Le tabac Tresniek
Résumé
En 1937, le jeune Franz Huchel entre au service d'Otto Tresniek, un buraliste unijambiste, à Vienne. Le tabac est fréquenté par Freud en personne. S'il apprend rapidement le métier, sa connaissance des femmes est en revanche très lacunaire. Amoureux d'une artiste, il décide de consulter Freud, tandis que le national-socialisme se fait de plus en plus menaçant...
Lu par :
Marc-Henri Boisse
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Commercant
/
Amour
/
National-socialisme
Durée:
6h. 34min.
Édition:
Paris, Sixtrid, 2015
Numéro du livre:
37036
Produit par:
Commerce
ISBN:
3358950002917
CDU:
1.1
Documents similaires
Lu par : Christian Allenbach
Durée : 4h.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31316
Résumé:Bien souvent dans le restant de sa vie, Andreas Egger repensera à ce matin de février dix-neuf cent trente-trois où il a découvert le chevrier Jean des Cornes agonisant sur sa paillasse. Dans une hotte arrimée à son dos, il l'a porté au village, sur un sentier de montagne de plus de trois kilomètres enfoui sous la neige. Pour se remettre d'aplomb après cette course hallucinée, il fait halte à l'auberge : quand le corsage de Marie, la jeune femme qui lui sert son schnaps, effleure son bras, une petite douleur l'envahit tout entier. Andreas Egger a déjà trente-cinq ans alors, et il a construit sa vie tout seul : orphelin, il a été recueilli à quatre ans par une brute dont les coups l'ont rendu boiteux. Malgré cela, comme il le dit à Marie au moment de lui demander sa main : un homme doit « élever son regard, pour voir plus loin que son petit bout de terre, le plus loin possible. » Aussi prend-il part à l'aventure des téléphériques, qui vont ouvrir sa vallée à la modernité, avant d'être envoyé sur le front de l'Est, dans les montagnes du Caucase. À son retour, « le maire n'est plus nazi, à la place des croix gammées les géraniums ornent de nouveau les fenêtres des maisons » et les étables vidées de leurs bêtes abritent les skis des touristes. Pris par la force visuelle de certaines scènes - la déclaration d'amour à Marie est un morceau d'anthologie -, et par une langue sobre et rythmée où chaque mot est pesé, on ne lâche pas ce saisissant portrait d'un homme ordinaire, devenu bouleversant parce qu'il ne se donne d'autre choix que d'avancer. La beauté rare de ce petit livre a valu à Robert Seethaler le statut de meilleur auteur de l'année, décerné par les libraires d'outre-Rhin.
Lu par : Simon Corthay
Durée : 5h. 56min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 75483
Résumé:En cette année 1966, Robert Simon, un de ces héros ordinaires que Robert Seethaler affectionne, décide de prendre un nouveau départ, la trentaine venue. Employé journalier au marché des Carmélites, dans un faubourg populaire de Vienne, il réalise son vieux rêve et redonne vie au café laissé à l’abandon devant lequel il passe chaque jour. Vingt ans après la fin de la Deuxième guerre mondiale, la ville se remet peu à peu, l’économie redémarre et partout surgissent des décombres de nouveaux immeubles et des logements ouvriers. Robert se laisse gagner par l’effervescence et c’est avec un sentiment d’exaltation qu’il remet à neuf ce lieu dont il prend la gérance. Il trouverait prétentieux de lui donner son propre patronyme, comme le lui suggère le boucher du marché : ce sera donc le « Café sans nom », où se retrouvent les habitants du quartier, les commerçants, et où chacun amène sa propre histoire, sa nostalgie et l’espoir de voir advenir enfin un monde meilleur.
Lu par : Christiane May-Sudan
Durée : 4h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 72021
Résumé:Le champ. Comment caractériser une vie entière ? Les voix qui s'élèvent ici sont celles des habitants du cimetière, qu'on nomme "le champ" dans la petite ville de Paulstadt. A la concision des épitaphes, l'écrivain substitue les mots des défunts. Par un souvenir, une sensation fugace, une anecdote poignante, chacun de ces narrateurs évoque ce que fut son existence. Au fil de la lecture émerge le portrait d'une bourgade comme tant d'autres, marquée par le retour de la prospérité au mitan du siècle dernier. La vie tourne autour des figures locales : le maire, la fleuriste, le facteur, le curé dévoré par les flammes dans l'incendie de l'église, le marchand de légumes... Les voix se font écho, s'entrelacent, se contredisent parfois, formant le tableau d'une communauté riche d'individus et de sensibilités différentes. Subtil interprète de l'âme humaine, Robert Seethaler se penche sur leur intimité : les amours naissantes, les amours heureuses, ou moins harmonieuses - quand les fantasmagories de la femme signent pour son époux échec, malheur et drame.
Lu par : Clélia Strambo
Durée : 2h. 52min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71769
Résumé:Sur le pont du paquebot qui le ramène en Europe après une ultime saison à New York, Gustav Mahler laisse dériver ses pensées. À cinquante ans, il est un compositeur adulé et le chef d’orchestre le plus réputé de son temps, mais son corps souffrant lui rappelle que la fin est proche. Emmitouflé dans une épaisse couverture, l’œil rivé sur la mer grise, son esprit dévide des souvenirs, surgis à la faveur d’une sensation fugace – le cri d’une mouette, l’ombre d’un nuage… Robert Seethaler excelle à suggérer en quelques traits le pur bonheur des étés à la montagne, tout comme, dans un registre bien différent, la décennie pendant laquelle Mahler a réformé et dirigé l’Opéra de Vienne. L’amour tourmenté du musicien pour sa femme Alma, son chagrin à la mort de sa fille aînée et, bien sûr, la haute conception de son art traversent ce texte aussi bref que profond. Sans la moindre emphase, l’écrivain restitue la légendaire exigence du maître, bourreau de travail malgré sa faible constitution, de même que sa quête permanente de la beauté. C’est sans doute de son apparente simplicité que cet intense roman tire sa force. Les rares mots échangés face à l’océan entre l’illustre passager et le jeune garçon de cabine chargé de veiller à son bien-être sont à cet égard exemplaires. Portrait tout en intériorité d’un artiste dont le génie ne s’est jamais tari, Le Dernier Mouvement est également une poignante méditation sur la puissance de la création
Lu par : Jean Frey
Durée : 25h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31104
Résumé:Evénement dans l'histoire mondiale : Agnes et Omar se rencontrent par un dimanche matin glacial dans la queue des taxis au centreville de Reykjavik. Agnes rencontre aussi Arnor, un néonazi cultivé, pour sa thèse sur l'extrême droite contemporaine. Trois ans, un enfant et une crise de jalousie plus tard, Omar brûle entièrement leur maison et quitte le pays. L'histoire commence en réalité bien avant, au cours de l'été 1941, quand les Einsatzgruppen, aidés par la population locale, massacrent tous les Juifs de la petite ville lituanienne de Jurbarkas. Deux arrière-grands-pères d'Agnes sont pris dans la tourmente - l'un d'eux tue l'autre - et, trois générations plus tard, Agnes est obsédée par le sujet. Illska parle de l'Holocauste et d'amour, d'Islande et de Lituanie, d'Agnes qui se perd en elle-même, d'Agnes qui ne sait pas qui est le père de son enfant, d'Agnes qui aime Omar qui aime Agnes qui aime Arnor. Dans un jeu vertigineux, Eiríkur Örn Norddahl interroge le fascisme et ses avatars contemporains avec une étonnante maîtrise de la narration. Illska est un livre surprenant et immense écrit par un homme jeune, mais appelé à devenir un grand, sans doute un très grand écrivain.
Lu par : Jacqueline Court
Durée : 16h. 22min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 17693
Résumé:L'auteur propose un double roman pour une double vie. D'une part, celle du jeune Hitler qui va d'errances en échecs dans les années 10 pour prendre finalement la tête de l'Allemagne et provoquer des millions de morts vingt ans plus tard. D'autre part, celle du jeune Adolphe s'il avait été reçu aux Beaux-Arts et n'avait pas eu besoin de pratiquer la politique comme un art par défaut
Lu par : Françoise Beroud
Durée : 3h. 42min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 73291
Résumé:Au tournant du millénaire, Paula Goldman, une journaliste Web, est amenée à rencontrer Pavel Stein, un cinéaste singulier, connu pour ses oeuvres autour de la mémoire, du manque et de l'absence. Une relation inattendue s'installe. Lorsque Stein lui envoie un billet d'avion pour le Tibet, où il est parti se ressourcer dans un monastère, la vie de Paula bascule. Une femme se penche sur son passé et revient sur un épisode qui a bouleversé toute sa vie. Une succession d'indices la porte à penser que les événements de l'époque vont résonner dans le présent. Journaliste Web spécialisée dans la sphère culturelle et les questions identitaires, Paula Goldman a été amenée, pour une interview, à rencontrer Pavel Stein, un cinéaste singulier, connu pour ses oeuvres autour de la mémoire, du manque et de l'absence. Une relation inattendue s'installe, dont elle souhaite initialement tempérer l'importance. Parallèlement, son ami de toujours, Antoine, fait la connaissance de Samir, un Libanais, dont les motivations apparaissent de plus en plus troubles à Paula. Peu après, Stein lui envoie un billet d'avion pour le Tibet, où il est parti se ressourcer dans un monastère. Il la presse de le rejoindre quelques jours. Intriguée et finalement séduite, Paula accepte. Hasard ou coincidence, elle y retrouve Samir... Au Tibet, à la suite de manifestations indépendantistes, le monastère est en passe d'être investi par les forces militaires chinoises. Stein ne donne pas de nouvelles... Rédigé principalement à la première personne du féminin, le texte interpelle directement le lecteur, posant incidemment des questions essentielles concernant la charge mémorielle, la transmission et la révolte. Toute en nuances et en poésie, la narration place le couple formé par Paula et Pavel dans la lignée des grandes amours de la littérature.
Lu par : Agnès Pierret
Durée : 6h. 29min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 35817
Résumé:Deux enfants juifs de 12 ans vivent dans un ghetto d'une ville d'Ukraine, au début du XXe siècle. Ils s'enfuient et se retrouvent à Paris. Un récit sur la fuite, l'exil, la nostalgie et l'amour. ©Electre 2017
Lu par : Anne-Charlotte Nègre
Durée : 2h. 57min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 74518
Résumé:Le jour où il prend l’avion pour le Maroc, un passager est pris d’une prémonition de fin de vie. Depuis sa place côté hublot, il aperçoit ce qu’il pense être une fuite de carburant. La panne est sérieuse, l’avion reste cloué au sol. Le lendemain, il est dans un riyad à Marrakech. Il y croise une femme Berbère qu’il quitte puis retrouve après des pérégrinations dans le Sud en compagnie d’un photographe. Avec elle, il va vivre quelques semaines d’un amour à la fois chaste et discret en terre d’Islam. Dans ce roman, le riyad est omniprésent. Propriété de la première femme à traduire le Coran en français, sa réalité physique est si puissante qu’elle assigne à l’homme « sauvé des cieux » une place sur terre pour le désir de vivre qui était en train de le quitter.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 6h. 24min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 39148
Résumé:Une jeune chercheuse en physique nucléaire est invitée dans le cadre d'un séminaire sur l'île de Sainte-Croix, aux Caraïbes. Très rapidement cette jeune Turque choisit d'échapper à ce groupe étriqué rassemblé dans un hôtel de luxe, afin d'explorer les alentours en errant sur les plages encore sauvages et totalement désertes. Ainsi va-t-elle croiser le chemin de l'Homme Coquillage, un être au physique rugueux, presque effrayant, mais dont les cicatrices l'attirent immédiatement. Une histoire d'amour se dessine, émaillée d'impossibilités et dans l'ambiguïté d'une attirance pour un être inscrit dans la nature et la violence. Premier roman d'Asli Erdogan, ce livre est d'une profondeur remarquable. Déjà virtuose dans la description de l'inconnu, qu'il soit géographique, social ou humain, la romancière aujourd'hui reconnue met en place dès ce tout premier ouvrage la force étrange de son personnage féminin toujours au bord de l'abîme, flirtant avec la mort et la terreur, toisant la peur.
Lu par : Roseline Chambrillon
Durée : 14h. 26min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 70292
Résumé:A Katmandou, dans les années 80, les services secrets chinois traquent les opposants tibétains et ceux qui les aident, avec l'appui discret de la CIA. C'est là que se rencontrent Jasper, un jeune lord anglais, et Clara, étudiante américaine en révolte, éprise d'action humanitaire. Témoins du meurtre d'un journaliste, recrutés pour se rendre à Lhassa, la capitale tibétaine, afin d'en rapporter les preuves de la tyrannie chinoise, ils vont vivre une aventure tragique en même temps qu'une histoire d'amour. Fugitifs, séparés, ils ne se reverront qu'à Pékin à la veille des événements de la place Tien An Men. Entre-temps, Jasper a connu une brève passion pour une princesse Khamba -l'ethnie tibétaine la plus farouchement opposée à l'occupation chinoise. Michel Peissel, ethnologue et explorateur -on lui doit la découverte des sources du Mékong- est un amoureux des pays de l'Himalaya. C'est la destruction programmée d'un peuple et d'une civilisation, dans le silence intéressé de l'Occident, qu'il dénonce dans ce passionnant roman d'aventures. La Khamba se fait l'écho de cette soif de liberté qui habite l'auteur et qu'il défend universellement... Le livre de Michel Peissel est un roman d'amour et d'espoir. Marie-Florence Bennes, Le Monde.
Lu par : Anne Tardy
Durée : 6h. 56min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 68158
Résumé:Tu vois Maria, je l'ai terminé, mon livre. C'est un peu grâce à toi. Les nuits que j'ai passées à écrire Anissa Corto sont des nuits où je n'ai pensé qu'à ton regard par-dessus mon épaule. J'ai tenté, à chaque phrase, de deviner tes exclamations, ton étonnement, tes doutes. Il m'est arrivé de te retrouver à São Paulo, pour écrire auprès de toi. Auprès de toi, je n'écrivais pas beaucoup. J'ai très peur de ta réaction à présent. Ce que je pensais être immense, parcouru par tes yeux, va s'excuser d'avoir été écrit. C'est trop tard. Mon style va se retrouver en slip au milieu de la cour. Tout est là, en place, imprimé, figé, définitif, tout est là qui t'attend et te craint. J'essaie de gagner du temps, mais tu es peut-être déjà en train de regarder la couverture, d'ouvrir le livre, d'isoler quelques bribes au passage, prélevant, à la manière des chimistes, les échantillons qui te suffiront pour juger l'ensemble. Je ne peux plus reculer ; il ne me reste qu'à te faire face. Ou à fuir. Je n'ai pas essayé de faire le malin. Tu n'aurais pas été dupe ; j'ai voulu suivre ma pente naturelle, sans jamais forcer les mots, sans jamais chercher à impressionner quiconque, et surtout pas toi. Tu verras, je serai tour à tour pathétique et excessif, lyrique et névrosé. Comme dans la vie. Je serai tour à tour moi-même. Anissa Corto, ce n'est pas Madame Bovary, d'accord, mais c'est moi. Voilà, je me tais. Je te laisse. Comme chaque fois que je sors un livre, je me sens minuscule ; surtout à côté de mes maîtres, les grands, les morts, que je salue debout sur mon escabeau. Je t'aime. Yann