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Recherche par genre: Société/économie/politique

1546 résultats. Page 64 sur 78.

Durée : 6h. 50min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 24442
Résumé:" Le monde est un enfant qui joue. J'emprunte cette phrase à Héraclite. Le monde est innocent et naïf. Il titube, hésite, frappe, détruit. Il oublie sa propre histoire. Mais chacun de ses gestes est aussi une création et un apprentissage. Les années de violence n'ont pas empêché une croissance économique mondiale exceptionnelle. L'apaisement revient, alors que l'économie s'effondre. La crise sans précédent que nous traversons jouera son rôle : la purge marquera une mutation systémique et sera aussi une opportunité géostratégique. Pour l'instant, Ben Laden n'a pas gagné, mais des éléments nucléaires, bactériologiques et chimiques circulent dans les zones les plus dangereuses de la planète. Examinant donc comme un joueur d'échecs la situation de nos grandes lignes de fracture. "
Lu par : Brigitte Bordron
Durée : 3h. 47min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 26705
Résumé:Marie-Thé Laurentin retrace la vie des femmes dans le bocage vendéen au début du XXe siècle. Par son rôle de mère, d'épouse, par ses fonctions génitrices et éducatives, la femme représente le point d'ancrage de la famille et de la société.
Durée : 8h. 26min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 24497
Résumé:John E Kennedy, Martin Luther King, Aldo Moro, Anouar el-Sadate, Indira Gandhi, Yitzhak Rabin, mais aussi Lord Mountbatten ou Thomas Sankara, et bien d'autres: l'assassinat politique a pris depuis un demi-siècle une place majeure dans les relations internationales. Soulevant des flots d'émotion, nourrissant l'inquiétude, ces meurtres n'ont pas seulement transformé la plupart de leurs victimes en icônes. Ils ont, chaque fois, constitué un défi à la paix et à l'harmonie sociale. Les auteurs de ce livre ne proposent pas d'apporter de nouvelles révélations sur les crimes de cette nature commis durant le dernier demi-siècle - ni d'établir une corrélation entre la justesse éventuelle d'une cause et la haine meurtrière qu'elle engendre. Le poignard de Brutus ne fait pas de César un " juste ". Outre une reconstitution minutieuse des faits, cas par cas, la question posée sera surtout celle de l'efficacité, on n'ose pas dire du " rendement " historique du forfait, en tant que donnée de la vie publique, nationale ou internationale. Au fil du récit, Jean Lacouture et Jean-Claude Guillebaud reconstituent les scénarios - souvent rocambolesques - qui mènent à la scène du crime, soulignent les zones d'ombre et croisent les hypothèses à la lumière des informations les plus récentes.
Durée : 6h. 53min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 24348
Résumé:Après la mort de son père, Didier Eribon retourne à Reims, sa ville natale, et retrouve son milieu d'origine, avec lequel il avait plus ou moins rompu trente ans auparavant. Il décide alors de se plonger dans son passé et de retracer l'histoire de sa famille. Évoquant le monde ouvrier de son enfance, restituant son ascension sociale, il mêle à chaque étape de ce récit intime et bouleversant les éléments d'une réflexion sur les classes, le système scolaire, la fabrication des identités, la sexualité, la politique, le vote, la démocratie... Réinscrivant ainsi les trajectoires individuelles dans les déterminismes collectifs, Didier Eribon s'interroge sur la multiplicité des formes de la domination et donc de la résistance. Un grand livre de sociologie et de théorie critique.
Durée : 20h. 59min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 29663
Résumé:Le journaliste revient sur les quarante années qui, depuis la mort du général de Gaulle, ont défait selon lui la France : succession d'aveuglements technocratiques, politique spectacle délétère, faux débats et mensonges, notamment sur la famille, l'immigration et la mondialisation, indifférence des élites au sort des ouvriers et des paysans, ou des employés chassés en grande banlieue, etc.
Lu par :
Durée : 10h. 42min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 25296
Résumé:Liberté, égalité, fraternité : «Les trois marches du perron suprême», disait Victor Hugo. Peut-on encore accéder à la marche d'en haut sans retomber dans la terreur ou dans la niaiserie ? Comment, au royaume morcelé du moi-je, retrouver le sens et la force du nous ? C'est ce défi, peut-être le plus crucial de notre temps, que Régis Debray s'emploie à relever dans ce livre.
Lu par : Daniel Chevalier
Durée : 1h. 30min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22878
Résumé:Régis Debray, pour qui la République est aussi une idée abstraite, une transcendance immanente ayant besoin d'emblèmes, d'apparat et de rites, croise le fer avec la société du spectacle, plus proche de l'ambiance peep-show que du forum raisonné. On savait le pouvoir des images, et la démocratie d'aujourd'hui n'empêche pas le pain sec des crédulités, du tape-à-l'œil, du take it easy. La fatigue culturelle conduit du Général-micro au Président-photo. Comble : ni la politique « béhachélisée » ni la démocratie ne jouent plus leur rôle. Un rôle symbolique et non diabolique, d'union et non de division, de distance et non de frénésie. Alors macabre, brute et émotionnelle, obscène, plate et naïve, hors du temps est la nouvelle donne d'une société pénétrée jusqu'à la moelle par le souci économique du va-t-en-guerre pour une place. Pour le médiologue Debray, et c'est tout l'objet de son opuscule aux accents valériens, force est à redonner aux réalités liant métaphysiquement les hommes pour en faire des citoyens.
Durée : 4h. 36min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22737
Résumé:Ils s'appellent Messier, Murdoch, Lagardère, Bouygues, Berlusconi, Baudecroux. Les Média-maîtres sont au centre d'une gigantesque bataille pour le contrôle de l'information. Les technologies numériques ont radicalement modifié la gestion, le contrôle et la finalité des médias. Aujourd'hui, on commence dans la télévision et on finit dans le commerce électronique. On dirige un quotidien et on se retrouve actionnaire d'une chaîne de télévision locale. La concentration bat son plein. Et cela ne fait que commencer : les survivants seront rares. Les mastodontes des télécommunications, de l'informatique et les nouveaux géants de l'Internet se jettent à présent dans la mêlée. Pour alimenter les tuyaux - câbles, réseaux informatiques, téléphones, satellites-, chacun tente d'acquérir une parcelle du contenu véhiculé par les médias. La mutation d'Internet a commencé. Demain, avec des capacités de transmission cent fois supérieures, la toile mondiale absorbera tous les médias. Ce livre dresse le portrait de ces conquistadores du nouveau monde numérique. A travers la télévision, la radio et la presse, il dessine les contours des grands groupes de médias, de leurs actionnaires et de leurs dirigeants. Au travers des fusions, des acquisitions, des amours et des haines entre grands patrons, il raconte la guerre du tout-média.
Lu par : Laurence Bardin
Durée : 9h. 24min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 26658
Résumé:Il n'y a pas d'homme moins « normal » qu'un président de la République. On n'accède pas à l'Élysée par sa normalité. Quel homme normal sacrifierait ses jours et ses nuits pour y parvenir, puis exercer un pouvoir aussi difficile, presque impossible par ces temps de crise ? Ses amis disent de François Hollande qu'il est un galet : dur à l'intérieur, lisse à l'extérieur, résistant au flux et au reflux. L'histoire racontée dans ce livre, celle des débuts de son quinquennat, commence bien. Pourtant, à l'automne, la frontière entre le « rose » et le « gris » est devenue on ne peut plus imprécise. Reprenant la riche formule de ses Cahiers secrets de la Ve République, Michèle Cotta raconte les premiers mois du nouveau quinquennat grâce à plus d'une cinquantaine d'entretiens avec ceux qui, à gauche comme à droite, en ont été les observateurs les mieux renseignés ou les principaux acteurs, à commencer par le président de la République et son Premier ministre.
Lu par : Nicole Depraz
Durée : 4h. 53min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 24791
Résumé:"Partant de l'idée qu'il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini, la décroissance exige de repenser radicalement notre manière de travailler, de consommer, de vivre ensemble. De plus en plus de personnes se révèlent sensibles à ces nouvelles pratiques, et en particulier celle de la "simplicité volontaire" qui milite pour la fin de la consommation de masse et du gaspillage qui y est associé."
Lu par : Manon
Durée : 8h. 29min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 27655
Résumé:Cet essai s'interroge sur les jeunes et leur culture. Il défend la philosophie des jeunes et aborde différents thèmes : leur rébellion comme leur passivité, leur intégration comme leur exclusion, etc.
Lu par : Michel Audierne
Durée : 3h. 28min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 26396
Résumé:Par un jeu de digressions, commentaires, interprétations, analogies, souvenirs et autres propos annexes, ce roman redonne chair et sens au récit fait par la journaliste Florence Aubenas le 14 juin 2005 en conférence de presse. Hussein Hanoun al-Saai et elle venaient de passer six mois en Irak, retenus en otages. Récit repris in extenso.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 6h. 22min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20689
Résumé:La domination masculine est tellement ancrée dans nos inconscients que nous ne l'apercevons même plus, tellement accordée à nos attentes que nous avons du mal à la remettre en question. La description ethnographique de la société kabyle, véritable conservatoire de l'inconscient méditerranéen, fournit un instrument extrêmement puissant pour dissoudre les évidences et explorer les structures symboliques de cet inconscient androcentrique qui survit chez les hommes et les femmes d'aujourd'hui. Mais la découverte des permanences oblige à renverser la manière habituelle de poser le problème : comment s'opère le travail historique de déshistorisation ? Quels sont les mécanismes et les institutions, Famille, Eglise, Ecole, Etat, qui accomplissent le travail de reproduction ? Est-il possible de les neutraliser pour libérer les forces de changement qu'ils parviennent à entraver ?
Durée : 2h. 42min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20642
Résumé:Une véritable philosophie se cache derrière le mot « innovation ». Une philosophie dont nos dirigeants politiques se sont emparés. « Ce qui va nous sauver, ce n'est pas la décroissance, c'est l'innovation. Même si elle déstabilise le monde, même si elle peut être formidable et, en même temps, destructrice. Gutenberg a détruit l'activité des copistes... avant de permettre la création de millions d'emplois dans les métiers liés à l'imprimerie. » Vitale, l'innovation, mais angoissante aussi : c'est le dilemme que n'a pas encore résolu la France, selon Ferry, dans un 20e siècle de déconstruction (artistique, sociale, économique) comme jamais l'Europe n'en a connue. Luc Ferry remet aussi l'économiste autrichien Schumpeter (1883-1950) au goût du jour. Ce prophète de l'innovation, penseur de la « destruction créatrice » (Ferry préfère, lui, parler « d'innovation destructrice », plus optimiste) reste d'actualité. L'innovation comme moteur de la croissance, qui rend obsolète tout ce qui est ancien. Et qui, quand elle s'essouffle, aboutit à une crise... avant de reprendre le dessus et de relancer l'économie pour un nouveau cycle. L'informatique a ainsi permis l'expansion des années 1980 et 90. Aujourd'hui, les schumpétériens sont nombreux à penser que le numérique haut débit et ses avatars annoncent le prochain cycle capitaliste.
Durée : 2h. 27min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20634
Résumé:Ce livre en contient deux : une analyse de l'œuvre de Michel Houellebecq, « grand romancier du capitalisme à l'agonie ». Mais aussi, en filigrane, une exploration de la névrose obsessionnelle généralisée que tend à produire notre société égoïste. Une société basée sur le contrôle (lié à la pulsion anale et à un surmoi cruel dirait Freud), sur la consommation et sur le déni de la mort (avec le fantasme contemporain de la jeunesse éternelle ou du clonage). Dans l'univers dépeint par Houellebecq, saturé de choses qui s'achètent puis se jettent, chacun se débat pour exister, pour ne pas se réduire à son numéro de sécurité sociale ou de passeport. Le sexe est triste, un banal échange de corps. Rêver semble vain. Et le bonheur, dont on nous donne un peu partout les recettes, apparaît comme un bien consommable quelconque, au même titre qu'une lessive. Désirer est interdit, il faut produire, se reproduire. Ces plaintes, les psys les entendent à longueur de séance et ils s'efforcent d'orienter leurs patients vers une manière d'être plus authentique. Mais, collectivement, qu'est-ce qui pourrait nous rendre moins dupes de la dure loi capitaliste de l'offre et de la demande qui régit nos relations ? Peut être réaliser que les économistes qui règnent actuellement sur nos existences, sont encore moins crédibles que le plus nul des marabouts... Comme nous prévient d'emblée Bernard Maris : « L'économie n'est pas une science. » Et la vraie vie est du côté de l'amour, de la beauté et de la poésie.
Durée : 4h. 49min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20582
Résumé:La politique française est malade. Trop de discours creux, de leaders usés jusqu'à la corde, de chapelles pleines de dévots sans convictions... Fatigués, les politiques ? Et pourtant, le personnel politique est un peu plus diversifié qu'on le croit. Certaines pousses sont pleines de promesses, pas simplement parce qu'elles ont de l'ambition mais aussi parce elles sont porteuses de nouvelles façons de faire de la politique. Hamou Bouakkaz, 45 ans, est de cette trempe-là. Issu d'une famille très simple venue d'Algérie, il est depuis 2008 adjoint (socialiste) au maire de Paris, chargé de la démocratie locale et de la vie associative. Entre 2001 et 2008, il a été membre du cabinet de Bertrand Delanoë en charge du handicap et des relations avec le culte musulman. " Détail " important, Hamou Bouakkaz est aveugle... Il n'est pas venu à la politique pour passer le temps ou par absence d'avenir professionnel. Non, il est là par choix, convaincu de l'urgence de refaire du lien dans une société morcelée. Volontiers provocateur, il entend exercer le pouvoir pour peser sur les réalités. Hamou Bouakkaz dialogue ici avec le journaliste Noël Bouttier.
Lu par : Madiana Roy
Durée : 9h. 59min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20554
Résumé:Pourquoi les contes sont-ils inoubliables et nous touchent à tout âge ? La plupart des commentateurs les ont étudiés comme un matériau folklorique, ou en ont donné une explication psychologique voire psychanalytique, quand ils n'en ont pas proposé une approche thérapeutique, en lien avec le développement personnel. Pour Jacqueline Kelen, les contes de fées sont avant tout des récits initiatiques, rappelant sans cesse la présence du monde surnaturel et éveillant la conscience aux réalités éternelles. Parlant de l'âme et s'adressant à l'âme, ils transmettent un message spirituel caché sous le manteau de la fable et une sagesse intemporelle qui n'appartient à aucune religion en particulier. L'auteur a retenu 17 contes, parmi les plus connus :La Belle au bois dormant, Cendrillon, Le Petit Chaperon Rouge, Blanche-Neige, Le Petit Poucet, Peau d'âne... Ils parlent de l'amour, de la beauté, du mal, de l'innocence et de l'au-delà.
Lu par : Pascale Schmit
Durée : 4h. 45min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20487
Résumé:Appels téléphoniques, SMS, chats, recherches Google, statuts sur Facebook : chaque jour nous communiquons des données sur nos fréquentations, nos opinions, nos habitudes, nos peurs, nos désirs ou nos pensées intimes, sans nous soucier de ce qu'elles deviennent. Or ces informations privées sont enregistrées, stockées et peuvent facilement être analysées et exploitées. A l'heure où nous échangeons de plus en plus via Internet, des systèmes de surveillance globaux se déploient pour tirer profit du nouvel or noir du XXIe siècle : les données personnelles. Internet, ce formidable outil d'émancipation, est-il en train de devenir le plus efficace instrument de contrôle jamais mis en place ? C'est la crainte de Julian Assange et de ses amis militants pour un Internet libre. Leur discussion, limpide et informée, nous ouvre les yeux sur les menaces qui pèsent aujourd'hui sur nos libertés politiques et individuelles. Un livre à mettre entre toutes les mains.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 1h. 46min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20474
Résumé:Les extraits de Conséquences désastreuses et inévitables de l'impôt proposés dans ce Carnet sont tirés du chapitre « la Police et l'impôt » du Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère de Pierre-Joseph Proudhon. En 1846, Proudhon publia cet ouvrage majeur dans lequel il s'efforçait de dégager les contradictions que renferment tous les phénomènes de l'économie : valeur, division du travail, concurrence, crédit, propriété, impôts.« Le Système des contradictions économiques donne une synthèse impressionnante par son ampleur et sa richesse de la pensée philosophique, économique et politique de Proudhon », écrivait l'économiste Joseph Lajugie. L'histoire en a retenu la célèbre polémique qui naquit alors entre Proudhon et Marx, le socialisme dit « utopique » et le socialisme dit « scientifique ». Proudhon, entre autres, y passait au crible le communisme par une critique acerbe et sévère. Karl Marx, qui le portait jusqu'alors en haute estime, riposta au cours de l'hiver 1846-1847 par la publication de La Misère de la philosophie. Proudhon y était traité de « petit bourgeois constamment ballotté entre le capital et le travail, entre l'économie politique et le communisme ».
Lu par : Isabelle Python
Durée : 3h. 44min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 20381
Résumé:Pierre Rabbi a en effet vingt ans à la fin des années cinquante, lorsqu'il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu'ont largement commencé à dessiner sous ses yeux ce que l'on nommera plus tard les Trente Glorieuses. Après avoir dans son enfance assisté en accéléré, dans le Sud algérien, au vertigineux basculement d'une pauvreté séculaire, mais laissant sa part à la vie, à une misère désespérante, il voit en France, aux champs comme à l'usine, l'homme s'aliéner au travail, à l'argent, invité à accepter une forme d'anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique, point de dogme intangible. L'économie ? Ce n'est plus depuis longtemps qu'une pseudo-économie qui, au lieu de gérer et répartir les ressources communes à l'humanité en déployant une vision à long terme, s'est contentée, dans sa recherche de croissance illimitée, d'élever la prédation au rang de science. Le lien filial et viscéral avec la nature est rompu ; elle n'est plus qu'un gisement de ressources à exploiter - et à épuiser. Au fil des expériences de vie qui émaillent ce récit s'est imposée à Pierre Rabhi une évidence : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d'une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé "mondialisation". Ainsi pourrons-nous remettre l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations, et redonner, enfin, au monde légèreté et saveur.