Contenu

Ce n'était que la peste

Résumé
Moscou, 1939. Le biologiste Rudolf Mayer a parcouru plus de huit cents kilomètres pour présenter aux autorités ses recherches sur une souche hautement virulente de la peste. Ce n'est qu'après cette réunion qu'il comprend qu'il a été contaminé, et que toutes les personnes qu'il a croisées peuvent l'être également. La police soviétique déploie alors un très efficace plan de mise en quarantaine. Mais en ces années de Grandes Purges, une mise à l'isolement ressemble à une arrestation politique, et les réactions des uns et des autres peuvent être surprenantes. Dans ce texte datant de 1988, Ludmila Oulitskaïa donne à voir ce qui peut se passer lorsqu'une épidémie éclate au coeur d'un régime totalitaire. Découvert en Russie au printemps 2020, ce texte inédit, plein d'humour et d'humanisme, résonne singulièrement dans le contexte mondial de la pandémie de coronavirus.
Durée: 2h. 58min.
Édition: Paris, Gallimard, 2021
Numéro du livre: 71037
ISBN: 9782072927409

Documents similaires

Lu par : Florence Bourqui
Durée : 3h. 7min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 80787
Résumé:Nous ne le savons pas forcément, mais nous autres, humains, sommes entourés d’anges qui vont et viennent selon les moments de notre existence. Qu’ils soient grimés en pigeons perchés sur une branche d’arbre ou aux côtés de deux amies âgées se rendant sur la tombe de leur défunt mari, ces êtres sont des compagnons surprenants et précieux, capables de nous escorter délicatement lorsque notre temps sur terre touche à son terme. Nimbées d’une lumière douce aux accents magiques, ces histoires de Ludmila Oulitskaïa nous présentent des scènes du quotidien traversées par une profondeur étonnante : et si notre monde d’humains était doublé de celui des anges ? Avec un regard plein de tendresse pour ses semblables, mais non dénué de mordant et d’humour, la grande écrivaine russe nous invite à considérer autrement le passage des jours et notre condition mortelle, et à y laisser filtrer une nouvelle lueur, celle de ces présences mystérieuses.
Durée : 3h. 57min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 35067
Résumé:Une vieille mendiante ou de brillants intellectuels, de petites gens ou des privilégiés - Ludmila Oulitskaïa nous brosse un tableau extraordinaire de la vie moscovite d'après-guerre à travers neuf nouvelles d'une rare qualité littéraire. Héritière de Tchekhov, elle peint des tableaux de famille, met en scène des personnages dont les enjeux, apparemment étrangers à nos préoccupations, nous touchent par une humanité quasiment palpable. Loin de la petite politique ou des beuveries d'arrière-cour, loin aussi des lancinantes réflexions philosophiques, ces textes lumineux, drôles parfois, nous plongent dans des univers étonnants et nous donnent à voir une vérité sur la société russe comme peu d'auteurs contemporains ont su l'exprimer jusqu'à présent.
Durée : 7h. 51min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 15386
Résumé:Présentation de l'éditeur : Véritable curiosité architecturale, La Maison haute, un des sept gratte-ciel de Moscou, est une ville dans la ville. Edifiée en 1952 par des détenus du Goulag, elle est l'un des emblèmes de l'" épopée " stalinienne. Pour approcher au mieux la Russie d'aujourd'hui, Anne Nivat s'est intéressée aux habitants de ce gratte-ciel. Qui sont-ils ? Comment ont-ils passé les cinq dernières décennies ? Comment acceptent-ils la transition vers la démocratie ? A travers une suite de portraits de ses occupants - des acteurs, écrivains, poètes et compositeurs célèbres, ainsi que des " nouveaux Russes " -, l'auteur déroule un tableau vivant, foisonnant, composite, parfois touchant, toujours nuancé, de la société russe contemporaine.
Lu par : Mouna Zappeli
Durée : 4h. 50min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 5153
Résumé:Moscou, 1930. Dès la gare centrale c'est la pénurie : queue qui bat la semelle à la consigne, hôtels bondés ou hors de prix, capitale blême, engorgée de clochards, où rien d'heureux ne survient qu'à la faveur du désordre... " Ella Maillart, qui n'a rien à perdre - aucune passion politique - loue une paillasse dans le deux-pièces de la comtesse Tolstoï, vit de thé et de pain noir, rame sur la Moskova avec de jeunes ouvriers et visionne la production soviétique d'Eisenstein à Dovjenko. Elle passe les meilleures heures de cette période ingrate dans la cabine de montage de Poudovkine, qui l'a prise sous son aile et lui explique son travail.
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 10h. 54min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 68882
Résumé:Cet ouvrage permet de jeter un regard unique sur la crise du coronavirus en Suisse. En plus de leurs recherches, les auteurs – quatorze journalistes d’investigation – ont accompagné pendant près de six mois une quinzaine de personnes, dont le conseiller fédéral Alain Berset, l’épidémiologiste de l’EPFL Marcel Salathé, Maria Pia Pollizzi, infirmière cheffe à la clinique la plus durement frappée de Suisse, ou encore le soldat Wille qui s’est ennuyé à mourir. Sans oublier une famille de Romont qui a vu partir plusieurs de ses membres en quelques jours ou une infirmière en maison de retraite qui a dû mettre toute seule plusieurs pensionnaires dans leur cercueil. Plus de deux cents heures d’entretiens et des centaines de pages de procès-verbaux confidentiels forment le socle de La première vague et se déploient dans un récit captivant.
Lu par : Marianne Pernet
Durée : 1h. 33min.
Genre littéraire : Psychologie/médecine
Numéro du livre : 69050
Résumé:Rares sont les phénomènes comme les épidémies et plus encore les pandémies susceptibles de provoquer l'extinction du genre humain et d'engendrer des peurs viscérales. Le "quatrième cavalier des chevaucheurs de l'apocalypse" parcourt le monde à intervalles irréguliers depuis des millénaires, répandant des contagions ayant marqué de manière indélébile l'histoire en modifiant les destins de nombreuses nations, en tuant des centaines de millions d'individus et en ravivant parmi les hommes des haines ataviques. La Suisse n'a évidemment pas échappé aux hécatombes au cours des siècles, subissant successivement les grandes pestes antiques, la mort rampante du XIVe siècle, la variole, le choléra, le typhus et les grippes : grippe russe, grippe espagnole, grippe asiatique jusqu'à la dernière mutation d'un virus qui nous est familier et qui, pourtant, en 2020, est parvenu à faire trembler le monde sur son socle.
Durée : 3h. 3min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 69033
Résumé:Dans la Russie tsariste de la fin du XIXe siècle, les époux Orlov mènent une vie misérable. Grégoire est cordonnier et vit dans un sous-sol avec Martha, sa femme, depuis trois ans. Face à l’absence de perspectives­­­­­, leur amour s’est progressivement dilué dans le désespoir quotidien. De timides remords animent Grégoire Orlov qui, chaque jour, abdique au bistrot face à ses démons. Il finit par se résigner?: “Nous sommes comme qui dirait enterrés avant d’être morts.” Dans cette pesante atmosphère d’angoisse, une épidémie de choléra sévit.
Durée : 5h. 47min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 14010
Résumé:Sous le règne de Catherine II, un jeune officier noble, Pierre Griniov, est envoyé faire ses premières armes dans la lointaine forteresse de Bielogorsk. Il y rencontre l'amour en la personne de Maria Ivanovna, fille du gouverneur de la place. Cependant les paysans rebelles, menés par les Cosaques de l'Oural, menacent les marches orientales de l'Empire... Jeté au coeur de la bataille, bientôt séparé de celle qu'il aime, le jeune homme risquera tout pour la sauver , jusqu'à sa vie et son honneur. Au gré d'une intrigue fertile en aventures, Pouchkine brosse un tableau historique précis et enlevé, à la Walter Scott, de la fameuse révolte de Pougatchov, personnage dont il nous donne un saisissant portrait, ambigu et subtil.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 17h. 58min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 30531
Résumé:À travers les destinées des Gradov, grands médecins, grands militaires, et celles des petites gens qui les entourent, c'est toute la Russie qui respire... comme elle peut, en l'une des périodes les plus dramatiques qu'elle ait connues : 1924-1953, dates du «règne» de Staline. Les Gradov sont des personnages bien romanesques, pris dans une vie quotidienne faite d'ambition, de dévouement, de contradictions, de passions, de rires. [...] Les véritables sagas modernes sont, dans la littérature universelle, rarissimes. Celle-ci mérite bien son nom tant l'horizon qu'elle embrasse est vaste, tant sa phrase est exubérante et précise, tant ses personnages et leur fortune sont attachants. Telle est la magie d'un grand écrivain.
Durée : 6h. 22min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 5377
Résumé:En 1954, un bagnard qui a passé trente ans dans les camps retrouve, à l'époque de la déstalinisation, une Russie qu'il avait quittée en pleine révolution. L'Etat et la Liberté sont les mots-clés de ce roman, et Grossman le premier dans la littérature russe soviétique à démystifier Lénine.
Durée : 11h. 41min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 14863
Résumé:La Saga de Youza est autant le roman de la Lituanie que celui de ce paysan qui choisit de fuir le monde par chagrin d'amour. Taciturne, violent, généreux, sévère, Youza est le portrait d'un solitaire vivant dans une nature qui l'est autant que lui, dans cette Lituanie tour à tour déchirée, conquise, perdue, sans cesse bouleversée par l'Histoire. Car l'Histoire ne va pas cesser de frapper à la fenêtre de Youza qui se croyait à l'écart du monde des hommes. Ce sont d'abord les Allemands du Kaiser, puis les Russes du Tsar, les bolcheviks, les koulaks déportés par les Soviétiques, les collaborateurs des nazis, les nationalistes lituaniens, les kolkhoziens, habités d'une folie meurtrière.
Durée : 3h. 35min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 72057
Résumé:Le professeur Vitali Vitalievitch Safonov se voit obligé d’accompagner une statue de Bouddha que le régime bolchevique veut restituer à la République sœur de Mongolie. Le voyage en train à travers le pays en proie à la guerre civile est terrifiant: l’URSS apparaît comme le royaume des morts. Et le fantastique, dans ce récit, prend le visage du lama qui accompagne le professeur dans son périple. C’est bien le diable qui va l’attirer dans le désert et l’y faire assassiner. Un roman fantastique, « à la jonction du bouddhisme et de la révolution » (Dany Savelli), une œuvre puissante et poétique.