Contenu

Sa femme

Résumé
Quelle que soit l'heure à laquelle il arrivait, Thomas restait une heure et quart chez Claire. Jamais plus, rarement moins. Un jour, elle débrancha son magnétoscope et sa cafetière électrique et dissimula son réveil dans le tiroir de la table de nuit. Ainsi Thomas n'aurait plus aucun moyen de connaître l'heure et il resterait plus longtemps. Lorsqu'il sonna à la porte, avant d'aller lui ouvrir, Claire regarda l'heure à sa montre et la rangea dans son sac. Il était huit heures moins vingt-cinq.
Lu par : Jean Frisch
Durée: 1h. 58min.
Édition: Paris, Gallimard, 1993
Numéro du livre: 6676
ISBN: 9782070735884

Documents similaires

Durée : 1h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 35689
Résumé:Une jeune femme a l'habitude de porter dans son sac un couteau à cran d'arrêt. Un soir, en rentrant chez elle, elle s'aperçoit qu'il est couvert de sang. Que s'est-il passé ? A-t-elle cédé à l'envie sombre qui l'habite de poignarder un homme, au hasard, dans le métro ? Là, tout à l'heure, dans la bousculade ? L'a-t-elle tué ? Simplement blessé ? Elle mène l'enquête. Qui est cet inconnu ? Qu'est-il devenu ?
Lu par : Michèle Quellet
Durée : 1h. 46min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13097
Résumé:Quatrième de couverture " Laure alluma l'autoradio. Elle respira profondément. Les portières étaient verrouillées. Elle ne risquait rien. Il faisait bien chaud. Elle écoutait de la musique. C'était vendredi et elle allait dîner chez des amis. Et demain, pour la première fois de sa vie, elle vivrait avec quelqu'un. "
Lu par : Emmanuelle Dagan
Durée : 1h. 20min.
Genre littéraire : Roman d'amour
Numéro du livre : 35122
Résumé:Ils se revirent quelques jours plus tard. Loïc sonna à la porte d'Hélène. Il l'entendit marcher sans hâte. Elle ne courait pas pour venir lui ouvrir. Elle n'avait pas guetté son arrivée, feuilletant un journal sans pouvoir le lire. Elle l'embrassa sur les joues. Elle était légèrement maquillée. Il distingua des particules scintillantes dans sa poudre. Loïc n'avait jamais vu Hélène d'aussi près. Il ne l'avait jamais touchée, jamais effleurée. Il disait bonjour ou bonsoir sans lui serrer la main, sans même s'approcher d'elle.
Lu par : Annick Portmann
Durée : 4h. 17min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 19245
Résumé:La mort du père. On dirait un exercice obligé, dangereux jusqu'au vertige. Comment éviter le grand déballage du pathos, trouver la juste écriture pour construire cette pièce montée ? Emmanuèle Bernheim a trouvé le bon phrasé, le rythme, la distance pour écrire un livre qui grince et bouleverse en même temps. Tout s'est bien passé n'est pas seulement l'accident cérébral puis la mort d'André Bernheim, mais la demande ferme et autoritaire d'un père à sa fille: "Je veux que tu m'aides à en finir." Ce bel homme de 88 ans, excentrique et cultivé, indépendant et curieux de tout, est devenu en quelques heures un vieillard paralysé qui parle difficilement et ne retrouvera jamais son autonomie complète. (www.lexpress.fr)
Lu par : Natacha Leytier
Durée : 3h. 27min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21557
Résumé:" Il en est de la mort comme de tout : tant qu'on n'y a pas tâté, on s'en fait un monde. " Ce n'est pas le cas d'Olivier qui vient de trépasser. Il trouve un certain nombre d'agréments à l'état de défunt, c'est-à-dire d'esprit désincarné. Cela lui permet entre autres distractions d'aller rendre visite à sa veuve. Après son enterrement il se trouve dans un lieu indéterminé qu'il suppose être le Purgatoire et dont il pense que " ce n'est pas bien méchant ". Au début, il y mène la vie de Robinson sur son île, jusqu'au jour où vient le rejoindre son Vendredi, personnage mystérieux qui s'appelle Hadamas et avec lequel il va jouer une partie serrée. Tout est si plausible dans ce roman qu'on se demande parfois si l'auteur, sans le vouloir et sans le savoir, n'aurait pas soulevé un léger coin du voile qui nous sépare de l'au-delà.
Lu par : J-P Chambert
Durée : 19h. 14min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24616
Résumé:" Ils descendaient depuis l'azur, laissant vers le bas grossir la forme de leur fuselage, traçant doucement leur trait au travers des nuages. Le vrombissement des quatre moteurs, juchés sur le sommet des ailes, enflait, vibrant dans le vide, résonnant jusqu'à terre. Leur ventre touchait enfin la surface de l'eau, projetant à droite et à gauche un panache puissant qui retombait en écume, bousculant tout avec des remous épais qui dérangeaient les barques amarrées et remontaient haut sur le bord des berges. C'était l'été sans doute. Les vacances étaient déjà commencées. Il avait couché son vélo dans l'herbe toute brûlée par la chaleur du soleil. Peut-être attendait-il allongé sur le sol ou bien se tenait-il assis sur un ponton, les jambes se balançant au-dessus du courant très lent. A perte de vue, le grand ciel bleu du beau temps recouvrait le monde. II regardait descendre vers lui le signe en forme de croix de la carlingue et des ailes. Lorsque l'avion heurtait l'eau, le choc le ralentissait net. Forant dans le fleuve une tranchée immatérielle, il creusait son sillage entre les rives, rebondissant formidablement d'avant en arrière, basculant sur l'un et puis l'autre de ses flancs, oscillant sur ses deux flotteurs jusqu'à ce qu'il s'arrête enfin : rond avec son ventre vaste comme celui d'une baleine, inexplicable parmi les péniches et les navires de plaisance, immobile comme un paquebot étrange mouillant au beau milieu des terres ".
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 5h. 41min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 66708
Résumé:Sarinagara signifie cependant. Ce mot est le dernier d'un des plus célèbres poèmes de la littérature japonaise. Lorsqu'il l'écrit, Kobayashi Issa vient de perdre son unique enfant : oui, tout est néant, dit-il. Mais mystérieusement, Issa ajoute à son poème ce dernier mot dont il laisse la signification suspendue dans le vide. L'énigme du mot sarinagara est l'objet du roman qui unit trois histoires : celles de Kobayashi Issa (1763-1827), le dernier des grands maîtres dans l'art du haïku, de Natsume Sôseki (1867-1916), l'inventeur du roman japonais moderne, et de Yamahata Yosuke (1917-1966), qui fut le premier à photographier les victimes et les ruines de Nagasaki. Ces trois vies rêvées forment la matière dont un individu peut parfois espérer survivre à l'épreuve de la vérité la plus déchirante. Loin des représentations habituelles du Japon, plus loin encore des discours actuels sur le deuil et sur l'art, dans la plus exacte fidélité à une expérience qui exige cependant d'être exprimée chaque fois de façon différente et nouvelle, le texte de Philippe Forest raconte comment se réalise un rêve d'enfant. Entraînant avec lui le lecteur de Paris à Kyôto puis de Tôkyô à Kôbe, lui faisant traverser le temps de l'existence et celui de l'Histoire, ce roman reconduit le rêveur vers le lieu, singulièrement situé de l'autre côté de la terre, où se tient son souvenir le plus ancien : là où l'oubli abrite étrangement en lui la mémoire vivante du désir.
Durée : 3h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16759
Résumé:'Personne' est le portrait, en vingt-six angles et au centre absent, en vingt-six autres et au moi échappé, d'un mélancolique. Lettre après lettre, ce roman-abécédaire recompose la figure d'un disparu qui, de son vivant déjà, était étranger au monde et à lui-même. De 'A' comme 'Antonin Artaud' à 'Z' comme 'Zelig' en passant par 'B' comme 'Bond (James Bond ) 'ou 'S' comme 'SDF', défilent les doubles qu'il abritait, les rôles dans lesquels il se projetait. Personne, comme le nom de l'absence, personne comme l'identité d'un homme qui, pour n'avoir jamais fait bloc avec lui-même, a laissé place à tous les autres en lui, personne comme le masque, aussi, persona, que portent les vivants quand ils prêtent voix aux morts et la littérature quand elle prend le visage de la folie.
Lu par : Claude Garnier
Durée : 10h. 23min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 38643
Résumé:1855. Elle a vingt ans. Elle est belle, sensuelle et découvre Paris : la vie de bohème, le grand amour, les idées républicaines et la liberté naissante des femmes. Un roman d’amour riche d’une grande authenticité de détails historiques et de la féminité de son héroïne.
Durée : 7h. 52min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20379
Résumé:« Je viens de divorcer. J'ai laissé l'affaire conjugale se ternir du gris quotidien, j'ai oublié d'être une nana sexy, un objet de convoitise ; les maîtresses de mon mari, je les ai méritées. J'ai mangé la poussière. Seulement un jour, sans que j'aie rien fomenté, il s'est formé un nuage de lumière juste au-dessus de ma tête, il s'est mis à pleuvoir des étoiles et ça m'a fait pousser un sourire niais, de ceux que je maudissais la veille encore. »
Durée : 10h. 15min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19185
Résumé:Janvier 1969. Un train de nuit roule entre Prague et Paris. Eva a vingt ans. Elle est belle. Elle fuit son pays que les armées soviétiques ont privé de printemps. Elle arrive gare de l'Est, seule, pauvre, perdue dans l'ivresse vague d'une vie qui commence enfin. Le roman se déploie entre ces deux dates significatives : 1968 et 1989. Troublantes années avec leurs défis, leurs amours, leurs solitudes. Et ces interrogations, celles d'Eva, celles des femmes de sa génération : que faire de cette liberté si durement acquise ? La passion serait-elle une autre prison ? Mais il y a pour Eva la force de ses désirs, une vitalité toujours intacte et le pouvoir des mots. Elle deviendra écrivain. La meilleure manière d'épouser la France est encore d'épouser sa langue.
Lu par : Mireille Dumont
Durée : 7h. 26min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 28735
Résumé:En surprenant cette phrase dans la bouche de sa mère, Isabelle a cru mourir. Hier encore, c'était une enfant heureuse qui n'avait que tendresse pour tout ce que la vie lui donnait : un père bon et doux, une mère si belle, la grande maison face à l'océan, son ami... A son bonheur détruit, à la vérité qui frappe comme une malédiction, Isabelle survivra métamorphosée, méconnaissable, adulte soudain. Impitoyablement lucide, elle découvre les secrets et les tares de ceux qu'elle aimait ; durement hostile, elle n'est plus que volonté de vengeance et de domination. Est-elle à jamais enfermée dans sa disgrâce ?