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Tourner la page (avec Balzac)

Résumé
« Depuis le jour du départ de P, j'ai comme un bourdon dans la tête. Un bourdon, cette note tenue qui ne s'arrête jamais. Comme dans la chanson de Camille. Parfois étouffée par d'autres sons au point de devenir inaudible. Mais toujours là. » Dans la douleur d'une séparation amoureuse, la narratrice retrouve un article qu'elle avait écrit sur une nouvelle de Balzac. Au récit intime, auquel s'ajoute une enquête sur l'écriture de soi, vient alors se nouer l'analyse littéraire, dans un rapport de quasi nécessité. Récit, enquête, analyse s'enrichissent, se soutiennent, s'expliquent. Car à chaque fois il est question d'image, d'images volées, envolées, brisées.
Durée: 2h. 5min.
Édition: Carouge-Genève, Zoé Ed., 2014
Numéro du livre: 20797
ISBN: 9782881829123

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Lu par : Claire Philippe
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Peu à peu s'était insinué en moi, l'âge venant, le besoin obscur de baliser ma route en amont afin que les miens, les tout premiers, soient enfin au clair sur ce parcours maintes fois évoqué, à demi-mots, en poèmes sibyllins ou à l'occasion énigmatiques. Puis la mort du père mit en branle une remémoration tumultueuse, à laquelle je ne résisterais pas, qui m'imposait de dire vrai avec les mots justes. Le récit qui en est résulté n'est pas une confession désabusée mais l'évocation, sans fards et à grands traits, d'aventures portées par une curiosité et une exaltation incessantes. Il m'importait tout autant d'en appeler à des origines familiales décidément discrètes pour qu'enfin ce qui pouvait l'être de cette humble chronique soit quelque part consigné.
Durée : 7h. 59min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 75448
Résumé:Zakir n’a plus de pieds. On les lui a coupés. L’autorité, pour être précis son représentant local, a ordonné qu’il soit empêché de marcher. On aurait pul’immobiliser entier dans une cage ou une prison, mais c’eût été le laisser dans l’idée qu’il remarcherait un jour et il n’en était pas question. Du même coup, on évitait l’embarras d’avoir à nourrir et loger un criminel tout en minimisant le risque de fuite. La détention présente le double défaut de coûter cher aux pouvoirs publics et de stimuler l’esprit d’évasion du reclus. C’est un bien mauvais calcul. Privé de pieds en revanche, le corps de Zakir devenait un pénitencier qu’il se chargerait lui-même d’entretenir à ses frais et dont il n’aurait aucune chance de sortir vivant. Libre à lui de se débrouiller à sa façon. On aurait aussi pu l’exécuter, mais c’eût été perdre l’occasion d’en faire un exemple durable. Moralité: qui veut ses pieds garder ne tentera pas de passer la frontière. La puissance de l’autorité ne se grandit-elle pas d’obliger le délinquant à faire lui-même la promotion de la loi désormais taillée dans sa chair? Le pourquoi de la frontière, le pourquoi de l’interdiction et l’attrait de la transgression, tout cela mérite réflexion. Le fait est que, depuis une vingtaine d’années, Zakir ne sort plus de chez lui et qu’à moins d’une révolution inimaginable, il n’aura plus jamais la faculté ne serait-ce que d’aller observer cette frontière qui pique toujours autant la curiosité.» Le jeune Gédéon, simple manoeuvre employé à la numérisation des fonds de bibliothèque, découvre toutes sortes de rapports confidentiels sur l’état du monde, désormais divisé entre surface ouvrière et cités connectées souterraines. Il s’instruit à sa façon et, forcément, s’interroge. À quoi désormais servent l’écriture et le papier?
Lu par : André Cortessis
Durée : 5h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18783
Résumé:On a fait le « Matterhorn » deux fois en cinq minutes. Papa était assis juste derrière moi et me serrait fort contre lui. J'avais le sentiment d'avoir au moins une bonne raison de vivre. J'ai même oublié de penser à Maman pendant quelques minutes. A la fin, on avait quand même tous les deux la tête qui tournait un peu. On s'est alors assis sur un banc près de « It's a Small World ». Ce n'était probablement pas la meilleure des idées car cette attraction avait été la préférée de Maman lorsque nous étions venus dans ce parc tous ensemble quand j'avais six ans. Papa a passé son bras autour de mes épaules et a commencé à me sortir son histoire au sujet de Maman « qui est au paradis... », alors j'ai dit « Te fous pas de moi Papa ». Je ne savais pas où j'avais entendu ça, mais c'était là, quelque part dans ma tête de huit ans, et j'ai balancé ça au visage de Papa, tout comme il balance parfois des postillons sur le mien. Et devinez comment il a réagi ? Il a commencé à se marrer comme un taré. Ça a duré au moins dix minutes. Maintenant, je me dis que c'était sûrement une sorte de catharsis. Depuis ce moment-là, quand il me raconte des bobards aussi vraisemblables que l'histoire de Blanche Neige et les Sept Nains, je lui dis simplement « Te fous pas de moi Papa ». Neuf fois sur dix, ça le fait marrer. Mais plus pendant dix minutes.