Émilie, Émilie: l'ambition féminine au XVIIIe siècle
Résumé
Elisabeth Badinter aborde le problème de l'ambition féminine à travers le destin de deux grandes dames du XVIIIe siècle. Madame du Châtelet, qui fut la compagne de Voltaire, traduisit le grand oeuvre de Newton et fut l'égale des savants de ce temps. Madame d'Epinay, amie de Grimm, imagina une nouvelle pédagogie, critique de Rousseau, et traça le destin des futures mères. Ces deux ambitieuses, au sens le plus noble du terme, refusaient d'accepter les limites que la société leur assignait. Elles voulurent se donner toutes les chances dont elles se sentaient capables, en dépit de leur sexe. Madame du Châtelet incarne l'ambition personnelle, Madame d'Epinay, l'ambition maternelle, deux figures entre lesquelles se partage la vie des femmes.
Lu par :
Elisabeth Linquette
Genre littéraire:
Société/économie/politique
Durée:
12h. 3min.
Édition:
Paris, Flammarion, 1983
Numéro du livre:
2360
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782082100892
CDU:
396
Documents similaires
Lu par : Sylvie Marsac
Durée : 4h. 23min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 12808
Résumé:Un pas en avant, deux pas en arrière. Constat peu glorieux ? "Fausse route" d'Élisabeth Badinter dresse un état des lieux des luttes féministes. Rappelant que la différence des sexes est un fait qui ne doit pas prédestiner aux rôles et aux fonctions, Élisabeth Badinter pointe, dénonce parfois, les contradictions d'un féminisme "obsédé par la problématique identitaire". Et l'auteur de poser la question : quels sont les réels progrès réalisés depuis quinze ans ? À étudier de près les phénomènes sociaux et comportementaux durant les deux dernières décennies, aussi bien dans le monde oriental que dans le monde occidental, on prend conscience de la pérennité d'une guerre des sexes, doublée d'une renaissance des stéréotypes sexuels. Au-delà de ce constat, Élisabeth Badinter décrypte la tendance insidieuse d'un nouveau féminisme qui a retrouvé les accents moralisateurs du judéo-christianisme, voire la naissance d'une "bien-pensance féminine" ou - pire - une dérive d'un féminisme guerrier. Qu'on ne se trompe pas : la guerre des sexes a toujours lieu. Élisabeth Badinter rappelle que "l'indifférenciation des sexes n'est pas celle des identités. C'est au contraire la condition de leur multiplicité et de notre liberté".
Lu par : Valérie David
Durée : 1h. 29min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 77906
Résumé:Les pays industrialisés ont entamé, depuis quelques années, un lent repli démographique. Longtemps, la France a conservé une belle natalité, mais ce n’est aujourd’hui plus le cas, et la voilà qui, lentement mais sûrement, s’approche à son tour du solde naturel négatif, avec toutes les conséquences sociales qu’on peut imaginer. Quant aux raisons de ce phénomène, chacun y va de son explication : effet des crises à répétition ? Menace écologique ? Perte de confiance dans le monde à venir ? Elisabeth Badinter pointe la dureté de la condition maternelle, principale cause du désengagement des femmes. Faire un bébé aujourd’hui, c’est accepter une moindre rémunération tout en assumant les contraintes de la double journée, c’est supporter, bien davantage que le père, le poids psychologique de la parentalité. Les mentalités évoluent, dit-on… Pas assez, et sûrement pas assez vite, et même les politiques natalistes sont insuffisantes, qui ciblent les aides à la petite enfance, alors que la charge mentale des mères se prolonge bien au-delà. Une nouvelle ère de la maternité se dessine : mieux éduquées, les femmes font vite le calcul des plaisirs et des peines. Si l’égalité entre les sexes ne progresse pas plus radicalement, et jusque dans l’intimité des couples, il ne faut pas s’étonner qu’elles refusent d’être les éternelles perdantes.
Lu par : Marianne Pernet
Durée : 4h. 55min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 16946
Résumé:Elle (E. Badinter) constate un repli inquiétant sur le terrain des droits des femmes, lequel se manifeste, par exemple, par la forte baisse de la natalité dans tous les pays développés (bien moins nettement en France comme on sait), la hausse conjointe du nombre de femmes qui ne veulent pas avoir d'enfant (en dix ans, la proportion a doublé), le regain des discours naturalistes visant à river les femmes à leur rôle de mère, et plus spécifiquement par le biais d'un diktat concernant l'allaitement. La barque de la maternité est aujourd'hui chargée de trop d'attentes, de contraintes, d'obligations. Il y a péril tant pour la femme et le couple que pour le lien social : quelle perspective offre une société où le fait d'avoir un enfant serait le lieu d'un clivage fatidique ?
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 6h. 28min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 69437
Résumé:Avec Le Pouvoir au féminin, paru en 2016, le public français a redécouvert la figure fascinante de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780), la souveraine la plus puissante de son temps. Son art de la diplomatie et sa finesse psychologique ont marqué les esprits, tout comme ses seize enfants et son affection jamais démentie pour son mari volage. Puisant dans des archives inédites, Elisabeth Badinter revient sur cette figure majeure par le biais de la maternité. Ce nouveau portrait révèle un aspect caché de sa personnalité: une mère complexe, fort soucieuse de ses enfants, capable de la plus grande tendresse, mais aussi parfois de dureté, voire d’injustice. Une femme souvent tiraillée entre les choix que lui dicte son coeur et ceux imposés par la raison d’État.
Lu par : Dominique Bonnieux
Durée : 24h. 14min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 25904
Résumé:Lorsque la Révolution commence, le marquis de Condorcet occupe une situation privilégiée dans la société. Mathématicien célèbre à vingt-cinq ans, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences à trente-deux ans, il est membre de l'Académie française et inspecteur des Monnaies. Ami de Voltaire et d'Alembert, il apparaît comme le dernier des encyclopédistes. Il est célèbre dans toute l'Europe des Lumières et lié aux plus brillants esprits du temps. Disciple de Turgot, il a vécu à ses côtés ses réformes et sa disgrâce. Enfin il est le mari heureux de la belle et spirituelle Sophie de Grouchy. Cet homme comblé est aussi un homme passionné de justice. Il s'est élevé contre toutes les erreurs judiciaires de la fin de l'Ancien Régime. Ami des Noirs, il lutte contre l'esclavage et la traite. Ami des Protestants et des Juifs, il milite pour la reconnaissance de leur citoyenneté. Adversaire de la peine de mort, il soutient la cause de l'abolition. Et il est le seul à réclamer pour les femmes l'égalité entière des droits. Dès le début de la Révolution, cet intellectuel s'engage dans la lutte politique. Sous la Constituante, il se prononce parmi les premiers en faveur de la République. Député à la Législative, il propose son célèbre plan d'Instruction publique qui inspirera un siècle plus tard les fondateurs de l'Ecole républicaine. Député à la Convention, il refuse par conviction abolitionniste de voter la mort du Roi et rédige le projet de Constitution le plus démocratique qu'on ait élaboré jusqu'alors. Partisan de l'union des républicains, il se détache de ses amis Girondins sans pour autant rallier les Montagnards. Décrété d'accusation en juillet 1793, il se cache à Paris jusqu'en mars 1794. Il écrit alors l'Esquisse d'un tableau des Progrès de l'Esprit humain, son œuvre maîtresse. Pour ne pas compromettre la sûreté de celle qui l'héberge, il quitte son refuge. Arrêté, il est trouvé mort dans sa cellule le 29 mars 1794. Telle fut la vie de cet intellectuel engagé qui connut l'échec politique mais dont la pensée, selon le mot de Jean Jaurès, fait partie du patrimoine de la République.
Lu par : Pierre Biner
Durée : 2h. 22min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20197
Résumé:«Vivant aux Etats-Unis pendant la guerre, Bertrand Russell publie son « Outline of intellectual rubbish» (Esquisse de la foutaise intellectuelle) en 1943, d'abord chez un éditeur de pamphlets socialistes et antireligieux (Haldeman-Julius Publications), puis en 1950, année où il reçut le Prix Nobel de littérature, dans une collection de ses écrits intitulée Unpopular Essays. Désespérant de voir de « grandes nations, qui avaient guidé la civilisation, être dévoyées par des prêcheurs d'absurdités grandiloquentes», il se tourne vers l'étude du passé, pour découvrir, comme l'avait fait Erasme, « que la folie est éternelle et que pourtant l'humanité a survécu ». La lecture de cet essai peut nous fournir au moins une sorte de consolation, à une époque où les passions identitaires et religieuses menacent de plonger une nouvelle fois l'humanité dans le désastre.
Lu par : Jacqueline Poveda
Durée : 4h. 49min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20582
Résumé:La politique française est malade. Trop de discours creux, de leaders usés jusqu'à la corde, de chapelles pleines de dévots sans convictions... Fatigués, les politiques ? Et pourtant, le personnel politique est un peu plus diversifié qu'on le croit. Certaines pousses sont pleines de promesses, pas simplement parce qu'elles ont de l'ambition mais aussi parce elles sont porteuses de nouvelles façons de faire de la politique. Hamou Bouakkaz, 45 ans, est de cette trempe-là. Issu d'une famille très simple venue d'Algérie, il est depuis 2008 adjoint (socialiste) au maire de Paris, chargé de la démocratie locale et de la vie associative. Entre 2001 et 2008, il a été membre du cabinet de Bertrand Delanoë en charge du handicap et des relations avec le culte musulman. " Détail " important, Hamou Bouakkaz est aveugle... Il n'est pas venu à la politique pour passer le temps ou par absence d'avenir professionnel. Non, il est là par choix, convaincu de l'urgence de refaire du lien dans une société morcelée. Volontiers provocateur, il entend exercer le pouvoir pour peser sur les réalités. Hamou Bouakkaz dialogue ici avec le journaliste Noël Bouttier.
Lu par : Isabelle Chabanel
Durée : 5h. 20min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20730
Résumé:Les étrangers qui choisissent de résider en Suisse s'attendent, pour la plupart, à trouver un pays original mais ils ne tardent pas à rencontrer des particularités inattendues. Ils doivent revoir beaucoup d'idées préconçues ou simplistes et se méfier de leurs premières impressions trop influencées par le microcosme géographique et professionnel dans lequel ils s'insèrent. Francis Léonard leur apporte des clés pour comprendre la culture helvétique. La douzaine de thèmes qu'il examine correspond aux éclairages qu'il aurait aimé trouver lui-même - mais qui lui ont manqué - pendant ses premières années dans ce pays si singulier. L'ouvrage se termine par des données et des réflexions sur la Suisse comme pays d'accueil avec l'intégration comme thème central.
Lu par : Nicole Chillier-Duchatel
Durée : 11h. 13min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 21898
Résumé:L'Inde est aujourd'hui la plus grande démocratie du monde, une puissance économique et nucléaire avec laquelle chacun sait qu'il faut désormais compter. En même temps, plus de trois cents millions de personnes y vivent en dessous du seuil de pauvreté. Maintes fois relevé, ce paradoxe fait partie des interrogations que le sous-continent, dans sa complexité, ne cesse de susciter chez tout observateur extérieur - au même titre que la question de la permanence du système des castes dans une nation démocratique ; du scandale des jeunes épousées qui sont, de nos jours encore, pour de sordides questions de dot, jetées sur le bûcher, au pays de Gandhi et de la non-violence : du mythe fallacieux, enfin, de la spiritualité supposée habiter un peuple qui, de fait, obéit à une tradition et une philosophie exaltant ouvertement le bien-être matériel. A ces interrogations, Pavan K. Varma apporte, de l'intérieur, des réponses originales qui battent en brèche les stéréotypes véhiculés en Occident aussi bien que les mythes entretenus par les indiens eux-mêmes. Posant sur ses compatriotes un regard averti et critique, il met l'accent sur les contradictions qui caractérisent leur rapport au pouvoir, à la richesse ou à la spiritualité. Véritable machine à démolir les fantasmes pour mieux explorer la psyché et la culture de tout un peuple, l'ouvrage, best-seller dans son pays où son caractère iconoclaste a suscité nombre de controverses, propose un regard inédit sur l'Inde à tout lecteur soucieux d'accéder à une nécessaire et authentique réflexion sur ce pays d'un milliard d'individus et sur les enjeux, essentiels, de son positionnement dans les décennies à venir.
Lu par : Daniel Fleiria
Durée : 1h. 37min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 71143
Résumé:« Je pense que la leçon qui émerge de la situation moderne, c’est la morale, la complémentarité : c’est le fait que nous devons passer d’un équilibre avec le milieu qui, dans le passé, nous était imposé, donc qui n’avait pas à être conscient, à un équilibre dont nous devenons responsables, et qui doit être conscient. On n’est que par rapport à ce qui n’est pas soi, toujours en tension avec quelque chose. Les protecteurs de la nature maintenant spéculent beaucoup sur une impossibilité, et un désastre de la civilisation. Quant à moi, je préférerais que la civilisation s’ordonne le plus harmonieusement possible, parce qu’à ce moment-là, elle aurait d’autant plus besoin de la nature, et elle y trouverait sa raison d’être. Au moment où il n’y aurait plus de contraintes physiques, il faudrait trouver une détermination psychique, éthique, morale, esthétique, et à ce moment-là on ne peut la découvrir que dans l’autre, c’est-à-dire dans la nature parce qu’on ne peut pas trouver une détermination en soi.» Robert Hainard, naturaliste, écologiste et artiste suisse nous invite ici à découvrir sa vie, son travail sa passion, son œuvre.
Lu par : Daniel Schreiber
Durée : 9h. 24min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 21361
Résumé:" L'Afrique noire est mal partie ", alertait René Dumont en 1962, alors que le " soleil des indépendances " venait de se lever sur le continent, résolu à prendre son destin en main. Quarante ans plus tard, mal partie et jamais arrivée, l'Afrique se meurt : 3,3 millions de victimes dans la guerre au Congo-Kinshasa, 800 000 Tutsi massacrés lors du génocide au Rwanda, 200 000 Hutu tués au cours de leur fuite à travers l'ex-Zaïre, 300 000 morts au Burundi, autant en Somalie, sans parler du Soudan, du Congo-Brazzaville, du Liberia, de la Sierra Leone, de la Côte d'Ivoire... La moitié dû continent est dévastée par des " guerres d'écorcheurs " ; l'autre vivote entre crise et corruption, tribalisme et anarchie. Emigration clandestine, fuite des cerveaux : les meilleurs partent. Dans nombre de pays, les fonctionnaires cumulent des mois, voire des années, d'arriérés de salaire, les hôpitaux sont des mouroirs, les écoles fermées. L'Etat s'effondre. Seuls quelques îlots émergent dans un océan de malheur. Le sida frappe partout, emporte les élites, réduit l'espérance de vie de quinze à vingt ans. Pourquoi l'Afrique meurt-elle ? Après avoir été martyrisée par la traite esclavagiste et soumise par le colonialisme, l'Afrique, handicapée dans le commerce international, en retard sur tous les plans, se suicide. Ses habitants, tétanisés par un présent qui n'a pas d'avenir, s'enferment dans un autisme identitaire. Face à la mondialisation, ils capitulent en postulant " l'homme noir " irréductible à l'universel.
Lu par : François de Courcy
Durée : 10h. 7min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 23032
Résumé:Publié en Israël en 2007, Vaincre Hitler a suscité de très débats. Et pour cause : l'auteur, ancien président de la Knesset y déplore le fait qu'Israël, plus de soixante ans après Auschwitz, définit son identité quasi exclusivement par rapport à l'Holocauste. Critiquant le virage nationaliste et ethnique qu'a pris le pays au cours des dernières décennies, il s'oppose aux nouvelles " théories raciales juives " des extrémistes religieux et stigmatise l'usage de la force militaire. Mais Vaincre Hitler est aussi un livre de souvenirs où l'émotion côtoie l'indignation. Avraham Burg y évoque son enfance dans la " petite Allemagne " de Jérusalem, dialogue avec sa mère et, au-delà de la mort, avec la figure tutélaire de son père, Yossef Burg, ancien dirigeant du Parti national religieux et ministre pendant plusieurs décennies. Dans cet ouvrage émaillé de références à la Bible et aux grands textes du judaïsme, Burg laisse parler son chagrin et son inquiétude. Mais il construit aussi un nouveau programme pour Israël dans le concert des nations, véritable message d'espoir où se matérialise son rêve d'un retour à la sérénité et aux valeurs universalistes et humanistes du judaïsme. L'"autre" ne devrait plus être perçu, selon Burg, comme une menace, mais comme un potentiel de coopération.