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Calligraphie des rêves

Résumé
Comme Juan Marsé lui-même, dans sa jeunesse, le narrateur de Calligraphie des rêves est apprenti joaillier. Comme l'écrivain, il a un père adoptif haut en couleur, qui résiste activement au franquisme, dans une morne après-guerre (celui du roman chasse les "rats bleus"). Et comme lui encore, il vit dans le quartier populaire du Guinardo, à Barcelone. C'est à partir de ces éléments biographiques et d'autres encore que l'écrivain a composé ce roman merveilleux, rempli d'images et de fragments de rêves, qui brillent comme des pierres chatoyantes. L'apprenti s'appelle Ringo. Son poste d'observation préféré est le bar du coin, là où un comptoir de stuc imite le bois à la perfection. L'imitation de la vie n'est-elle pas, quelquefois, plus saisissante que la vie elle-même ? "Ce qui est inventé, pressent Ringo, peut avoir plus de poids et de crédit que la réalité, plus de vie propre et plus de sens, et par conséquent plus de possibilité de survie face à l'oubli."
Durée: 14h. 26min.
Édition: Paris, C. Bourgois, 2012
Numéro du livre: 19798
ISBN: 9782267022810

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Résumé:Madrid, 1980 : après quarante années de dictature, le vent du changement souffle sur la société espagnole. Le jeune Juan de Vere vient de trouver son premier emploi en tant que secrétaire privé du célèbre réalisateur et scénariste Eduardo Muriel. Celui-ci lui présente sa femme, la belle et inquiétante Beatriz Noguera, lui fait connaître son cercle d'amis et lui ouvre sans le savoir une porte dérobée sur son intimité et ses souvenirs. D'abord fasciné par la vie de son patron, Juan découvre pourtant progressivement que le brillant décor a un envers bien plus obscur : pourquoi Eduardo Muriel déteste-t-il sa femme ? Où se rend cette dernière lors de ses longues promenades en ville sans but apparent ? Qui est en réalité le docteur Van Vechten, ce vieil ami de la famille, et faut-il croire ce qu'on raconte à son sujet ? Le jeune secrétaire va essayer d'éclaircir ces mystères, et bien d'autres, au cours d'une enquête captivante qui servira de cadre à son éducation sentimentale, dans ces années où Madrid s'est transformé en une interminable fête. Après le succès mondial de Comme les amours (Gallimard, 2013), Javier Marias signe à nouveau une éblouissante fable moderne sur les frontières souvent incertaines entre la passion et la haine, entre la justice et le désir de vengeance, entre l'oubli et l'impossibilité du pardon.
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Résumé:Comment écrire sur ce qui nous dépasse ? Comment fixer par des mots les épiphanies, ces instants de transcendance qui déterminent le cours d’une vie ? Ces expériences se nourrissent de mystère, elles sont insaisissables, évanescentes, elles ne peuvent être réduites aux mots, toujours traitres, toujours approximatifs ! Elles cessent d’être lumineuses dès qu’elles sont couchées sur le papier. Voici le roman fou, drôle, cruel, et terriblement émouvant d’un écrivain monumental trahi par les mots, à la poursuite d’une vérité impossible
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Résumé:Stockholm, hiver 1962. Arturo Pomar, enfant prodige espagnol, et Bobby Fischer, jeune Américain excentrique et ambitieux, s'affrontent sur un échiquier. Structuré par les 77 mouvements de la partie, ce roman offre une réflexion sur l'engagement personnel et la façon dont, dans le contexte de la guerre froide, les joueurs sont instrumentalisés par leurs gouvernements respectifs. Premier roman.
Lu par : Claude Fissé
Durée : 13h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Le héros de l'écrivain Pasavento est Robert Walser, dont il admire l'habileté à passer inaperçu. Vivre le destin de cet auteur signifie pour Pasavento se retirer du monde. Il veut s'éloigner et, un beau jour, il disparaît. Il se dit qu'on le recherchera, qu'il lui arrivera ce qui advint à Agatha Christie quand toute l'Angleterre s'était mise à ses trousses pendant onze jours et avait fini par la retrouver. Mais personne ne recherche le docteur Pasavento et peu à peu s'impose cette simple vérité personne ne pense à lui. Il aura alors recours à la stratégie du renoncement. Il va renoncer au moi, à sa grandeur et à sa prétendue dignité et en viendra même à croire que sa personne incarne à elle seule l'histoire de la disparition du sujet en Occident. Il se rend à l'asile d'aliénés suisse où Walser passa tant d'années à l'écart du monde et fait ses premières armes dans un art très singulier dans lequel son écrivain préféré était passé maître l'art de n'être rien.
Lu par : Alain Chalendar
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Jonas, photographe de presse, a pour habitude de se rendre tous les jours à la piscine et de nager en compagnie de son ami Sergio. Séparé de sa compagne, il vit seul, dans la banalité d'un quotidien sans surprise. Mais la disparition inexpliquée de sa mère, puis celle d'un collègue photographe et de plusieurs personnes de son entourage introduisent le chaos dans l'ordre des jours. Sans explication aucune, les gens, soudain, ne sont plus là : ils ne se présentent plus sur leur lieu de travail, ou ne rentrent pas chez eux, les écoles se vident, des commerces ferment sans que l'apparente normalité de la ville s'en trouve affectée. Une réalité parallèle s'installe, absurde, vide, oppressante, que Jonas tente de conjurer en allant nager dans la piscine déserte, où l'une des dernières traces de présence humaine est un exemplaire du Temps retrouvé. La beauté de l'écriture illumine ce roman d'une troublante originalité, métaphore de la solitude de l'homme contemporain.