Un peu la guerre
Résumé
« Nous étions deux ou trois ans après mai 68. On m'annonçait que le roman était mort, ce qui n'était pas la meilleure nouvelle quand on se promettait de devenir écrivain. Le siècle n'avait pas été avare en exterminations massives, alors face à ces montagnes de cadavres on n'allait pas se lamenter pour la mort d'un genre, le roman, parfaitement bourgeois et réactionnaire. La solution de remplacement ? Le texte, rien que le texte. Mais à la réflexion, il y avait une autre mort qui était passée inaperçue ; celle, brutale, de mon père. Est-ce que de cette mort du roman, on ne pourrait pas faire le roman de la mort ? Le roman du mort ? Vingt ans plus tard, j'apportai à l'éditeur le manuscrit qui glissait cette disparition d'un homme de quarante-et-un au milieu des massacres de la première guerre. L'éditeur s'alarma d'une autre disparition, celle du narrateur. Au bilan du siècle, il convenait de rajouter deux victimes collatérales : le roman et moi. » Jean Rouaud
Lu par :
Jean Frey
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
7h. 39min.
Édition:
Paris, Grasset et Fasquelle, 2004
Numéro du livre:
20391
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782246803768
Documents similaires
Lu par : Christine Jaccoud
Durée : 4h. 50min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16162
Résumé:Avoir vingt ans au moment où le monde bascule dans la seconde guerre mondiale, ce n'est pas le moyen de devenir illustre. Plutôt l'occasion tragique de sombrer dans un destin collectif et cruel. Après " Les Champs d'honneur " qui le révélèrent, consacré à la figure du grand-père, Jean Rouaud s'attache ici à la figure de son père et à sa propre enfance au cours des années cinquante, dans cette Loire Atlantique qu'on appelait alors Inférieure.
Lu par : Elisabeth Grillon
Durée : 5h. 26min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 34244
Résumé:Ils sont morts à quelques semaines d'intervalle : d'abord le père, puis la vieille tante de celui-ci, enfin le grand-père maternel. Mais cette série funèbre semble n'avoir fait qu'un seul disparu : le narrateur, dont le vide occupe le centre du récit. C'est à la périphérie et à partir d'infimes indices (un dentier, quelques photos, une image pieuse) que se constitue peu à peu une histoire, qui finira par atteindre, par strates successives, l'horizon de l'Histoire majuscule avec sa Grande Guerre, berceau de tous les mystères. Premier roman. Prix Goncourt 1990, il a été publié en traduction dans vingt-trois éditions étrangères en Europe, Amérique et Asie.
Lu par : Jean Frey
Durée : 10h. 5min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 30869
Résumé:«Le jeune narrateur de la Recherche résume assez bien la situation : «Puisque je voulais un jour être un écrivain, il était temps de savoir ce que je comptais écrire.» Ce qui semble tomber sous le sens. Mais quand l'époque condamne tout ce qui peut ressembler à raconter une histoire ? La question ne devient plus quoi écrire, mais comment. Et là, après avoir retourné en vain la phrase dans tous les sens comme «Belle Marquise vos beaux yeux d'amour mourir me font», mieux vaut jouer mal du violon folk et s'intéresser au Guignolo de Saint-lazzo, une vieille chanson de quête. Quand se présente l'opportunité d'écrire un billet d'humeur dans un quotidien régional, c'est l'occasion de prendre conscience que le réel existe bel et bien, et qu'il serait temps de s'y confronter. Et pas seulement par l'écriture. Quoi faire de sa vie mérite aussi qu'on se pose la question.»
Lu par : Anne Seuvre
Durée : 3h. 19min.
Genre littéraire : Poésie
Numéro du livre : 78680
Résumé:Un éloge de la poésie et du lyrisme sous forme de textes brefs en vers ou en prose, qui interrogent la tradition autant que la peériode contemporaine. Jean Rouaud mène ici une analyse alerte et brillante de la progressive marginalisation des poètes et de la poésie, proportionnelle à la prise de pouvoir inverse des valeurs bourgeoises et du réalisme. Cette réflexion est composée de textes brefs, en vers ou en prose dans une écriture vivante, rythmée, impliquée : une sorte d’art poétique qui interroge la tradition autant que l’aujourd’hui pour réaffirmer la nécessité du chant.
Lu par : Hubert Charly
Durée : 10h. 17min.
Genre littéraire : Roman d'amour
Numéro du livre : 23745
Résumé:Normalement, voir débarquer un homme en tenue de plongeur sous-marin, encadré minute un prévenu, dans une gendarmerie de Basse-Normandie. inciterait plutôt à la méfiance. Seulement voilà, la normalité, le plongeur qui a tout perdu et la jeune femme sentie déposer plainte pour le cambriolage de sa demeure en ont visiblement fait le tour. Que le sort se soit ainsi acharné sur eux, est sans doute à leurs yeux un signal d'alerte, l'occasion d'affronter enfin les ombres du passé. Le passé, pour Daniel, chercheur en physique nucléaire, c'est une enfance orpheline désastreuse, entre un réparateur de cycles mutique et une grand-mère comateuse. Pour Mariana, artiste plasticienne qu'on pourrait dire de bonne famille si son grand-père collaborateur n'avait été exécuté par la Résistance, c'est un désir de création dont elle semble aujourd'hui douter. Mais il y a l'éblouissement de la rencontre, mais il y a le père de Mariana, enfermé dans sa grotte qui attend de la contemplation des fresques paléolithiques la révélation de son identité, mais il y a madame Moineau et ses intuitions à l'emporte-pièce, mais il y a ce portrait inachevé qu'il va bien falloir faire parler, mais il y a l'auteur qui poursuit un rêve semblable, et à qui cette même Mariana aurait demandé quelques lignes pour sa prochaine exposition.
Lu par : Manon
Durée : 5h. 3min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 39650
Résumé:Cinquième volet de la série dans lequel l'auteur retrace son expérience de kiosquier de presse de 1983 à 1990. Alors apprenti écrivain, il voit défiler une foule de personnages : le gérant du dépôt, un anarcho-syndicaliste, un peintre maudit, un oracle autoproclamé, un rescapé de la Shoah... Tous ces personnages inspirent et inquiètent l'écrivain débutant de 36 ans à l'ambition encore obscure. ©Electre 2019
Lu par : Jean Frey
Durée : 2h. 3min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 18731
Résumé:Ce recueil de trois textes est consacré aux débuts de l'histoire humaine et à la naissance de la création artistique. Jean Rouaud tente d'imaginer la vie quotidienne durant l'ère préhistorique, avec cette question à la clé: après la chasse, qui est chargé de dessiner l'exploit? Il évoque Lascaux, Rouffignac, etc. Pour l'auteur des Champs d'honneur, c'est le porteur de flèches, le ramasse-miettes, le petit estropié... celui qui ne pourrait pas faire de l'ombre au «grand caïd» apporteur de viandes. Pourquoi? Ne cherchez pas à comprendre, c'est la préhistoire revisitée par l'écrivain, qui a visiblement une sympathie pour les perdants de la vie. Les perdants? Pas si sûr, car des siècles après, c'est le ramasse-miettes, «dompteur de formes» qui a laissé sa trace dans l'Histoire. (Le Figaro Livres)
Lu par : Simone Reeve-Gagnebin
Durée : 3h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 7874
Résumé:C'est le portrait de Lucie, de 2 à 27 ans, petite "elfe" qui court sa vie et ne tient pas en place, qui refuse les carcans, carcans de la société, carcans de l'amour. Elle est capable de tout laisser tomber, (parents, mari, amant, métier...) d'un seul coup, pour deux jours ou pour la vie, pour se trouver ou se retrouver en elle-même, dans la solitude, ou à la rigueur avec celui qu'elle appelle "le gros" (J.S. Bach) qu'elle écoute tellement souvent. Née dans un cirque, elle sera figurante au cinéma, après un court mariage, avant de commencer à écrire.
Lu par : Arlette Glairon-Mondet
Durée : 1h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22135
Résumé:Les oeuvres de Christian Bobin sonnent souvent comme des prières. Encensé par un large public d'inconditionnels, fustigé par quelques farouches détracteurs, le caractère quasi religieux de cette prose limpide, aérienne, s'épanouit librement dans La plus que vive. Oraison funèbre, "tombeau" à la manière des poètes de la Renaissance, on n'y trouve pourtant nulle trace de ténèbres : Bobin chante son amie morte tel un rossignol, à pleine gorge et en plein soleil. Il fouille ébloui les sources de son amour, scrute l'éclat transparent de la mort, en effleure la vitre infranchissable - du bout des doigts toujours, du bout des lèvres. Avec une grâce, une sincérité détachées de tout effet, il crée un texte fort, tout de blancheur et de neige, comme une page déchirée, vibrante de lumière.
Lu par : Martine Moinat
Durée : 1h. 32min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13926
Résumé:J'ai été seul pendant deux mille ans - le temps de l'enfance. De cette solitude, personne n'est responsable. Je buvais du silence, je mangeais du ciel bleu. J'attendais. Entre le monde et moi il y avait un rempart sur lequel un ange montait la garde, tenant dans sa main gauche une fleur d'hortensia - une sorte de boule de neige bleue. Peut-on imaginer cela ? C. B.
Lu par : Isabelle Chabanel
Durée : 2h. 56min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13069
Résumé:Il raconte la passion religieuse et idolâtre d'un théologien pour une parfumeuse, qui s'immisce dans l'univers cloîtré de ce biographe des saints par le simple pouvoir de son nom, "parfait, synthèse de tous les noms rêvés": Louise Amour. Un détail minuscule, mais en immenses majuscules, qui fait basculer la vie du narrateur et évince une à une ses convictions les plus pieuses. Créatrice d'un nouveau parfum, "Madone", Louise Amour souhaite utiliser une citation extraite de l'un des livres du narrateur pour en faire la promotion: "Un parfum de rose fait le fond de cette vie." Bien entendu, le narrateur compte refuser, par principe... Louise Amour lui écrit une lettre. Cette lettre conduit à une rencontre. Cette rencontre bouleverse l'ordre des choses. L'auteur de mystiques devient incapable de dire non. Derrière le nom de Louise Amour, dont il est immédiatement tombé amoureux, il découvre un sourire, fatal, qui achève de le séduire. Le jeune théologien abandonne Dieu, le ciel, sa cage de papier et ses souvenirs d'enfance, pour consacrer chacune de ses pensées, chacun de ses écrits, à celle à laquelle il voue un culte sans limite. Il se dédie corps et âme à sa nouvelle religion. Pour le meilleur... et pour le pire.
Lu par : René Bonnin
Durée : 5h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30434
Résumé:Samuel, chauffeur routier français, rencontre au cours d'un voyage à Saratov, en Russie, Roxana, secrétaire dans l'usine où il doit prendre un chargement. Un simple regard suffit aux jeunes gens pour lier leur destin à jamais. Faire passer clandestinement la jeune femme à l'Ouest se révèle être, pour Samuel, une démarche bien hasardeuse en ces années 70. Les rouages de la surveillance communiste des pays de l'Est sont trop bien huilés pour permettre aux jeunes amoureux de passer au travers des mailles du filet. Ils essaient pourtant. Arrêtés, puis jugés, ils sont condamnés à l'une des plus terribles peines : le Goulag, au cœur de la Sibérie...