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Sur la tombe de ma mère

Résumé
Jean Gab'1 raconte dans toute son authenticité et avec la gouaille qu'on lui connaît sa vie tumultueuse de gangster et de rappeur. Au milieu de la violence qui a été son quotidien, la poésie ne cesse d'affleurer. « J'avais pris l'habitude, en sortant du solfège ou du catéchisme, de passer à la superette de M. Pétika pour chouraver quelques bonbecs. Ce que je ne savais pas, c'est que Pétika avait retapissé ma petite ganache et, peinard, tenait une note précise de mon butin. Le jour où il a présenté la douloureuse à mon daron qui rentrait du turbin, j'ai pris une escalope dans le museau et suis parti au pieu sans becter. »
Durée: 8h. 50min.
Édition: Paris, Don Quichotte éd., 2013
Numéro du livre: 19333
ISBN: 9782359490855

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Lu par : Pierre Gautier
Durée : 3h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21500
Résumé:Le 5 janvier 1937, à Neuilly, Jean-Baptiste Botul prend dans son taxi une jeune cliente mineure qui lui ordonne : " Cours Désir ". Adresse équivoque s'il en est ! La nuit qu'ils passeront ensemble dans Paris vaudra à Botul de comparaître devant le tribunal professionnel des taxis parisiens. Pour sa défense, Botul se compare à Nietzsche, victime du démon de midi, amoureux tragique de Lou Andreas Salomé. Le récit qu'il fait de leur rencontre atteste que le Surhomme ne vaut pas grand-chose en face de la Surfemme. Car Lou, selon les termes de Botul, " était plus qu'une femme ". Parente de Lilith et de Lolita, elle incarne un démon mutant, moderne, celui de la " sexualité " femelle. Miraculeusement retranscrite, cette géniale plaidoirie confirme que Botul, ce penseur méconnu, fut le plus grand philosophe de tradition orale du XXe siècle.
Lu par : J-P Chambert
Durée : 19h. 14min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24616
Résumé:" Ils descendaient depuis l'azur, laissant vers le bas grossir la forme de leur fuselage, traçant doucement leur trait au travers des nuages. Le vrombissement des quatre moteurs, juchés sur le sommet des ailes, enflait, vibrant dans le vide, résonnant jusqu'à terre. Leur ventre touchait enfin la surface de l'eau, projetant à droite et à gauche un panache puissant qui retombait en écume, bousculant tout avec des remous épais qui dérangeaient les barques amarrées et remontaient haut sur le bord des berges. C'était l'été sans doute. Les vacances étaient déjà commencées. Il avait couché son vélo dans l'herbe toute brûlée par la chaleur du soleil. Peut-être attendait-il allongé sur le sol ou bien se tenait-il assis sur un ponton, les jambes se balançant au-dessus du courant très lent. A perte de vue, le grand ciel bleu du beau temps recouvrait le monde. II regardait descendre vers lui le signe en forme de croix de la carlingue et des ailes. Lorsque l'avion heurtait l'eau, le choc le ralentissait net. Forant dans le fleuve une tranchée immatérielle, il creusait son sillage entre les rives, rebondissant formidablement d'avant en arrière, basculant sur l'un et puis l'autre de ses flancs, oscillant sur ses deux flotteurs jusqu'à ce qu'il s'arrête enfin : rond avec son ventre vaste comme celui d'une baleine, inexplicable parmi les péniches et les navires de plaisance, immobile comme un paquebot étrange mouillant au beau milieu des terres ".
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 5h. 41min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 66708
Résumé:Sarinagara signifie cependant. Ce mot est le dernier d'un des plus célèbres poèmes de la littérature japonaise. Lorsqu'il l'écrit, Kobayashi Issa vient de perdre son unique enfant : oui, tout est néant, dit-il. Mais mystérieusement, Issa ajoute à son poème ce dernier mot dont il laisse la signification suspendue dans le vide. L'énigme du mot sarinagara est l'objet du roman qui unit trois histoires : celles de Kobayashi Issa (1763-1827), le dernier des grands maîtres dans l'art du haïku, de Natsume Sôseki (1867-1916), l'inventeur du roman japonais moderne, et de Yamahata Yosuke (1917-1966), qui fut le premier à photographier les victimes et les ruines de Nagasaki. Ces trois vies rêvées forment la matière dont un individu peut parfois espérer survivre à l'épreuve de la vérité la plus déchirante. Loin des représentations habituelles du Japon, plus loin encore des discours actuels sur le deuil et sur l'art, dans la plus exacte fidélité à une expérience qui exige cependant d'être exprimée chaque fois de façon différente et nouvelle, le texte de Philippe Forest raconte comment se réalise un rêve d'enfant. Entraînant avec lui le lecteur de Paris à Kyôto puis de Tôkyô à Kôbe, lui faisant traverser le temps de l'existence et celui de l'Histoire, ce roman reconduit le rêveur vers le lieu, singulièrement situé de l'autre côté de la terre, où se tient son souvenir le plus ancien : là où l'oubli abrite étrangement en lui la mémoire vivante du désir.
Durée : 5h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16692
Résumé:Le livre s'ouvre sur une épigraphe intrigante : "Promesse tenue", qui semble signifier que Valéry Giscard d'Estaing s'acquitte là d'une dette, par-delà le temps et peut-être par-delà la mort. Mais envers qui ? À la fin du roman, il écrit : ""Vous m'avez demandé l'autorisation d'écrire votre récit", me dit-elle. "Je vous la donne ! Mais faites-moi une promesse..."" Il est possible qu'il y ait là une clé. La rencontre du président Lambertye et de la princesse Patricia a lieu au palais de Buckingham, pendant un dîner officiel de clôture du G7, "le groupe des sept pays les plus industrialisés de la planète qu'un de mes prédécesseurs avait invité pour la première fois en 1975" , note malicieusement l'auteur.
Durée : 2h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14263
Résumé:Du haut de la fenêtre de son quatrième étage, Carine regarde les gens passer, traverser ce monde des vivants dont elle est exclue depuis l'accident qui l'a privée de l'usage de ses jambes et de la parole. Elle habite seule avec sa mère, toute de servilité et de culpabilité, qui lui demande quotidiennement si elle a besoin de quelque chose. Mais Carine n'a plus besoin de rien. Ce qui la ronge tout entière, c'est le désir, l'envie qu'un homme la prenne dans ses bras et lui rappelle tendrement, sauvagement, ardemment, qu'elle est une femme de chair vivante même si son corps est condamné à l'inertie et au silence.
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Durée : 1h. 29min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24239
Résumé:« À six ans, jouer l’ignorance quand on a parfaitement compris. Mourir n’empêche pas un père de revenir à la maison. Mourir est un acte comme un autre. Quelle disparition l’empêcherait de dormir, de parler et de manger? Tout ça n’avait aucun sens dans mon esprit. J’ai imaginé que mourir signifiait au fond qu’il vivait encore, mais dans une autre famille, avec une autre femme et d’autres enfants. C’était facile de ne pas mourir; ouvrir les yeux, les maintenir écarquillés et marcher sans s’arrêter.»
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 2h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Lorsque le grand joueur de târ, Barbe blanche meurt, c'est son fils aîné, Hossein qui hérite de l'instrument de son père. Mais le târ qui se transmet de génération en génération refuse de se livrer à lui et ne vibre plus comme autrefois. Les accords qui font la gloire des musiciens d'Iran ne s'élèvent plus sous les doigts d'Hossein. Car si les târs ont une âme, celui-là renferme une âme meurtrie. Hossein et son petit frère Nur vont alors chercher à libérer les sons du târ familial en brisant le mystère qu'il abrite. Ils brûlent d'abord les cordent de l'instrument et se rendent dans la ville d'Ardabil où le luthier pourra sans doute les aider. Mais la ville triste et morne porte le deuil du génial Mohsen, dont la musique accomplissait des miracles et parlait à Dieu. C'est ici que les deux fils de Barbe blanche vont trouver les clefs du mal qui les hante...
Durée : 4h. 48min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19121
Résumé:L'avion vient de tomber. Tout n'est plus que débris et silence. Un homme sort de la carlingue éventrée, aperçoit Lindsay qui, comme lui, semble avoir survécu, et s'empresse de lui porter secours. Lentement ces deux êtres s'enfoncent dans la forêt, se soutiennent, tentent d'éloigner cet enfer qui ne les quittera plus. Après de longues heures de marche les secours arrivent enfin, épuisé l'homme perd connaissance en laissant Lindsay face au présent d'une vie à jamais modifiée. Mais la peur partagée est un lien singulier, une dépendance qui vous attache à l'autre sans la moindre mise en scène, le moindre échange, sans la moindre séduction préalable...
Durée : 8h. 37min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16301
Résumé:" À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire? "
Durée : 9h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22995
Résumé:Histoire de la vie familiale,dans le monde agricole,en Bretagne de la fin du XIX° siècle à nos jours.Il montre la violencedu monde paysan aux prises avec les bouleversements du siècle dernier. La réussite professionnelle, sociale passe avantl a famille, il n'y a pas de place pour l'amour, les sentiments.
Lu par : Jean Frey
Durée : 11h. 46min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19452
Résumé:Lors d'un aller Paris-Rome en train, un passager remet en question son existence, ses choix, avant de se résigner à la médiocrité. Léon Delmont, 45 ans, est un homme qui a réussi. Pourtant, il étouffe auprès d'une épouse acariâtre et de quatre enfants qui sont pour lui des étrangers. Tandis qu'il se rend à Rome, comme chaque mois, il repense à sa maîtresse, la belle romaine, Cécile, qu'il a l'intention de faire enfin venir à Paris pour qu'ils vivent ouvertement ensemble. Il a donc pris une décision. Mais la fatigue du voyage en troisième classe et les souvenirs de nombreux autres voyages effectués seul, avec sa femme ou avec Cécile, vont peu à peu modifier cette décision. Avec La Modification, récompensé par le prix Renaudot en 1957, Michel Butor réussit le pari de raconter le bouleversement d'une vie à l'intérieur d'un compartiment, en l'espace de vingt heures. Le style extrêmement original, néo-réaliste, partagé entre le présent du voyage en train, le passé immédiat et le futur proche, caractéristique du Nouveau roman, est notamment remarquable par l'utilisation de la deuxième personne du pluriel : "Vous êtes encore transi de l'humidité froide qui vous a saisi lorsque vous êtes sorti du wagon". De ce huis clos, Delmont n'est pas le seul à sortir "modifié" : le lecteur, directement interpellé par l'auteur, reste subjugué. --Céline Darner -