Marée basse marée haute
Résumé
Chaque été, je passe mes vacances au bord de la mer - c'est une nécessité pour moi - et chaque jour je consulte l'horaire des marées. Basse mer, pleine mer, marée basse, marée haute, marée montante, marée descendante, grande marée. Ces mots, à eux seuls, me donnent à rêver. Quand la mer se retire, je vois des estivants, parents et enfants, s'avancer sur la plage qui s'allonge mètre après mètre jusqu'à rendre la mer au loin à peine perceptible, elle se confond avec le ciel. Ils vont à la recherche de coquillages dont les enfants feront collection comme d'autant de bijoux précieux, ils ramassent des coques, des palourdes comme on cueille des fruits sur l'arbre, ils font provision de moules qu'on fera cuire pour le repas du soir. Je me dis que ces coquillages, ces coques, ces palourdes, ces moules en grappes, ces bouts de bois rongés par le sel marin, ces morceaux de corde tombés d'un bateau de pêche, figurent ce qui est déposé dans ma mémoire : de petits restes - comme ils me sont précieux ! - qui seront tout à l'heure recouverts par la marée haute mais qui réapparaitront, ceux-là ou d'autres, quand la mer de nouveau se retirera. Marée basse, marée haute, cette alternance est à l'image de ma vie, de toute vie peut-être.
Lu par :
Sandrine Strobino
Genre littéraire:
Nouvelle
Durée:
1h. 49min.
Édition:
Paris, Gallimard, 2013
Numéro du livre:
20951
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782070141241
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Résumé:Décaméron (du grec déca, dix, et êméra, jour), recueil de contes de l'Italien Boccace. L'événement auquel cet auteur eut l'art de rattacher son ouvrage est la peste qui désola Florence en 1348. Boccace suppose qu'au moment où le fléau sévit, sept jeunes filles, se rencontrant dans l'église de Ste-Marie-Nouvelle, conviennent de se réfugier dans une maison de campagne voisine de la ville, et trois jeunes gens, leurs parents ou leurs amis, les y accompagnent. Là, on reste dix jours à faire bonne chère, chanter, danser, jouer des instruments, et raconter des nouvelles tristes ou gaies, satiriques ou touchantes, et même libres... On choisit pour chaque journée un roi ou une reine, qui règle l'emploi du temps et le rang dans lequel parleront les dix membres de la société. Chacun payant son tribut tous les jours, le Décaméron se trouve naturellement divisé en 10 journées, dont chacune contient 10 Nouvelles. Dans le nombre de ces récits, il en est trois qui prouvent que Boccace avait eu entre les mains le Dolopathos, où il aura sans doute puisé l'idée de lier par un même intérêt ses cent nouvelles. II a imité également quelques-uns de nos anciens fabliaux. Boccace composa son Décaméron pour amuser la fille naturelle de Robert, roi de Sicile, la princesse Marie, qu'il avait connue à Naples, et qu'il a célébrée sous le nom de Fiammetta.