Contenu

La fille Elisa

Résumé
Le début de l'histoire ressemble à une plaidoirie : une enfance malheureuse, sans morale... Élisa est la fille d'une sage-femme, faiseuse d'anges à ses heures. Elle grandit dans la promiscuité & la familiarité du sexe mercenaire. La gamine est bernoque, selon sa mère, c'est-à-dire impulsive, soupe au lait, butée, inaccessible aux remontrances ; elle court les barrières & fréquente trop les garçons. Jusqu'au jour où elle fait sa valise. Sans vraiment savoir où elle va, elle convainc une femme qui vient chaque année de Haute-Marne se faire saigner chez sa mère, de l'emmener, en secret... & se retrouve pensionnaire d'un bordel familial où ses talents & son aura de Parisienne font merveille. Élisa s'est " faite prostituée, simplement, naturellement, presque sans un soulèvement de la conscience ", mais sans " ardeur lubrique (...), appétit de débauche ni effervescence des sens " non plus. Madame & Monsieur sont gentils & Élisa pourrait couler, tranquille, entre les murs de cette Maison Tellier sans histoires, le reste de son âge. C'est la révolution grecque qui la perdra : la bibliothèque de l'endroit regorge de romans pleins d'" Orient baroque ", de " palicares héroïques ", de " captives grecques résistant à des pachas violateurs ". " Tout le faux chevaleresque, tout le faux amoureux " bouleverse sa cervelle. Elle croit aimer : pour un vaurien, elle abandonne le cocon de son claque de province...
Durée: 5h. 20min.
Édition: Genève, Slatkine, 1996
Numéro du livre: 13843
ISBN: 9782051014731
Collection(s): Fleuron

Documents similaires

Durée : 3h. 11min.
Genre littéraire : Contes et légendes
Numéro du livre : 9807
Résumé:À soixante-huit ans, George Sand invente, pour amuser et instruire ses petites-filles, une dizaine de contes merveilleux. Au dire de la grand-mère, la nature est un monde peuplé d'esprits, dans lequel, secrètement, les montagnes s'animent (Le Géant Yéous), les nuages chantent (Le Nuage rose), les grenouilles et les fleurs conversent (La Reine Coax, Ce que disent les fleurs)... Même les statues et les tableaux, dans Le Château de Pictordu, prennent vie... Autant de voix que seuls les enfants, véritables héros de ces contes d'apprentissage, peuvent entendre : Emmi, le petit gardeur de cochon qui un jour disparaît après s'être approché d'un arbre réputé maléfique (Le Chêne parlant) ; ou encore le craintif Clopinet qui, fuyant son ogre de patron, finit par prendre son envol en se changeant en oiseau...
Lu par : Monique Gay
Durée : 5h. 52min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 19251
Résumé:Traduits pour la première fois en français ces textes de Paracelse sont les témoins d'une époque où la magie allait de soi et commandait la vision des choses. L'intention de Paracelse n'est pas seulement de définir la magie - comme connaissance et comme art - mais avant tout de la justifier, c'est-à-dire de rendre les phénomènes magiques intelligibles à partir de sa propre conception du monde.
Lu par : Patrice Benoit
Durée : 3h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 68146
Résumé:XVIIème et XXIème siècles, histoire littéraire et fiction contemporaine, salons précieux et clubs libertins, amours platonique et sensuel s'entrecroisent dans ce roman dont l'unité est assurée par un quartier historique de Paris - le Marais - et plus particulièrement la Place des Vosges. L'héroïne, Manon, auteure des " Mémoires imaginaires de Corbinelli " - un intime de Mme de Sévigné - y dévoile l'amour secret qui les unit. Le roman évoque la dégradation progressive de la vie sentimentale de Manon en quête d'un idéal de raffinement, révélé par l'écriture même de son texte.
Lu par : Claude Garnier
Durée : 10h. 23min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 38643
Résumé:1855. Elle a vingt ans. Elle est belle, sensuelle et découvre Paris : la vie de bohème, le grand amour, les idées républicaines et la liberté naissante des femmes. Un roman d’amour riche d’une grande authenticité de détails historiques et de la féminité de son héroïne.
Lu par : Olivier Gabrys
Durée : 3h. 35min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23070
Résumé:Cela se passe à la fin du XIXe siècle entre Méditerranée et Caraïbes, Cap Horn et mers du Sud, Java et Singapour. Les faits ? pour la plupart ? sont réels, les rencontres, parce qu?imaginaires, d?une vérité troublante. C?est une histoire d?hommes perdus en mer, de bordels caraïbes et d?opium, de retrouvailles et de poésie, c?est une histoire de marins. Son nom, au héros, c?est Victor, Victor Combault. D?avoir un jour, enfant, vomit à la face de son père, il est dit par ce dernier le « Dragon ». Après avoir tâté, et mal, de la vie d?équipage, Dragon se fait la belle, laissant à quai une femme grosse tout en pleurs. Son fils Rodolphe le retrouvera-t-il avant ? Brodé avec finesse, narré avec rudesse, c?est une histoire d?orphelins et de naufrages, de trafics, de vie lente et violente.
Durée : 3h. 57min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 72242
Résumé:Un tableau de la bourgeoisie normande autour de personnages tels que Henry, le père, Ludovic, son fils, Marie-Laure son épouse ou encore Fanny, la belle-mère. Roman inachevé et posthume.
Durée : 4h. 50min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 38286
Résumé:Le destin de quatre femmes dans une petite ville de banlieue. Mariette, recluse dans son appartement, ressasse sa vie gâchée dans l'alcool. Aline, l'infirmière à domicile, la soigne et l'écoute. Suzanne est l'amante éplorée d'un caïd assassiné. Mame Baby, l'idole des femmes du quartier, meurt mystérieusement. Premier roman.
Durée : 3h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23087
Résumé:C'est peut-être cela l'enfer : "Hanter les couloirs du métro pour l'éternité avec un manteau jaune." Mais en châtiment de quelle faute ? Cette femme en jaune que la narratrice croise un jour au métro Châtelet et en qui elle reconnaît sa mère, de quoi est-elle coupable ? D'avoir menti ? On la croyait morte au Maroc et elle vivrait à Paris ? D'avoir abandonné sa fille, celle qu'on appelait la Petite Bijou, au temps où elle rêvait de faire carrière dans le spectacle ? Seuls les noms propres permettraient peut-être de retracer le passé, de savoir qui était vraiment cette femme énigmatique : Suzanne Cardères, selon l'état civil ou la comtesse Sonia O'Dauyé du temps de ses rêves de grandeur, ou La Boche après la guerre quand elle dut s'enfuir au Maroc pour ne pas être tondue ou encore Trompe-la-Mort alors qu'elle survit misérablement dans un coin de la banlieue parisienne ? Le dernier Modiano est un roman policier mélancolique sans coupables où il n'y a que des victimes, personnages en déréliction comme cette Petite Bijou qui ne parvient pas à se remettre d'une enfance sans père, sans même l'amour d'une mère, de toutes ces blessures que la vie quotidienne ne fait que raviver. Et qui n'a pour toute consolation que la musique des mots, le nom d'un café dans le Paris des années cinquante, un poème à la radio dans une langue inconnue, le nom mystérieux d'hommes et de femmes qui s'inventent une identité pour mieux oublier leur vie sans attrait. La musique de Modiano, ce style si singulier, n'aura jamais été plus poignante que dans cette étrange balade sur les traces d'une enfance ravagée.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 3h. 24min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15075
Résumé:Elles n'ont pas vraiment d'histoire, veulent rompre avec un présent ennuyeux, et se lancent à la conquête d'un avenir plus qu'incertain. Les trois héroïnes de ces trois récits de Patrick Modiano sont des inconnues d'abord pour elles-mêmes. La première d'entre elles a quitté Lyon parce qu'elle n'a pas obtenu l'emploi de mannequin dont elle rêvait. Elle décide sur un coup de tête de monter à Paris où elle ne connaît pourtant personne sauf une certaine Mireille Maximoff, rencontrée en Espagne. Dans les récits de Modiano, chacun semble vivre dans une sorte de clandestinité, étranger à lui-même. Mireille occupe l'appartement d'une amie absente et ses occupations demeurent énigmatiques. De Guy Vincent, l'homme que rencontre la jeune fille, on ne sait rien de certain si ce n'est qu'il vit sous une fausse identité et se livre à de mystérieuses tractations dans des hôtels suisses. La capacité fascinante à évoquer les lieux, la rêverie sur les noms propres, qu'ils soient vrais ou faux, ponctuent comme toujours chez Modiano cette quête impossible de l'identité et lui confèrent cette musique poignante qui lui est si particulière.
Lu par : Henriette Kunzli
Durée : 13h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13420
Résumé:Moi, François Signorelli, docteur à Palerme, je me souviens de tout. Du vrai et du faux. De plus de gens et d'histoires que je n'en ai connu. Mille ans d'incertitude, tel est mon âge : ma mémoire prolifère et s'invente à mesure qu'elle se détruit, c'est un trouble neurologique désigné comme le syndrome de Korsakov. Je le sais, j'en suis l'un des spécialistes. Korsakov est mon mal intime, je le tutoie. Il me ronge et me délivre en même temps. D'abord, d'un passé noir comme l'abandon. D'une enfance triste à Bordeaux dans les années soixante, de l'absence d'un père de sang. De la folie de toute une famille où ma mère n'a pu tenir debout que par l'amour de Marcel Signorelli. Lui nous a donné son nom, celui de son propre père, Fosco, le cavalier magnifique du désert tunisien, dont les récits m'ont fait voler dans la lumière. Un coup de soleil pour la vie, que souhaiter de mieux quand celle-ci se dérobe ? Me voici enfant et ancêtre, par la grâce de Korsakov.
Lu par : Bernard Delannoy
Durée : 3h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16298
Résumé:" Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil. " Car ce livre est le dialogue qui n'a pas eu lieu entre un père, Michel Fottorino, et un fils, Éric - ou plutôt qui a eu lieu, mais sans passer par les mots. Michel Fottorino, apparu dans la vie d'Éric quand il avait neuf ans, n'était pas son père biologique. Il fut mieux que cela : un père adoptif, qui donnera jusqu'à son nom à ce petit garçon en quête d'identité comme l'était alors l'auteur, en même temps qu'un père adopté par l'enfant. Entre cet homme pudique, renfermé, mais joyeux, et le gamin, la complicité, immédiate, s'exprimera surtout par les gestes, les activités partagées, comme la passion commune et communicative, du cyclisme.
Lu par : Henri Duboule
Durée : 4h. 2min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17545
Résumé:Felix Maresco, la quarantaine classique, est assureur avenue des Gobelins à Paris. Son travail est sans surprise, ses sorties sont calculées. Un incendie lui remémore la fin tragique de son propre fils, Colin, écrasé par un chauffard. La mère du petit garçon le lui a abandonné dès sa naissance, comme il était prévu. Parce qu'il ne trouve pas de meilleure réponse aux attentes de son enfant, Félix lui invente une famille, aidé par les ombres chinoises des murs de l'appartement et les pierres tombales du cimetière du père Lachaise. Lui-même se travestit en femme, pour donner à Colin une maman : perruque, épilation des jambes et des sourcils, rouge à lèvres 'caresse'... L'ambiguïté est totale, et l'amour du père pour son fils absolu.