Recherche par mot-clé: BIOGRAPHIE
2331 résultats. Page 59 sur 117.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 5h. 47min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 14826
Résumé:Présentation de l'éditeur : Comment le krach de l'Union générale, à Paris, en 1882, ruina des milliers de petits porteurs et enrichit à millions l'industriel Jules Lebaudy. Comment sa femme, Amicie, ne se remit jamais de ce « fabuleux coup de Bourse »... Comment, à la mort du scandaleux bénéficiaire de l'opération, Amicie, qui l'avait pris en haine, se trouva, avec ses enfants, à la tête d'une des plus grosses fortunes de France et se transforma, par horreur de l'argent, en fausse pauvresse et en philanthrope despotique... Comment ses fils, la bride sur le cou, se lancèrent dans les plus folles aventures jusqu'à vouloir, l'un, conquérir le ciel avec des dirigeables et l'autre, régner en empereur sur les sables du Sahara... Ce sont ces turbulences d'une grande famille qu'Henri Troyat évoque dans une biographie multiforme et atypique dont les péripéties tiennent à la fois du roman picaresque, de l'étude psychologique et du document d'histoire contemporaine.
Lu par : Madeleine Boudero
Durée : 6h. 35min.
Genre littéraire : Roman terroir
Numéro du livre : 28718
Résumé:Institutrice, Lydie Gaborit est originaire de Monchamps (85) où elle a passé son enfance. Elle nous livre ici ses souvenirs, et à travers ses souvenirs nous découvrons la vie quotidienne d'une famille du bocage vendéen au milieu du XXe siècle.
Lu par : Caroline Lattanzi
Durée : 44min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 28794
Résumé:Au-delà de la maladie, sont amitiés, vies et envies. Créer, chanter, danser, flâner, rêver... aimer, transcendent la monotonie quotidienne. Yves surmonte à chaque instant souffrance et contrariétés, animé par un profond « Désir de vie » Son parcours nous interpelle. On va faire avec... on va s'en sortir !
Lu par : Nicole Roche
Durée : 7h. 37min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 25527
Résumé:Dans la lignée de l'Histoire des haines d'écrivains, avec la même verve et une pluie d'anecdotes, ce livre raconte comment les parents d'écrivains du XIXe et du XXe siècle ont réagi à la vocation de leurs rejetons. Pour beaucoup, qui rêvaient d'un métier sérieux ou d'un avenir solide, c'est la disgrâce absolue : jules Renard n'est qu'un " chieur d'encre " aux veux de sa mère ; le père de Nerval finit par rompre avec lui. Quant à la mère de Marguerite Duras, elle se désespère : " Tu es faite pour le commerce ! " Car, insiste Mine Gide, il faut bien trouver de quoi " mettre la poule au pot ". D'autres encore sont scandalisés, ou s'agacent d'une imagination jugée débordante. " Poulou n'a rien compris à son enfance ", s'écrie la mère cle Sarine après avoir lu Les Mots. Certes, tous les parents n'ont pas été hostiles : Honoré a souffert sa vie durant de ses rapports avec la terrible Mme Balzac, qui exécrait ses premiers romans, mais il a eu le réconfort d'être le fils de son père ; un Théophile Gautier, une Marguerite Yourcenar ont été encouragés dès l'affirmation de lem- vocation. Ce soutien frôle parfois la cocasserie pure : quand, emporté par l'inspiration, Lamartine célébra dans un poème le lierre majestueux, mais imaginaire, qui recouvrait la maison familiale, sa mère s'empressa d'en planter un, afin que nul ne pût prendre Alphonse en défaut... Peur de la déchéance sociale, fierté face au succès, rejet d'un milieu qu'on connaît mal, incrédulité, dévotion ou indifférence : souvent savoureuses, ces réactions à l'irruption de la littérature dans une vie nous font plonger dans l'intimité de ces familles à la lois si lointaines et si proches.
Lu par : Hélène Mossler-Lenot
Durée : 3h. 37min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 26664
Résumé:Entre 1987 et 1989, après le succès foudroyant de L'Amant qui fait d'elle un écrivain mondialement reconnu, Marguerite Duras se confie en toute liberté à une jeune journaliste italienne sur sa vie, son oeuvre, son obscurité, puis sa gloire, la politique, la passion. Ce dialogue publié une seule fois en langue italienne avait disparu, ignoré des admirateurs de Duras qui vont ici réentendre sa voix.
Lu par : Maryvonee Tenailleau
Durée : 5h. 42min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21967
Résumé:Elle respire la gaieté, la santé, la joie de vivre et pourtant.......... Pour la première fois, l'enfant chérie de la télévision accepte de se livrer en confiant un secret douloureux : la grave maladie qui l'a privée, à vingt-deux ans, du bonheur d'être mère un jour. Pour la première fois aussi, elle évoque l'accident tragique de Didier Pironi, le pilote de Formule 1, qui fut l'amour des a vie. Ce récit émouvant, jalonné d'anecdotes, nous fait partager le chemin qui fut le sien, avec la rencontre du bouddhisme qui l"a aidée à guérir, à porter sur l'existence un regard différent, et à s'engager pour la défense du Tibet. De cette philosophie, Véronique Jannot propose ici une explication lumineuse, un mode de vie au quotidien, à la portée de tous. Elle donne également la parole à des femmes d'exception, rencontrées là où survit le peuple tibétain en exil, ainsi qu'à Sogyal Rinpoché, son guide spirituel. Autant de témoignages qui nous mènent vers les heutes altitudes où se trouvent peut-être les vraies clés du bonheur.
Lu par : Tessa Poutrel
Durée : 6h. 12min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 25256
Résumé:Elle était toutes les femmes du monde. Et toutes les Françaises à la fois. Ni la plus belle, ni la plus sensuelle, ni la plus inoubliable. Et c'est pour cela sans doute que nous ne pourrons pas l'oublier. Elle était Annie Girardot. La fragile putain de Rocco et ses frères, l'épouse trahie de Vivre pour vivre. La Vieille Fille séduite par Philippe Noiret, la mère tendre et fofolle d'Isabelle Adjani dans La Gifle, le docteur Françoise Gailland, frappée par le cancer... Femme libre de toute appartenance, Annie Girardot a fait sa vie sans donner de leçons, mais sa vie est, à bien des égards, une leçon. D'audace, de liberté, de fraîcheur, d'insoumission. Surtout, ce fut une vie dérangée. Un père mort quand elle avait 18 mois et qui n'était pas le mari de sa mère. Une petite enfance chez un couple inquiétant et étranger, loin de Raymonde Girardot, mère célibataire étudiant pour devenir sage-femme. Une enfance en Normandie, entre les bombardements, la peur et la tendresse d'une maman enfin retrouvée. Le théâtre comme une évidence. Le cinéma comme un défi. Alzheimer, le mal du siècle, pour dernier chemin de croix. Comme un nouveau rôle endossé à son insu. Un ultime personnage, loin de tous les autres, loin d'elle-même.
Lu par : Elisabeth Duclert
Durée : 8h. 49min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21522
Résumé:Le général de Gaulle avait reconnu en elle le plus fidèle de ses compagnons. Il lui dédicaça ainsi ses Mémoires de guerre : " A ma chère nièce Geneviève, qui fut, tout de suite, jusqu'au bout, au bord de la mort, un soldat de la France libre, et dont l'exemple m'a servi. " Geneviève de Gaulle Anthonioz (1920-2002)... Derrière ce nom, pour partie célèbre, se cache une femme qui prit soin de rester à l'écart de la gloire, mais fut intimement liée aux grands combats du XXe siècle : résistante de la première heure, déportée à Ravensbrück, puis orateur au sein du RPF, intermédiaire discret dans la guerre d'Algérie, celle qui fut très tôt surnommée le " petit de Gaulle " partageait avec son oncle la ténacité, le sens de l'humour, la grandeur d'âme, et une certaine idée de l'homme... Cette idée de l'homme la conduisit en 1958 à engager un long combat contre la misère. Au sein d'ATD quart monde, dans la boue des bidonvilles ou sous les ors de la République, elle n'aura qu'un souci : restaurer la dignité de l'homme. Pendant quarante années, en plus d'une vie familiale bien remplie et malgré une santé précaire, la grande dame de la République donnera la parole à ceux qui ne sont plus rien.
Lu par : Denis
Durée : 13h. 36min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 23086
Résumé:Qui était le général Franco ? Vingt ans après sa mort, Bartolomé Bennassar analyse l’étonnant destin du Caudillo. Bartolomé Bennassar a divisé son livre en deux parties : d’une part l’histoire d’une vie au fil de la chronologie, d’autre part les clefs pour comprendre Franco : les frustrations de la jeunesse ; la “ baraka ” ; le culte du moi ; le sens de la manipulation des hommes : la passion du pouvoir pour le pouvoir, la crainte implicite du pays de voir renaître la folie collective qui avait produit la guerre civile, dont le spectre fut longuement entretenu par le régime franquiste. La première synthèse disponible en poche.
Lu par : Michel Fleury
Durée : 29h. 37min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21567
Résumé:L'empereur Léopold Ier de son vivant appelé " Léopold le Grand ", est aujourd'hui un mal aimé de l'historiographie, bien qu'il ait été, avec Louis XIV et Guillaume III d'Orange, l'un des grands souverains européens de la seconde moitié du XVIIe siècle. Né en 1640, fils cadet de l'Empereur Ferdinand III, l'archiduc Léopold Ignace fut élu et couronné " Empereur romain " à Francfort en 1658. Sous son règne, la monarchie autrichienne prit place parmi les grandes puissances européennes. Il sut tirer parti de la reconstruction économique de ses États pour améliorer les finances publiques et créer une redoutable armée de métier. Il rétablit l'autorité de la Maison d'Autriche en Allemagne et combattit les rebelles hongrois, tout en respectant les privilèges politiques et confessionnels de la noblesse. Le grand tournant de son règne fut en 1683 la défaite des Turcs devant Vienne, qui permit à Léopold de reconquérir la plaine hongroise et la Transylvanie. Cependant il ne put ni résoudre la succession d'Espagne à son avantage ni réaliser l'unité de ses États en ramenant tous ses sujets dans le giron de l'Église catholique. Bon père et bon époux, il ne fut lui-même ni un guerrier, ni un monarque absolu, mais il sut s'entourer de ministres et de généraux capables. Il brilla surtout comme compositeur de musique et fit de Vienne un des hauts lieux de la culture européenne, en particulier dans le domaine de l'opéra. C'est là qu'il mourut en 1705, pendant la guerre de la succession d'Espagne, qu'il avait déclenchée.
Lu par : Michel Fleury
Durée : 11h. 17min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21418
Résumé:" Le jour où je suis né, la terre a tremblé à Santiago de Cuba. C'est du moins ce que soutenait ma mère. Fallait-il la croire ? Le fait est que j'eus droit, au cours de ma petite enfance, à diverses versions de cette naissance héroïque... " Ainsi commencent ces Années Cuba, texte inclassable qui pourrait être l'autobiographie d'Eduardo Manet. Tout y est vrai, mais tout semble légendaire, tant ces pages sont folles et joyeuses... Un père avocat, d'origine espagnole, qui enlève une adolescente sur son cheval blanc ; une nourrice haïtienne qui rassure le petit Eduardo en le serrant contre ses seins, à la nuit tombée ; des amis catholiques et marxistes, qui détestent Franco, se disputent, se réconcilient autour d'un poste à galène ; la passion de l'écriture, qui emporte Eduardo à quinze ans. Puis le théâtre, le cinéma et... la politique. " Compañero " des révolutionnaires cubains, qu'il suivra dans les situations les plus improbables, du lycée de La Havane jusqu'à New York, des théâtres militants aux chambres du Ritz, Eduardo Manet nous offre ici un portrait féroce mais tendre du " marxisme tropical ". Par la suite, il voyagera dans tout le bloc soviétique, dont il révèle la vitalité morbide et drôle... Dans la grande tradition sud-américaine, Eduardo Manet se raconte avec sensualité, exaltation, jusqu'à la France de 1968 - mais c'est une autre histoire...
Lu par : Josselyne Daul
Durée : 17h. 46min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21541
Résumé:Deux fois reine - de France avec Louis VII, puis d'Angleterre avec Henri II -, mère de trois rois, Aliénor d'Aquitaine (1124-1204) a régné presque sept décennies, au cours desquelles elle a sillonné inlassablement l'Europe pour tenter de préserver l'unité et la paix de son domaine, avant de finir ses jours, octogénaire, à l'abbaye de Fontevraud. Un destin exceptionnel pour une femme hors du commun qui bouleversa en son temps la tradition masculine de l'exercice et de la transmission du pouvoir, du choix de l'aimé, et du patronage artistique et littéraire.De son vivant objet d'une " légende noire " qui voit en elle une séductrice impénitente, héritière de cette culture occitane volontiers libertine illustrée par son aïeul Guillaume IX, elle contrevient assurément au modèle féminin admis. Peut-on cependant lui imputer les multiples liaisons coupables que lui prêtent les chroniqueurs ? A-t-elle vraiment été à l'origine de ce qu'on nomme, peut-être à tort, "l'amour courtois"? En a-t-elle été l'inspiratrice ou le modèle ?S'interrogeant sur la réalité de sa protection à l'égard des troubadours et des romanciers, Jean Flori bouscule quelques idées reçues, souligne les liens de Chrétien de Troyes avec la cour Plantagenêt, et recherche la trace d'Aliénor dans le formidable essor des romans chevaleresques arthuriens. Un livre-somme, aussi pénétrant et riche d'hypothèses nouvelles que son précédent Richard C?ur de Lion, paru dans cette même collection.
Lu par : Agnès SERENI
Durée : 3h. 1min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22243
Résumé:" Je viens de me défoncer le ventre à mort, maman. Avec le pain tout frais que tu as rapporté de la boulangerie ce matin. Une baguette et demie dans mon ventre maman. Je me défonce à la baguette. Tu as mal quelque part? Tu es gentille maman, tu es douce et tiède comme le pain. Et moi bouchée après bouchée je t'ai dévorée, je te dévore. Je vous mange tous, je vous emmerde tous. Et maintenant tu me laisses tranquille. Il faut que j'aille vomir. " Estelle Maréchal a vingt ans, elle mène une lutte farouche contre son petit corps au comportement alimentaire déroutant. Ce récit poignant se double d'un regard très lucide sur un des troubles les plus emblématiques du mal de vivre contemporain.
Lu par : Thu Hong Le Thi-Maneval
Durée : 7h. 36min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 23692
Résumé:En six albums studio, un album de remixes et deux live, Noir Désir est devenu l'incarnation la plus parfaite et la plus vive du rock français. Le groupe de Serge Teyssot-Gay, Frédéric Vidalenc (jusqu'en 1995), Jean-Paul Roy, Denis Barthe et Bertrand Cantat a redessiné, dès 1987, les contours du paysage musical hexagonal, lui apportant sens de l'engagement, énergie électrique et refus permanent du compromis. Au-delà du très médiatisé " épisode Vilnius " et de la tragédie qui y restera à jamais associée, le "perpétuel combat de Noir Désir contre la médiocrité et le conformisme", pour reprendre les mots de Jean Fauque, est loin de prendre fin et nul ne pourrait contester l'immarcescible statut de "Noir Dez". Aucune biographie n'avait, à ce jour, retracé l'itinéraire des "quatre garçons en colère" avec une telle exhaustivité et un tel souci de précision, des premières errances bordelaises au désormais très attendu prochain album.
Lu par : Philippe Lejour
Durée : 21h. 55min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 24507
Résumé:Sa vie ressemble à un roman d'aventures écrit par un scénariste. Germaine de Staël a connu les ors de Versailles quand son père, Necker, était principal ministre de Louis XVI , à Paris comme à Coppet, elle a régné sur ce que les Lumières ont produit de plus talentueux , son roman Corinne a été un immense succès et ses livres politiques, lus de Weimar à Pétersbourg, ont exaspéré les adversaires de la liberté, mais elle a eu à ses pieds les meilleurs esprits. Mme de Staël a aussi passé la moitié de sa vie en exil ou sur les routes, en quête d'une sérénité inaccessible et d'un amour inatteignable. Cette fille à papa est rentrée dans l'ombre des géants du temps - Napoléon, Constant ou Chateaubriand - et ses idées " libérales " autant que sa sensibilité débordante apparaissent hors de saison. Et pourtant... Parti sur les traces de cette inconnue célèbre, c'est à une découverte que nous convie Michel Winock. Mme de Staël, de tempérament mélancolique, ne se résigne pas au malheur. Elle ne renonce à rien, se moque du qu'en-dira-t-ton, ouvre sa porte aux amis, même menacés, comme aux contradicteurs. Elle a pour boussole la liberté et, pour source d'énergie, l'enthousiasme. " Avec elle, écrit Chateaubriand, s'abattit une partie considérable du temps où j'ai vécu : telles de ces brèches, qu'une intelligence supérieure en tombant forme dans un siècle, ne se refermant jamais. "
Lu par : Roger Messié
Durée : 24h. 5min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22718
Résumé:" Georges Clemenceau fut l'homme aux quatre visages : le Tigre qui fait tomber les ministères, le dreyfusard qui mène pendant neuf ans le combat du droit et de la justice, le premier flic de France qui, trois ans durant, dirige d'une main de fer le ministère de l'Intérieur, enfin le Père la Victoire qui conduit le pays à l'armistice avec l'Allemagne. Ce radical, d'abord haï par la droite pour son anticléricalisme, puis par la gauche pour son sens de l'ordre et sa lutte contre le pacifisme, est un homme apparemment contradictoire, qui se définissait lui-même comme un " mélange d'anarchiste et de conservateur ". Du premier, il avait la passion de la liberté, la philosophie individualiste, le dégoût de la " caserne collectiviste ". Du second, l'amour de la patrie, le respect de la propriété, une certaine forme de pessimisme - celui de l'homme d'action - sur la nature humaine. "
Lu par : Roger Messié
Durée : 7h. 5min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22115
Résumé:La mort était chez nous comme chez elle. Elle a saisi mon père le 6 juin 1945, tout juste un an après le Débarquement. Il avait quarante-neuf ans, je venais d'en avoir huit. Au mois d'octobre précédent, elle avait déjà fauché mon frère aîné, Marcel, qui avait vingt-deux ans. L'un puis l'autre furent victimes du bacille de Koch, la tuberculose restant, à l'heure d'Hisroshima, la grande pourvoyeuse des cimetières d'Europe. Il y a toujours des gens qui meurent trop tôt. À quelques mois près, mettons un an ou deux, ils étaient sauvés par l'arrivée en force des antibiotiques, du Rimifon et tout ça. C'est comme ceux qui prennent les dernières balles de la guerre, juste avant le coup de clairon de l'armistice. " Papa est mort ", m'a dit ma soeur Geneviève, en me tirant du lit. Je ne suis pas sûr d'avoir éprouvé d'émotion. Je n'étais qu'un jeune barbare occupé de ses billes et de ses soldats de plomb. Depuis des années, du reste, mon père était lointain, épisodique, ballotté d'un sana à l'autre. Je manquais de relations avec lui. De toute façon, il était pète-sec et sujet à de redoutables colères.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 29h. 39min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21727
Résumé:Aristide Briand (1862-1932) est à la fois célèbre et méconnu. En dépit de la multitude de rues qui portent son nom, du prix Nobel de la paix qui lui a été décerné en 1926, et de sa popularité dans les dernières années de sa vie, il n'occupe pas dans la mémoire nationale la place qui lui revient. Comme si les insultes de l'Action française et l'inimitié de certains ténors de gauche et de droite brouillaient toujours son image ; comme s'il avait bien été l'inculte et paresseux politicien opportuniste, l'anticlérical à tous crins et sur ses vieux jours le pacifiste bêlant livrant la France à l'Allemagne que ses adversaires ont dépeint. Quelle injustice ! Voilà au contraire un homme parti de positions extrémistes (la grève générale...) et venu aux affaires afin de concilier les inconciliables. Sans lui, qui fut le rapporteur de la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, la question religieuse aurait pu tourner à la guerre civile : il a su amener les protagonistes à se ranger à un texte de compromis toujours en vigueur. Avant et pendant la Grande Guerre, il fut un bien peu pacifiste ministre et président du Conseil, élaborant en 1913 la " loi des trois ans ", imaginant en 1915 l'expédition de Salonique afin de prendre les empires centraux à revers et menant une diplomatie au service de la victoire, notamment au moment de Verdun. Une fois la paix revenue, il tente avec lucidité et fermeté de tirer le meilleur parti du nouveau système international (SDN) pour contraindre l'Allemagne à jouer le jeu. Toujours pour assurer la sécurité de la France, sa préoccupation première, il se fait le " pèlerin de la paix " et promeut un projet d'union européenne qui ne verra le jour qu'à la fin des années 1950. Ce parlementaire à la belle longévité (1902-1932), cet orateur hors de pair sachant convaincre, ce grand homme d'État (de multiples fois président du Conseil et ministre des Affaires étrangères), cet esprit libre (il ne s'est pas longtemps accommodé des lourds et dogmatiques appareils politiques) s'est voué à la chose publique exclusivement, délaissant une carrière d'avocat qui s'annonçait brillante et ne sacrifiant guère à la vie privée - célibataire, il eut de nombreuses aventures et quelques amours durables (parmi lesquelles la comédienne Berthe Cerny et Marie Bonaparte). Il était nécessaire de remettre Aristide Briand dans la galerie des hommes illustres de la République. Gérard Unger y est parvenu avec science et talent.
Lu par : Roger Messié
Durée : 32h. 9min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 23320
Résumé:Il y a des vies qui transcendent leur siècle. Elles le sauvent, en quelque sorte, d'un jugement trop sévère de l'Histoire. La vie d'Arthur Koestler fut de celles-là. Né en 1905 dans une famille juive de la Mitteleuropa, Arthur Koestler noua avec l'Histoire une relation tumultueuse et passionnée qui le conduisit de la Vienne crépusculaire des années vingt à Londres où il mourut en 1983, sujet britannique parvenu au faîte d'une célébrité mondiale, en passant par la Palestine de la reconquête sioniste, le Berlin de la montée du nazisme, la Russie stalinienne de la grande famine de l'hiver 1932, l'Espagne de la guerre civile où il fut condamné à mort, la France de la drôle de guerre qui l'enferma dans un camp d'" indésirables ", le Londres de la résistance héroïque à Hitler où il trouva refuge, le Paris effervescent de la Libération, l'Amérique du maccarthysme naissant et l'Etat d'Israël à peine proclamé et déjà assailli. Auteur, avec Le Zéro et l'infini, d'un des plus grands livres de la littérature politique du XXe siècle, exilé perpétuel, " cosmopolite déraciné ", calomnié et persécuté de son vivant, voué à une sorte d'oubli depuis sa mort, Arthur Koestler fut de tous les grands combats de son temps. Militant de la grande croisade antifasciste de l'entre-deux-guerres, il rompit avec le communisme lors des procès de Moscou et fut du petit nombre de ceux qui osèrent défier ensemble les deux grands systèmes totalitaires dont, l'un des premiers, il pressentit l'identité profonde. Rien ne put dévier sa route. Rien n'échappa à son regard critique et à la liberté de son jugement. Ce livre est l'histoire de cette vie hors du commun. C'est aussi le récit d'une époque qui s'enivra d'abstractions criminelles et renia son humanité au nom d'utopies monstrueuses. Michel Laval nous la fait revivre avec un exceptionnel talent de narrateur, en suivant pas à pas, combat après combat, un de ses acteurs les plus lucides et les plus courageux.
Lu par : Ghislain Peresan
Durée : 8h. 48min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 24706
Résumé:Milan, le 25 avril 1945, 20 heures : le convoi qui emporte Mussolini et ses plus fidèles lieutenants s’ébranle vers une destination incertaine. Trois jours plus tard, à Giulino di Mezzegra, sur la rive ouest du lac de Côme, le Duce et Claretta Petacci sont exécutés. Que s’est-il passé au cours de ces trois longs jours ? Comment le dictateur a-t-il été arrêté ? Qui a tiré ? Le Duce et sa compagne on-ils été abattus ensemble ou à plusieurs heures d’intervalle ? Quels ont été les conditions de leur arrestation et les événements qui ont suivi ? Quel a été le rôle des services secrets américains et, surtout, britanniques ? Mussolini a-t-il emporté dans sa sacoche les secrets des tractations avec les Alliés ? Où est passé « l'or de Dongo »? Pierre Milza mène ici son enquête, à la recherche d’une vérité complexe, tant les sources sont contradictoires. En prenant pour objet les quelques jours qui précèdent la mort du Duce et de sa compagne, il met en lumière un événement qui concerne non seulement l’histoire de l’Italie contemporaine, mais aussi celle de la Deuxième Guerre mondiale et de ses prolongements idéologiques et partisans. Les trois derniers jours de Mussolini se déroulent à la manière d’un roman d’espionnage sur fond de tragédie, celle du peuple italien, confronté aux horreurs de la guerre civile. A cela près qu'il s'agit d'une histoire vraie et que, soixante-cinq ans plus tard, elle n'a toujours pas livré tous ses secrets…