Icare ou de Lettre d'amour, l'ironie amère inspirée par les conflits de générations et le Temps dévoreur des êtres, sont d'autres facettes qu'offre ici le talent d'un des meilleurs écrivains italiens contemporains.
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Genre littéraire : Nouvelle
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Résumé:Giuseppe Tomasi di Lampedusa n'a écrit que deux livres : Le Guépard et celui-ci. Le premier est un chef-d'œuvre, le second lui ressemble, et l'éclaire. Ici, fauteur nous livre, dans un long texte autobiographique, quelques-unes des sources cachées qui ont présidé à l'écriture du Guépard, et trois nouvelles qui plongent toutes au plus profond de la société italienne. Les dernières pages du Professeur et la Sirène ont aussi la chaleur d'un aveu, le plus intime sans doute qu'an jamais fait Lampedusa, l'un des écrivains les plus énigmatiques du XXe siècle.
Lu par : Pierre Biner
Durée : 5h. 3min.
Genre littéraire : Nouvelle
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Résumé:Les hommes et la poussière regroupe l'intégralité des nouvelles d'Elio Vittorini des années 1930 et 1940 —toutes inédites en langue française. Elles ont été écrites au moment où Vittorini est au plus fort de son activité et de son rayonnement, et publie ses oeuvres les plus importantes. Deux voix se trouvent puis se rétractent dans le noir, une jeune fille se voit vieillir aux côtés d'un homme qui ne la touche pas, des ouvriers jouent aux cartes en évoquant leur désert, ou crient des noms de villes dans la nuit. Ces nouvelles brèves et énigmatiques, à l'écriture essentielle et d'une musicalité rare, témoignent de la mise au point d'un langage symbolique et prophétique, capable de "dire sans déclarer", appelant à une communauté humaine manquante et désirée.
Lu par : Francine Crettaz
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Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 71616
Résumé:Le néoréalisme italien traduisait les anachronismes et les paradoxes d'un pays en gestation, chloroformé par vingt années de dictature, et soudain réveillé par les horreurs de la guerre. Telle est l'optique dans laquelle se situe La mer ne baigne pas Naples. Paru en 1953, ce livre révélait la personnalité marquante d'un nouvel auteur. Or, encore aujourd'hui, ce document sur Naples, qui a valeur de témoignage littéraire, n'a rien perdu de sa force et de son originalité. Deux nouvelles et trois "reportages" composent le recueil. Le naturalisme des deux nouvelles se prolonge avec les descriptions goyesques de "L'or de Forcella" et de "La ville involontaire", ainsi qu'avec la visite du royaume des morts que constitue "Le silence de la raison". Dans ce dernier texte, l'évocation des intellectuels napolitains, dont l'autrice partagea la jeunesse et les enthousiasmes à la fin de la guerre, se mêle au déchirement des illusions perdues et à la lucidité implacable du jugement. Le regard d'Anna Maria Ortese envoûte, et à travers celui-ci c'est la ferveur d'une intelligence et l'authenticité d'une vision qui s'imposent.
Lu par : Emile Gautier
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Résumé:« De tout ce que tu viens de lire, tu pourras déduire que le mensonge est un péché pour les autres, et pour nous une vertu... Avec le mensonge, patiemment appris et pieusement exercé, si Dieu nous assiste nous arriverons à dominer ce pays et peut-être le monde : mais cela ne se pourra faire qu'à la condition d'avoir su mentir mieux et plus longtemps que nos adversaires. Je ne le verrai pas, mais toi tu le verras : ce sera un nouvel âge d'or... » Primo Levi. Lilith révèle un Primo Levi au meilleur de son art. Un ensemble de nouvelles percutantes, qui brosse le grand tableau de la complexité humaine. Sadisme et tendresse, violence et sérénité. Puissance et faiblesse... L'homme tel qu'en lui-même.