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Le café sans nom

Résumé
En cette année 1966, Robert Simon, un de ces héros ordinaires que Robert Seethaler affectionne, décide de prendre un nouveau départ, la trentaine venue. Employé journalier au marché des Carmélites, dans un faubourg populaire de Vienne, il réalise son vieux rêve et redonne vie au café laissé à l’abandon devant lequel il passe chaque jour. Vingt ans après la fin de la Deuxième guerre mondiale, la ville se remet peu à peu, l’économie redémarre et partout surgissent des décombres de nouveaux immeubles et des logements ouvriers. Robert se laisse gagner par l’effervescence et c’est avec un sentiment d’exaltation qu’il remet à neuf ce lieu dont il prend la gérance. Il trouverait prétentieux de lui donner son propre patronyme, comme le lui suggère le boucher du marché : ce sera donc le « Café sans nom », où se retrouvent les habitants du quartier, les commerçants, et où chacun amène sa propre histoire, sa nostalgie et l’espoir de voir advenir enfin un monde meilleur.
Durée: 5h. 56min.
Édition: Paris, Sabine Wespieser éditeur, 2023
Numéro du livre: 75483
ISBN: 9782848054926

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Durée:2h. 52min.
Genre littéraire:Roman historique/biographique
Numéro du livre:71769
Résumé: Sur le pont du paquebot qui le ramène en Europe après une ultime saison à New York, Gustav Mahler laisse dériver ses pensées. À cinquante ans, il est un compositeur adulé et le chef d’orchestre le plus réputé de son temps, mais son corps souffrant lui rappelle que la fin est proche. Emmitouflé dans une épaisse couverture, l’œil rivé sur la mer grise, son esprit dévide des souvenirs, surgis à la faveur d’une sensation fugace – le cri d’une mouette, l’ombre d’un nuage… Robert Seethaler excelle à suggérer en quelques traits le pur bonheur des étés à la montagne, tout comme, dans un registre bien différent, la décennie pendant laquelle Mahler a réformé et dirigé l’Opéra de Vienne. L’amour tourmenté du musicien pour sa femme Alma, son chagrin à la mort de sa fille aînée et, bien sûr, la haute conception de son art traversent ce texte aussi bref que profond. Sans la moindre emphase, l’écrivain restitue la légendaire exigence du maître, bourreau de travail malgré sa faible constitution, de même que sa quête permanente de la beauté. C’est sans doute de son apparente simplicité que cet intense roman tire sa force. Les rares mots échangés face à l’océan entre l’illustre passager et le jeune garçon de cabine chargé de veiller à son bien-être sont à cet égard exemplaires. Portrait tout en intériorité d’un artiste dont le génie ne s’est jamais tari, Le Dernier Mouvement est également une poignante méditation sur la puissance de la création
Durée:4h. 51min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:72021
Résumé: Le champ. Comment caractériser une vie entière ? Les voix qui s'élèvent ici sont celles des habitants du cimetière, qu'on nomme "le champ" dans la petite ville de Paulstadt. A la concision des épitaphes, l'écrivain substitue les mots des défunts. Par un souvenir, une sensation fugace, une anecdote poignante, chacun de ces narrateurs évoque ce que fut son existence. Au fil de la lecture émerge le portrait d'une bourgade comme tant d'autres, marquée par le retour de la prospérité au mitan du siècle dernier. La vie tourne autour des figures locales : le maire, la fleuriste, le facteur, le curé dévoré par les flammes dans l'incendie de l'église, le marchand de légumes... Les voix se font écho, s'entrelacent, se contredisent parfois, formant le tableau d'une communauté riche d'individus et de sensibilités différentes. Subtil interprète de l'âme humaine, Robert Seethaler se penche sur leur intimité : les amours naissantes, les amours heureuses, ou moins harmonieuses - quand les fantasmagories de la femme signent pour son époux échec, malheur et drame.
Durée:4h.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:31316
Résumé: Bien souvent dans le restant de sa vie, Andreas Egger repensera à ce matin de février dix-neuf cent trente-trois où il a découvert le chevrier Jean des Cornes agonisant sur sa paillasse. Dans une hotte arrimée à son dos, il l'a porté au village, sur un sentier de montagne de plus de trois kilomètres enfoui sous la neige. Pour se remettre d'aplomb après cette course hallucinée, il fait halte à l'auberge : quand le corsage de Marie, la jeune femme qui lui sert son schnaps, effleure son bras, une petite douleur l'envahit tout entier. Andreas Egger a déjà trente-cinq ans alors, et il a construit sa vie tout seul : orphelin, il a été recueilli à quatre ans par une brute dont les coups l'ont rendu boiteux. Malgré cela, comme il le dit à Marie au moment de lui demander sa main : un homme doit « élever son regard, pour voir plus loin que son petit bout de terre, le plus loin possible. » Aussi prend-il part à l'aventure des téléphériques, qui vont ouvrir sa vallée à la modernité, avant d'être envoyé sur le front de l'Est, dans les montagnes du Caucase. À son retour, « le maire n'est plus nazi, à la place des croix gammées les géraniums ornent de nouveau les fenêtres des maisons » et les étables vidées de leurs bêtes abritent les skis des touristes. Pris par la force visuelle de certaines scènes - la déclaration d'amour à Marie est un morceau d'anthologie -, et par une langue sobre et rythmée où chaque mot est pesé, on ne lâche pas ce saisissant portrait d'un homme ordinaire, devenu bouleversant parce qu'il ne se donne d'autre choix que d'avancer. La beauté rare de ce petit livre a valu à Robert Seethaler le statut de meilleur auteur de l'année, décerné par les libraires d'outre-Rhin.
Durée:6h. 34min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:37036
Résumé: En 1937, le jeune Franz Huchel entre au service d'Otto Tresniek, un buraliste unijambiste, à Vienne. Le tabac est fréquenté par Freud en personne. S'il apprend rapidement le métier, sa connaissance des femmes est en revanche très lacunaire. Amoureux d'une artiste, il décide de consulter Freud, tandis que le national-socialisme se fait de plus en plus menaçant...
Lu par:Claude Fissé
Durée:4h. 33min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:19952
Résumé: « Ne pas être un père qui dit à son fils : on doit fonctionner. » Taguchi Hiro refuse de « fonctionner », il refuse aussi de sortir de sa chambre, de se mêler aux autres, y compris les siens. Il a 20 ans, il est ce qu'on appelle au Japon un hikikomori. Telle est sa situation lorsqu'il aperçoit, dans le parc en face de chez lui, un homme qui semble passer ses journées assis sur un banc : il porte un costume, une mallette, et surtout une belle cravate, qu'il relève sur son épaule pour manger le bento, bref cet homme est un employé modèle, un salaryman. On s'en doute, l'apparence est trompeuse. Le salaryman, Ohara Tetsu, a perdu son emploi, mais ne veut pas l'avouer à son entourage. Taguchi Hiro et Ohara Tetsu finissent par se rencontrer, ils parlent, parlent indéfiniment. Voilà l'essentiel du roman, ponctué par les récits des deux protagonistes, la disparition d'un ami poète fauché par une voiture, le suicide d'une camarade de classe, la vie de famille, la vie scolaire qui n'existe plus, la vie professionnelle brisée nette, le vide après la mort d'un enfant et l'amour d'une épouse. La Cravate n'est pas seulement un livre sur le phénomène japonais du hikikomori: plus universellement c'est un roman consacré à la pression sociale, celle qui fait éclater les esprits et les êtres. Mais sans militantisme, sans colère. Juste un roman sombre et léger, qui ne craint pas d'évoquer des sujets aussi graves que la solitude, la liberté, l'enfance et la mort.
Lu par:Pascal Parsat
Durée:1h. 27min.
Genre littéraire:Essai/chronique/langage
Numéro du livre:21957
Résumé: A un jeune homme qui lui demande s'il doit consacrer sa vie à la poésie, Rainer-Maria Rilke, âgé de vingt-huit ans, adresse un véritable " guide spirituel ". De 1903 à 1908, il revient inlassablement sur les questions essentielles qui se posent au poète, au créateur. Ces dix lettres sont à la fois un moyen d'accès privilégié à l'univers de Rilke et un manuel de la vie créatrice de portée universelle.
Lu par:Claude Fissé
Durée:7h. 12min.
Genre littéraire:Nouvelle
Numéro du livre:7706
Résumé: Un recueil de six nouvelles écrites en 1935. La Peur (la nouvelle éponyme) : une femme blottie dans la tranquillité d'une existence bourgeoise et confortable est prise par le démon de l'adultère. Révélation inattendue d'un métier : un homme devient, de simple spectateur, le complice d'un pickpocket avant d'en être sa victime. Leporella : une bigote quadragénaire, austère vieille fille sert avec un zèle excessif un baron et sa femme, jusqu'au jour où le suicide suspect de la baronne permet à Leporella d'avoir l'exclusivité du mari qui la soupçonne. La Femme et le paysage : au cours d'une nuit de pluie dans un paysage de sécheresse, un homme vit une étrange relation avec une jeune fille. Le Bouquiniste Mendel : histoire tragi-comique d'un bouquiniste plongé dans ses livres, étranger au monde qui l'entoure ce qui lui vaudra d'être une victime particulière de la guerre. La Collection invisible : un vieux collectionneur aveugle montre à un connaisseur une multitude de pages jaunies qu'il croit être des oeuvres d'art rares qui, en vérité, ont été vendues par sa famille pour se nourrir en temps de guerre.
Lu par:Simon Corthay
Durée:6h. 23min.
Genre littéraire:Essai/chronique/langage
Numéro du livre:75673
Résumé: Les choses de la vie, la marche du monde, les histoires minuscules du temps qui passe : Périple autour de ma chambre est une expédition dans le royaume de Karl-Markus Gauss. C’est aussi un prétexte pour s’évader au loin, et une ode au pouvoir de l’imaginaire. Qu’il écrive à propos de son lit, de son bureau, du livre de recettes rédigé à la main par sa grand-mère, de sa vieille malle de voyage en bois ou du coupe-papier d’un grand industriel morave, ce sont les choses du quotidien que Gauss célèbre et dans lesquelles il décèle, par son œil attentif au détail et à l’immédiat, la diversité et la richesse du monde. Par le biais des objets qui l’entourent, avec une forme de tendresse pour son lieu de vie et de travail, l’écrivain nous conduit sur les traces d’hommes et de femmes courageux ou étranges, de régions éloignées, de nationalités inconnues. Une expédition délicieuse et insolite, teintée d’érudition mais aussi d’autodérision, sur le terrain de l’intime.
Durée:1h. 35min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:74760
Résumé: Monsieur Benoît dispose d'une chose que beaucoup de gens aimeraient avoir : il a du temps. Et il voudrait bien en offrir à ceux qui en ont besoin. Mais comment faire ? Une boutique abandonnée, un canapé de toutes les couleurs, et c'est la naissance de "Au temps pour moi" . C'est un lieu où lire, faire ses devoirs, créer une pièce de théâtre, confier ses problèmes ou même... ne rien faire. Un lieu dont la renommée ne tarde pas à traverser la petite ville grise qui va alors voir son quotidien prendre des couleurs.
Durée:4h. 30min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:38201
Résumé: " La Rébellion apparaît aujourd'hui comme un roman étonnamment moderne, tant par sa précision et sa tonalité incisive que par sa puissance symbolique et sa capacité d'évoquer la misère morale de la Vienne des années vingt. Il faut redécouvrir cette œuvre sombre, d'une cruelle intelligence historique. " [Source : J.C. Lebrun, Révolution]
Durée:8h. 15min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:38120
Résumé: Nous sommes en 2004, Athènes accueille les jeux Olympiques ; et dans une école de Beslan, en Ossétie du Nord, un commando prend en otage plusieurs centaines d'enfants et d'adultes. A Vienne, ce sont les vacances universitaires, et Julian, vingt-deux ans, étudiant en médecine vétérinaire, songe à rompre avec Judith, sa petite amie, quand celle-ci prend les devants et le quitte. Le jeune homme doit se résoudre à vivre en colocation avec Nicki, qui sait encore moins que lui quoi faire de sa vie. Le père de Judith exige que Julian lui rembourse le loyer pour l'appartement qu'il a partagé avec sa fille. Tibor, l'ami désinvolte qui semble toujours mieux s'en tirer, lui cède alors son job d'été. Il devra s'occuper d'un hippopotame nain que le professeur Beham, ancien recteur de la faculté moribond, accueille provisoirement dans sa propriété de la périphérie de Vienne. La fréquentation quotidienne du placide herbivore apaise quelque peu Julian. Mais lorsqu'il débute une liaison avec Aiko, la capricieuse fille du retraité, la vie semble lui réserver de nouveau des leçons. Dans un style plaisant et fluide, l'auteur nous livre ici sa version du roman de formation. Arno Geiger observe avec acuité toute une époque, qui, face à la complexité contemporaine et une réalité envahissante, semble condamnée au grand flou.
Durée:10h. 41min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:30400
Résumé: C'est une biographie en forme d'hommage que Stefan Zweig consacre en 1920 à Romain Rolland, l'un " des plus grands écrivains de la France actuelle " d'après lui. Hommage à un ami, puisque les deux hommes ont entretenu une longue correspondance, mais surtout à celui que Zweig présente comme un de ses " maîtres intellectuels ", un guide aux accents parfois prophétiques, une conscience. Décrivant à la fois le parcours de l'écrivain et l'œuvre, Zweig s'attache à en montrer la profonde unité. Esprit libre, tout imprégné de grandeur morale, l'auteur de Jean-Christophe met son art au service de l'humanité. Retraçant les engagements successifs de Rolland, Zweig souligne son courage, son héroïsme même quand, presque seul contre tous, il dénonce la folie belliciste qui s'est emparée de toute l'Europe en 1914. Paru pour la première fois en français en 1929, ce texte permet de redécouvrir une des grandes figures littéraires de la première moitié du XXe siècle. Il met en lumière les idéaux de Zweig, pacifiste convaincu et inlassable défenseur d'une certaine idée de la culture européenne, mais homme de lettres avant tout, quand son modèle - et cette différence jettera plus tard une ombre sur leur amitié - se voulait aussi un homme d'action. Une préface de Serge Niémetz, l'auteur de Stefan Zweig, le voyageur et ses mondes (Belfond, 1996), apporte un passionnant éclairage sur la complexité de la relation entre les deux hommes et son évolution en regard des enjeux qui secouent l'Europe dans les années 1930 et jusqu'à la mort de l'écrivain autrichien.