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Transsibérien

Résumé
28 mai 2010, Dominique Fernandez s'apprête, accompagné d'une vingtaine d'écrivains, photographes, journalistes, acteurs, français et russes, à grimper, au départ de Moscou, à bord du transsibérien qui les mènera à Vladivostok, capitale de la Russie d'Extrême-Orient. Trois semaines sur les rails, et le bout du monde. De découvertes en réflexions, il livre, dans un discours émaillé de références littéraires, la Russie toute entière. Au fil du parcours et des paysages qui se succèdent, l'écrivain poursuit sa méditation, constate, observe, raconte, s'interroge. Une migration à la fois physique et spirituelle aux allures de pèlerinage intellectuel. De la place rouge à Tchékhov, de la dictature stalinienne à la terrible beauté sibérienne en passant par Nijni-Novgorod, la Volga ou Novossibirsk, le récit invoque écrivains et penseurs, Gautier, Dumas, Gorki, Tolstoï. Et, en toile de fond, persistante, l'ombre inquisitrice du passé soviétique.
Genre littéraire: Voyage/exploration
Durée: 7h. 48min.
Édition: Paris, B. Grasset, 2012
Numéro du livre: 18690
ISBN: 9782246789376
CDU: 914.7

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Résumé:6 mars 1953, siège de l’Union des compositeurs soviétiques à Moscou : décédé la veille dans l’indifférence générale, quelques minutes avant Joseph Staline, Sergueï Prokofiev est conspué par ses pairs. Traître à la Nation, ennemi du peuple soviétique et serviteur de la musique occidentale : méprisé jusque dans sa tombe, Prokofiev n’est plus, aux yeux du régime, le grand compositeur célébré dans le monde entier qui avait fait sa fierté. Dans ce roman qui pourrait être l’argument d’une symphonie pathétique, Igor, secrétaire personnel du compositeur, nous raconte sa vie. Son enfance choyée et sa passion pour la musique du temps des tsars, ses séjours en Europe autorisés par le nouveau régime, sa rencontre avec Diaghilev puis avec sa première épouse Lina. Les quinze années passées en Amérique et en Europe, malgré ses succès, le laissent désabusé ; taraudé par le conflit entre la musique soviétique supposée ouvriériste et la musique occidentale supposée bourgeoise, déçu par un Occident qui se croit libre mais ne l’est pas autant qu’il le croit, Prokofiev retourne à Moscou en 1936. Et le voici l’objet de la cruauté la plus raffinée de Staline. Gratifié d’un appartement luxueux, il doit composer une Ode à Staline. Epousant une nouvelle femme, il voit Lina envoyée dans un camp de travail forcé. Ces balancements de fortune l’épuisent d’autant plus qu’il doit subir la « campagne de redressement idéologique » de Jdanov. Tout en étant presque le musicien officiel du régime, il est aussi l’un de ceux qui est le plus méticuleusement harcelé. Peut-on dire, avec Igor : « l’artiste n’est jamais libre, il ne le sera jamais » ?
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Résumé:Rome, 1600. Un jeune peintre inconnu débarque dans la capitale et, en quelques tableaux d'une puissance et d'un érotisme inouïs, révolutionne la peinture. Réalisme, cruauté, clair-obscur : il bouscule trois cents ans de tradition artistique. Les cardinaux le protègent, les princes le courtisent. Il devient, sous le pseudonyme de Caravage, le peintre officiel de l'Eglise. Mais voilà : c'est un marginal-né, un violent, un asocial, l'idée même de " faire carrière " lui répugne. Au mépris des lois, il aime à la passion les garçons, surtout les mauvais garçons, les voyous. Il aime se bagarrer, aussi habile à l'épée que virtuose du pinceau. Condamné à mort pour avoir tué un homme, il s'enfuit, erre entre Naples, Malte, la Sicile, provoque de nouveaux scandales, meurt à trente-huit ans sur une plage au nord de Rome. Assassiné ? Sans doute. Par qui ? On ne sait. Pourquoi ? Tout est mystérieux dans cette vie et dans cette mort. Il fallait un romancier pour ressusciter, outre cette époque fabuleuse de la Rome baroque, un tempérament hors normes sur lequel on ne sait rien de sûr, sauf qu'il a été un génie absolu, un des plus grands peintres de tous les temps.
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Résumé:Ce livre n'est pas une énième biographie de Tolstoï, mais une magnifique promenade dans la vie et l'oeuvre d'un géant. Avec une grande clarté, Dominique Fernandez analyse les complexités d'un homme quasiment déifié de son vivant... ou considéré comme le diable. Il faut dire que l'auteur d'Anna Karénine a eu successivement plusieurs vies : une enfance radieuse ; puis "vingt années horribles" de son propre aveu, marquées par le libertinage et la guerre ; deux autres décennies ensuite de "vie de famille honnête et réglée", au cours desquelles il a publié ses plus grands romans ; enfin, la cinquantaine passée, une sorte de révolte générale contre la richesse, l'ordre établi, l'art et même la littérature.
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Genre littéraire : Biographie/témoignage
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Résumé:" Je suis né de ce traître, il m'a légué son nom, son œuvre, sa honte. Au centre de ma vie, depuis l'enfance : aimer ce qui est interdit, puisqu'on m'interdisait d'aimer l'objet de mon amour " : ainsi parle Dominique Fernandez de son père Ramon, à l'orée de cette enquête biographique, historique et intime. Le fils cherche à comprendre comment son géniteur, l'un des plus grands intellectuels de son temps, a pu être socialiste à trente et un ans, critique littéraire d'un journal de gauche à trente-huit, compagnon de route des communistes à quarante, fasciste à quarante-trois et collabo à quarante-six. Pour saisir le destin énigmatique de Ramon, Dominique Fernandez tresse serré trois fils. Celui de l'histoire littéraire - nous voici de plain-pied avec Proust, Gide, Mauriac, Paulhan, Céline, Bernanos, Saint-Exupéry Malraux, Duras, et tant d'autres. Celui de l'histoire politique en France et en Europe - le 6 février 1934, le Front populaire, la guerre d'Ethiopie, la guerre d'Espagne, celle de 1940, l'Occupation, sont autant d'événements auxquels Ramon est mêlé de près. Celui de l'histoire privée - comment un play-boy dépensier d'origine mexicaine, amateur de tango et de Bugatti, fait brièvement le bonheur puis durablement le malheur de la brillante sévrienne, fille d'instituteurs pauvres, qu'il épousa en 1926. Echec conjugal documenté jour après jour par les carnets intimes de l'épouse. Ces trois plans superposés, qui montrent comment les péripéties les plus intimes peuvent infléchir un destin, donnent à ce livre toute sa dimension romanesque.
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Résumé:Un livre sur le roman soviétique, maintenant ? Précisément maintenant : comme le disait Romain Rolland pendant la Grande Guerre, ce n'est pas parce que les Allemands l'ont voulue que nous allons renier Goethe. Qui plus est, quantité des écrivains que Dominique Fernandez, un des plus grands connaisseurs de la littérature russe (Dictionnaire amoureux de la Russie, Plon, 2004, Avec Tolstoï, Grasset, 2010), nous présente ici, ont été d'opposition à Staline, ou ont tourné la censure par le roman historique ou le roman de science-fiction. Avec la chute de l'URSS, tout un pan de la littérature occidentale a été injustement effacé. Dominique Fernandez fait revivre pour nous les oeuvres et la vie des grands de la période (entre la Révolution et Khrouchtchev), de Gorki à Pasternak, en passant par Ehrenbourg, Babel, Paoustovski, Aïtmatov ou Alexeï Tolstoï. Il nous rappelle aussi l'admirable moment littéraire qu'a engendré l'après-Révolution. S'opposant à une idée trop facilement reçue, il exhume du mépris où ils ont été plongés de grands auteurs du " réalisme socialiste " . La dictature a, par contrecoup, fait naître une fiction satirique que nous découvrons ici, comme les savoureux Olecha, Zochtchenko ou Ilf et Pétrov. Loin de réduire la littérature au silence, la tyrannie expie ses fautes par un des plus grands livres par lequel Dominique Fernandez achève le sien, Vie et Destin de Vassili Grossman. Un livre de justice, un livre de savoir, un livre, aussi, de saveur.
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Genre littéraire : Histoire/géographie
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Résumé:Le nom seul de Florence éveille la nostalgie d’une époque où sur quelques kilomètres carrés se sont trouvés réunis tant d’hommes exceptionnels. En trois siècles éblouissants, toute la modernité y est née. Les plus grands bâtisseurs, les plus grands peintres, les plus grands sculpteurs, la perspective, la coupole, le théâtre à forme ovale, les premiers opéras, les lois de la pesanteur, le télescope, la banque. La beauté du corps humain y a été reconnue pour la première fois depuis l’Antiquité, adulée jusqu’à la vénération, immortalisée sous les deux espèces du David de Michel-Ange et de la Vénus de Botticelli. Dominique Fernandez fait un portrait savoureux de la prise de pouvoir et du règne des Médicis, décrit les figures de Dante, Machiavel ou Savonarole, parcourt les lieux phares comme Santa Croce ou Santa Maria Novella, visite le Dôme de Brunelleschi, les singularités des étonnants et trop méconnus peintres maniéristes…
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Résumé:L'amour qui surprend et inonde d'une jubilation inquiète Friedrich et Franz, s'impose comme une part fascinante de ce roman. Ce thème " homosexuel ", Dominique Fernandez l'aborde avec intelligence. Que cet amour se désire dans l'absolu est déjà une rupture avec le libertinage du XVIIIe siècle. Que cet amour ne se suffise pas de la chair indique de futures prises de conscience sur le sexe et le bonheur.
Durée : 9h. 40min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31012
Résumé:Il est un thème qui court, tel un fil rouge, à travers ce roman : l'absence du père. Étienne, le narrateur, avait douze ans quand le sien s'est tué. Jeune agrégé de russe, il se passionne pour Gogol, un autre fils sans père, qui a prêché dans ses œuvres le renoncement et l'échec. A trente ans, Etienne est engagé en qualité de répétiteur pour surveiller les études d'un garçon de seize ans, Stéphane. Ce dernier, lui non plus, n'a pratiquement jamais connu son père, d'origine russe, et qui réside à présent aux Etats-Unis. Ses parents ayant divorcé très tôt, il vit avec sa mère, qui a épousé en secondes noces un pianiste célèbre. Frappé par la similitude de leurs destins, Etienne s'intéresse à Stéphane. Pourquoi cet enfant doué, attachant, intelligent, est-il soudain sujet à des absences, qui le conduisent à la fugue, et même au vol ? D'où proviennent les crises d'asthme dont il souffre encore périodiquement ? Comment expliquer cette irrésolution presque pathologique, ces brusques sautes d'humeur ? L'intérêt qu'il porte à Stéphane conduit le narrateur à mener une véritable enquête, et peu à peu les principaux personnages du roman se précisent et se modifient. Ce père lointain est-il simplement l'homme veule qu'on lui dépeint, et pour quelles raisons ? La mère de Stéphane, femme énergique, admirable, ne cache-t-elle pas quelque secret remords ? Bientôt, patiemment reconstituée, l'enfance de Stéphane éclaire l'adolescent étrange qu'il est devenu.