Recherche par mot-clé: ESSAI
1839 résultats. Page 81 sur 92.
Lu par : Christiane Durieux
Durée : 1h. 42min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 22010
Résumé:Il y a longtemps que j'avais envie d'écrire un livre dont l'objectif serait de débarrasser auteurs, lecteurs, parleurs, des camisoles de force où les retient le purisme et, quitte à faire scandale, je me décide à dénoncer les maniaques qui, pour donner l'illusion qu'ils maîtrisent le français, ont choisi arbitrairement, pour le défendre, des bastion malencontreux qui nous emprisonnent sans nous protéger. Jamais Littré n'avait cru que le mouvement du vocabulaire et de la syntaxe devait cesser après la publication de son dictionnaire, mais il y a des censeurs pour le croire et traiter notre langue comme si elle était morte. Je la vois vivante, je la veux vivace.
Lu par : Pierre Gautier
Durée : 2h. 7min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 22393
Résumé:" Où sont les femmes philosophes ? ", ose formuler haut et fort, à la fin des années 1920, un philosophe méconnu de tradition orale, Jean-Baptiste Botul. A balayer toute l'histoire de la philosophie, on les compte sur les doigts des deux mains... Philosopher serait-il une activité exclusivement masculine ? Serait-ce l'art de clouer le bec aux femmes ? Comme l'ont voulu Schopenhauer et Nietzsche ? Frédéric Pagès revisite l'épineuse question.
Lu par : François de Courcy
Durée : 7h. 44min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 24708
Résumé:L'histoire de notre XXe siècle peut se lire comme un roman. Comme un roman, elle s'est construite sur des rencontres, des luttes, des trahisons: Heidegger supprimant la dédicace de son livre, Être et Temps, à son ancien professeur de philosophie, Edmund Husserl, parce que ce dernier était juif; Freud conversant avec Mahler dans les rues de Leyde, une nuit d'été de 1910 ; Husserl appelant à lutter, en mai 1935, contre la chute de l'Europe "dans la haine spirituelle et dans la barbarie". C'est cette même conférence que devait découvrir Jorge Semprun, alors interné à Buchenwald, par l'entremise d'un autre détenu, Felix Kreisler, au cours des heures de discussions dominicales volées à l'enfer du camp auprès de Maurice Halbwachs.
Lu par : François Goy
Durée : 5h. 15min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 21278
Résumé:Les nations chrétiennes étaient, par la foi dans le Messie crucifié, redevables de l'espérance d'Israël ; elles ont relégué en marge de leur société, abandonné à la pauvreté et à la marginalité, rejeté dans la dépossession de tout bien, de toute racine, de toute identité, le peuple choisi par Dieu pour en témoigner. N'est-ce pas le peuple juif qui a été le témoin le plus visible de l'eschatologie pendant quinze siècles d'Europe ? Peuple de témoins malgré eux, en dépit d'eux-mêmes, vivant dans la fidélité jusqu'au martyre, dans le péché peut-être, mais témoins de ce que le royaume n'est pas de ce monde. Le martyre et l'attente messianique des juifs n'auraient-ils aucun sens, aucun prix pour l'Eglise, qui attend le retour de son Sauveur, qui attend la Parousie du Sauveur de tous ? Je sais le risque que je prends en mettant ces propos à la disposition de tous. Certains passages pourront paraître excessifs ou parfois déconcertants à des lecteurs juifs, et d'autres, déconcertants ou parfois excessifs à des lecteurs catholiques. Que les uns et les autres m'accordent le crédit de la bonne foi, dans le service de la Parole de Dieu livrée aux hommes pour le bonheur et le salut de tous.
Lu par : Annie Séjourné
Durée : 2h. 46min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22073
Résumé:Gouverner, désormais, c'est compatir, prendre le pouls et tâter le front des Français, s'adonner à la surenchère émotionnelle... Les gouvernants sont devenus des aumôniers, les officiants d'une société lacrymale, où l'on voit les bons sentiments tenir lieu de politique...
Lu par : de Ribains
Durée : 7h. 7min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 21839
Résumé:Le château fait encore rêver. Loin d'être anachronique, il continue de représenter l'excellence sociale pour les familles de la noblesse et de la grande bourgeoisie dont il abrite les lignées et les traditions. Depuis le XIXe siècle, par les mesures de classement, puis par des subventions et des allègements fiscaux, l'Etat contribue à l'entretien de ces monuments historiques privés qui sont aussi des éléments du patrimoine national. Ces aides confortent en même temps la position sociale des élites. Pourtant, certaines familles vendent. De nouveaux venus, enrichis des affaires ou des médias, marquent leur réussite par l'achat de ces demeures hors du commun qui continuent d'incarner pouvoir et grandeur. Car le château constitue bien la forme aboutie d'une domination. Plus que jamais, il demeure l'écrin des destinées privilégiées. Au terme de plusieurs années passées à arpenter les châteaux, avec le sérieux et l'objectivité qui ont fait son succès le désormais célèbre duo de chercheurs nous livre une véritable enquête sociologique. Par le biais d'un très complet " entretien fictif avec un fiscaliste ", il répond également aux questions essentielles - et souvent taboues - que se pose tout propriétaire, tout acheteur éventuel ou tout visiteur de château.
Du style: comment les Français ont inventé la haute couture, la grande cuisine, les cafés chic, le raffinement et l'élégance
Dejean, Joan
Lu par : Emmanuel Trouzier
Durée : 7h. 31min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 22059
Résumé:Un essai fourmillant d'anecdotes et d'informations sur le XVIIe siècle. Décrit Versailles et le mode de vie des nobles sous Louis XIV et fait ainsi découvrir tous les raffinements et merveilleuses futilités dus à ce monarque charismatique. Inconditionnel du luxe et de l'élégance sous toutes ses formes, ce souverain réalisa son projet de faire de la France le lieu du raffinement et du prestige.
Lu par : Annie Séjourné
Durée : 14h. 36min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22281
Résumé:Nous sommes entrés dans une nouvelle phase du capitalisme de consommation : la société d'hyperconsommation. Un homo consumericus de troisième type voit le jour, un espèce de turbo-consommateur décalé, mobile flexible, largement affranchi des anciennes cultures de classe, imprévisible dans ses goûts et ses achats, à l'affût d'expériences émotionnelles et de mieux-être, de qualité de vie et de santé, de marques et d'authenticité, d'immédiateté et de communication, dans un système où l'acheteur est de plus en plus informé et infidèle, réflexif et " esthétique ". L'esprit de consommation s'infiltre jusque dans le rapport à la famille et à la religion, à la politique et au syndicalisme, à la culture et au temps disponible. Mais ces plaisirs privés débouchent sur un bonheur blessé : jamais l'individu contemporain n'a atteint un tel degré de déréliction.
Lu par : François Clerc-Renaud
Durée : 7h. 40min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 24060
Résumé:Loin d'être le premier philosophe, Socrate n'est-il pas le premier vrai thérapeute? N'est-il pas celui qui a le mieux compris les effets qu'il faut produire pour modifier son rapport à soi et au monde? C'est l'hypothèse qu'explore ici François Roustang. Ce livre est d'abord une patiente tentative pour retrouver la véritable originalité de Socrate à travers les textes qui s'en font l'écho. Mais cette quête prend aussi une dimension qui nous touche directement: pour le thérapeute qu'est François Roustang, il s'agit de nous faire comprendre comment il est possible de produire une modification de l'existence en acte et pas seulement en pensée. La leçon de Socrate pour "aller mieux"?
Lu par : Richard Lefèvre
Durée : 9h. 47min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 25492
Résumé:Pourquoi écrire un livre sur Antonin Artaud ? Parce qu'il me l'a demandé : impossible de le lire sans être appelé par sa voix. Mais comment répondre à son appel sans le trahir ? Comment lire en philosophe celui qui clamait sa " haine de la philosophie " ? Comment le lire sans le dévorer ni se laisser dévorer par lui ? Règle de lecture : ce qu'il écrit est vrai. Laissons cette vérité s'affirmer par elle-même sans lui imposer la grille d'une pensée étrangère, et sans prétendre la fixer dans la psychose ou la métaphysique. Pas de cruauté, pas d'impouvoir, pas de schizophrénie, pas de corps sans organes : autant de stéréotypes, de maîtres mots qui font obstacle à la lecture. Pourquoi écrit-il ? Pour sauver de l'oubli ses muses assassinées, ces corps massacrés, tous ces morts " dont le nom n'a jamais passé dans l'histoire ". Pour sortir de l'enfer, pour traverser cette " Poche Noire " où il a sombré, se réapproprier son je, son nom dont il a été dépossédé. Si la folie est l'absence d'oeuvre, le retour du Mômo est une " insurrection de bonne santé ". la bonne nouvelle d'une résurrection : il est possible de franchir la mort, de franchir " dieu " pour se refaire un corps. Il est possible de guérir la vie. C'est ce combat contre la folie, la mort et l'oubli, ce combat pour la vérité, que j'ai tenté ici de décrire : en passant de la scène du mythe, de la révolution théâtrale qui devait figurer la vie, à celle du fantasme, de la hantise sexuelle, du père-mère ; puis en remontant vers une dimension plus originaire, vers l'énigme d'une vie sans être, d'une chair qui est moi. Chair déchirée, en quête de son incarnation majeure, chair qui ne cesse de mourir, et pourtant toujours renaissante... Cette vérité du moi-chair qu'il voulait faire résonner dans la langue et le rythme du poème, sommes-nous enfin capables de l'entendre ?
Lu par : Daniel Schreiber
Durée : 6h. 25min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22081
Résumé:Des retraites à payer, une nation paresseuse, une planète abîmée... Un jour, nos enfants auront 20 ans, 30 ans, 40 ans. Alors, pleins d'espoir et affamés d'avenir, ils comprendront que nous, les baby-boomers, leur avons laissé une société usée et mitée. Ce jour-là, ils nous haïront. Et ils auront raison. Nous avons eu tous les atouts en main, nous avons grandi dans une société en pleine croissance. Pourtant, nous sommes la première génération qui laissera moins à la suivante que ce qu'elle a reçu de la précédente. Et c'est le pire qu'on puisse faire à ses enfants: leur léguer des dettes. Il ne s'agit pas de peindre le futur en noir. Mais de jeter un regard lucide sur ce que nous avons fait et de lancer les chantiers de l'avenir. Avant qu'il ne soit trop tard.
Lu par : Manon
Durée : 1h. 12min.
Genre littéraire : Poésie
Numéro du livre : 28321
Résumé:Au départ, il est question d'un ange qui grelotte, blessé peut-être, qui traverse la nuit, le ciel, les arbres, les mots et l'horizon pour revenir à Eleusis. Un long poème en prose dans lequel Arnaldo Calveyra revisite le soleil du jardin et s'aventure dans le champ du miroir, son territoire choisi où l'éphémère des choses entre dans l'éternité des mots.
Lu par : Nicole Chillier-Duchatel
Durée : 11h. 13min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 21898
Résumé:L'Inde est aujourd'hui la plus grande démocratie du monde, une puissance économique et nucléaire avec laquelle chacun sait qu'il faut désormais compter. En même temps, plus de trois cents millions de personnes y vivent en dessous du seuil de pauvreté. Maintes fois relevé, ce paradoxe fait partie des interrogations que le sous-continent, dans sa complexité, ne cesse de susciter chez tout observateur extérieur - au même titre que la question de la permanence du système des castes dans une nation démocratique ; du scandale des jeunes épousées qui sont, de nos jours encore, pour de sordides questions de dot, jetées sur le bûcher, au pays de Gandhi et de la non-violence : du mythe fallacieux, enfin, de la spiritualité supposée habiter un peuple qui, de fait, obéit à une tradition et une philosophie exaltant ouvertement le bien-être matériel. A ces interrogations, Pavan K. Varma apporte, de l'intérieur, des réponses originales qui battent en brèche les stéréotypes véhiculés en Occident aussi bien que les mythes entretenus par les indiens eux-mêmes. Posant sur ses compatriotes un regard averti et critique, il met l'accent sur les contradictions qui caractérisent leur rapport au pouvoir, à la richesse ou à la spiritualité. Véritable machine à démolir les fantasmes pour mieux explorer la psyché et la culture de tout un peuple, l'ouvrage, best-seller dans son pays où son caractère iconoclaste a suscité nombre de controverses, propose un regard inédit sur l'Inde à tout lecteur soucieux d'accéder à une nécessaire et authentique réflexion sur ce pays d'un milliard d'individus et sur les enjeux, essentiels, de son positionnement dans les décennies à venir.
Lu par : Cyril DESCOURS
Durée : 2h. 52min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 22373
Résumé:A partir de la découverte que m'avait ainsi fait faire ma grand-mère, un livre ne fut plus jamais, pour moi, autre chose qu'une forêt, touffue et clairsemée, haute ou basse, classique ou exotique, et encore aujourd'hui, chaque fois que je tourne une page pour aller de l'avant dans les passions et les événements qui se déroulent au cœur d'un livre, j'ai l'impression de me faufiler entre des arbres.
Lu par : Françoise Clerc-Renaud
Durée : 12h. 38min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 23333
Résumé:Exploits des sportifs de haut niveau, émeutes en banlieue, lutte contre le racisme et les discriminations, mouvement associatif : depuis une dizaine d'années, les Noirs vivant en France métropolitaine sont apparus si visiblement sur la scène publique nationale qu'on peut parler aujourd'hui d'une " question noire " française. Cet essai dense et limpide décrit et analyse, du XVIIIe siècle à nos jours, le passé et le présent d'une minorité française. Car la " condition noire " désigne une situation sociale qui n'est pas celle d'une classe, d'une caste ou d'une communauté, mais celle d'une minorité, c'est-à-dire d'un groupe de personnes ayant en partage l'expérience sociale d'être considérées comme noires. L'ouvrage de Pap Ndiaye est d'ores et déjà considéré comme le travail fondateur des black studies à la française.
Lu par : Danielle Netter
Durée : 5h. 58min.
Genre littéraire : Sciences/technologie
Numéro du livre : 23689
Résumé:Le 10 décembre 1934 à midi, dans un café situé au 63 boulevard Saint-Germain à Paris, là où aujourd'hui est installé un fast-food, André Weil, l'un des plus talentueux mathématiciens de cette époque a rassemblé cinq collègues aussi passionnés que lui. A eux six, ils représentent les universités de Strasbourg, Nancy, Rennes et Clermont- Ferrand, à eux six, ils viennent de créer le groupe Nicolas Bourbaki dont les publications vont donner un formidable coup de modernité aux mathématiques et un immense élan à l'école française. C'est à peu près dix ans auparavant que Raoul Husson, élève à l'Ecole Normale Supérieure, invente le personnage de Nicolas Bourbaki en s'inspirant du grand Charles Bourbaki qui servit en Crimée, en Algérie, en Italie avant de devenir gouverneur militaire de Lyon. Le premier groupe de cette société secrète est composé outre d'André Weil, d'Henri Cartan, Claude Chevalley, Jean Delsarte, Jean Dieudonné, René de Possel. La guerre les séparera. Dans les années quarante le groupe s'enrichira de l'arrivée de la future médaille Field, Laurent Schwartz et du génie Alexandre Grothendieck qui dans les années 90 partit vivre en ermite dans les forêts pyrénéennes.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 3h. 59min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 21702
Résumé:« [...] Et j'aime mieux vous dire tout de suite qu'il s'agit d'un traité I té définitif. Avant lui des broutilles, des tentatives maladroites, des égarements fâcheux, et c'est la planète tout entière qui continue de vagabonder de paniques, en fourvoiements. Or nous sommes tout de même en 2001,'' et il serait grand temps de faire quelque chose. On n'a que trop tardé. Que depuis trente mille' ans on recule pour mieux sauter, 'soit, je veux bien l'admettre. Mais un jour advient où trop, c'est trop, et où il est impérieux ,de saisir le taureau par les cornes. Par cette métaphore j'ai nommé la Vie, et ses mystères. Ses lots de questions insolubles et notre démarche chancelante faite de millions de bourdes inlassablement répétées. Alors qu'il est si simple, avec un petit traité tout bonnement efficace, de diriger valeureusement nos pas. Alors qu'il est si facile, en quelques cent feuillets, d'apporter un soulagement à nos errances. »
Lu par : Ghislaine Pérésan
Durée : 32h. 3min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 24213
Résumé:«L'être ne saurait engendrer que l'être et, si l'homme est englobé dans ce processus de génération, il ne sortira de lui que de l'être. S'il doit pouvoir interroger sur ce processus, c'est-à-dire le mettre en question, il faut qu'il puisse le tenir sous sa vue comme un ensemble, c'est-à-dire se mettre lui-même en dehors de l'être et du même coup affaiblir la structure d'être de l'être. Toutefois il n'est pas donné à la "réalité humaine" d'anéantir, même provisoirement, la masse d'être qui est posée en face d'elle. Ce qu'elle peut modifier, c'est son rapport avec cet être. Pour elle, mettre hors de circuit un existant particulier, c'est se mettre elle-même hors de circuit par rapport à cet existant. En ce cas elle lui échappe, elle est hors d'atteinte, il ne saurait agir sur elle, elle s'est retirée par-delà un néant. Cette possibilité pour la réalité humaine de sécréter un néant qui l'isole, Descartes, après les Stoïciens, lui a donné un nom : c'est la liberté.»
Lu par : Janine Devinot
Durée : 7h. 20min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 21240
Résumé:Il n'y aura pas d'empire américain. Le monde est trop vaste, trop divers, trop dynamique pour accepter la prédominance d'une seule puissance. L'examen des forces démographiques et culturelles, industrielles et monétaires, idéologiques et militaires qui transforment la planète ne confirme pas la vision aujourd'hui banale d'une Amérique invulnérable. Emmanuel Todd trace ici le tableau plus réaliste d'une très grande nation dont la puissance a été incontestable, mais dont le déclin relatif parait irréversible. Les Etats-Unis étaient indispensables à l'équilibre du monde ; ils ne peuvent aujourd'hui maintenir leur niveau de vie sans les subsides du monde. L'Amérique, par son activisme militaire de théâtre dirigé contre des Etats insignifiants, tente de masquer son reflux. La lutte contre le terrorisme, l'Irak et l'"axe du mal" ne sont plus que des prétextes. Parce qu'elle n'a plus la force de contrôler les acteurs économiques et stratégiques majeurs que sont l'Europe et la Russie, le Japon et la Chine, l'Amérique perdra cette dernière partie pour la maîtrise du monde. Elle redeviendra une grande puissance parmi d'autres.
Lu par : François-Xavier Deschenaux
Durée : 6h. 30min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 29729
Résumé:Le neuvième tome de Dernier Royaume est consacré à la pensée. Ainsi Pascal Quignard arrive au coeur de sa quête. Livre après livre, Dernier Royaume cherche à éprouver une autre façon de penser. Un mode de penser qui n'a rien à voir avec la philosophie. Une façon de s'attacher à la lettre, à la fragmentation de la langue écrite, et d'avancer en décomposant les images des rêves, en désordonnant les formes verbales, en exhumant les textes sources. Ce livre explore trois choses. Comment la pensée et la mort se touchent. Comment la pensée est proche de la mélancolie. Comment la pensée s'abrite auprès du traumatisme. Celui qui pense « compense » un très vieil abandon. Ce qui fait le fond de la pensée c'est la mère manquante. De même que le rêve est un sens dont les images désordonnées, condensées, paradoxales, intuitionnent quelque chose qui a précédé le sommeil et qui fait retour en elles, de même la pensée est un sens qui use de mots écrits, retranscrits, retraduits, épluchés, étymologisés, néologisés, lesquels projettent des liens entre des silhouettes éparses, où on s'est jadis perdu.